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    Médias – Les pigistes se mobilisent contre Transcontinental

    Les pigistes du pays se mobilisent contre Transcontinental (TC Media). Le groupe publie des magazines comme Coup de pouce et Elle Québec, le journal Les Affaires et des dizaines de journaux régionaux partout au Canada.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Les pigistes du pays se mobilisent contre Transcontinental (TC Media). Le groupe publie des magazines comme Coup de pouce et Elle Québec, le journal Les Affaires et des dizaines de journaux régionaux partout au Canada.

    Les pigistes du pays se mobilisent contre Transcontinental (TC Media), qui tente de leur imposer un nouveau contrat type les obligeant à céder tous leurs droits, sur toutes les plateformes, dans le monde entier.


    Le groupe publie des magazines comme Coup de pouce et Elle Québec, le journal Les Affaires et des dizaines de journaux régionaux partout au Canada. La nouvelle mesure légale touche des centaines de rédacteurs ou de photographes.


    TC Media fait circuler le nouveau contrat depuis environ deux semaines. La mobilisation pancanadienne s’est accélérée jeudi, avec des conférences de concertation impliquant la Guilde canadienne des médias et l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ). L’appel au boycottage se prépare.


    « Pour moi, avec ce contrat, Transcontinental se positionne au sommet de la liste des groupes de presse en ce qui a trait au mépris des journalistes, commente André Dumont, vice-président de l’AJIQ, en entrevue au Devoir. C’est un virage très aigu pour cette compagnie qui avait toujours reconnu le droit d’auteur de tous ses collaborateurs. »


    Le contrat exige la cession, « pour le monde entier, [de] la propriété entière de tous les droits d’auteur que le collaborateur détiendra ou pourrait détenir ».


    Une autre clause demande que le collaborateur « renonce à l’ensemble de ses droits moraux », c’est-à-dire la mention de son nom. Le contrat ajoute toutefois que la « désattribution » nominale ne se ferait que « pour des motifs raisonnables ».


    Ces exigences arrivent quelques semaines après la nouvelle reconnaissance légale des droits d’auteur des photographes à la suite de l’adoption par Ottawa de la loi C-11. L’Association canadienne des créateurs professionnels de l’image (CAPIC), qui représente les photographes de presse du pays, s’oppose aussi au nouveau contrat de TC Media. La CAPIC invite « toute la communauté des pigistes de l’information à refuser de signer tel quel ce contrat abusif et dangereux », selon un communiqué émis jeudi.


    Il a été impossible d’obtenir un commentaire de la compagnie.













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