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    Projet Planète F, comme famille

    Vers un nouveau magazine Web

    19 novembre 2013 |Stéphane Baillargeon | Médias

    Deux journalistes québécoises, attristées par l’état des médias sur la famille, proposent de créer un média en ligne où il ne sera pas seulement question «   de la gestion du bricolage ou des meilleures marques de poussettes  ».

     

    Le projet de magazine Web, baptisé Planète F, cherche du financement collaboratif par l’entremise du site Kickstater. Lundi après-midi, un peu plus d’une semaine après le lancement de sa campagne publique, la proposition d’affaires cumulait déjà plus de 60 % des 10 000 $ nécessaires pour mettre en branle de sa première phase.

     

    Mariève Paradis défend cette idée avec sa collègue et amie Sarah Poulin-Chartrand. Les deux sont de jeunes mamans. Mme Paradis est une figure bien connue du milieu puisqu’elle préside l’Association des journalistes indépendants du Québec.

     

    «   Sarah et moi, on échangeait sur notre travail comme journalistes indépendantes, surtout nos frustrations, parce qu’on se fait refuser des sujets jugés trop controversés, quand elle a lancé qu’on devrait se partir un magazine, explique Mme Paradis en entrevue téléphonique. C’était il y a un an et demi et maintenant on y est.   »

     

    Le financement public assurera l’indépendance de Planète
    F. Avec 10 000 $, la compagnie lancera le site Web et produira ses six premiers numéros, les abonnements futurs assurant la suite. En récoltant 20 000 $, la petite équipe produira plus d’articles et paiera des collaborateurs supplémentaires. À 30 000 $, s’ajouteraient des reportages vidéo et une version imprimée annuelle.


    « Ce mode de financement nous permet en plus de tester l’intérêt pour le projet, explique Mme Poulin-Chartrand. C’est aussi une manière de créer une communauté de parents, de futurs lecteurs. La réponse est déjà extrêmement positive. »

     

    Que pourront-ils découvrir dans ce magazine ? Les fondatrices annoncent «   des enquêtes approfondies, des débats qui dérangent » et du déboulonnage de «   mythes à la tête dure   ». La page du projet donne des exemples concrets : «   Y a-t-il eu des abus dans la salle d’accouchement   ? Qui sont les spécialistes de l’enfance autoproclamés   ? Familles religieuses   : les enfants ont-ils le choix   ? Les Ayatollahs de l’allaitement existent-elles ? »













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