Radio-Canada revient au Téléjournal classique, avec Bernard Derome à sa barre
Bernard Derome
Fin des expériences, retour au Téléjournal classique: c'est pour rétablir la confiance envers l'institution que Bernard Derome revient à compter de lundi à la barre du Téléjournal de Radio-Canada.
Selon Louis Lalande, le nouveau directeur de l'information, Bernard Derome «incarne le mieux les valeurs que nous voulons transmettre, c'est-à-dire la rigueur, la pertinence, la confiance, la communication, l'accessibilité».
Mais Céline Galipeau, qui continuera à présenter le Téléjournal du vendredi au dimanche, se place elle-même dans le rôle de la dauphine. «Je mentirais si je disais que je ne suis pas déçue, j'aspire à ce poste, a-t-elle déclaré hier. Mais Bernard Derome, c'est la meilleure décision à ce moment-ci.»
Radio-Canada a donc confirmé hier la nouvelle que tout le monde savait lors d'une conférence de presse très courue où Gilles Gougeon, Bernard Derome et Céline Galipeau entouraient le nouveau patron, Louis Lalande.
D'emblée, Louis Lalande a mentionné que le Téléjournal était sa «priorité absolue» dès son entrée en fonction, il y a à peine un mois et demi. La baisse d'écoute de l'émission est réelle, mais la première motivation de Louis Lalande consiste plutôt à «relancer la confiance auprès des auditeurs, qui ont été bardassés, et rétablir la confiance des artisans» alors qu'on se prépare à vivre une campagne électorale fédérale.
Gilles Gougeon, qui livrera ce soir son dernier Téléjournal, a expliqué qu'il avait accepté l'offre des précédents patrons de l'information l'année dernière «parce qu'on travaillait sur un nouveau concept».
Cependant, a-t-il continué, «nous sommes entrées en ondes sans trop de préparation technique. Par exemple, je devais avoir quelques semaines de répétitions et j'ai eu deux heures! L'entraînement, je l'ai eu en ondes».
Invoquant donc une foule de problèmes techniques et budgétaires, Gilles Gougeon a ajouté qu'à la suite de la démission des patrons de l'information, en septembre dernier, «nous nous sommes retrouvés trois mois sans capitaine, à livrer un produit classique».
Puisque Louis Lalande n'entendait pas reprendre l'expérience de renouvellement à laquelle Gilles Gougeon croyait et pour laquelle on l'avait débauché de La Facture, celui-ci a préféré céder sa place. «Il n'y a pas eu de tordage de bras», a-t-il dit.
Quant à Bernard Derome, il a avoué qu'il y a six ans, en quittant le Téléjournal après une expérience de 28 ans, il ressentait «une fatigue physique et intellectuelle» et ne croyait «pas refaire cette émission».
Mais après six ans à explorer autre chose, dont les émissions spéciales et l'émission 5 sur 5 le dimanche à Radio-Canada, Bernard Derome accepte, à 60 ans, de reprendre son ancien poste, avec des idées très claires: «Un téléjournal, c'est un téléjournal, on ne réinvente pas la roue, a-t-il dit. On peut réinventer les façons de communiquer, passer du tableau noir à l'infographie, mais on ne réinvente pas les formules.»
Un véritable désaveu, donc, envers les précédents patrons qui voulaient réinventer les téléjournaux, d'autant plus que Louis Lalande ajoute ne pas être «pour la convivialité», cette fameuse convivialité qu'on voulait injecter l'année dernière dans l'émission Aujourd'hui. «Je suis plutôt dans la clarté, la pertinence, la précision», a-t-il ajouté.
Louis Lalande a profité de la rencontre d'hier pour confirmer que Jean-François Lépine, Pierre Craig, Alain Gravel et Charles Tisseyre seront respectivement aux commandes de Zone libre, La Facture, Enjeux et Découverte l'automne prochain et que Le Point n'est pas remis en question.
