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    Le cégep de Jonquière adapte son programme de journalisme aux autochtones

    17 novembre 2017 |Philippe Papineau | Médias
    Dans le cadre de projet-pilote, le cégep de Jonquière a travaillé de concert avec le Conseil en éducation des Premières Nations.
    Photo: Wikimedia / Khayman CC Dans le cadre de projet-pilote, le cégep de Jonquière a travaillé de concert avec le Conseil en éducation des Premières Nations.

    À partir de l’automne 2018, une vingtaine d’étudiants issus des Premières Nations du Québec vont pouvoir intégrer, dans le cadre d’un projet-pilote, le profil Journalisme du cégep de Jonquière.

     

    Les jeunes autochtones de partout dans la province et intéressés par le travail de journaliste auront jusqu’au 1er mars pour déposer leur candidature afin d’accéder à ce volet de l’école Art et technologie des médias, qui a été adapté pour eux.

     

    « Le cégep de Jonquière est le seul établissement collégial autorisé à donner le programme de journalisme au Québec, et on doit de ce fait répondre aux besoins de main-d’oeuvre des employeurs », explique Michèle Gagnon, responsable de la coordination départementale du programme Techniques de communication dans les médias.

     

    Et la demande était présente, autant du côté des médias autochtones et que de grands médias comme Radio-Canada, par exemple, qui a appuyé le projet du cégep auprès de Québec.

     

    Le projet aura « inévitablement » une portée sociale, estime Mme Gagnon, soulignant les nombreux rapports qui ont démontré que les Premières Nations étaient invisibles dans les salles de rédaction des médias.

    On n’a pris aucune décision à savoir [...] si on gardait ça seulement au journalisme, ou si on allait ouvrir à nos autres programmes
    Michèle Gagnon, responsable de la coordination au cégep

    En transition

     

    Le cégep de Jonquière a travaillé de concert avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) et avec l’institution Kiuna, une école pour autochtones située à Odanak, entre Sorel-Tracy et Trois-Rivières.

     

    La vingtaine d’étudiants autochtones sera choisie selon « les mêmes exigences que les étudiants réguliers, et va devoir réussir l’ensemble des compétences qui sont celle de la voie de spécialisation en journalisme », explique Michèle Gagnon du cégep de Jonquière.

     

    Par contre, la formation de ces jeunes autochtones sortant du secondaire se fera en deux étapes. D’abord, ils effectueront leurs trois premières sessions à Kiuna, avec des professeurs de l’institution, et suivront aussi des cours à distance avec des professeurs de l’école Art et technologie des médias.

     

    « On s’est dit que la meilleure façon de leur permettre de réussir — parce que c’est aussi un problème, la réussite scolaire —, c’était qu’ils aient le meilleur encadrement possible, et on pense que Kiuna est le meilleur endroit pour les aider », explique Mme Gagnon.

     

    Les jeunes autochtones, dont le français est souvent la deuxième langue, y suivront la formation générale — anglais, français, éducation physique, philosophie — et aussi quelques cours spécialisés, dont deux à distance sur la radio et le journalisme.

     

    « Les professeurs qui vont donner ces cours-là vont recevoir des formations, d’une part sur l’enseignement à distance, les outils et les stratégies pédagogiques [que cela demande], et d’autre part pour les sensibiliser à la culture autochtone, aux façons d’apprendre lorsqu’on est en situation de deuxième langue aussi. »

     

    Les trois dernières sessions, quant à elles, se feront dans les locaux du cégep de Jonquière, avec les quelque 120 étudiants réguliers du programme Techniques de communication dans les médias, option journalisme.

     

    « On veut démarrer la cohorte en 2018, mais on n’a pris aucune décision à savoir si on allait renouveler ça, si on gardait ça seulement au journalisme, ou si on allait ouvrir à nos autres programmes », dit Michèle Gagnon.

     

    Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec a octroyé 80 000 $ au cégep de Jonquière pour ce projet-pilote.













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