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Radio-Canada congédie son directeur de l'information, Alain Saulnier

Stéphane Baillargeon   24 février 2012  Médias
Alain Saulnier (à gauche)<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Alain Saulnier (à gauche)
La Société Radio-Canada (SRC) est habituée à subir des attaques de l'extérieur, contre ses budgets, sa transparence, voire sa raison d'être à titre de service public. Hier, une autre onde de choc a profondément ébranlé l'institution: le congédiement d'Alain Saulnier, directeur général de l'information (radio, télé et Web).

Ce dernier rebondissement semble venu de l'intérieur. Mais est-ce bien le cas?

Entré à la SRC en 1984, patron à l'enviable réputation éthique et professionnelle, M. Saulnier a contribué à mettre sur pied le service des émissions d'enquêtes, en plus de copiloter l'intégration des différentes plateformes de diffusion. Il a aussi dirigé la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dans les années 1990. Il a alors fait adopter un guide de déontologie, toujours en vigueur.

Fait rare, son départ a été souligné en direct à RDI, vers 15h22, quand les employés de la salle des nouvelles ont interrompu une diffusion pour applaudir leur directeur.

Alain Saulnier quittera ses fonctions le 16 mars. Son départ a été obtenu mercredi soir par Louis Lalande, lui-même nouveau vice-président principal du service français arrivé en poste à la mi-janvier.

«C'est une décision mûrie de la direction, confirme Marc Pichette, directeur des relations publiques de la SRC. M. Lalande désire effectuer des changements à la direction de l'information.»

Au moins deux autres hypothèses s'affrontent pour expliquer cette décision. Elles ne s'excluent pas nécessairement.

La première parle d'une rivalité tenace entre les deux dirigeants. Elle repose donc sur une explication «interne». M. Lalande, un réalisateur, a perdu son poste de directeur de l'information télé en 2006 à la faveur d'une réforme intégratrice qui a alors profité à M. Saulnier. L'année précédente, M. Lalande avait notamment déplacé le Téléjournal de 18h à 17h pour le remplacer par une émission de variétés animée par Véronique Cloutier. «Louis Lalande est rancunier, dit un haut gradé de la SRC qui ne veut pas être identifié publiquement. Maintenant, il se venge.»

Il n'empêche que dans le communiqué officiel annonçant le départ, le vice-président loue le travail du directeur. «Alain Saulnier jouit d'un très grand respect dans la communauté journalistique, affirme M. Lalande. [...] Je tiens d'ailleurs à remercier Alain pour sa contribution au service du diffuseur public.»

La seconde hypothèse pointe vers des pressions politiques. Un communiqué de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) évoque clairement ce lien de causalité impliquant des ennemis en dehors de l'institution.

«Sa mise à la porte, présentée officiellement [hier] comme un «départ", prend les allures d'une première salve des conservateurs dans leur bataille pour réduire la taille, l'influence et le budget de Radio-Canada, dit le texte. À la veille de compressions importantes à la SRC, la FPJQ craint plus que jamais qu'on saborde le mandat d'information du diffuseur public. La FPJQ se demande d'ailleurs si les attaques incessantes des conservateurs au pouvoir à Ottawa contre Radio-

Canada, qu'ils tiennent responsable en partie de leurs insuccès électoraux au Québec, n'auraient pas un lien avec le départ forcé d'un défenseur de l'indépendance de la société d'État.»

Sur ce, M. Pichette réplique que «la décision ne découle ni de pressions internes, ni de pressions externes». Le directeur des relations publiques rappelle aussi «la tradition d'indépendance de Radio-Canada».

Alain Saulnier n'a pas accordé d'entrevue aux médias. Il a cependant envoyé un message à ses collègues, où il écrit: «Je regrette de vous laisser dans une telle tourmente, mais sachez que ce n'est pas mon choix.»
 
