À voir à la télévision le lundi 24 janvier - Tragique cafouillage
Après dix ans d'enquête, comme il s'en targue dans sa récente campagne de promotion, Canal D n'allait pas abandonner en si bon chemin la filière du crime. Après s'être penchée sur les dessous des investigations les plus célèbres de la police, la chaîne expose maintenant les dérapages des libérations conditionnelles au provincial et au fédéral, dans une série de huit épisodes commençant ce soir.
Le premier volet, Surveillance inadéquate, porte, entre autres choses, sur le lourd cas de Conrad Brossard, qui s'est retrouvé en semi-liberté malgré deux meurtres et deux tentatives de meurtre. Lors d'un séjour dans une maison de transition de Trois-Rivières, en février 2002, il a poignardé à mort Cécile Clément. Un ex-commissaire à la Commission nationale des libérations conditionnelles du Canada, Jean Dugré, viendra témoigner que Brossard faisait des gestes imprévisibles et impossibles à contrôler, ce pourquoi la remise en liberté lui avait été refusée à deux reprises. Un comité d'enquête mandaté pour faire la lumière sur cette affaire déplorait la faible qualité des évaluations psychologiques réalisées sur Brossard, sans pour autant blâmer qui que ce soit.
Le portrait s'assombrit encore plus lorsque l'on apprend que l'affaire Brossard ne constitue pas un cas isolé. Manque de ressources, piètre qualité des évaluations, lois permissives et lutte de pouvoir entre les services correctionnels et la Commission des libérations conditionnelles font en sorte que de nombreux criminels de carrière se retrouvent à la rue alors que leur place est derrière les barreaux.
L'addition de tous ces cas isolés, de ces vies brisées par de sinistres individus, finit par exposer au grand jour les vices de fond et les failles inacceptables de tout le système.
Enquêtes sur les libérations conditionnelles
Canal D, 21h
Le premier volet, Surveillance inadéquate, porte, entre autres choses, sur le lourd cas de Conrad Brossard, qui s'est retrouvé en semi-liberté malgré deux meurtres et deux tentatives de meurtre. Lors d'un séjour dans une maison de transition de Trois-Rivières, en février 2002, il a poignardé à mort Cécile Clément. Un ex-commissaire à la Commission nationale des libérations conditionnelles du Canada, Jean Dugré, viendra témoigner que Brossard faisait des gestes imprévisibles et impossibles à contrôler, ce pourquoi la remise en liberté lui avait été refusée à deux reprises. Un comité d'enquête mandaté pour faire la lumière sur cette affaire déplorait la faible qualité des évaluations psychologiques réalisées sur Brossard, sans pour autant blâmer qui que ce soit.
Le portrait s'assombrit encore plus lorsque l'on apprend que l'affaire Brossard ne constitue pas un cas isolé. Manque de ressources, piètre qualité des évaluations, lois permissives et lutte de pouvoir entre les services correctionnels et la Commission des libérations conditionnelles font en sorte que de nombreux criminels de carrière se retrouvent à la rue alors que leur place est derrière les barreaux.
L'addition de tous ces cas isolés, de ces vies brisées par de sinistres individus, finit par exposer au grand jour les vices de fond et les failles inacceptables de tout le système.
Enquêtes sur les libérations conditionnelles
Canal D, 21h
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