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Médias - Le bruit péquiste et ses échos

Stéphane Baillargeon   30 janvier 2012  Médias
Ah! Encore tout un beau week-end rempli à ras bord des fabuleuses et captivantes historiettes du Parti québécois.

Amenez-en des manchettes, des analyses, des reportages spéciaux, des mises en perspective, des chroniques, des éditoriaux, des scoops et même des chicanes intermédiatiques sur les mérites des traitements journalistiques comparés.

Et ma couverture de Gilles Duceppe et Pauline Marois est plus grosse que la tienne. Et si on jouait à qui pisse du plus loin sur un chef indépendantiste?

Infoman, jamais à court d'observations cyniques, vient de concentrer ludiquement la ixième crise de la patente. Son jeu, disponible en ligne sur angrypequiste.com, permet de canonner un député ou un ex-leader aigris sur la dame de béton.

Ce n'est pas parce qu'on rit que ça déride. Le vaudeville s'éternise et il devient encore plus désolant de voir les médias épier les jeux de coulisses, les apartés et les coups de théâtre comme s'il s'agissait d'affaires d'État.

Une nouvelle ici et là ajoutée à des chroniques de Michel David, ça irait, mais ce bruit en écho lancinant, à la une des journaux et en ouverture des téléjournaux, c'est indécent. Des infos bien senties du Conseil national, ça irait, mais après des mois de manchettes sur les chicanes internes, non merci.

Franchement, très franchement, qui se passionne pour cette pornographique sodomie de diptères imposée inlassablement en surnombre? Même dans les salles de rédaction, au plus près des plus affamés boulimiques d'infos, donc, le sujet des crises du PQ n'intéresse que la portion très congrue.

Malheureusement, les médias sont encore et toujours dirigés par des monomaniaques de la politicaillerie qui projettent leurs obsessions idéologiques, partisanes ou (au mieux) professionnelles sur leurs organes et, finalement, sur l'ensemble de la société.

Les obsédés du spectacle politicien forment un club sélect et privilégié qui monopolise les meilleures places médiatiques. Ils s'agglutinent partout où ça compte, au pupitre, à l'édito, à la direction de l'info. Ces obsessionnels deviennent prisonniers de leurs délires autistes, croient leurs fantasmagories et imposent leurs visions déformées du réel. Même en rivalité entre eux, même d'un média à l'autre, ils demeurent objectivement solidaires et concourent au même rituel, usant du même langage, des mêmes tics.

L'argument de la res publica ne tient pas. Il ne faut pas confondre les interminables et épuisantes querelles tactiques avec les enjeux de société dont devrait s'occuper la chose publique. Quand Aristote pensait que la politique était la discipline maîtresse, structurante, il ne voulait certainement pas dire que les discussions entre citoyens devaient s'orienter sur la médiocre chamaillerie d'un parti. Il pensait plutôt à une «science architectonique» capable de viser le bien et le bonheur de la communauté.

Parlons-en. La ratiocination autour de «la cause» ne satisfait pas plus. Le grand rêve porteur? Le projet de société? L'entre-nous à retricoter serré? Ah ouain? Où ça?

Au contraire, les creuses et pesantes discussions sur les moyens, reprises quotidiennement par les médias, ne semblent qu'éloigner un peu plus à chaque fois des fins tout en gavant le cynisme déjà obèse.

Jacques Samson, dans Le Journal de Québec, rappelait la semaine dernière que «les querelles au Parti québécois monopolisent toute l'attention et nous ne nous occupons pas pendant ce temps des véritables défis auxquels nous devrons bien nous attaquer pourtant». Il citait les exemples de l'âge de la retraite, du système public d'éducation et des infrastructures en ruine.

On peut rajouter la nouvelle lutte des classes dont a osé parler le président Obama dans son discours sur l'État de l'Union. Malgré les récentes occupations de parcs et de places, aucun média d'ici n'a préparé un seul dossier complet sur le sujet des inégalités croissantes, ne serait-ce que pour expliquer qui sont les super-riches du 1 % au pays, où ils vivent et comment, combien ils gagnent et en payant quels impôts?

