Médias - Les journalistes du Soleil protestent contre la «montréalisation» du quotidien de Québec
Un journal «uniforme et sans personnalité»: c'est ce que les syndiqués du Soleil ont voulu démontrer hier à leurs lecteurs en publiant une édition où les signatures des articles avaient été retranchées.
Ce boycottage volontaire des signatures est une mesure de protestation contre la «montréalisation» du Soleil et plus particulièrement contre l'imposition par la direction de Gesca d'une chronique d'Alain Dubuc publiée trois fois par semaine dans tous les journaux de Gesca.
Les journalistes du Soleil ont l'intention de refuser de signer leurs textes tous les mercredis, les vendredis et les samedis, soit les trois jours où la chronique d'Alain Dubuc est publiée, et ce, pour une période indéterminée. L'affaire prend donc maintenant l'allure d'une lutte sans merci alors que six des sept journaux du groupe Gesca sont également aux prises avec des griefs syndicaux portant sur cette chronique.
Les membres des trois syndicats du Soleil organisaient également hier un pique-nique de protestation pour souligner leur action.
Mais la chronique d'Alain Dubuc, aussi visible soit-elle, ne semble être qu'un élément d'un malaise encore plus profond, soit la «montréalisation tranquille» du Soleil.
«Nous sentons de plus en plus qu'il y a un rétrécissement marqué de la place accordée aux journaux à l'extérieur de Montréal», a soutenu le président du Syndicat de la rédaction du Soleil, Éric Moreault, qui a révélé que Le Soleil s'est fait imposer cette année par Gesca une compression de 2 % de son budget général.
«On ramène tout à Montréal, a-t-il expliqué au Devoir. Depuis deux ans, le nombre de textes de La Presse publiés dans Le Soleil a doublé, sans augmentation de l'espace rédactionnel. Pour chaque texte du Soleil publié dans La Presse, on trouve maintenant quatre textes de La Presse publiés dans Le Soleil. De plus, les textes de La Presse sont toujours joués en bonne place dans Le Soleil, en une, en page trois, alors que l'inverse n'est pas vrai.»
Le Syndicat de la rédaction fait également valoir que l'imposition d'un chroniqueur-réseau dans les sept quotidiens de Gesca mine la liberté d'expression, la spécificité des régions et la diversité d'opinions au Québec.
Des ententes ont été signées parmi les journaux de Gesca afin de permettre la circulation des textes d'un journal à l'autre, mais cette circulation est en principe fortement balisée. Ainsi, le président de Gesca, Guy Crevier, déclarait il y a trois ans en commission parlementaire qu'«il n'est pas question qu'il y ait des chroniqueurs communs».
Pour le moment, aucun autre journal du groupe ne semble avoir emboîté le pas à la protestation des artisans du Soleil.
Ce boycottage volontaire des signatures est une mesure de protestation contre la «montréalisation» du Soleil et plus particulièrement contre l'imposition par la direction de Gesca d'une chronique d'Alain Dubuc publiée trois fois par semaine dans tous les journaux de Gesca.
Les journalistes du Soleil ont l'intention de refuser de signer leurs textes tous les mercredis, les vendredis et les samedis, soit les trois jours où la chronique d'Alain Dubuc est publiée, et ce, pour une période indéterminée. L'affaire prend donc maintenant l'allure d'une lutte sans merci alors que six des sept journaux du groupe Gesca sont également aux prises avec des griefs syndicaux portant sur cette chronique.
Les membres des trois syndicats du Soleil organisaient également hier un pique-nique de protestation pour souligner leur action.
Mais la chronique d'Alain Dubuc, aussi visible soit-elle, ne semble être qu'un élément d'un malaise encore plus profond, soit la «montréalisation tranquille» du Soleil.
«Nous sentons de plus en plus qu'il y a un rétrécissement marqué de la place accordée aux journaux à l'extérieur de Montréal», a soutenu le président du Syndicat de la rédaction du Soleil, Éric Moreault, qui a révélé que Le Soleil s'est fait imposer cette année par Gesca une compression de 2 % de son budget général.
«On ramène tout à Montréal, a-t-il expliqué au Devoir. Depuis deux ans, le nombre de textes de La Presse publiés dans Le Soleil a doublé, sans augmentation de l'espace rédactionnel. Pour chaque texte du Soleil publié dans La Presse, on trouve maintenant quatre textes de La Presse publiés dans Le Soleil. De plus, les textes de La Presse sont toujours joués en bonne place dans Le Soleil, en une, en page trois, alors que l'inverse n'est pas vrai.»
Le Syndicat de la rédaction fait également valoir que l'imposition d'un chroniqueur-réseau dans les sept quotidiens de Gesca mine la liberté d'expression, la spécificité des régions et la diversité d'opinions au Québec.
Des ententes ont été signées parmi les journaux de Gesca afin de permettre la circulation des textes d'un journal à l'autre, mais cette circulation est en principe fortement balisée. Ainsi, le président de Gesca, Guy Crevier, déclarait il y a trois ans en commission parlementaire qu'«il n'est pas question qu'il y ait des chroniqueurs communs».
Pour le moment, aucun autre journal du groupe ne semble avoir emboîté le pas à la protestation des artisans du Soleil.
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