Un journaliste russe à l'amende dans le Caucase
20 décembre 2004
Médias
Photo : Agence France-Presse
Iouri Bagrov, connu pour ses enquêtes journalistiques a été condamné samedi à une amende de près de 700 dollars pour usage de faux documents.
Moscou — Un journaliste russe ayant travaillé dans le Caucase pour plusieurs médias occidentaux dont notamment l'agence américaine Associated press (AP), Iouri Bagrov, connu pour ses enquêtes journalistiques, a été condamné samedi à une amende de 15 000 roubles (près de 700 dollars) pour usage de faux documents, a rapporté Interfax.
Le tribunal municipal Leninski à Vladikavkaz l'a reconnu coupable d'avoir présenté un document falsifié d'un autre tribunal de cette ville d'Ossétie du Nord afin d'obtenir la citoyenneté russe et un passeport.
Le journaliste, qui est originaire de Géorgie, a rejeté le verdict et déclaré qu'il était innocent. Son avocat a annoncé qu'il allait faire appel auprès de la Cour suprême de l'Ossétie du Nord, a précisé Interfax.
Le journaliste estime que ces poursuites sont liées à son travail, ayant rendu compte de sujets sensibles comme les enlèvements dans la république voisine d'Ingouchie, de la misère des réfugiés tchétchènes et de la contrebande dans le Caucase.
«Toutes ces procédures, y compris l'enquête et les perquisitions ayant précédé le procès, ne sont qu'une farce destinée à intimider les journalistes indépendants travaillant en Ossétie du nord et les correspondants étrangers qui s'y rendent en mission», a-t-il déclaré, selon Interfax.
Fin août, dix agents de la branche ossète du FSB (Service fédéral de sécurité) dont le chef local du service de contre-espionnage, avaient procédé à une perquisition dans l'appartement de M. Bagrov avant de repartir avec ses dossiers, son ordinateur et son passeport.
Le Comité pour la protection des Journalistes, une organisation non-gouvernementale américaine, a exprimé son inquiétude hier à la suite du procès de Iouri Bagrov.
«Nous sommes très préoccupés par le fait que les poursuites et la condamnation de Iouri Bagrov puissent être des représailles pour son travail de journaliste», a déclaré le directeur exécutif du Comité, Ann Cooper, dans un communiqué.
Le tribunal municipal Leninski à Vladikavkaz l'a reconnu coupable d'avoir présenté un document falsifié d'un autre tribunal de cette ville d'Ossétie du Nord afin d'obtenir la citoyenneté russe et un passeport.
Le journaliste, qui est originaire de Géorgie, a rejeté le verdict et déclaré qu'il était innocent. Son avocat a annoncé qu'il allait faire appel auprès de la Cour suprême de l'Ossétie du Nord, a précisé Interfax.
Le journaliste estime que ces poursuites sont liées à son travail, ayant rendu compte de sujets sensibles comme les enlèvements dans la république voisine d'Ingouchie, de la misère des réfugiés tchétchènes et de la contrebande dans le Caucase.
«Toutes ces procédures, y compris l'enquête et les perquisitions ayant précédé le procès, ne sont qu'une farce destinée à intimider les journalistes indépendants travaillant en Ossétie du nord et les correspondants étrangers qui s'y rendent en mission», a-t-il déclaré, selon Interfax.
Fin août, dix agents de la branche ossète du FSB (Service fédéral de sécurité) dont le chef local du service de contre-espionnage, avaient procédé à une perquisition dans l'appartement de M. Bagrov avant de repartir avec ses dossiers, son ordinateur et son passeport.
Le Comité pour la protection des Journalistes, une organisation non-gouvernementale américaine, a exprimé son inquiétude hier à la suite du procès de Iouri Bagrov.
«Nous sommes très préoccupés par le fait que les poursuites et la condamnation de Iouri Bagrov puissent être des représailles pour son travail de journaliste», a déclaré le directeur exécutif du Comité, Ann Cooper, dans un communiqué.
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