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    Les anciens bénévoles de CIBL poussent la grogne

    28 janvier 2017 |Philippe Orfali | Médias
    CIBL compte toujours près de 150 bénévoles, mais peut-être pas les mêmes qu’avant son arrivée en scène.
    Photo: Jean Gagnon / CC CIBL compte toujours près de 150 bénévoles, mais peut-être pas les mêmes qu’avant son arrivée en scène.

    L’assemblée générale annuelle de CIBL 101.5 Montréal, le 8 février prochain, s’annonce pour le moins mouvementée : la grogne est forte parmi les anciens bénévoles de la radio communautaire, près de six mois après l’arrivée d’une nouvelle direction et la refonte complète de la programmation.

     

    Alors que la station traînait, à pareille date l’an dernier, une dette de près de 200 000 $, elle se trouve aujourd’hui en bien meilleure posture financière, en grande partie grâce à un investissement de 375 000 $ sur trois ans fourni par Cogeco Média, tiré de ses contributions au développement du contenu canadien, une exigence réglementaire. Mais tout n’est pas rose pour autant pour l’antenne de la rue Sainte-Catherine.

     

    À la fin août, le nouveau directeur général, Arnaud Larsonneur, faisait table rase en remerciant l’essentiel des quarante animateurs bénévoles de la station. On voulait alors renouveler de fond en comble l’offre radiophonique du 101.5. Les fidèles collaborateurs étaient toutefois invités à s’insérer dans cette nouvelle programmation, par l’entremise de capsules de quelques minutes, qui seraient diffusées entre les nouvelles émissions.

     

    « Peu importent les capsules, c’est un démantèlement complet de CIBL », insiste François Martel, un ex-animateur de la chaîne. « La situation financière ne justifiait en rien le changement radical du contenu en ondes. » Il ajoute que ces modifications ont été faites « sans l’accord du comité [consultatif] de programmation et sans [soumission de la] nouvelle vision à l’assemblée générale (a.g.) ».

     

    Comme d’autres, il a déposé une plainte devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), estimant que la nouvelle programmation contrevenait à son mandat de station communautaire, notamment par rapport à sa programmation et à l’implication des bénévoles. Le CRTC a toutefois rejeté ses prétentions.

     

    M. Martel entend néanmoins faire entendre sa voix, comme une quinzaine d’autres ex de la radio, le mercredi 8 février à la SAT, où se déroulera l’a.g. Dans une lettre dont Le Devoir a obtenu copie, ces collaborateurs de longue date incitent les auditeurs et partenaires à faire part de leur mécontentement. « Si nous laissons l’actuelle direction poursuivre dans cette voie, nous aurons perdu l’une des dernières stations de radio alternatives au Québec, une radio proposant une programmation diversifiée et ouverte à la communauté. »

     

    En entretien, Arnaud Larsonneur se félicite des ajustements apportés au sein de l’organisme depuis son entrée en poste. Jusqu’à l’an dernier, CIBL était dotée de près de 90 émissions hétéroclites. « C’était compliqué pour l’auditeur. Notre choix a été de passer d’un modèle où les gens faisaient de la radio pour eux-mêmes à une radio centrée vers l’auditeur. On fait cette radio ensemble », a-t-il assuré.

     

    CIBL compte toujours près de 150 bénévoles, mais peut-être pas les mêmes qu’avant son arrivée en scène. « Le mandat reste le même, le ton n’a pas changé, mais, oui, on a renouvelé la forme et l’habillage », conclut-il.













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