Les télévisions publiques francophones plaident pour un meilleur financement étatique
29 juin 2004
Médias
Strasbourg, France — L'ombre de Stephen Harper a flotté hier à Strasbourg sur la 40e assemblée générale de la Communauté des télévisions francophones.
Douze chaînes publiques, dont Radio-Canada et Télé-Québec, ont pris part à ces assises, à l'issue desquelles elles ont formellement réclamé un meilleur soutien financier de la part des gouvernements dont elles dépendent.
Bien informés, certains participants n'ont pas manqué de souligner qu'un gouvernement conservateur au Canada ne serait pas enclin à aller sur cette voie.
«C'est un sujet d'inquiétude», a reconnu le président de la CTF et directeur général de France 3, Rémy Pflimlin.
On peut donc supposer que les dirigeants des télévisions publiques françaises, suisses et belges, qui vivent eux aussi «sous l'épée de Damoclès des compressions», prendront connaissance avec une certaine impatience aujourd'hui des résultats du scrutin dans le pays de leurs partenaires canadiens et québécois.
Car pour la CTF, l'heure est à la «reconnaissance» du rôle culturel des chaînes publiques et à un accroissement de leurs ressources.
Chez les représentants de Radio-Canada et de Télé-Québec, on dresse un constat sans appel de la situation. «On est à l'os», a lancé Suzanne Laverdière, la directrice générale des affaires institutionnelles et de la planification stratégique à Radio-Canada.
«On ne peut pas vivre si on nous coupe encore», a ajouté son vis-à-vis de Télé-Québec, Jacques Lagacé.
Pour les télévisions francophones, il ne s'agit plus simplement de mettre un terme aux compressions, mais de revoir à la hausse les financements qu'exige leur mission de service public.
«Pour que Radio-Canada puisse remplir son mandat, il lui faut un soutien financier adéquat et conséquent», a noté Mme Laverdière.
Mais Jacques Lagacé ne cache pas un certain pessimisme, lui qui n'entrevoit «pas à court terme de réinvestissements majeurs» à Télé-Québec.
«Nous sommes dans une sorte de cul-de-sac. Il faut qu'il se passe quelque chose. On ne peut pas penser couper davantage sans qu'il y ait des morceaux qui s'en aillent», a-t-il dit, en évoquant les activités de production de la télé d'État québécoise.
Pour Télé-Québec, les prochains mois seront décisifs. Son avenir dépendra en bonne partie des résultats des travaux du comité Bédard, formé par le gouvernement pour examiner son fonctionnement. Ce comité doit rendre son rapport en janvier prochain.
Douze chaînes publiques, dont Radio-Canada et Télé-Québec, ont pris part à ces assises, à l'issue desquelles elles ont formellement réclamé un meilleur soutien financier de la part des gouvernements dont elles dépendent.
Bien informés, certains participants n'ont pas manqué de souligner qu'un gouvernement conservateur au Canada ne serait pas enclin à aller sur cette voie.
«C'est un sujet d'inquiétude», a reconnu le président de la CTF et directeur général de France 3, Rémy Pflimlin.
On peut donc supposer que les dirigeants des télévisions publiques françaises, suisses et belges, qui vivent eux aussi «sous l'épée de Damoclès des compressions», prendront connaissance avec une certaine impatience aujourd'hui des résultats du scrutin dans le pays de leurs partenaires canadiens et québécois.
Car pour la CTF, l'heure est à la «reconnaissance» du rôle culturel des chaînes publiques et à un accroissement de leurs ressources.
Chez les représentants de Radio-Canada et de Télé-Québec, on dresse un constat sans appel de la situation. «On est à l'os», a lancé Suzanne Laverdière, la directrice générale des affaires institutionnelles et de la planification stratégique à Radio-Canada.
«On ne peut pas vivre si on nous coupe encore», a ajouté son vis-à-vis de Télé-Québec, Jacques Lagacé.
Pour les télévisions francophones, il ne s'agit plus simplement de mettre un terme aux compressions, mais de revoir à la hausse les financements qu'exige leur mission de service public.
«Pour que Radio-Canada puisse remplir son mandat, il lui faut un soutien financier adéquat et conséquent», a noté Mme Laverdière.
Mais Jacques Lagacé ne cache pas un certain pessimisme, lui qui n'entrevoit «pas à court terme de réinvestissements majeurs» à Télé-Québec.
«Nous sommes dans une sorte de cul-de-sac. Il faut qu'il se passe quelque chose. On ne peut pas penser couper davantage sans qu'il y ait des morceaux qui s'en aillent», a-t-il dit, en évoquant les activités de production de la télé d'État québécoise.
Pour Télé-Québec, les prochains mois seront décisifs. Son avenir dépendra en bonne partie des résultats des travaux du comité Bédard, formé par le gouvernement pour examiner son fonctionnement. Ce comité doit rendre son rapport en janvier prochain.
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