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À la suite du gala de l'ADISQ - Desjardins réplique à Lepage

Bernard Lamarche   2 novembre 2004  Médias
Photo : Jacques Grenier
Richard Desjardins invite Guy A. Lepage à venir lui porter samedi sur scène les deux statuettes qu'il a remportées, dimanche au gala de l'ADISQ. Desjardins se défend bien de n'«avoir pas eu envie» de se présenter au théâtre Saint-Denis dimanche soir, comme l'a laissé entendre l'animateur du gala. Au contraire, il soutient avoir fait ce qu'il fallait pour trouver des solutions pour pallier son absence.

Sur les ondes de RDI et à l'émission Maisonneuve en direct de la radio de Radio-Canada, Desjardins, de New Richmond, a expliqué qu'il avait communiqué de longue date l'impossibilité pour lui de se présenter au gala. En plein coeur d'une tournée en Gaspésie, où il a donné six concerts en sept jours, Desjardins profitait d'une rare journée de congé, dimanche, où il a préféré ne pas traverser la province pour se rendre à Montréal et ensuite retourner à New Richmond poursuivre sa tournée.

«Il aurait pu venir, mais il avait pas le goût. On lui a demandé s'il voulait faire un duplex, mais ça non plus il avait pas le goût»: ce sont les mots de l'animateur, prononcés dimanche. Hier en entrevue au Devoir, il a réitéré son opinion. «Desjardins est un artiste méritant. Il avait la possibilité réelle d'être là. Il ne l'a pas fait. En tant qu'animateur de gala et en tant qu'artiste récipiendaire de quelques prix dans ma carrière, ça me déçoit des comportements comme ça.» Desjardins a dit avoir toujours assisté au gala, même s'il perdait. Lepage, toutefois, croit qu'il s'est fait surprendre. «C'est gros trois prix.»

À l'émission de Pierre Maisonneuve, Desjardins a affirmé n'avoir pas boudé le gala de l'ADISQ. «Contrairement à ce que M. Lepage a dit, on a proposé de faire un duplex. Mais ça a été refusé», a-t-il affirmé. De plus, Desjardins et son entourage avaient proposé, s'il devait remporter une statuette pour Kanasuta, que le réalisateur de l'album, Yves Desrosiers, aille le chercher. Si Desjardins devait remporter le trophée pour le spectacle de l'année, Ève Cournoyer, qui a accompagné Desjardins le plus clair de sa tournée, aurait pris la place du chanteur. Ces deux options ont été refusées, toujours selon Desjardins.

L'ADISQ a déclaré qu'elle avait une politique interne où les duplex sont exclus, de même que les remplaçants de lauréats, contredisant son animateur. Pour Lepage, la précision est faite, «mais c'est mineur». Et pas question de vengeance parce que Desjardins a refusé l'invitation à Tout le monde en parle en début de saison: «Tout le monde a le droit d'aller ou non à une émission. Je suis très occupé, et je choisis les entrevues que je donne, je serais mal placé pour donner des leçons. Les seules personnes pour qui j'ai un peu de résistance lorsqu'ils ne viennent pas à mon émission, ce sont les politiciens au pouvoir.»

Le lancer du Félix

En disant qu'il allait prendre soin du trophée comme Desjardins le ferait, Lepage a balancé le trophée dans les coulisses. Ce geste, le président de l'ADISQ, Yves-François Blanchet, l'a qualifié «d'écart de comportement». Mais encore, défendant son animateur, il a ajouté que ce «trophée volant» l'avait certes «choqué», mais qu'il avait existé parce qu'on avait glissé une mauvaise information à l'animateur en coulisse, concernant la possibilité ou non de faire l'entrevue en duplex. Qu'à cela ne tienne, M. Blanchet est convaincu que, bien que Lepage ait paru manquer de respect envers le trophée, «il a voulu surtout symboliser le manque de respect de l'artiste pour le trophée. C'est un geste spontané qui a été fait à partir d'une information erronée».

