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    Les «briseuses de silence» désignées «personnalité de l’année» par «Time»

    7 décembre 2017 | Catherine Triomphe - Agence France-Presse à New York | Médias
    Le choix de ce mouvement reflète l’ampleur de ses répercussions aux États-Unis et au-delà.
    Photo: Billy & Hells / Time Le choix de ce mouvement reflète l’ampleur de ses répercussions aux États-Unis et au-delà.

    Le magazine Time a décerné mercredi le titre de « personnalité de l’année » aux victimes qui ont « brisé le silence » face au harcèlement sexuel, déclenchant un torrent d’accusations contre des hommes de pouvoir à travers le monde.

     

    Le magazine a mis à sa une l’actrice Ashley Judd, la chanteuse Taylor Swift et l’ex-employée d’Uber Susan Fowler, parmi les premières à dénoncer des agressions sexuelles par des hommes de pouvoir. Figure également sur la couverture Taraba Burke, la femme qui lança il y a 10 ans un mouvement de défense des victimes d’agressions sexuelles à l’origine du mot-clic #MeToo, repris par l’actrice Alyssa Milano en octobre et utilisé des millions de fois depuis.
     

    Photo: Billy & Hells / Time

    « Les actions galvanisantes des femmes de notre couverture, avec celles de centaines d’autres, et beaucoup d’hommes également, ont déclenché un des changements les plus rapides de notre culture depuis les années 1960 », a estimé le rédacteur en chef de Time, Edward Felsenthal en dévoilant ce classement, publié depuis 1927.

     

    « Pour avoir donné une voix à des secrets de Polichinelle, pour être passés du réseau des chuchotements aux réseaux sociaux, pour nous avoir tous poussés à arrêter d’accepter l’inacceptable, les briseuses de silence sont personnalité de l’année », a-t-il ajouté.

     

    Donald Trump, qui avait remporté la distinction l’an dernier, est arrivé deuxième du classement 2017, pour avoir « changé la nature même de la présidence », a indiqué M. Felsenthal.

     

    Beaucoup de commentateurs américains sur Twitter y ont vu une certaine ironie, le président américain ayant été lui-même accusé de harcèlement sexuel.

    Les actions galvanisantes des femmes de notre couverture, avec celles de centaines d’autres, et beaucoup d’hommes également, ont déclenché un des changements les plus rapides de notre culture depuis les années 1960
    Edward Feisenthal, rédacteur en chef de «Time»
     

    Le choix de Time reflète l’ampleur des répercussions du mouvement aux États-Unis et dans le monde. Au Québec, le mot-clic #MoiAussi a provoqué une véritable onde de choc. Les dénonciations d’inconduites sexuelles par des dizaines de victimes ont notamment mené à la chute des influents producteurs Éric Salvail et Gilbert Rozon.

     

    Depuis les premières accusations publiées par le New York Times et le New Yorker contre le tout-puissant producteur de cinéma Harvey Weinstein début octobre, pas un jour ne passe sans qu’une personnalité ne soit accusée de harcèlement ou d’agression sexuels.

     

    Parmi les stars déchues des dernières semaines figurent des vedettes comme l’acteur Kevin Spacey, les journalistes Charlie Rose ou Matt Lauer, le directeur artistique de Disney John Lasseter, ainsi que des ténors de la politique américaine, dont le doyen de la Chambre des représentants John Conyers et le sénateur Al Franken.













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