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Médias - Les journalistes du Soleil protestent contre la «montréalisation» du quotidien de Québec

Paul Cauchon   17 juin 2004  Médias
Un journal «uniforme et sans personnalité»: c'est ce que les syndiqués du Soleil ont voulu démontrer hier à leurs lecteurs en publiant une édition où les signatures des articles avaient été retranchées.

Ce boycottage volontaire des signatures est une mesure de protestation contre la «montréalisation» du Soleil et plus particulièrement contre l'imposition par la direction de Gesca d'une chronique d'Alain Dubuc publiée trois fois par semaine dans tous les journaux de Gesca.

Les journalistes du Soleil ont l'intention de refuser de signer leurs textes tous les mercredis, les vendredis et les samedis, soit les trois jours où la chronique d'Alain Dubuc est publiée, et ce, pour une période indéterminée. L'affaire prend donc maintenant l'allure d'une lutte sans merci alors que six des sept journaux du groupe Gesca sont également aux prises avec des griefs syndicaux portant sur cette chronique.

Les membres des trois syndicats du Soleil organisaient également hier un pique-nique de protestation pour souligner leur action.

Mais la chronique d'Alain Dubuc, aussi visible soit-elle, ne semble être qu'un élément d'un malaise encore plus profond, soit la «montréalisation tranquille» du Soleil.

«Nous sentons de plus en plus qu'il y a un rétrécissement marqué de la place accordée aux journaux à l'extérieur de Montréal», a soutenu le président du Syndicat de la rédaction du Soleil, Éric Moreault, qui a révélé que Le Soleil s'est fait imposer cette année par Gesca une compression de 2 % de son budget général.

«On ramène tout à Montréal, a-t-il expliqué au Devoir. Depuis deux ans, le nombre de textes de La Presse publiés dans Le Soleil a doublé, sans augmentation de l'espace rédactionnel. Pour chaque texte du Soleil publié dans La Presse, on trouve maintenant quatre textes de La Presse publiés dans Le Soleil. De plus, les textes de La Presse sont toujours joués en bonne place dans Le Soleil, en une, en page trois, alors que l'inverse n'est pas vrai.»

Le Syndicat de la rédaction fait également valoir que l'imposition d'un chroniqueur-réseau dans les sept quotidiens de Gesca mine la liberté d'expression, la spécificité des régions et la diversité d'opinions au Québec.

Des ententes ont été signées parmi les journaux de Gesca afin de permettre la circulation des textes d'un journal à l'autre, mais cette circulation est en principe fortement balisée. Ainsi, le président de Gesca, Guy Crevier, déclarait il y a trois ans en commission parlementaire qu'«il n'est pas question qu'il y ait des chroniqueurs communs».

Pour le moment, aucun autre journal du groupe ne semble avoir emboîté le pas à la protestation des artisans du Soleil.
 
 
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  • Boby Boucher
    Inscrit
    jeudi 17 juin 2004 16h27
    Propagande
    Le groupe Gesca a des allures de propagandes... Une recherche sur celui-ci révèlerait bien des surprises...

  • Jean-Luc Gouin
    Inscrit
    dimanche 20 juin 2004 10h25
    La 5e colonne contre la vertébrale : Gesca chauffée par «Le Soleil»
    La 5e colonne contre la vertébrale
    «Gesca» chauffée par «Le Soleil»

    Je me réjouis de constater que Le Soleil « abrite » encore à ce jour quelques journalistes capables - en dépit de l'adversité idéologique interne de leur employeur, Gesca-Power Corp. - de conserver une certaine droiture qui pourrait s'apparenter - qui sait? - à une colonne vertébrale.

    Quelques références ponctuelles récentes sur le sujet glanées ici et là : «Gesca - Pravda - Canada» (www.ledevoir.com/dossiers/255/56863.html?255), «M. Pratte, vous perdez toute crédibilité» (www.vigile.net/ds-actu/docs4/5-21.html#tlmll), «Les Discours à la nation (Alain Dubuc et al.)» (www.vigile.net/ds-actu/docs4/6-4.html#tllg), «Le Miroir de papier (André Pratte)» (www.vigile.net/ds-actu/docs4/6-17.html#tlm), «Gesca - Les adieux d'une lectrice» (www.lequebecois.org/CourrierLecteurs.aspx?id=222&page=0), «Tartine pour Lysiane Gagnon» (www.soreltracy.com/liter/2004/avril/9av.html)

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 22 juin 2004 09h37
    Défendre les journalistes séparatistes!
    Les séparatistes défendront TOUJOURS leurs copains séparatistes, qu'ils soient employés par Gesca, Québécor ou autres propriétaires de journaux.

    Ils ne veulent pas de journaux Fédéralistes, qui défendront le Canada, contre les agressions quotidiennes des journalsites gagnés à la cause. Sous prétexte de liberté d'expression, ils ne veulent pas qu'une OPINION contraire à la leur, soit défendue, proclamée, expliquée. À ce moment ils accuseront de "propagande" toute opinion contraire.

    Les séparatistes font de l'information,
    les Fédéralistes font de la "propagande".
    Voilà, c'est classé. That's it!

    Les gourous ont parlé...ils sont infaillibles. Hors du P.Q. et du B.Q. pas de salut!
    Une nouvelle religion est née!

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    jeudi 14 octobre 2004 17h59
    La cécité proverbiale Mam' Legault
    La cécité proverbiale de Marie-France Legault

    Voir : http://www.lequebecois.org/CourrierLecteurs.aspx?i, mais aussi (en complément) http://www.ledevoir.com/dossiers/304/commentaires/, http://www.ledevoir.com/dossiers/255/56863.html?25 et http://www.ledevoir.com/dossiers/333/commentaires/, etc.

    Mais c'est peine perdue, assurément. Car madame s'abstient de lire et (par-dessus tout) de réfléchir à - mot tabou de son horizon intellectuel - ce qui ne corrobore pas aveuglément ses convictions plus près du fanatisme maladif que (même) de l'intelligence moyenne de M. et Mme Tout-le-Monde.

    C'est ce qui s'appelle s'étrangler soi-même de ses propres (et tout derniers) neurones.

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