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    Comment se finance une production télé en anglais ou en français au pays?

    29 septembre 2017 |Stéphane Baillargeon | Médias
    En 2017-2018, le Fonds des médias du Canada versera environ 350 millions au total pour soutenir la production dans deux volets, un traditionnel télé et un numérique.
    Photo: iStock En 2017-2018, le Fonds des médias du Canada versera environ 350 millions au total pour soutenir la production dans deux volets, un traditionnel télé et un numérique.

    La production télé du pays vit de contributions combinées des secteurs public et privé. Voici, en gros, comment ça marche.

     

    Combinaison. Une production type peut être produite à l’interne par le radiodiffuseur (c’est le cas de toutes les émissions d’information à Radio-Canada) ou par des producteurs indépendants. Elle peut combiner différentes sources de financement : la contribution du télédiffuseur (ce que Radio-Canada, V ou TVA versent à tel ou tel producteur), l’enveloppe du Fonds canadien des médias (FMC), les crédits d’impôt du fédéral et du provincial, les contributions des fonds privés, la part du producteur, les versements des coproducteurs étrangers, etc.

     

    Diffuseur. La contribution du diffuseur constitue la part du lion du système de financement des émissions. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications accorde des licences en imposant un nombre d’heures de diffusion d’émissions canadiennes. Les quotas ont été abolis en 2015 pour la diffusion en journée et maintenus à 50 % en soirée.

     

    FMC. Le Fonds des médias du Canada (FMC) existe depuis 2010. Le partenariat public-privé combine les fonds fournis par le gouvernement canadien et ceux de l’industrie canadienne de la distribution des signaux par câble, satellite ou sur le Web, dont Bell, Cogeco, Rogers, Shaw, Telus ou Vidéotron. Les contributions financières des compagnies comptant plus de 2000 abonnés correspondent à 5 % de leurs revenus bruts. Le soutien aux productions est ensuite calculé en fonction de différents critères, dont le rayonnement des diffuseurs. En 2016-2017, le FMC a soutenu près de 1300 projets au total, sur quelque 2000 propositions soumises. Le Fonds est sous la tutelle de la Société du Fonds des médias du Canada.

     

    En 2017-2018, le Fonds versera environ 350 millions au total pour soutenir la production dans deux volets, un traditionnel télé et un numérique. Il s’agit d’une baisse d’environ 25 millions par rapport au début de la décennie. La ministre Mélanie Joly a annoncé que le gouvernement fédéral augmenterait sa propre contribution pour assurer un niveau de financement stable au FMC, sans préciser à quel niveau exactement. Les productions en français accaparent le tiers (32,7 %) des fonds.

     

    Dramatique. La production d’une dramatique type pour la télé en français de 2015-2016 se finance en combinant les contributions du télédiffuseur (42,3 %), du FMC (28 %), des provinces (16 %), du fédéral (10,4 %) et du producteur (2,7 %). Un exemple ? L’heure bleue de TVA a reçu 1,7 million du FMC et les épisodes 98 à 121 d’Unité 9, près de 3 millions. Dans le cas des médias numériques, la part du FMC (49 %) l’emporte sur celle du diffuseur (27 %).













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