L'éditeur du Ottawa Citizen congédié - Un syndicat lance une campagne pour la liberté éditoriale chez CanWest
21 juin 2002
Médias
Ottawa — La Guilde des employés de journaux du Canada veut lancer une campagne en faveur de l'indépendance éditoriale des journaux détenus par CanWest Global Communications mais refuse toutefois de demander aux gens d'annuler leurs abonnements aux journaux de la chaîne.
Le syndicat, qui représente des milliers de journalistes et d'employés de journaux à travers le pays, demande aux gens d'envoyer des courriels et des lettres faisant part de leurs inquiétudes à CanWest, une entreprise basée à Winnipeg.
«Chaque journal devrait avoir une autonomie complète, a déclaré hier le directeur du syndicat, Arnold Amber. Les chroniqueurs devraient avoir le droit d'exprimer leurs opinions.»
CanWest, le plus grand éditeur de journaux au Canada et le deuxième plus important propriétaire de stations privées de radio et de télévision, est sous les projecteurs depuis le congédiement, la fin de semaine dernière, de l'éditeur du Ottawa Citizen, Russell Mills, à la suite d'une dispute au sujet de la politique éditoriale de l'entreprise.
CanWest a récemment été au centre d'une controverse en ce qui a trait à sa politique obligeant ses journaux à publier des éditoriaux provenant de son siège social.
Des milliers de lecteurs du Ottawa Citizen ont annulé leur abonnement pour protester contre le renvoi de M. Mills mais le syndicat ne croit pas qu'il s'agit là d'une bonne approche. «Cette collectivité a besoin d'un bon journal fort, et l'annulation des abonnements n'est pas une bonne façon d'y parvenir», a déclaré M. Amber. Il a affirmé que la dispute au Ottawa Citizen ressemble aux conflits qui ont éclaté dans d'autres journaux de CanWest, notamment au quotidien The Gazette à Montréal et au Leader-Post de Regina.
Le syndicat fait la promotion de sa campagne avec une publicité pleine page de 13 000 $ dans le Citizen. M. Amber a indiqué que la direction du journal a accepté de publier la publicité en demandant seulement quelques modifications mineures.
M. Mills prétend que son congédiement est survenu après qu'il n'eut pu recevoir l'approbation de CanWest au sujet d'un éditorial, publié le 1er juin, dans lequel il réclamait la démission du premier ministre Jean Chrétien.
CanWest, dont le président Izzy Asper est un ancien chef du Parti libéral du Manitoba, a refusé de commenter le dossier du renvoi de M. Mills, affirmant qu'il s'agit d'une affaire interne.
CanWest est propriétaire du réseau de télévision Global et de Southam, qui publie des quotidiens comme le National Post, le Vancouver Sun, l'Edmonton Journal, le Calgary Herald et le Halifax Daily News.
Le syndicat, qui représente des milliers de journalistes et d'employés de journaux à travers le pays, demande aux gens d'envoyer des courriels et des lettres faisant part de leurs inquiétudes à CanWest, une entreprise basée à Winnipeg.
«Chaque journal devrait avoir une autonomie complète, a déclaré hier le directeur du syndicat, Arnold Amber. Les chroniqueurs devraient avoir le droit d'exprimer leurs opinions.»
CanWest, le plus grand éditeur de journaux au Canada et le deuxième plus important propriétaire de stations privées de radio et de télévision, est sous les projecteurs depuis le congédiement, la fin de semaine dernière, de l'éditeur du Ottawa Citizen, Russell Mills, à la suite d'une dispute au sujet de la politique éditoriale de l'entreprise.
CanWest a récemment été au centre d'une controverse en ce qui a trait à sa politique obligeant ses journaux à publier des éditoriaux provenant de son siège social.
Des milliers de lecteurs du Ottawa Citizen ont annulé leur abonnement pour protester contre le renvoi de M. Mills mais le syndicat ne croit pas qu'il s'agit là d'une bonne approche. «Cette collectivité a besoin d'un bon journal fort, et l'annulation des abonnements n'est pas une bonne façon d'y parvenir», a déclaré M. Amber. Il a affirmé que la dispute au Ottawa Citizen ressemble aux conflits qui ont éclaté dans d'autres journaux de CanWest, notamment au quotidien The Gazette à Montréal et au Leader-Post de Regina.
Le syndicat fait la promotion de sa campagne avec une publicité pleine page de 13 000 $ dans le Citizen. M. Amber a indiqué que la direction du journal a accepté de publier la publicité en demandant seulement quelques modifications mineures.
M. Mills prétend que son congédiement est survenu après qu'il n'eut pu recevoir l'approbation de CanWest au sujet d'un éditorial, publié le 1er juin, dans lequel il réclamait la démission du premier ministre Jean Chrétien.
CanWest, dont le président Izzy Asper est un ancien chef du Parti libéral du Manitoba, a refusé de commenter le dossier du renvoi de M. Mills, affirmant qu'il s'agit d'une affaire interne.
CanWest est propriétaire du réseau de télévision Global et de Southam, qui publie des quotidiens comme le National Post, le Vancouver Sun, l'Edmonton Journal, le Calgary Herald et le Halifax Daily News.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