Lorsqu'on débat à l'infini stratégies, chefferies et niaiseries, on ne s'interroge pas sur l'essentiel, sur cela même qui constitue l'enjeu de la vie en commun. Ça ne changera évidemment rien de le dire. Ça fait tout de même du bien de le répéter en attendant le prochain déversement médiatique de fabuleuses et captivantes historiettes péquistes...
 
 
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  • Olivier Roy-Baillargeon - Inscrit
    30 janvier 2012 00 h 30
    Sodomie de diptères?
    Chapeau bas et respect, sire. Pour citer une connaissance bien avisée, je dirai que votre locution est «capillotractée», mais ô combien délicieuse néanmoins. :)
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  • P. T.Simard - Inscrit
    30 janvier 2012 01 h 25
    Voilà !
    Merci !
    P.T.Simard
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  • Moteur - Inscrit
    30 janvier 2012 03 h 08
    La torture!
    Ce n'est pas du bruit, c'est un vacarme!

    Le dernier truc du PQ, c'est d'avoir proposé un électorat a son image avec les 16 ans!

    Niet!
    Aucune forme de vie intelligente sur mon radar!

    Juste des insignifiances partisanes alimentées par des débiles qui en font un sujet de conversation! Un débat sur la flexibilité de la queue de la vache, serait plus pertinent!

    Fermez votre TV quand vous les voyez, ça sera toujours ça de fait! Ils veulent diviser le vote, c'est évident! Au diable les arguments et pour l'imagination des propositions, on repassera!
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    30 janvier 2012 04 h 15
    Bravo Monsieur Baillargeon!
    Monsieur Baillargeon depuis votre sortie sur la «madamisation» médiatique, on se prend à vous lire avec de plus en plus de bonheur. C'est rafraîchissant et ça nous change de tous ces milieux «enculeurs de mouches» comme disait Boris Vian.
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    30 janvier 2012 04 h 28
    Ayoye!
    Qu'avez-vous manger, Monsieur Stéphane, avant de pondre votre article?

    Pas évident de vous lire. À part le "dixit" de Jacques Samson, quoi comprendre? C'est vrai qu'il est de bonne heure dans la journée......

    D'accord, c'est Le Devoir. Bon.

    Mais, enfin, c'est quoi que vous voulez dire, le cœur de votre chronique?

    Je passe à un autre appel..... comme dirait.....
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    30 janvier 2012 06 h 08
    Merci M. Baillargeon ! Je ne saurai mieux dire...
    Votre article d'aujourd'hui me fait du bien, car il est pour moi une catharsis.

    Merci encore!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    30 janvier 2012 07 h 08
    Le sport...
    Au hockey, il y a le match et l'Antichambre à RDS. Andrei Markov va-t-il revenir? En politique, il y a le match et le Club des Ex à RDI. Pauline va-t-elle partir?

    Nous en sommes là.

    Pendant ce temps, dans le reste du monde ...

    Desrosiers
    Val David
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  • Louka Paradis - Inscrit
    30 janvier 2012 07 h 19
    Enfin !
    Enfin! un discours qui s'adresse à l'intelligence : merci pour ce vent de bon sens ! J'espère que les journalistes et analystes politiques (tous médias confondus) se feront un point d'honneur de lire votre article et surtout, d'y réfléchir suffisamment pour enrichir leur approche journalistique. Merci de respecter vos concitoyens.
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  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit
    30 janvier 2012 07 h 48
    La fin des convulsions et l'heure des choix.
    Puisque vous apprécier Aristote. Ce dernier ramène tout à l'essentiel : Qui contrôle l'État et au profit de qui ?

    Maintenant que le Parti Québécois est sortie de ses convulsions. On peut se concentrer sur le seul enjeu qui compte, le contrôle de l'État. Présentement squatté par de puissants réseaux d'argent qui sont entrain de nous déposséder systématiquement de nos richesses collectives (ressources) sous Charest9des centaines de milliards en jeu) . Et qui vont continuer de le faire, si l’affairiste Legault prend le pouvoir avec son Banquier Sirois.

