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Radio-Canada revient au Téléjournal classique, avec Bernard Derome à sa barre

Paul Cauchon   11 mars 2004  Médias
Bernard Derome
Bernard Derome
Fin des expériences, retour au Téléjournal classique: c'est pour rétablir la confiance envers l'institution que Bernard Derome revient à compter de lundi à la barre du Téléjournal de Radio-Canada.

Selon Louis Lalande, le nouveau directeur de l'information, Bernard Derome «incarne le mieux les valeurs que nous voulons transmettre, c'est-à-dire la rigueur, la pertinence, la confiance, la communication, l'accessibilité».

Mais Céline Galipeau, qui continuera à présenter le Téléjournal du vendredi au dimanche, se place elle-même dans le rôle de la dauphine. «Je mentirais si je disais que je ne suis pas déçue, j'aspire à ce poste, a-t-elle déclaré hier. Mais Bernard Derome, c'est la meilleure décision à ce moment-ci.»

Radio-Canada a donc confirmé hier la nouvelle que tout le monde savait lors d'une conférence de presse très courue où Gilles Gougeon, Bernard Derome et Céline Galipeau entouraient le nouveau patron, Louis Lalande.

D'emblée, Louis Lalande a mentionné que le Téléjournal était sa «priorité absolue» dès son entrée en fonction, il y a à peine un mois et demi. La baisse d'écoute de l'émission est réelle, mais la première motivation de Louis Lalande consiste plutôt à «relancer la confiance auprès des auditeurs, qui ont été bardassés, et rétablir la confiance des artisans» alors qu'on se prépare à vivre une campagne électorale fédérale.

Gilles Gougeon, qui livrera ce soir son dernier Téléjournal, a expliqué qu'il avait accepté l'offre des précédents patrons de l'information l'année dernière «parce qu'on travaillait sur un nouveau concept».

Cependant, a-t-il continué, «nous sommes entrées en ondes sans trop de préparation technique. Par exemple, je devais avoir quelques semaines de répétitions et j'ai eu deux heures! L'entraînement, je l'ai eu en ondes».

Invoquant donc une foule de problèmes techniques et budgétaires, Gilles Gougeon a ajouté qu'à la suite de la démission des patrons de l'information, en septembre dernier, «nous nous sommes retrouvés trois mois sans capitaine, à livrer un produit classique».

Puisque Louis Lalande n'entendait pas reprendre l'expérience de renouvellement à laquelle Gilles Gougeon croyait et pour laquelle on l'avait débauché de La Facture, celui-ci a préféré céder sa place. «Il n'y a pas eu de tordage de bras», a-t-il dit.

Quant à Bernard Derome, il a avoué qu'il y a six ans, en quittant le Téléjournal après une expérience de 28 ans, il ressentait «une fatigue physique et intellectuelle» et ne croyait «pas refaire cette émission».

Mais après six ans à explorer autre chose, dont les émissions spéciales et l'émission 5 sur 5 le dimanche à Radio-Canada, Bernard Derome accepte, à 60 ans, de reprendre son ancien poste, avec des idées très claires: «Un téléjournal, c'est un téléjournal, on ne réinvente pas la roue, a-t-il dit. On peut réinventer les façons de communiquer, passer du tableau noir à l'infographie, mais on ne réinvente pas les formules.»

Un véritable désaveu, donc, envers les précédents patrons qui voulaient réinventer les téléjournaux, d'autant plus que Louis Lalande ajoute ne pas être «pour la convivialité», cette fameuse convivialité qu'on voulait injecter l'année dernière dans l'émission Aujourd'hui. «Je suis plutôt dans la clarté, la pertinence, la précision», a-t-il ajouté.

Louis Lalande a profité de la rencontre d'hier pour confirmer que Jean-François Lépine, Pierre Craig, Alain Gravel et Charles Tisseyre seront respectivement aux commandes de Zone libre, La Facture, Enjeux et Découverte l'automne prochain et que Le Point n'est pas remis en question.

Mais dès la semaine prochaine, on commencera à discuter d'Aujourd'hui et de Simon Durivage. «La prochaine étape [dans les priorités], c'est tout le bloc de l'heure du souper», a ajouté Louis Lalande.
 
 
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  • André Laberge
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2004 07h47
    Qu'est ce qu'on mange
    Le point du 10 mars où il était question du boeuf que l'on mange, nous n'avons pas appris de quel façon était élevés et alimentés les animaux au moins ceux du Québec.

    Qui a t'il dans les aliments servis aux veaux de lait et sont-ils de véritables veaux de lait?

    Qu'advient-il de la viande des vaches de réformes dont on nous si souvent parlées depuis des mois? DÛ à la crise de la Vache folle.

    Qu'advient-il des bouvillons que nous produisons ici ? Sont-ils consommés par les Québécois qui les subventionnent ?

    À quoi sert la traçabilité ici si 70% du boeuf que l'on consomme est importé?

    Pouquoi importons-nous autant de boeuf?

    En quoi la tracabilité garantie la qualité des viandes et ce quelles contiennent ?

    Ce n'est pas avec ce genre de reportage incomplet et orienté sur la tracabilité qui semble être plus pratique pour les intégrateurs du veaux de lait que sécurisant pour les consommateurs que vous redonnerez confiance en votre institution du téléjournal.

    Je suis vraiement déçu.
    Vous n'avez pas répondu à la question qu'est qu'on mange

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 11 mars 2004 14h44
    Ça sent les commandites!
    Il faut voir le bulletin de nouvelle et le Point pour constater à quel point l'information prend le dessus sur l'analyse. Il en est de même pour Enjeux et Zone Libre.

    Tout est fait pour canadianiser l'information. Rappelons-nous les reportages d'Enjeux, autrefois, sur le fédéralisme belge comparé à celui du Canada. Cette émission a complètement été détourné de sa première vocation, c'est-à-dire les enjeux de la collectivité québécoise face à ceux du Canada. Il serait opportun que les médias se penchent sur cet aspect du rôle de Radio-Canada.

    Et je n'ai pas parlé de RDI: ça sent la culture des commandites! Bernard si vous voulez mais avec de bonnes équipes pour le Point. Je ne le vois pas réaliser des entres-vues. Qu'il se contente de lire les nouvelles avec un ton neutre et sans trop sourire...

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