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    Le point sur la crise de l’information

    Patrons et journalistes étudieront les soutiens possibles aux médias

    21 avril 2016 |Stéphane Baillargeon | Médias
    Patrons de presse et journalistes se pencheront sur les modes de financement des médias à l’heure du tout au numérique. Ci-dessus, la salle de rédaction du «Devoir».
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Patrons de presse et journalistes se pencheront sur les modes de financement des médias à l’heure du tout au numérique. Ci-dessus, la salle de rédaction du «Devoir».

    À peu près tout ce qui compte comme patrons de presse ou comme représentants des journalistes du Québec se réunira à Québec le mardi 3 mai pour un grand exercice de réflexion autour de la crise des médias d’information.

     

    Les participants se feront présenter les conclusions d’une analyse économique de la firme indépendante MCE Conseils sur les modes de soutien des médias d’information ailleurs dans le monde, surtout en Europe et notamment dans les pays scandinaves. Ils étudieront aussi des hypothèses de refinancement des entreprises de presse. Ils seront finalement appelés à discuter des solutions concrètes pour venir en aide au secteur réputé essentiel pour le bon fonctionnement d’une société démocratique.

     

    Le colloque L’information : le 4e pouvoir sous pression est organisé par la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), qui représente des centaines de syndiqués des salles de nouvelles québécoises. La liste des participants confirmés comprend des dirigeants de Capital Média (Claude Gagnon), La Presse+ (Éric Trottier), Radio-Canada (Michel Cormier) et Le Devoir (Brian Myles). Il y aura aussi la présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (Lise Millette), la vice-présidente de la FNC (Valérie Lessard) et le président de l’Association des journalistes indépendants du Québec (Simon Van Vliet). En plus, en matinée, plusieurs universitaires et chercheurs spécialisés feront le point sur l’état du monde de l’info, des vieilles comme des nouvelles plateformes.

     

    Occasion rare

     

    « C’est rare de réunir tous les gens de l’industrie en un même lieu pour partager des idées et des visions pour l’avenir, dit Pascale St-Onge, présidente de la Fédération. Nous allons donc demander aux patrons de presse et aux journalistes de discuter ensemble des problèmes de notre industrie et de leur vision de l’avenir des médias. »

     

    Elle ne peut encore dévoiler l’étude de MCE Conseils, toujours en élaboration. « L’analyse porte sur des hypothèses de financement,résume la présidente. Nous avons regardé ce qui se fait à l’étranger, mais aussi ce qui pourrait se faire au Canada et au Québec. On demandera aux participants de discuter par rapport à ces options, mais aussi de manière plus large de l’avenir des médias et de l’information. »

     

    Le document de présentation du colloque parle d’une crise. Ses signes sont partout. Encore cette semaine, Québecor a annoncé la fermeture de sa chaîne spécialisée Canal Argent et des compressions à son agence QMI.

     

    « Il y a un sentiment d’urgence, dit Mme St-Onge. Plusieurs médias semblent nerveux quant à leur avenir. Les conditions pour les journalistes se détériorent, et les possibilités d’embauche diminuent. Il faut discuter de tout cela. »


    La liberté de presse recule Le nouveau rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF), diffusé mercredi, documente une dégradation de la liberté de presse dans toutes les régions du monde en 2016. Le Canada est à l’image du continent américain, où les indicateurs reculent en masse. Le pays passe au 18e rang, entre l’Islande et la Namibie, une chute de dix rangs attribuable notamment à la faiblesse de la protection des sources journalistiques au pays et « aux années Harper », qui ont malmené l’accès à l’information aux pays par ce qui était décrit par RSF en octobre dernier comme une « politique des portes closes ».












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