    Le seul choix véritable qui s'offre pour reprendre le contrôle de notre État et le mettre au service des intérêts des citoyens c'est le Parti Québécois. Québec Solidaire (division du vote) étant un allier objectif des affairistes.
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  • f.georges - Inscrit
    30 janvier 2012 07 h 52
    Bravo!et Merci!M.Baillargeon.
    Une critique courageuse,honnête,Ô combien véridique et nécessaire.
    (Aucun Média n'a préparé un dossier complet au sujet des"1% des riches")Et pour cause!Leurs poprios,Les Desmarais-Péladeau-Cie,n'ont aucun intérêt à ce que la plèbe, apprenne la vérité,sur l'ampleur du pouvoir outrancier, qu'ils détiennent, grâce à cette concentration éhontée de leurs mégas-richesses.La connaissance,de ces abyssales inégalités sociales,risqueraient de provoquer un tsunami-protestataire justifié,des indignés, mais difficilement contrôlable.
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  • meme40 - Inscrit
    30 janvier 2012 07 h 55
    Les médias....??
    Comme les députés ,Ils semblent ne pas trop savoir leurs rôles. Le Québec est sans bottines, sauf celles du patronat. Langue de bois, marche dans mes pas!..La non-nouvelle qui sème le doute et occupe comme un billet à gratter de Loto-Québec, est en train de former des citoyens dont l'impuissance deviendra le sport national. Toute médaille a son revers ? Le monde des apparences épaissis à souhait embrume la vision et permet aux cupides les belles petites vente à rabais ce qu'il nous reste de pays, cela en catimini.
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  • Débrouillard - Abonnée
    30 janvier 2012 08 h 10
    Que ça fait du bien!
    Monsieur Baillargeon,
    L'acuité de vos propos jette de la lumière sur le magma des fades rengaines répétitives médiatiques. "Le grand rêve porteur? ... Ah ouain? Où ça?"

    Vraiment je jubile! Merci, merci, merci!

    Débrouillard
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  • Nasboum - Abonné
    30 janvier 2012 08 h 16
    pornographique sodomie de diptères
    Il est clair, son texte, Matulu. Il voudrait juste que les médias passent à autre chose, mais il le dit de façon...plus poétique. Je pense que si les médias dans leur ensemble ne veulent pas faire mieux que ça, que Le Devoir montre l'exemple et fasse du vrai journalisme. Je ne dis pas que vous avez rasé les pâquerettes par moments mais j'ai tout appris sur les crisettes du PQ dans votre journal.
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  • François Dugal - Abonné
    30 janvier 2012 08 h 36
    Dans le mille!
    Mon cher Baillargeon, vous tapez en plein dans le mille. Les querelles au PQ et plan «Nard», y en a marre. Quand parle-t-on des vrais affaires?
    Si Le Devoir n'existait pas, il faudrait l'inventer.
    PS: merci pour le vocabulaire relevé.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    30 janvier 2012 09 h 20
    Monsieur ne veut parler que de choses «sérieuses».

    Si je l'ai bien compris, Stéphane Baillargeon aimerait que les médias parlent moins de nos affaires. C'est comme si, pour lui, ce qui nous concerne, nous,ce ne serait pas très important.

    Il y a des sujets tellement plus importants qu'on négligerait pendant ce temps-là.

    Je suis d'accord avec lui pour reconnaître qu'on pourrait traiter la question autrement mais réduire les difficultés du Parti québécois à des historiettes, aussi captivantes, soient-elles, me laisse perplexe.

    Est-ce que la question nationale n'est pas un sujet important?

    Pense-t-il qu'elle va se régler toute seule?

    Serait-il de ceux qui ne voient pas le problème ou qui ne veulent pas le voir parce que c'est trop «fatiguant», parce que ça exige trop d'implication personnelle?

    Préfère-t-il le confort et l'indifférence?

    C'est ce que je suis porté à penser malheureusement.

    J'espère qu' un jour il va changer d'idée et qu'il va réaliser que la question nationale est loin d'être un problème secondaire.

