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    Le Devoir de la presse étudiante

    Une année difficile pour l’information

    4 mai 2017 |Annabelle Caillou | Médias
    La rédactrice en chef du «Devoir», Luce Julien
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir La rédactrice en chef du «Devoir», Luce Julien

    Distinguer le vrai du faux est devenu tout un défi pour le public cette année alors que la crédibilité des médias a été mise à mal, noyée parmi les fausses informations circulant sur le Web.

     

    « Le mensonge ou l’art du mensonge sont devenus réalité, [à cause d’un] candidat à la présidence des États-Unis devenu président », a rappelé la rédactrice en chef du Devoir, Luce Julien.

     

    Invitée à prendre la parole lors d’une conférence organisée pour la Journée mondiale de la liberté de la presse mercredi à Montréal, elle s’est inquiétée de la multiplication de sources peu fiables. « Tout le monde peut donner son opinion sur un blogue ou un site Web, publier un statut Facebook, annoncer sur Twitter la signature d’un décret, déformer les faits. »

     

    Lors de la campagne présidentielle américaine, les réseaux sociaux ont été la principale source de diffusion de rumeurs et fausses informations relayées par citoyens et politiciens eux-mêmes. « Le New York Times vient de recenser 91 affirmations trompeuses de Donald Trump lors de ses 100 premiers jours », ajoute-t-elle.

     

    Si certains médias tentent de distinguer le vrai du faux, les citoyens n’en perdent pas moins confiance envers le 4e pouvoir, croit-elle. Dans cette atmosphère de « post-vérité », la mission du journaliste n’a jamais été aussi importante. « Il faut garantir une information indépendante de toute influence, une information de qualité, crédible, fiable pour comprendre la société. »

    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le directeur du «Devoir», Brian Myles
     

    La liberté de la presse en péril

     

    Si le Canada fait partie de la cinquantaine de pays bénéficiant d’une presse libre, celle-ci fait « du sur place » selon le directeur du Devoir, Brian Myles. Le Canada a glissé de la 18e à la 22e place du classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) publié la semaine dernière.

     

    Au Québec, l’année a été marquée par la surveillance policière des médias. « Les journalistes d’enquête devraient pouvoir travailler en toute sérénité et quiétude, et on devrait pouvoir tenir les policiers à distance de leur carnet d’adresses. Malheureusement, ce n’est pas le cas », souligne-t-il.

     

    Il se désole qu’il ait fallu un scandale médiatique sur la surveillance de journalistes pour qu’une commission d’enquête sur la protection des sources journalistiques soit créée.

    Les lauréats Organisée par Les Amis du Devoir, cette soirée a aussi été l’occasion de remettre les prix du concours Le Devoir de la presse étudiante.

    Dans la catégorie universitaire, l’équipe du Montréal Campus, journal indépendant de l’Université du Québec à Montréal, a reçu le Grand Prix. Le prix Coup de coeur a été décerné à Louis Tanca et Manon Le Roy Le Mannec du journal L’Exemplaire de l’Université Laval.

    Du côté collégial, le Grand Prix revient au journal du Cégep de Jonquière, La Pige. La journaliste du journal LeTrouble-tête du cégep de Saint-Jérôme, Alexanne Léveillée, a quant à elle été primée dans la catégorie Coup de coeur du jury.

    Revoyez la remise de prix.

     













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