La télé souterraine
Photo : Jacques Nadeau
La télé dans le métro offre des nouvelles sous forme de capsules qu’il faut lire. Elle renseigne également sur l’heure, le temps qu’il fait dehors, et le nombre de minutes à attendre avant l’arrivée de la rame suivante.
Depuis hier midi, les usagers du métro de Montréal peuvent se désennuyer à la station Berri-UQAM en regardant 22 écrans géants qui diffusent la nouvelle «télévision urbaine» du métro.
Cette télévision en circuit fermé propose une programmation de 12 minutes qui revient en boucle et qui comprend des manchettes fournies par RDI, de la publicité, des informations sportives et artistiques. Comme il n'y a aucun son, les manchettes sont plutôt des images d'actualités sous lesquelles une phrase ou deux résume un événement.
Les écrans diffusent également l'heure, les conditions de la météo, ainsi que le temps qu'il reste avant que la rame suivante de métro n'entre en gare. Le système permettra de diffuser des informations sur les retards et sur les solutions de rechange si un retard se prolonge.
Le système a été mis en place par la nouvelle société Métrovision dans le cadre des partenariats publics-privés prônés par la STM (Société de transport de Montréal).
Ces écrans géants, de très haute qualité (une technologie Sanyo, avec projecteur LCD) représentent évidemment une formidable vitrine promotionnelle, pour un public captif sur les quais du métro. L'espace publicitaire occupe actuellement 20 % de la programmation et il doit être augmenté à 35 %.
Métrovision a conclu des partenariats avec quelques groupes qui pourront se servir de ces écrans géants. Ainsi le Cirque du Soleil doit présenter une émission de quatre minutes sur son histoire. Le Groupe Altau fournira des capsules sur les sports extrêmes et la technologie. Image Diffusion International fournira des clips sur les artistes. L'ONF présentera de petites vignettes sur ses films d'animation, ainsi que sur le Montréal d'autrefois.
La station Berri-UQAM est la seule pour le moment à bénéficier du projet, mais 78 autres écrans seront implantés dans douze autres stations l'année prochaine, et 40 autres écrans dans trois autres stations en 2006.
Pour mettre en place ce projet, la STM a créé une filiale, Transgesco, contrôlée par des gens d'affaires du secteur privé et des élus de la société de transport. Métrovision est une entreprise fondée par Pierre Béland, Pierre Arcand et André Décarie, qui viennent du monde de la radio, et leur projet a été développé avec Transgesco, sans que cette dernière fasse d'appel d'offres.
Transgesco a une autre filiale, qui s'occupe du développement des espaces commerciaux dans les stations de métro et, selon la porte-parole de la STM Odile Paradis, Transgesco doit développer trois autres secteurs, soit la vente et l'expérience de la STM à l'étranger, la téléphonie sans fil, et la carte à puce. Dans ce dernier cas, rappelons que la STM se prépare à implanter en 2006 un système de carte à puce pour le paiement du transport, et la société montréalaise met en place le système de paiement au nom de plusieurs autres sociétés, dont les sociétés de transport de Longueuil et de Laval.
D'ici à 2008, la STM prévoit augmenter de 50 % ses revenus autonomes avec l'ensemble de ses différentes filiales sous le chapeau de Transgesco, ce qui représenterait un apport supplémentaire de huit millions, selon Odile Paradis.
Cette télévision en circuit fermé propose une programmation de 12 minutes qui revient en boucle et qui comprend des manchettes fournies par RDI, de la publicité, des informations sportives et artistiques. Comme il n'y a aucun son, les manchettes sont plutôt des images d'actualités sous lesquelles une phrase ou deux résume un événement.
Les écrans diffusent également l'heure, les conditions de la météo, ainsi que le temps qu'il reste avant que la rame suivante de métro n'entre en gare. Le système permettra de diffuser des informations sur les retards et sur les solutions de rechange si un retard se prolonge.
Le système a été mis en place par la nouvelle société Métrovision dans le cadre des partenariats publics-privés prônés par la STM (Société de transport de Montréal).
Ces écrans géants, de très haute qualité (une technologie Sanyo, avec projecteur LCD) représentent évidemment une formidable vitrine promotionnelle, pour un public captif sur les quais du métro. L'espace publicitaire occupe actuellement 20 % de la programmation et il doit être augmenté à 35 %.
Métrovision a conclu des partenariats avec quelques groupes qui pourront se servir de ces écrans géants. Ainsi le Cirque du Soleil doit présenter une émission de quatre minutes sur son histoire. Le Groupe Altau fournira des capsules sur les sports extrêmes et la technologie. Image Diffusion International fournira des clips sur les artistes. L'ONF présentera de petites vignettes sur ses films d'animation, ainsi que sur le Montréal d'autrefois.
La station Berri-UQAM est la seule pour le moment à bénéficier du projet, mais 78 autres écrans seront implantés dans douze autres stations l'année prochaine, et 40 autres écrans dans trois autres stations en 2006.
Pour mettre en place ce projet, la STM a créé une filiale, Transgesco, contrôlée par des gens d'affaires du secteur privé et des élus de la société de transport. Métrovision est une entreprise fondée par Pierre Béland, Pierre Arcand et André Décarie, qui viennent du monde de la radio, et leur projet a été développé avec Transgesco, sans que cette dernière fasse d'appel d'offres.
Transgesco a une autre filiale, qui s'occupe du développement des espaces commerciaux dans les stations de métro et, selon la porte-parole de la STM Odile Paradis, Transgesco doit développer trois autres secteurs, soit la vente et l'expérience de la STM à l'étranger, la téléphonie sans fil, et la carte à puce. Dans ce dernier cas, rappelons que la STM se prépare à implanter en 2006 un système de carte à puce pour le paiement du transport, et la société montréalaise met en place le système de paiement au nom de plusieurs autres sociétés, dont les sociétés de transport de Longueuil et de Laval.
D'ici à 2008, la STM prévoit augmenter de 50 % ses revenus autonomes avec l'ensemble de ses différentes filiales sous le chapeau de Transgesco, ce qui représenterait un apport supplémentaire de huit millions, selon Odile Paradis.
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