Sans exiger d'excuses, Desjardins a simplement dit que «ce serait le fun» d'en recevoir. Il attend donc Guy A. Lepage sur les planches du Grand Théâtre de Québec, samedi soir, où il sera en spectacle, pour une remise de trophée, disons, plus civilisée. Par contre, il attendra. Lepage n'a pas l'intention d'y aller: «S'il est pas venu prendre ses prix, ça existe Purolator. Ce n'est pas ma fonction, je suis l'animateur du gala.»






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  • Gilles Bertrand
    Abonné
    mardi 2 novembre 2004 06h50
    Reconnaitre simplement son erreur.
    « Reconnaître simplement son erreur.
    Un hommage aux artistes vise normalement à souligner l'apport original de ceux-ci. Contrairement à l'esprit d'une reconnaissance artistique à quelqu'un d'autre, il arrive trop souvent que des animateurs narcissiques n'y voient guère plus qu'une occasion de se promouvoir eux-mêmes. Guy A. Lepage est tombé dans ce piège. Ce faisant, il a manqué de respect au public, au symbole que représente le trophée, à l'artiste qui en est l'auteur et à celui qui lui a donné son nom. La moindre des délicatesses aurait été de s'excuser. Mais il semble que monsieur Lepage préfère que le public lui "crisse patience" ainsi qu'il l'a déjà exprimé. Il y a de la petitesse à se servir des autres comme d'un socle pour faire la promotion de son petit moi. Les grands animateurs savent au contraire être au service de ceux à qui le public, par la voie des trophées, rend hommage. Une excuse vous grandirait, monsieur Lepage.
    Gilles-M. Bertrand, Ste-Foy »

  • bernard bujold
    Inscrit
    mardi 2 novembre 2004 08h30
    Guy A Lepage nous dévoile sa vraie personnalité
    « Guy A Lepage a longtemps été perçu comme une sorte de génie de la télévision et un modèle à suivre pour son honnêté morale et sa défense par l'humour d'une forme de justice de société. Mais voilà que le rideau tombe et que l'on peut constater que le personnage est loin de ce qu'il a voulu projeté dans l'opinion publique.
    Sa réaction entourant l'affaire Raël et les gestes de Serge Chapleau étaient à la limite du défendable. L'argument de Lepage, qui disait n'être que l'animateur et qu'il n'était pas responsable des actions de ses invités, pouvait se défendre.
    Cette fois, devant Richard Desjardins, le seul responsable est cependant Guy A Lepage lui- même. On a souvent fait circuler des rumeurs dans le milieu artistique et journalistique au sujet de la méchanceté de Guy A. Lepage et de son manque de générosité. J'ai toujours écouté ces commentaires avec un brin de mise en doute mais la preuve en est maintenant faite:
    Guy A. Lepage n'a rien d'admirable et, selon-moi, il est en train de dévoiler sa vraie personnalité au grand jour!
    Félicitations à Richard Desjardins, un grand artiste et un grand québécois!
    Quant à Guy A, dans mon livre à moi, le personnage est classé dans la catégorie des gens à éviter et à ignorer!
    Bernard Bujold
    Journaliste »

  • Claude Lacaille
    Abonné
    mardi 2 novembre 2004 13h36
    Grossièreté et mépris.
    « L'égo de M. Guy-A.Lepage est immense et son attitude reflète une arrogance et une insolence inacceptables. Richard Desjardins n'est sûrement pas le type de vedette à vouloir jouer au star system et sa réaction cabotine est une marque de culture et de sagesse. Bravo au talent mis au service de la culture. Honnis soient les petits pontifes suffisants au service d'un marché lucratif de la marchandise culturelle. »

