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    Médias

    «BazzoMag» ferme ses portes

    Sans volet papier et sans le tremplin de la télévision, la publication tablette n’arrivait plus à survivre

    15 décembre 2016 |Philippe Papineau | Médias
    En tout, 17 numéros de «BazzoMag» ont vu le jour, et le dernier sera publié en janvier et chapeauté d’un éditorial d’adieu de Marie-France Bazzo.
    Photo: Archives Le Devoir En tout, 17 numéros de «BazzoMag» ont vu le jour, et le dernier sera publié en janvier et chapeauté d’un éditorial d’adieu de Marie-France Bazzo.

    Après un peu plus d’un an de vie, le magazine sous format tablette de Marie-France Bazzo, BazzoMag, a cessé ses activités, a appris Le Devoir.

     

    Créé en septembre 2015 afin de souligner le dixième anniversaire de l’émission de télévision Bazzo. tv — qui elle-même a été diffusée une dernière fois en mars 2016 —, BazzoMag s’était donné le mandat d’explorer en profondeur des thèmes de l’actualité sociopolitique et culturelle.

     

    L’application était gratuite, et disponible pour les systèmes d’exploitation iOs et Android. En tout, 17 numéros ont vu le jour, et le dernier sera publié en janvier et chapeauté d’un éditorial d’adieu de Mme Bazzo.

     

    Jointe par Le Devoir, Marie-France Bazzo a confirmé la nouvelle. « On n’y arrivait juste plus, résume la productrice et chroniqueuse. On vivait d’une subvention du Fonds Québecor, on a essayé d’aller chercher d’autres revenus, de la publicité, là on envisageait de trouver des commanditaires, on a tout fait. »

     

    Mme Bazzo fait le constat que malgré la crise qui frappe les médias sous forme papier, ces derniers ont encore une longueur d’avance devant les publications uniquement numériques. « Le papier a encore plus d’audience, se démarque plus et se remarque plus, dit-elle, soulignant l’existence et la survie du magazine Nouveau Projet, mené par Nicolas Langelier. Vraiment, ma première et principale conclusion, c’est que si tu veux faire un magazine indépendant, malgré tout, vas-y papier. C’est fou hein, mais vas-y papier. »

     

    La productrice admet candidement que son projet « était audacieux ». « C’était peut-être voué à la mort à moyen terme… » ajoute-t-elle la voix lourde.

     

    La synergie disparue

     

    Marie-France Bazzo reconnaît que « l’édition de magazine écrit, c’est vraiment autre chose que la télé. Je n’étais pas soutenue par un groupe de presse, où il y a souvent une expertise derrière. […] On a vraiment parti ça from scratch, avec beaucoup d’énergie, des gens de grands talents, mais sans soutien ou expertise. »

     

    Mais par-dessus tout, selon elle, c’est la fin de l’émission Bazzo. TV, diffusée à Télé-Québec, qui a sonné le glas de BazzoMag. La présence au petit écran servait de tremplin pour l’application et en permettait la promotion.

     

    « À partir du moment où la synergie ne jouait plus, le magazine était vraiment tout seul. Vraiment, tous les astres étaient alignés pour que ça n’aille vraiment plus. »

     

    BazzoMag n’avait pas d’employés permanents, mais comptait entre autres sur une rédactrice en chef, Kathleen Michaud, une journaliste régulière, Anne Laguë, et de multiples collaborateurs pigistes.













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