 
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  • André Chevalier - Abonné
    24 février 2012 05 h 36
    Téléquébec devrait l'engager
    Il serait temps que Téléquébec se dote d'un service d'information indépendant des dictats du gouvernement fédéral. Alain Saunier serait certainement l'homme de la situation pour remplir ce mandat.
    En autant que je sache, pour des raison obscure, le CRTC a toujours refusé d'accorder la possibilité de créer un tel service à Téléquébec. Il serait peut-être temps de le confronter à ce sujet.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    24 février 2012 06 h 34
    Quelle bonne idée!
    Remplacer les Nouvelles par un show de variétés, quelle bonne idée! Une fois parti, pourquoi ne pas envoyer Alain Gravel et Marie-Maud Denis à la section des sports? «L'indépendance de radio-Canada», dites-vous? Elle est morte depuis longtemps, sous Pierre Elliott. Souvenez-vous de la «couverture» de la Crise d'octobre.

    Desrosiers
    Val David
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  • oracle - Abonné
    24 février 2012 06 h 56
    À une condition.
    La thèse des assauts des conservateurs contre les services français de Radio-Canada ne me paraît guère fantaisiste. Dans quel cas, seule la mobilisation des auditeurs et téléspectateurs pourra aider le réseau à tenir le coup, à une condition néanmoins, que Radio-Canada recommence sans délai à privilégier la substance sur le spectacle.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Gael - Inscrit
    24 février 2012 07 h 20
    facho au pouvoir
    l'institutionnalisation de la dictature la pensée unique des valeurs d extrême droite alors un des moyens est de contrôler l information et de tasser ceux qui pourraient nuire a la cause
    on est pas sortie du bois avec ces tawins au pouvoir
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  • Airdutemps - Inscrite
    24 février 2012 07 h 26
    Quel intérêt ...
    ... les Conservateurs auraient-ils d'empêcher et de nuire à la propagande unitariste canadienne mise en place par le PLC, et ce, depuis des décennies ? La mission de la SRC n'est-elle pas canadienne d'un océan à l'autre ? Trop facile d'accuser les Conservateurs.

    Vraiment, je crois plutôt à une chicane interne; une guerre d'égos.

    On verra... bien.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    24 février 2012 07 h 48
    Excellente suggestion de M.Chevalier
    Il serait grandement temps que le Québec se dote d'une émission d'informations de qualité. On a déjà une antenne, on a les budgets, alors pourquoi pas. Coincé entre l'information "fast food" de TVA, et l'information de Radio-Canada, le Québec pourrait se doter d' une chaîne de télé ayant une information de qualité . Il suffirait, par exemple, de prendre les budgets des émissions inutiles comme Les Francs Tireurs, et d'autres émissions douteuses, et de réorienter ces budgets existants pour débuter cette émission d'informations.
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  • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit
    24 février 2012 08 h 10
    Un réseau d'informations à Télé-Québec
    À M. André Chevalier,

    Complètement d'accord.
    Mais je ne suis pas sûr que les proprios du Domaine Sagard et le parti libéral le soient.
    Il me semble que ça ferait une belle promesse électorale provenant du Parti Québécois : une autre façon de se prendre en main.
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  • Guy LeVasseur - Inscrit
    24 février 2012 08 h 11
    La SRC est "De Facto" la radio et la télévision d'état ... du Québec !

    Il est évident que ce congédiement est politique suite aux pressions que le gouvernement Réformiste Allianciste Créationniste Biblique Militariste de Steven Harper a exercé à la SRC en ce sens.

    Ceci dit, la SRC bénéficie de très fortes cotes d'écoute au Québec à la fois pour sa radio ( Première chaine et Espace Musique ) , sa télévision ( SRC et RDI ) et pour l'utilisation de ses différents services internet.

    Au niveau canadien, l'audience de la SRC est composée à 90 % de Québecois francophones, ce qui confirme que la SRC est déjà
    « De Facto », la radio et la télévision d'état ......... du Québec !

    Si le gouvernement Harper veut créer une nouvelle crise avec le Québec et encore faire monter le Parti Québecois dans les intentions de vote et bien ….. qu'il coupe fortement dans les budgets de la SRC.