  • Francis van den Heuvel
    Inscrit
    mardi 2 novembre 2004 14h09
    Guy A. Lepage, Richard Desjardins & Tony Soprano
    « Je découvre enfin et après tant d'années, le polisson si bien caché chez Guy A. Lepage... Il est évident que Richard Desjardins ne fait pas parti de la ''gang'' a Lepage...En réalité il ne veut pas en faire parti. Richard Desjardins est un esprit libre. J'ai pu le fréquenter durant 6 mois en 1978 en tant que monteur de son film Les Chiens en Pacage. Desjardins ne faisait pas dans la compromission. C'est que j'appréciait chez lui. Son absence au Gala de l'Adisq est cohérent par rapport a ce tout ce qu'il a toujours fait dans le passé. Je devinais depuis longtemps le petit coté Tony Soprano (The Sopranos) et mafieux de Lepage...Il ne manquait plus que l'occasion de le manifester...Désormais... c'est fait. Il ne lui reste plus qu'a consulter un psychiatre. Il est vrai qu'il manque de classe, ce Guy A.

    Francis van den Heuvel »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 2 novembre 2004 15h14
    Bassesse et vulgarité
    « Guy A. Lepage ne mérite pas toute la publicité que lui vaut son geste vulgaire et déplacé lors du gala de l'ASDIQ. Il affiche ainsi un mépris souverain tout aussi bien pour Richard Desjardins, que pour l'auditoire présent dans la salle ou suivant le spectacle à la télévision. C'est de la petite bassesse qui ne devrait pas rehausser son prestige, si tant est qu'il en ait un.
    J'ai déjà exprimé à Radio-Canada la piètre performance qu'il démontre à l'émission « Tout le monde en parle », une pâle imitation de celle de T. Ardisson. J'avais alors indiqué que G. Lepage ne fait que suivre sa liste de questions et qu'il ne sait pas rebondir sur les réponses faites par les participants. Cela demande évidemment un esprit d'à-propos un peu plus développé que pour lancer dans les coulisses la statuette d'un prix. Ce geste montre une fois encore à quel niveau se situe cet animateur de pacotille. Il ne sort pas grandi de cette mise en scène. »

  • Fernand Foisy
    Abonné
    mardi 2 novembre 2004 15h19
    L'ARROSEUR ARROSÉ
    « L'ARROSEUR ARROSÉ

    Dans le roman-savon « affrontant » Guy A. Lepage et Richards Desjardins l'arroseur Guy A. dit Guydounne devient l'arrosé.

    Sa crise de nerf en direct à la télé, n'était pas arrangée, elle était très bien arrangée . avec le gars de vues.
    Qui va nous faire accroire que Guydounne et le réalisateur n'était pas au courant des gagnants.
    Qui va nous faire accroire que Guydounne et son équipe ne savaient pas que Desjardins était en Gaspésie.
    Et je soupçonne aussi Desjardins d'être dans le coup. Parlez-en en bien ou en mal . mais parlez-en !
    Desjardins s'est payé un « stunt » publicitaire à très bon marché, merci !

    Des exemples :
    - Lorsque Guydounne lance le Félix, le trophée dans la coulisse, on voit très bien qu'il le lance dans un «container» du type que l'on voit à l'arrière des marchés Métro.
    - Faudrait pas nous fait accroire que ce genre de container traîne régulièrement sur une scène de spectacle en direct à la télé.
    - Et le « container » était probablement bien rembourré pour absorber le choc et ne pas briser en morceaux le précieux trophée.
    - Guydounne qui se met en crisse spontanément, sans en parler à personne et qui rapidement, en moins de 5 minutes nous arrive devant la caméra avec la photo de la tête à Desjardins sur une latte de bois.
    - C'était pas arrangé. c'était très bien arrangé.

    Mais là où le bât blesse pour notre Guydounne nationale, c'est qu'il a fait un martyr d'une icône du Québec. L'icône : notre Richard Desjardins national, grand défenseur de la forêt boréale et des bûcherons.
    Il ne s'attendait sûrement pas à ce que le lendemain, ce soit lui le grand méchant..
    Son ego.com en prend un coup.
    Son grand coup de génie se retourne contre lui.. D'arroseur. il devient l'arrosé !

    Tu penses que j'm'en aperçois pas ??? comme le chantait Gilles Vigneault ???

    Fernand Foisy
    Montréal
    foisy@attglobal.net »

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