Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Médias

    Les journaux de Capitales Médias se dématérialisent

    14 octobre 2015 |Stéphane Baillargeon | Médias
    «Le papier demeure et va demeurer», dit Martin Cauchon, propriétaire du nouvel empire de presse hors métropole.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir «Le papier demeure et va demeurer», dit Martin Cauchon, propriétaire du nouvel empire de presse hors métropole.

    C’est le grand jour numérique pour les sept journaux du groupe Capitales Médias, qui lancent ce mercredi leurs nouvelles applications pour tablette et téléphone. Les versions dématérialisées du Soleil, du Nouvelliste, du Droit, de La Tribune, du Quotidien, du Progrès-Dimanche et de La Voix de l’Est sont disponibles gratuitement en version iOS et Android.

     

    La mutation numérique ne signe toutefois pas la mort du papier au sein du groupe. La Presse, ancien navire amiral de Gesca, où étaient les quotidiens de Capitales avant leur transfert, a choisi une autre solution. Le vieux quotidien montréalais abandonnera la publication sur support imprimé en semaine, dès janvier, au profit de sa nouvelle version pour tablette La Presse+.

     

    « Le papier demeure et va demeurer, dit au Devoir Martin Cauchon, propriétaire du nouvel empire de presse hors métropole. On l’utilise comme fer de lance pour se projeter sur d’autres plateformes sur lesquelles nous allons greffer une stratégie de médias sociaux pour ramener les lecteurs, les intéresser à nos contenus. Je ne vois pas l’univers du numérique comme menaçant. Au contraire. Je vois ça comme une occasion de développement pour nous. »

     

    La vente des journaux à Capitales Médias s’explique en partie par l’impossibilité d’y rentabiliser des versions de La Presse+. Les plateformes lancées cette semaine seraient beaucoup plus modestes et beaucoup moins coûteuses.

     

    Dynamique d’entreprise

     

    Martin Cauchon est l’unique actionnaire du groupe constitué en mars. L’ancien ministre libéral fédéral a acquis les journaux de Power Corporation dans le cadre d’une entente tenue secrète. Capitales Médias a son siège social à Québec. La société regroupe aussi trois hebdomadaires et deux imprimeries.

     

    Le nouveau propriétaire n’a pas chômé depuis huit mois. Avant ce virage numérique, il a négocié de nouvelles ententes collectives avec 17 syndicats.

     

    « Il était important pour moi de mettre en place une dynamique d’entreprise conviviale, cordiale, d’équipe, dit-il. Je suis le nouveau propriétaire et je voulais mettre ça à mon image. Il fallait aussi rassembler les gens autour d’un projet, d’une vision claire. »

     

    Laquelle ? « Notre vison part de la réalité, répond le patron de presse. Notre force, c’est l’information de qualité et de proximité dans les communautés. Historiquement, et c’est toujours vrai, ces journaux ont toujours joué un rôle important dans leur communauté, pour toutes les questions économiques, politiques, sociales ou culturelles. Ce mandat est plus fort que jamais et va demeurer. Bref, notre force, c’est le contenu. Et plus je diffuse ce contenu sur différentes plateformes, plus je remplis ma mission. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.