    Ce qu'il va de toute façon faire dans son prochain budget, question de "flatter" sa base électorale de l'ouest canadien qui est viscéralement anti SRC/CBC et accessoirement pro « Sun News ».
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  • François Dugal - Abonné
    24 février 2012 08 h 43
    Opération «Silence dans les rangs»
    Le journalisme d'enquête, la surveillance électronique des sources, le congédiement des patrons complaisants: l'Opération «Silence dans les rangs» bat son plein.
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  • meme40 - Inscrit
    24 février 2012 08 h 57
    Les choux gras...
    L'Idée de télé québec serait bonne si la volonté de cette institution n'était " Ne rien faire à meilleurs cout""...Mais Des quizzz à la façon G.A.L... ça pourrait s'appeler tout le monde se tait...tant qu'à regarder Radio-cannnn se dégrader à vitesse grand V. des tics linguistiques tiennent lieu de réflexion tout est bâti à l'emporte pièces Radio nulle, télé nulle... La T.V.O fait cent fois mieux,T.F.O. idem... alors la réflexion que l'on pourrait faire collectivement Diable! Pourquoi sommes-nous devenus si pourris en si peu de temps.. et ne pas l'avoir (sciemment) vu venir.!Il y a longtemps que le monde de l'info de cette société est piégé, par qui ? Elle est ou l'indépendance? Que fait la Presse tous les matins à se faire lécher les bottines par Homier-Roy ? La censure politique passe par des chemins étranges...
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  • Maxdevoir - Inscrit
    24 février 2012 08 h 57
    Et un autre... comme bien d'autres!
    Saulnier s’ajoute donc aux autres "identifiés" qui nuisent à la "nation"
    Canado-manichéenne Harperiste.

    Un autre exemple récent de cette culture sophistiquée de l'élimination déguisée? Jean-François Lisée. Alors qu'il faisait parti depuis peu d'un panel à chaque jeudi au Téléjounal de SRC et où il y a l’ancienne ministre libérale Liza Frulla, l’ancienne candidate NPD Anne Lagacé-Dowson et la journaliste conservatrice Tasha Kheiriddin, il a été remercié par un membre de la direction de l’information de R-C qu'il ne ferait plus partie de ce panel. Le prétexte "logique" invoqué était lié à sa décision d’accepter d’être membre du Comité de Pauline Marois sur la stratégie souverainiste, avec des universitaires, ex-hauts fonctionnaires et autres..

    Tout savoir sur tout et éliminer tout ce qui peut être nuisible.
    Ceci n'est pas un slogan...

    Ici, lire la réaction de J-F Lisée suite à son congédiement déguisé présenté en remerciement "élégant".
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/pou

    Et ici, pour connaître les fondements du Harperisme...

    La montée de la droite chrétienne au Canada
    http://www.messageries-adp.com/ficheProduit.aspx?c
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  • Philippe Landry - Abonné
    24 février 2012 09 h 09
    @M. Chevalier et Delisle
    Malheureusement, le CRTC interdit à Télé-Québec de produire un bulletin d'informations (ce qui revient à museler le peuple Québécois puisqu'on lui interdit de se manifester par le biais d'un médium d'information démocratique).

    L'information est une arme très puissante à ne pas laisser entre toutes les mains, parait-il.
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  • Ante circus - Inscrit
    24 février 2012 09 h 19
    Pourquoi Télé-Québec?
    Alain Saulnier était le capitaine du vaisseau-amiral de Radio-Canada, l’information. L’équipage était et reste formé d’hommes et de femmes de qualité à tous les niveaux, du journaliste aux techniciens sur le plateau. Cette équipe qu’on regardait avec émotions rendre hommage à son chef par des applaudissements nourris. Honte aux dirigeants de Radio-Pravda (que Falardeau avait rebaptisé Radio-Cadenas, rappelez-vous) qui portent la responsabilité de son congédiement en règle. Le gouvernement conservateur se voit retirer une épine dans le pied? Très certainement. Espérons juste que Dimitri Soudas ne devienne pas le prochain directeur de l’information! Je ne veux pas d’un deuxième TVA Nouvelles. Ni entendre, «la bonne nouvelle» de Stephen Harper défiler en continue.
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  • André Chevalier - Abonné
    24 février 2012 09 h 49
    Confrontons le CRTC
    À l'origine, le CRTC a été créé pour distribuer les canaux qui étaient en nombres limités de façon équitable de façon à assurer une variété de contenu pour la clientèle.

