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    L’ombudsman de Radio-Canada présente son verdict dans «l’affaire Sicotte»

    14 décembre 2017 |Catherine Lalonde | Médias
    Le reportage, diffusé le 15 novembre dernier sur ICI Radio-Canada télé, a suscité un nombre exceptionnel de plaintes.
    Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le reportage, diffusé le 15 novembre dernier sur ICI Radio-Canada télé, a suscité un nombre exceptionnel de plaintes.

    L’ombudsman de Radio-Canada, Guy Gendron, a rendu mercredi sa révision des plaintes de téléspectateurs déposées à la suite du reportage du Téléjournal sur les allégations de harcèlement psychologique lors des cours de Gilbert Sicotte au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Un reportage rigoureux, conclut-il, mais où un plan de caméra a pu donner une apparence de biais.

     

    Le reportage de Louis-Philippe Ouimet, diffusé le 15 novembre dernier sur ICI Radio-Canada télé, a suscité un nombre exceptionnel de plaintes, soit plus d’une centaine. Suivant le processus habituel à Radio-Canada, la direction de l’information leur a répondu en premier lieu. Sept demandes d’appel ont ensuite été déposées auprès de l’ombudsman, « un nombre exceptionnel », a précisé ce dernier en entrevue au Devoir, et inédit pour M. Gendron depuis son arrivée à ce poste en 2016.

    Dans une analyse très détaillée, « puisqu’elle devait combiner sept plaintes et qu’il y avait donc plusieurs éléments à examiner », explique de vive voix l’ombudsman, la révision estime que le reportage « a respecté les normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada. L’encadrement éditorial de la démarche journalistique, par ailleurs exemplaire, me semble avoir malheureusement failli au tout dernier moment, ce qui a faussé la perception de nombreux téléspectateurs quant aux motivations du journaliste, à la crédibilité du reportage et à l’intérêt public du sujet ».

     
    Photo: Capture d'écran / Radio-Canada Le plan de coupe litigieux

    C’est l’insertion d’un plan de coupe montrant l’air incrédule du journaliste « immédiatement après l’« aveu » de Gilbert Sicotte qu’il lui « arrive d’être en crisse, oui », plan probablement ajouté dans l’urgence de la production, qui entraîne ce bémol de l’ombudsman. Car télévisuellement, poursuit l’analyse, l’insertion de ce plan a « pu teinter l’évaluation du public quant aux motivations du journaliste et donc quant à la crédibilité du reportage et à son intérêt public ».

     

    « [J]’estime que la démarche journalistique a été respectueuse des normes et pratiques journalistiques, que Radio-Canada était justifiée de considérer que le reportage était d’intérêt public, et que Louis-Philippe Ouimet a agi de manière tout à fait professionnelle », peut-on encore lire. « Je crois cependant que dans l’empressement à « sortir » le reportage le jour même, on a négligé de protéger le journaliste contre lui-même. Il était sans doute engagé, cet après-midi-là, dans une course folle pour assembler toutes les pièces du casse-tête tout en jonglant avec les contraintes de temps. »

     

    De son côté, le Conseil de presse du Québec n’a reçu aucune plainte concernant ce reportage.













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