Télévision - La préhistoire dans votre salon
Ce prestigieux documentaire scientifique est la suite de L'Odyssée de l'espèce
On ne le saura jamais. Mais on peut tenter de l'imaginer. Comment, il y a 300 000 ans, un de nos ancêtres a-t-il pu avoir l'idée de se vêtir d'une peau pour se protéger des moustiques au lieu de se promener nu? Comment, devant un cadavre, un autre a-t-il pensé que ce mort pourrait revivre si on lui donnait une offrande?
Et puis, quelle a été la réaction d'un autre ancêtre devant la neige pour la première fois? Et devant l'immensité de l'océan? Qu'est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête le jour où, découvrant dans la boue une pierre brillante, il a eu l'idée de se la coller sur la tête et d'inventer ainsi la parure?
Homo sapiens, c'est l'histoire imaginée de l'évolution de l'homme de 300 000 à 10 000 ans avant notre ère, de l'Homo erectus encore proche du grand singe à celui qui invente l'agriculture en Mésopotamie. Une histoire racontée en 90 minutes, ce qui est un tour de force.
Ce prestigieux documentaire scientifique, tourné pendant quatre mois au coût de six millions, est la suite de L'Odyssée de l'espèce, qui avait été présenté à Radio-Canada au printemps 2003. En France, L'Odyssée de l'espèce avait battu des records d'écoute, et le document a été vu par 35 millions de personnes dans le monde.
La même équipe, dont le réalisateur Jacques Malaterre et le célèbre paléontologue Yves Coppens, récidive donc dans une suite produite par Boréales, France3 et la maison québécoise Pixcom (qui était présente dans L'Odyssée de l'espèce), avec cette fois-ci Télé-Québec comme partenaire.
Le résultat est saisissant: on a tenté de recréer très exactement l'allure, le langage et les conditions de vie de ces premiers hommes, pour autant qu'on puisse les comprendre à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles.
L'Odyssée de l'espèce couvrait une plus longue période, environ trois millions d'années. Homo sapiens montre plutôt l'évolution de l'Homo erectus à l'Homo sapiens sur environ 300 000 ans, et la façon dont l'Homo sapiens a essaimé sur la surface du globe.
Le documentaire comporte des longueurs, mais certaines scènes sont fort réussies, dont la traversée des Alpes pour se rendre en Europe par un clan particulièrement curieux, ainsi que le développement de la grande chasse au mammouth il y a environ 35 000 ans. Le fait de pouvoir se procurer de la nourriture en abondance et de la stocker a permis de libérer du temps pour expérimenter, pour penser, pour imaginer. C'est aussi à la même période que naissent les peintures rupestres. Cette peinture des cavernes devient un langage universel, compréhensible par tous les clans, et elle unifie les hommes, soutient le narrateur. Ce serait le premier langage symbolique apparu sur terre, qui dénote un degré de sophistication jamais vu.
L'Homo sapiens serait apparu il y a 300 000 ans, mais il a côtoyé pendant longtemps une autre espèce, l'homme de Neandertal, qui avait sa culture propre, une culture riche. Selon le documentaire, les deux espèces ont peut-être collaboré, partagé des techniques et se sont peut-être accouplées (mais sans engendrer, car elles étaient génétiquement différentes). La disparition de l'homme de Neandertal demeure encore inexpliquée.
Pour Télé-Québec, ce projet est d'importance: après la diffusion cette semaine de Homo sapiens, le chaîne diffusera cet automne trois autres documentaires racontant la même épopée, qui incluront les propos de différents scientifiques.
Homo sapiens, jeudi 24 mars, Télé-Québec, 21h.
Et puis, quelle a été la réaction d'un autre ancêtre devant la neige pour la première fois? Et devant l'immensité de l'océan? Qu'est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête le jour où, découvrant dans la boue une pierre brillante, il a eu l'idée de se la coller sur la tête et d'inventer ainsi la parure?
Homo sapiens, c'est l'histoire imaginée de l'évolution de l'homme de 300 000 à 10 000 ans avant notre ère, de l'Homo erectus encore proche du grand singe à celui qui invente l'agriculture en Mésopotamie. Une histoire racontée en 90 minutes, ce qui est un tour de force.
Ce prestigieux documentaire scientifique, tourné pendant quatre mois au coût de six millions, est la suite de L'Odyssée de l'espèce, qui avait été présenté à Radio-Canada au printemps 2003. En France, L'Odyssée de l'espèce avait battu des records d'écoute, et le document a été vu par 35 millions de personnes dans le monde.
La même équipe, dont le réalisateur Jacques Malaterre et le célèbre paléontologue Yves Coppens, récidive donc dans une suite produite par Boréales, France3 et la maison québécoise Pixcom (qui était présente dans L'Odyssée de l'espèce), avec cette fois-ci Télé-Québec comme partenaire.
Le résultat est saisissant: on a tenté de recréer très exactement l'allure, le langage et les conditions de vie de ces premiers hommes, pour autant qu'on puisse les comprendre à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles.
L'Odyssée de l'espèce couvrait une plus longue période, environ trois millions d'années. Homo sapiens montre plutôt l'évolution de l'Homo erectus à l'Homo sapiens sur environ 300 000 ans, et la façon dont l'Homo sapiens a essaimé sur la surface du globe.
Le documentaire comporte des longueurs, mais certaines scènes sont fort réussies, dont la traversée des Alpes pour se rendre en Europe par un clan particulièrement curieux, ainsi que le développement de la grande chasse au mammouth il y a environ 35 000 ans. Le fait de pouvoir se procurer de la nourriture en abondance et de la stocker a permis de libérer du temps pour expérimenter, pour penser, pour imaginer. C'est aussi à la même période que naissent les peintures rupestres. Cette peinture des cavernes devient un langage universel, compréhensible par tous les clans, et elle unifie les hommes, soutient le narrateur. Ce serait le premier langage symbolique apparu sur terre, qui dénote un degré de sophistication jamais vu.
L'Homo sapiens serait apparu il y a 300 000 ans, mais il a côtoyé pendant longtemps une autre espèce, l'homme de Neandertal, qui avait sa culture propre, une culture riche. Selon le documentaire, les deux espèces ont peut-être collaboré, partagé des techniques et se sont peut-être accouplées (mais sans engendrer, car elles étaient génétiquement différentes). La disparition de l'homme de Neandertal demeure encore inexpliquée.
Pour Télé-Québec, ce projet est d'importance: après la diffusion cette semaine de Homo sapiens, le chaîne diffusera cet automne trois autres documentaires racontant la même épopée, qui incluront les propos de différents scientifiques.
Homo sapiens, jeudi 24 mars, Télé-Québec, 21h.
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