    Maintenant que le nombre de canaux est pratiquement illimité, sa fonction est devenue inutile et il ne sert qu'à contrôler le contenu en fonction des volontés du pouvoir.

    Les radio-poubelles et les Don Cherry de ce monde ne dérangent pas le pouvoir, ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne les critiques du gouvernement qui utilise le CRTC comme bâillon. Il serait donc parfaitement légitime de défier le CRTC et le pouvoir fédéral à ce sujet et de mener le litige jusqu'en cour suprême pour dénoncer cet organisme qui porte atteinte à la liberté d'expression garantie par le charte des droits canadienne.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    24 février 2012 10 h 15
    Le nouveau nerf de la guerre
    En notre époque plus qu‘à toute autre le vrai nerf de la guerre est l’information. Contre le pouvoir de l’argent, il faut déployer le pouvoir de l’information et de la parole.

    « Il y a un gros déséquilibre dans les médias québécois. Les souverainistes devraient commencer à comprendre que pour gagner ça prend des moyens efficaces de propagande comme les fédéralistes en possèdent.
    Tant que les souverainistes ne contrôleront pas une partie de l’information soit par une station de télé, radio ou des journaux, on ne pourra pas empêcher les journaux privés et les radios-poubelles de faire la job de bras aux souverainistes à longueur d’année. »
    (Citation de Jacques Tremblay, dans le blogue de François Lisée #241 mai 4, 2011 à 10:31)

    Il faut contrer le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s’acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.
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  • Claude Gélinas - Abonné
    24 février 2012 10 h 20
    Excellente idée que celle qu'Alain Saulnier soit embauché par Télé-Québec
    Voici une belle occasion pour Télé-Qubec de se doter d'un service d'information de haute qualité accompagnée de débats de fonds sur les enjeux nationaux. Une occasion en or que Télé-Québec ne devrait pas laisser passer.
    C'est une nouvelle démonstration de l'influence dévastatrice du gouvernement Harper dans le contrôle de l'information. Quant à Monsieur Lalande, il apprendra
    que la vengeance est mauvaise conseillère et qu'un jour pas très loin il pourrait subir le même sort. Car, la pomme ne tombe pas loin du pommier !
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  • julien.bilodeau@radio-canada.ca - Abonné
    24 février 2012 10 h 25
    Télé Québec?
    Nationalisons plutôt Québécor. Hé, hé! Ça leur apprendra.
    Avant de sauter aux conclusions sur les origines du congédiement d'Alain Saulnier, on ne peut écarter l'hypothèse d'un règlement de compte à l'interne (ce ne serait pas une première). Bien qu'il y ait tout lieu de se méfier du conservatisme intégriste qui englue le Canada, historiquement les conservateurs ont mieux respecté l'indépendance de Radio-Canada que les libéraux.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    24 février 2012 11 h 31
    «Le club des ex » s'agrandit.
    MM. Saulnier et Lisée pourraient se joindre au célèbre «club des Ex»de Simon Durivage à RDI en remplacement de Jean-Pierre Charbonneau, peut-être trop indépendantiste de gauche pour M. Harper.

    Récupérer M. Saulnier pour démarrer le réseau d'information à Télé-québec me semble aussi une excellente idée, si le CRTC le permet évidemment, mais comme c'est une institution fédérale, ça me surprendrait beaucoup qu'il autorise une province à se doter d'un service public national d'information, réservé à la seule télé nationale reconnue : la SRC.

    Cependant, M. Saulnier pourrait se recycler à Télé-Québec pour ouvrir davantage la porte aux régions à une télé encore trop centralisée à Montréal.
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  • N. G. S. - Inscrit
    24 février 2012 15 h 08
    Déplacer le mandat en information vers Télé-Québéec n'est pas une solution...
    pire c'est un leurre. Les nouvelles à Télé-Québec seront d'autant plus sous pression financière et politique que la mainmise serait monolithique et le parent pauvre d'état se trouverait fermement coincé dans le fond de la poche des Élites Nationales...comme sous Duplessis avec ses billets de "dix piasses".
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  • d.lauzon - Inscrit
    25 février 2012 01 h 57
    Un coup de barre s'impose au réseau de nouvelles de Radio-Canada français
    Étant bilingue et m'intéressant de près à l'actualité, j'ai pu constater au cours des dernières années que l'information venant du réseau anglais de Radio-Canada (CBC) était nettement supérieure à celle provenant de RDI. Les émissions d'information sont de bien meilleure qualité et les nouvelles importantes sortent plus vite qu'à RDI. De plus, dans bien des cas des journalistes de la CBC sont envoyés sur place pour couvrir des événements importants alors qu'à RDI, en plus de couvrir la nouvelle en retard, les journalistes la rapportent souvent à partir de Montréal.

