À voir à la télévision le jeudi 21 août - La Terre a mal à ses poumons
C'est un véritable cancer qui s'attaque aux poumons de la Terre. Et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Le plus gros réservoir mondial de diversité biologique, avec ses 56 000 espèces végétales, sa faune riche et variée mais aussi sa capacité impressionnante à réguler le climat du globe, a mal.
Mal à sa biodiversité qui, jour après jour, part en fumée sous la pression des producteurs de céréales. Et l'inertie du gouvernement brésilien, visiblement incapable d'arrêter la déforestation de l'Amazonie.
Le problème est local. L'enjeu, planétaire. Et le point de non-retour, très proche, démontrent les journalistes de la BBC à l'origine de ce grand reportage-choc traduit par Lorraine Le Floc'h. Sous l'objectif de la caméra, des pans entiers d'une forêt tropicale et vitale s'embrasent illégalement devant une police de la déforestation pieds et mains liés, les producteurs de céréales — avec la grande multinationale Cargill en tête — se frottent les mains, les bâtisseurs de routes poursuivent leur avancée au coeur de cet endroit mythique du globe, les braconniers de l'acajou rigolent et le souvenir de Chico Mendes, martyr syndical qui a péri pour avoir rêvé à une gestion responsable de son environnement, semble désormais trop diffus pour renverser la vapeur.
L'avenir, lui, se construit désormais sur les écrans d'ordinateur des scientifiques qui ne peuvent que se désoler devant la disparition programmée d'un des joyaux de la planète: si rien n'est fait, dans 25 ans, 40 % de la forêt amazonienne aura disparu, prétendent-ils aujourd'hui. Et avec elle, une richesse biologique incommensurable qui fait les hauts et les bas du temps, nécessaires à la vie, à Montréal, Rio, Washington, Paris ou Moscou.
Grands reportages: L'Amazonie brûle toujours
RDI, 22h
Mal à sa biodiversité qui, jour après jour, part en fumée sous la pression des producteurs de céréales. Et l'inertie du gouvernement brésilien, visiblement incapable d'arrêter la déforestation de l'Amazonie.
Le problème est local. L'enjeu, planétaire. Et le point de non-retour, très proche, démontrent les journalistes de la BBC à l'origine de ce grand reportage-choc traduit par Lorraine Le Floc'h. Sous l'objectif de la caméra, des pans entiers d'une forêt tropicale et vitale s'embrasent illégalement devant une police de la déforestation pieds et mains liés, les producteurs de céréales — avec la grande multinationale Cargill en tête — se frottent les mains, les bâtisseurs de routes poursuivent leur avancée au coeur de cet endroit mythique du globe, les braconniers de l'acajou rigolent et le souvenir de Chico Mendes, martyr syndical qui a péri pour avoir rêvé à une gestion responsable de son environnement, semble désormais trop diffus pour renverser la vapeur.
L'avenir, lui, se construit désormais sur les écrans d'ordinateur des scientifiques qui ne peuvent que se désoler devant la disparition programmée d'un des joyaux de la planète: si rien n'est fait, dans 25 ans, 40 % de la forêt amazonienne aura disparu, prétendent-ils aujourd'hui. Et avec elle, une richesse biologique incommensurable qui fait les hauts et les bas du temps, nécessaires à la vie, à Montréal, Rio, Washington, Paris ou Moscou.
Grands reportages: L'Amazonie brûle toujours
RDI, 22h
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