À voir à la télévision le samedi 29 mai - Fin de partie
Au palmarès de mes cauchemars d'enfance, la pratique du baseball figure en très bonne place, ce qui explique qu'aujourd'hui comme hier les malheurs de nos Expos n'ont jamais réussi à me tirer une seule larme.
Et j'arrive difficilement à afficher un enthousiasme délirant devant un film où les personnages, peu importe qu'ils soient sur la glace, sur un terrain vert ou agglutinés autour d'un ballon, doivent donner leur 110 %... À moins, bien sûr, que, dans les gradins, une bombe nommée Susan Sarandon cherche sa prochaine proie et jette son dévolu sur un charmant nigaud joué par Tim Robbins.
Il est beaucoup question des grandeurs et des misères du baseball mineur dans La Belle et le Vétéran (version française de Bull Durham) de Ron Shelton mais, contrairement aux collectionneurs de statistiques et autres obsédés de prouesses sportives, Annie (Sarandon) a d'autres passions, dont le sexe et la poésie. Chaque été, elle sélectionne un joueur plein de promesses pour les ligues majeures, l'entraînant dans son lit afin de mieux le voir briller sur le monticule. Pour la première fois, son coeur balance entre un lanceur plus fort des bras que du cerveau (Robbins) et un sportif d'expérience (Kevin Costner) débarqué dans cette petite ville du Sud pour rehausser le niveau plutôt pitoyable de l'équipe.
Ron Shelton semble connaître les rouages et les lois tacites du baseball, mais ça ne l'empêche pas non plus de s'intéresser, avec presque autant d'adresse, aux jeux de l'amour et à la truculence de ses personnages, qui n'ont pas tous l'étoffe des champions. En fait, c'est Susan Sarandon, bien plus que Costner, alors au sommet de sa gloire, et Robbins, à l'aube d'une carrière prometteuse (et d'une longue idylle avec Sarandon à partir du tournage!), qui gagne à tout coup. Si amusante et allumée, elle donne presque envie de revoir ses préjugés sur le baseball. Mais ça ne dure que le temps du film...
La Belle et le Vétéran
Radio-Canada, 22h30
Et j'arrive difficilement à afficher un enthousiasme délirant devant un film où les personnages, peu importe qu'ils soient sur la glace, sur un terrain vert ou agglutinés autour d'un ballon, doivent donner leur 110 %... À moins, bien sûr, que, dans les gradins, une bombe nommée Susan Sarandon cherche sa prochaine proie et jette son dévolu sur un charmant nigaud joué par Tim Robbins.
Il est beaucoup question des grandeurs et des misères du baseball mineur dans La Belle et le Vétéran (version française de Bull Durham) de Ron Shelton mais, contrairement aux collectionneurs de statistiques et autres obsédés de prouesses sportives, Annie (Sarandon) a d'autres passions, dont le sexe et la poésie. Chaque été, elle sélectionne un joueur plein de promesses pour les ligues majeures, l'entraînant dans son lit afin de mieux le voir briller sur le monticule. Pour la première fois, son coeur balance entre un lanceur plus fort des bras que du cerveau (Robbins) et un sportif d'expérience (Kevin Costner) débarqué dans cette petite ville du Sud pour rehausser le niveau plutôt pitoyable de l'équipe.
Ron Shelton semble connaître les rouages et les lois tacites du baseball, mais ça ne l'empêche pas non plus de s'intéresser, avec presque autant d'adresse, aux jeux de l'amour et à la truculence de ses personnages, qui n'ont pas tous l'étoffe des champions. En fait, c'est Susan Sarandon, bien plus que Costner, alors au sommet de sa gloire, et Robbins, à l'aube d'une carrière prometteuse (et d'une longue idylle avec Sarandon à partir du tournage!), qui gagne à tout coup. Si amusante et allumée, elle donne presque envie de revoir ses préjugés sur le baseball. Mais ça ne dure que le temps du film...
La Belle et le Vétéran
Radio-Canada, 22h30
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