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    «La terre de chez nous» se réinvente

    L’hebdo revisite son contenu et sa maquette

    8 juin 2017 |Philippe Papineau | Médias
    La maquette rafraîchie de l'hebdomadaire «La Terre de chez nous»
    Photo: La Terre de chez nous La maquette rafraîchie de l'hebdomadaire «La Terre de chez nous»

    L’hebdomadaire spécialisé en agriculture La terre de chez nous a dévoilé mercredi sa toute nouvelle mouture, à la maquette rafraîchie et au contenu revisité. La publication fondée en 1929 veut ainsi se rapprocher de ses lecteurs agriculteurs tout en s’éloignant des intérêts syndicaux de son propriétaire, l’Union des producteurs agricoles (UPA).

     

    Cette refonte a été le mandat du nouveau rédacteur en chef de l’institution, Serge Labrosse, et du directeur des publications, Charles Couture. C’est le syndicat lui-même qui a voulu changer l’image de La terre de chez nous, qui était trop collée à celle de l’UPA.

     

    « On voulait un journal qui se démarque, qui a les coudées franches, qui peut aller rejoindre davantage les agriculteurs, qui va répondre à la réalité de l’information qu’ils veulent recevoir », dit Serge Labrosse, qui a aussi oeuvré comme directeur général de la rédaction au Journal de Montréal en plus d’avoir dirigé la rédaction des journaux régionaux de Québecor et de TC Médias.

     

    Certaines rubriques « plus UPA » de La terre de chez nous ont été transférées dans la publication L’U, aussi distribuée par le syndicat d’agriculteurs. Et l’hebdo en a créé huit nouvelles, dont une intitulée Ma famille agricole, qui sera jouée en page 3 chaque semaine. « Ça va permettre aux gens de s’identifier, de se voir. C’est un reflet de leur propre milieu, explique Serge Labrosse Et c’est une manière d’échanger entre les agriculteurs ; ils vont pouvoir être témoins des réalités dans chacune des régions, dans chacune des familles. »

     

    Montréalocentrisme

     

    Le rédacteur en chef a aussi entendu des critiques dénonçant un « montréalocentrisme » de la publication et a agi en conséquence. « Nos bureaux sont à Longueuil et nos journalistes sont basés ici pour la plupart. Ça tournait un peu trop autour de Montréal aux yeux de certains, autour de la Montérégie et de la Rive-Nord. Là, on est en work in progress, qui va se faire du côté de la pige, pour essayer de mieux couvrir nos régions. Et nos journalistes ont déjà eu instructions de porter un regard plus large sur l’ensemble du Québec. »

     

    La terre de chez nous compte quelque 27 000 abonnements et espère, grâce à sa refonte, faire augmenter ce nombre, en plus « de faire rayonner le monde agricole à l’extérieur de notre propre milieu », espère le rédacteur en chef.

     

    La publication s’en tire bien avec les ventes publicitaires papier, entre autres en raison de son lectorat niché. Les Google et Facebook de ce monde ne leur sapent pas trop le moral, explique Serge Labrosse, d’autant que plusieurs lecteurs habitent dans des régions où Internet haute vitesse n’est pas toujours disponible, « ce qui crée un besoin de garder le contact avec le média papier ».

     

    Bientôt, l’hebdomadaire lancera une application mobile. Il travaille depuis quelques mois à améliorer sa présence en ligne, qui se serait appréciée de façon « très notable », selon M. Labrosse.

     

    Avec les modifications sur le contenu, La terre de chez nous a aussi revu sa maquette, désormais plus épurée. « On a voulu des textes plus courts et des photos plus grandes, un peu plus d’illustrations à travers tout ça, des sections mieux identifiées. » Un désherbage bénéfique, quoi.













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