    La maturité ça peut s'acquérir.
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  • meme40 - Inscrit
    30 janvier 2012 09 h 49
    @ Francois Dugal.
    Le plan NARD, concerne tout le monde!!! C'est surtout la façon de ne pas en parler qui inquiète. On dilapide à tout vent, aux amis du pouvoir en place, en secret ,le patrimoine , qui, soit dit en passant, va nous couter un bras... tout un. ... à cause du brouillard qui enrobe le possible saccage de nos fôrets boréales... de la pollution laissée derrière eux, par les éventreurs chercheurs d'or qui ne feront guère mieux que leurs prédécesseurs, et vogue la galère ti-cas. paye et tais-toi! L'ignorance est bien prise comme un jello dans le bas-canada elle s'appelle la non-information..
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    30 janvier 2012 10 h 07
    Une pléthore d'énergie qui fait du bien...
    Oui, monsieur Baillargeon, votre texte est digne d'une anthologie. Un peu rabelaisien, poétique, et surtout à saveur pamphlétaire. Un ravissement pour l'intelligence, car ce que vous dites va droit à l'utile...Oui, on a besoin d'une catharsis, se laver de ces gens qui se gavent d'entourloupettes pour nous faire avaler leur soif de pouvoir (derrière ou devant) à la Jjean-François Lisée...Je l'entendais hier à "Tout le monde en parle" Quel prétentieux personnage qui s'écoute tellement lui-même qu'écouter son entourage ne s'impose pas chez lui...Quand on pense qu'il conseille Mme Marois, on va droit au but: la débâcle péquiste!

    Enfin je n'épiloguerai plus longtemps, vous aurez compris, et surtout je crois avoir compris (j'espère!) votre besoin de dire ce que certains n'osent faire. Et de la manière que... ! Ouf que j'aime !! Le rire ou l'humour intelligent nous rapproche plus de la vérité que le sérieux outrancier! Votre texte est si bien senti
    qu'on le vit à travers vous! Bravo!

    Solange Bolduc
    Solange Bolduc
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    30 janvier 2012 10 h 15
    @Chantal Mino
    Très bien, madame , le syndrome du larbin, et surtout que cela tombe à point nommé dans notre société de "larbinistes" , surtout au PQ...Merci pour cette référence. Solange Bolduc
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  • Jacques Roussel - Abonné
    30 janvier 2012 11 h 25
    Masochisme et automutilation.
    Comme vous avez raison!
    Quand il est question des chicanes au PQ les médias se complaisent bien dans l'étalage des scènes émotives d'exibitionistes professionnels de l'automutilation souveraine.

    Les acteurs fournissent eux-même le décor, les poignards et les flèches à cette téléréalité masochiste où l'on aime bien confondre l'héroïne et Saint-Sébastien. On invente alors l'image de la dame d'un béton fissuré comparable à celui de nos plus célèbres infrastructres.
    Comme nos routes, celle de la souveraineté vieillt mal. On a pas su l'emprunter au bon moment et l'entretenir par la suite.
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  •  
  • Michele - Inscrite
    30 janvier 2012 12 h 29
    Pas mieux que les autres
    En revenant sur les chicanes au PQ, S.Baillargeon, ne vaut guère mieux que les autres journalistes, seuls les deux derniers paragraphes portent sur autre chose que les chicanoiseries péquistes.
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  • jfrancois01 - Inscrit
    30 janvier 2012 12 h 31
    La "société-réalité"
    Le bon peuple a un déficit d'attention. Nous avons les médias que nous méritons.

    "La téléréalité est un genre télévisuel dont le principe est de suivre, le plus souvent sur un mode feuilletonnant, la vie quotidienne d'anonymes ou de célébrités. Les émissions de téléréalité empruntent souvent à d'autres genres télévisuels tels que le documentaire, le jeu, la variété ou la fiction."

    La société-réalité est un genre de citoyenneté du fin 20e - 21e siècle dont le principe est de suivre, souvent sur un mode feuilletonnant, la vie quotidienne de nos parits et de nos élus. Les reportages journalistiques alimentent la société-réalité et empruntent souvent à d'autres genres, tels que la télé-réalité, la fiction, et surtout, surtout la variété.

    Le principe de la télé-réalité est de mettre plusieurs candidats en compétition, le vainqueur gagnant la possibilité d'enregistrer un album (ou de coucher avec la fille, ou de gagner un char)
    Le principe de la société-réalité est de mettre plusieurs candidats en compétition, le vainqueur gagnant la possibilité de diriger les autres.