Mais dès la semaine prochaine, on commencera à discuter d'Aujourd'hui et de Simon Durivage. «La prochaine étape [dans les priorités], c'est tout le bloc de l'heure du souper», a ajouté Louis Lalande.
Selon Louis Lalande, le nouveau directeur de l'information, Bernard Derome «incarne le mieux les valeurs que nous voulons transmettre, c'est-à-dire la rigueur, la pertinence, la confiance, la communication, l'accessibilité».
Mais Céline Galipeau, qui continuera à présenter le Téléjournal du vendredi au dimanche, se place elle-même dans le rôle de la dauphine. «Je mentirais si je disais que je ne suis pas déçue, j'aspire à ce poste, a-t-elle déclaré hier. Mais Bernard Derome, c'est la meilleure décision à ce moment-ci.»
Radio-Canada a donc confirmé hier la nouvelle que tout le monde savait lors d'une conférence de presse très courue où Gilles Gougeon, Bernard Derome et Céline Galipeau entouraient le nouveau patron, Louis Lalande.
D'emblée, Louis Lalande a mentionné que le Téléjournal était sa «priorité absolue» dès son entrée en fonction, il y a à peine un mois et demi. La baisse d'écoute de l'émission est réelle, mais la première motivation de Louis Lalande consiste plutôt à «relancer la confiance auprès des auditeurs, qui ont été bardassés, et rétablir la confiance des artisans» alors qu'on se prépare à vivre une campagne électorale fédérale.
Gilles Gougeon, qui livrera ce soir son dernier Téléjournal, a expliqué qu'il avait accepté l'offre des précédents patrons de l'information l'année dernière «parce qu'on travaillait sur un nouveau concept».
Cependant, a-t-il continué, «nous sommes entrées en ondes sans trop de préparation technique. Par exemple, je devais avoir quelques semaines de répétitions et j'ai eu deux heures! L'entraînement, je l'ai eu en ondes».
Invoquant donc une foule de problèmes techniques et budgétaires, Gilles Gougeon a ajouté qu'à la suite de la démission des patrons de l'information, en septembre dernier, «nous nous sommes retrouvés trois mois sans capitaine, à livrer un produit classique».
Puisque Louis Lalande n'entendait pas reprendre l'expérience de renouvellement à laquelle Gilles Gougeon croyait et pour laquelle on l'avait débauché de La Facture, celui-ci a préféré céder sa place. «Il n'y a pas eu de tordage de bras», a-t-il dit.
Quant à Bernard Derome, il a avoué qu'il y a six ans, en quittant le Téléjournal après une expérience de 28 ans, il ressentait «une fatigue physique et intellectuelle» et ne croyait «pas refaire cette émission».
Mais après six ans à explorer autre chose, dont les émissions spéciales et l'émission 5 sur 5 le dimanche à Radio-Canada, Bernard Derome accepte, à 60 ans, de reprendre son ancien poste, avec des idées très claires: «Un téléjournal, c'est un téléjournal, on ne réinvente pas la roue, a-t-il dit. On peut réinventer les façons de communiquer, passer du tableau noir à l'infographie, mais on ne réinvente pas les formules.»
Un véritable désaveu, donc, envers les précédents patrons qui voulaient réinventer les téléjournaux, d'autant plus que Louis Lalande ajoute ne pas être «pour la convivialité», cette fameuse convivialité qu'on voulait injecter l'année dernière dans l'émission Aujourd'hui. «Je suis plutôt dans la clarté, la pertinence, la précision», a-t-il ajouté.
Louis Lalande a profité de la rencontre d'hier pour confirmer que Jean-François Lépine, Pierre Craig, Alain Gravel et Charles Tisseyre seront respectivement aux commandes de Zone libre, La Facture, Enjeux et Découverte l'automne prochain et que Le Point n'est pas remis en question.
Mais dès la semaine prochaine, on commencera à discuter d'Aujourd'hui et de Simon Durivage. «La prochaine étape [dans les priorités], c'est tout le bloc de l'heure du souper», a ajouté Louis Lalande.
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