Décès du journaliste Rodolphe Morissette
Plusieurs de ses collègues journalistes l’ayant côtoyé ont tenu à lui rendre hommage sur les réseaux sociaux. « Rodolphe Morissette a joué un rôle important dans l’ouverture des tribunaux aux médias, parce que c’était encore pire avant », a écrit le journaliste judiciaire de la chaîne CTV, Stéphane Giroux, sur Twitter.
Car la couverture des affaires judiciaires était fort différente à l’époque où M. Morissette s’est installé dans le local du palais de justice de Montréal destiné aux reporters. « À partir de 1985, on a livré une lutte de tous les instants afin que des documents publics soient accessibles au public ! », expliquait-il lors d’une entrevue accordée au Trente, le magazine de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Le journaliste, qui avait travaillé au Devoir jusqu’en 1984 avant de joindre Le Journal de Montréal, a aussi contribué à former les jeunes reporters, comme Brian Myles, le président de la FPJQ. « Il a formé la relève, on a tous bénéficié de ses conseils, il était très généreux », explique M. Myles.
M. Morissette a aussi dû faire face à plusieurs poursuites judiciaires. « On lui a lancé des menaces, des demandes d’injonction, plusieurs poursuites pour des sommes astronomiques, une accusation d’outrage au tribunal », a écrit le journaliste Yves Boisvert dans les pages du Trente en 2007. Mais il n’a jamais été reconnu coupable lors de ces procès, qui lui ont d’ailleurs donné l’occasion de mieux comprendre, encore, l’administration de la justice.