    Dans les deux cas, le contenu est peu important.

    L'important est d'éliminer son prochain pour gagner. Les sentiments et l'amitié sont au final des stratégies, des moyens de gagner.
    L'individualisme, la trahison, la dévalorisation d'autrui, les atteintes à la dignité et le harcèlement moral font partie des règles du jeu puisqu'il s'agit d'exploiter au maximum toutes les faiblesses d'autrui.
    Les "moments forts" sont les crises de larmes, les colères et les disputes, c'est-à-dire les moments où les candidats "craquent" moralement et physiquement.

    Et voilà, la société-réalité, tout comme la télé-réalité préconise l'encouragement d'un modèle systémique de division et de compétitivité à outrance... au profit des idées et des enjeux.
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  • Loma - Abonné
    30 janvier 2012 13 h 14
    "Pu Kapab"
    Superbe texte, merci beaucoup, je n'en pense pas moins! À chaque texte sur les tribulations péquistes, j'ai l'impression d'entendre quelqu'un ricaner dans sa barbe, comme un méchant Gargamel journaliste et c'est extrêmement désagréable. Comme vous dites, passons aux choses importantes!
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  • Geoffroi - Abonné
    30 janvier 2012 13 h 31
    Concernant "les échos"
    «les querelles au Parti québécois monopolisent toute l'attention et nous ne nous occupons pas pendant ce temps des véritables défis auxquels nous devrons bien nous attaquer pourtant».

    Jacques Samson

    Comme donneur de leçons vous auriez pû trouver mieux.
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  •  
  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    30 janvier 2012 13 h 36
    Bien dit!
    Que dire de plus?
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  •  
  • François Dugal - Abonné
    30 janvier 2012 13 h 59
    @mem40
    Le plan «Nard» a été inventé pour ne pas parler du plan «Sud».
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  •  
  • f.georges - Inscrit
    30 janvier 2012 14 h 58
    À S.Bolduc
    Le but visé, de M.Baillargeon,n'était pas je pense,de casser du sucre sur le P.Q.mais plutôt un exemple parfait,pour démontrer,les lacunes, les débordements et, le disfonctionnement certain,de la faune médiatique,et de dénoncer également, le comportement fort discutable de journalistes vedettes dont leur spécificité réside et se résume,à de stériles-fatiguantes- chicanes- intermédiatiques.((Si on jouait à qui pisse du plus loin, sur un chef Indépendantiste))en est un parfait rappel.
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  • meme40 - Inscrit
    30 janvier 2012 15 h 58
    @François Dugal
    Non! ( le plan Nard a été créer pour ne pas parler du plan sud ?) Foutaise, plausible la quotidienneté de la nouvelle a toujours et maintenant plus que jamais,effacé celle d'hier. Dans le monde de consommation ou nous sommes, c'est le (passé-date) qui règne.Ou la nouvelle religion du multi-culturalisme à tout crin pour nous faire avaler des accommodements raisonnables. Mais le plan Nard, est fils du Sieur Power Corp- Desmarais. , et que la couleur des journaux plait à ces pouvoirs. Ils raffolent des frous-frous de la causette à la Une comme à la radio,show-bizz qui hypnotise Echo-vedettise le politique Y a qu'à voir comment on se flatte d'aller faire la roue le dimanche à la télé d'État divertir par le bas, toujours plus bas...moins tu réfléchis moins c'est fatiguant..
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  • josephflavius - Inscrit
    30 janvier 2012 20 h 25
    mémé a raison
    Tout cela est du détournement d'attention. La nouvelle d'aujourd'hui chasse celle d'hier. C'est de la nouvelle-consommation tout comme les émissions idiotes de radio-gesca comme tout le monde en parle. Mais à qui profite le crime? À PPK et Power, plus ils sont lu plus il pleut des $$$. Ils ne vont quand même pas tuer la poule aux oeux d'or.

    Le bon peuple lui, il est très heureux. IL EST INFORMÉ. Il n'a pas à réfléchir ni à chercher.

