À voir à la télévision le samedi 25 octobre - Hong-Kong mon amour
Kar-Wai Wong aurait tourné une scène d'amour physique avec les deux protagonistes d'un de ses plus beaux films, Les Silences du désir, version française de In The Mood For Love. Difficile de savoir si le fait d'avoir laissé ces images sur la table de montage était un choix calculé de la part du célèbre réalisateur de Hong-Kong, mais ce sursaut de pudeur ne pouvait qu'être bénéfique à la chorégraphie de cette valse triste des amours déçues.
D'autres détails nous sont aussi cachés. Nous ne verrons jamais l'épouse de Chow Mo-Wan (Tony Leung, également la vedette de deux films antérieurs de Kar-Wai Wong, Chuncking Express et Happy Together) et le mari de Su Lizhen (Maggie Cheung). Ces deux voisins de palier vont pourtant découvrir que leurs conjoints sont des amants, et cette révélation ne fera d'abord qu'aggraver le sentiment de solitude et d'échec qui les accable.
Dans ce Hong-Kong du début des années 1960, dont on ne verra que des intérieurs minuscules et mal éclairés, ces deux êtres délaissés vont se rapprocher, mais avec une délicatesse extrême, sur la pointe des pieds et du bout des lèvres. L'amour pourrait être au rendez-vous, mais leur relation naissante, d'abord basée sur un drame commun et d'une cruelle ironie, est freinée par les regards inquisiteurs et un climat social où tout semble vouloir basculer dans l'inconnu. Car leurs soubresauts conjugaux et leurs désirs hésitants ne sont que le reflet, pour Kar-Wai Wong, des déchirements de cette ancienne et prospère colonie britannique devant la cruauté de la Révolution culturelle de Mao.
Au charme raffiné de ce duo d'acteurs en complète symbiose s'ajoute une musique aux pouvoirs hypnotiques, avec un thème principal qui devrait vous trotter longtemps dans la tête.
Les Silences du désir
Télé-Québec, 21h30
D'autres détails nous sont aussi cachés. Nous ne verrons jamais l'épouse de Chow Mo-Wan (Tony Leung, également la vedette de deux films antérieurs de Kar-Wai Wong, Chuncking Express et Happy Together) et le mari de Su Lizhen (Maggie Cheung). Ces deux voisins de palier vont pourtant découvrir que leurs conjoints sont des amants, et cette révélation ne fera d'abord qu'aggraver le sentiment de solitude et d'échec qui les accable.
Dans ce Hong-Kong du début des années 1960, dont on ne verra que des intérieurs minuscules et mal éclairés, ces deux êtres délaissés vont se rapprocher, mais avec une délicatesse extrême, sur la pointe des pieds et du bout des lèvres. L'amour pourrait être au rendez-vous, mais leur relation naissante, d'abord basée sur un drame commun et d'une cruelle ironie, est freinée par les regards inquisiteurs et un climat social où tout semble vouloir basculer dans l'inconnu. Car leurs soubresauts conjugaux et leurs désirs hésitants ne sont que le reflet, pour Kar-Wai Wong, des déchirements de cette ancienne et prospère colonie britannique devant la cruauté de la Révolution culturelle de Mao.
Au charme raffiné de ce duo d'acteurs en complète symbiose s'ajoute une musique aux pouvoirs hypnotiques, avec un thème principal qui devrait vous trotter longtemps dans la tête.
Les Silences du désir
Télé-Québec, 21h30
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