Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    La ministre David n’envisage pas d’aide immédiate pour la presse écrite

    22 avril 2016 |Philippe Orfali | Médias
    Hélène David a affirmé qu’elle avait rappelé récemment à ses collègues l’importance, pour leur ministère, d’acheter de la publicité dans les journaux régionaux, une source de revenus majeure pour ces publications.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Hélène David a affirmé qu’elle avait rappelé récemment à ses collègues l’importance, pour leur ministère, d’acheter de la publicité dans les journaux régionaux, une source de revenus majeure pour ces publications.

    Face à la situation précaire dans laquelle se trouvent un nombre grandissant de médias traditionnels, la ministre de la Culture, Hélène David, reste de marbre. Son gouvernement n’a pas, pour l’heure, l’intention d’aider la presse écrite, régionale ou indépendante au moyen de subventions ou de crédits d’impôt additionnels.

     

    C’est du moins ce qu’elle a laissé entendre jeudi soir à l’Assemblée nationale, lors de l’étude des crédits budgétaires en culture. Pressée par la députée péquiste Véronique Hivon de préciser si le gouvernement Couillard pourrait envisager une aide financière additionnelle aux journaux et autres médias menacés de fermeture en raison des bouleversements qui ébranlent leur industrie, Mme David a refusé de s’engager. Les journaux régionaux se débrouillent bien seuls, a-t-elle soutenu.

     

    « Il y a eu des transactions sur lesquelles on n’a pas nécessairement de pouvoir, mais quand Capitales Médias a repris certains journaux [de Gesca], ça a été un soulagement collectif. […] Tout ça est en mouvance. »

     

    La porte-parole péquiste en matière de culture s’est montrée déçue. Un nombre grandissant d’États interviennent pour soutenir l’industrie médiatique, rappelle-t-elle. « Ce n’est pas un domaine qu’on peut laisser aller au gré des marchés ! C’est un pilier démocratique important. J’invite la ministre à réfléchir à un plan concret », a-t-elle dit, évoquant des « chiffres effarants » qui laissent craindre le pire. « Le gouvernement fédéral songe à agir, nous, on laisse le train passer. Or, le gouvernement a une responsabilité de favoriser l’information », a-t-elle déploré.

     

    Hélène David a affirmé qu’elle avait rappelé récemment à ses collègues l’importance, pour leur ministère, d’acheter de la publicité dans les journaux régionaux, une source de revenus majeure pour ces publications. Depuis 1995, un décret « incite » les ministères à investir 4 % de leur budget publicitaire dans les médias communautaires. Mais cette cible est rarement atteinte.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.