    M Barnum a dit:"every second a succer is born". Peut-on lui donner tort? surtout si on regarde cette information spectacle?

    Ouais! meme40 a entièrement raison.
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  • Camil Bouchard - Abonné
    30 janvier 2012 21 h 59
    Tout mais pas Samson!
    Les médias font de la télé-réalité politique depuis trop longtemps. Votre analyse / cri du coeur est d'autant plus percutant qu'elle nous arrive du dedans de ce milieu. Une seule faiblesse dans votre brillant argumentaire: votre recours à Jacques Samson le champion du genre. Les politiciens ont un devoir pédagogique. Ils doivent s'exécuter à travers les médias. Un as dans ce domaine: Lévesque qui le faisait directo, ans intermédiaire et informait de belle façon aussi lorsqu'il était ministre. Tant et aussi longtemps que ceux-ci se régaleront des intrigues et des putchs appréhendés, ce sera mission impossible.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    30 janvier 2012 22 h 05
    @f.georges: Commentaires désobligeants.
    À bon entendeur, salut! (Voltaire, je crois) N'ai-je pas le droit d'interpréter comme je l'entends le texte de M. Baillargeon? J'aimerais vous dire : À bon entendement, salut ! : Faculté de comprendre, distincte de la sensibilité. Si vous ne le savez pas encore , un texte possède en soi plusieurs niveaux de sens. Vous avez choisi le vôtre, j'ai le mien, lequel correspond à ma formation, ma culture, mon tempérament d'artiste, à ma sensibilité, et surtout à la possibilité de "broder autour, puisque si je m'y intéresse qc'est qu'il suscite en moi association.

    Un texte donc peut comprendre divers sens, ce qui ne correspond pas nécessairement à celui de votre entendement, mais n'est pas nécessairement faux, et encore moins nécessairement vrai! Il faut juste se donner le pouvoir (pas juste en politique) de réfléchir, de sentir, de vibrer à un texte dont le sens se multiplie à l'infini, quand on est libre d'esprit et que l'imagination n'est pas stoppée par des intérêts idéologiques qui nous emprisonnent au point d'être dans l'impossibilité de voir plus loin que ses propres limitations.
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  • Francis Lavigne - Inscrit
    31 janvier 2012 14 h 34
    Le Péquisme: maladie contagieuse
    Il en faudrait plus des citoyens aux idées claires comme vous, à croire que dire son opinion est un péché mignon.
    Le péquisme, enfant bâtard de génération boomers euthanasié par le patriarcat Lévesque, est devenue au fil des ans une sorte de maladie héréditaire congénitale que propagent autour d'eux les apôtres autosanctifiés de la gouvernance populiste.
    En concile papale, ils vantent les vertus leurs paroles œcuméniques de conseil national en assemblée générale, laissant aux abysses du fétichisme le projet de souveraineté, cet hydre plurarchique de séparatistes.
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  • Pierre Samuel - Inscrit
    1 février 2012 11 h 12
    Encore un peu plus creux...
    Excellente chronique M. Baillargeon! D'autant plus pertinente de constater cette démonstration de pur racolage que fut ce congrès!

    Car, n'ayant jamais pu définir sans équivoque ce que serait véritablement une «indépendance-souveraineté-association ou n'importe quoi advienne que pourra...», on tentera dorénavant d'inciter des post-pubères à voter en faveur d'une «vague indépendance» qu'ils sont eux-mêmes incapables d'assumer majoritairement à l'aube de leur vie, alors qu'une bande d'illuminés se bousculeront pour revendiquer à hue et à dia des référendums «d'initiatives populaires« (!) au gré de leurs pulsions ... Beau pays en perspective!
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  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    2 février 2012 08 h 34
    La bons médias et les mauvais
    Quand ceux-ci faisaient de la corruption présumée du PLQ leur pain quotidien, en condamnant par association ou selon les dernières rumeurs, ils étaient sans doute excellents. LePM à mis fin à la curée en commandant une commission d'enquête. Que le PQ fasse la même chose en s'engageant à faire son aggiornamento. L'actualisation de son programme, incluant son règlement numéro 1, mettrait également fin au spectacle médiatique.
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