    Les lacunes dans la transmission des nouvelles ont été particulièrement frappantes lors de la dernière campagne électorale,
    La CBC nous montrait en direct les Chefs de parti lors de leurs discours suivis par les questions des journalistes. Quand ces chefs et certains journalistes s'exprimaient en français, CBC traduisait bien évidemment en anglais l'information. A chaque fois j'allais du côté de RDI pour voir si l'événement était couvert mais la plupart du temps ce n'était pas le cas. On dirait que RDI manque de souplesse et que quand une émission est en cours, on semble incapable de l'interrompre pour présenter un événement important. J'ai même vu sur CBC Gilles Duceppe présenter un discours et répondre ensuite aux questions des journalistes en français et en anglais. Je me disais que RDI ne pouvait pas rater ce genre d'événement. Eh bien oui il l'avait raté encore une fois! Il y a eu tellement de belles occasions manquées par RDI durant cette campagne électorale que je me dis que je ne peux pas être la seule à avoir remarqué ça.

    Que dire des matins à RDI week-end avec Louis Lemieux? C'est une vraie farce. On dirait que c'est un show de variété où les artistes viennent faire la promotion de leur nouveau show ou nouveau livre ou nouveau film. Tout sauf de l'information.

    Vraiment un remue-méninge s'impose dans cette boite.
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  • d.lauzon - Inscrit
    25 février 2012 02 h 33
    Autres choses
    Pourquoi y a-t-il autant de commerciaux à RDI qu'à LCN? Il y a pourtant beaucoup d'argent provenant des fonds publics d'investi et malgré tout ça, on nous bombarde d'annonces publicitaires. Quoi dire aussi des progues sur les journalistes qui y travaillent? Comme si on ne connaissait pas encore Simon Durivage ou Jean-Pierre Charbonneau et tous les autres. Est-ce parce qu'ils doivent boucher des trous ou parce qu'il manque de matériel?Chose certaine, c'est que quand on regarde la télé, il est important d'avoir à la portée de la main la manette pour changer de poste ou peser sur MUTE pour éviter les publicités.

    Je comprend pourquoi tant de gens délaissent la télévision pour adopter l'Internet.

    Bonne chance à Michel Cormier.
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  • N. G. S. - Inscrit
    25 février 2012 12 h 11
    d'ailleurs M. ou Mme. Lauzon, les résumés d'interviews faits en d'autres langues
    par les journalistes eux-mêmes sont souvent faux.
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  • meme40 - Inscrit
    26 février 2012 09 h 04
    Tout s'achète, tout se vend...
    @Pierre R. Desrosiers. Faire une émission de variété... avec les nouvelles. N.est-ce-pas déjà fait? Le show-vBzz du dimanche a remplacé, depuis longtemps, les émissions sérieuses d'information, Le seul journaliste, qui ose encore questionner le politique, sans faire, comme disait Michel Chartrand, du "social". est Michel Desautels! Pour le reste, la parole est à radio Gesca.
    Peut-on se demander combien on a offert à Michel Cormier pour mettre les deux pieds dans ce nids hautement fédéraliste? Power a-t-il acheté tout le monde? On ne dévoilera jamais le contrat qui lie Radio-canada, à Gesca. signé en 2001,en secret. très en secret..Les termes et aboutissants de ce contrats? Jusqu'ou peut aller Gesca(La Presse) dans le contenu ? Une chose est sûre, on a tapé pas mal plus fort sur Madame Marois, que sur Johnjamescharest qui lui est une honte... mais au service des mêmes patrons.!
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