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Médias - Les guignols de l'info

Stéphane Baillargeon   28 novembre 2011  Médias
Et c'est reparti pour une autre ronde de la grande business de la charité. Et c'est reparti pour le Grand-Guignol de la guignolée des médias.
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    28 novembre 2011 06 h 40
    Une dénonciation qui vient à point.
    Totalement d'accord avec votre billet.On remplace des politiques de meilleur partage des richesses collectives absentes de nos lois par des victuailles qui ne nourriront pas les plus mal foutus de la société que pour une semaine tout au plus.Belle hypocrisie de tous ces médias par ailleurs très au fait de ces carences.On ramène en 2011 le concept de la charité du siècle dernier par la guignolée de nos arrières grands parents.Et les redevances sur les revenus fabuleux des minières c'est pour qui?
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  • François Dugal - Abonné
    28 novembre 2011 07 h 51
    La bonne conscience
    Une journée par année de bonne conscience et puis 364 jours de consommation effrênée.
    Au fond, les pauvres, on s'en sacre.
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 novembre 2011 08 h 47
    Agir par contre
    D'accord avec la dénonciation de ce festival du guignol et c'est tout en l'honneur de Devoir de ne pas y participer.

    Mais comme lecteurs, nous ignorons les moyens dont disposent réellement les médias pour faire changer les choses, principalement sur cette question de la pauvreté.
    Un article du Devoir du 29 septembre m'avait bouleversée: "La pauvreté coûte cher" où on apprenait que:
    "En ne réglant pas les problèmes de pauvreté à la source, le Canada dépense beaucoup d'argent à la mauvaise place. C'est la conclusion du Conseil national du bien-être social (CNB), dans un rapport publié hier. L'organisme gouvernemental estime que les conséquences de la pauvreté coûtent annuellement 25 milliards de dollars, alors qu'il n'en faudrait que la moitié pour que tous les Canadiens puissent vivre au-dessus du seuil de la pauvreté."

    Depuis, plus rien, on ne développe pas cette nouvelle, même dans le Devoir.
    On peut dénoncer les guignols mais c'est pas une raison de laisser le bateau couler.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    28 novembre 2011 09 h 19
    Les musiciens du Titanic
    Ce n'est pas d'hier que les gestes altruistes possèdent leur lot d'ambiguïté. Quand un être humain pense faire du bien aux autres, est-ce par pur désintéressement? Ce que M. Baillargeon vient démontrer avec éloquence, c'est que ce n'est pas parce qu'on a de bonnes intentions, ce n'est pas parce qu'une activité altruiste est noble qu'elle n'est pas accompagnée de naïveté ou même parfois de mauvaise foi.

    Le malaise c'est que cette guignolée n'a pas vraiment de suite le reste de l'année. On fait de beaux gestes, mais rien ne changera par la suite. Tout va continuer comme avant. La même pauvreté, les mêmes exploitations, les mêmes injustices vont même se perpétuer pour le plus grand bien des Péladeau, Desmarais et consorts.

    René Homier-Roy et ses comparses me font penser aux musiciens qui jouaient de la musique sur le pont du Titanic pour faire semblant que tout allait bien. Ce qu'il devrait faire, s'il était vraiment sincère, ce serait au moins de faire campagne le reste de l'année pour que ces camarades des médias cessent d'associer les pauvres à ces «maudits BS».

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • Pierre Schneider - Abonné
    28 novembre 2011 10 h 16
    Le business
    Le business autopromotionel de la compassion une fois l'an. J'aime votre formule, car j'ai troujours déploré cette manifestation de grand guignol...
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  • Maco - Abonné
    28 novembre 2011 10 h 48
    Bravo!
    Nous trouvons indécente cette surenchère (sur les ondes publiques en particulier). Nous nous rappelons quand cela a débuté, ce n'était pas dans cet esprit de luxure. Encore une fois, l'instigateur (de ce qui est rendu ostentatoire, aujourd'hui) se fait geler le bout des doigts chaque année pour une autre cause. Comme disent les Chinois ; faut faire dans le tétage. Pis des t.... ça ne se retrouve pas seulement dans les radios dites poubelles.

    Les «paquets-cadeaux» sont rendus tellement chers que c’en est indécent. Ça nous écoeure! Ils ont réussi à dénaturer cette activité ; c'est qui va en ramasser le plus d'argent. Pas une maudite information sur l'état de la pauvreté dans notre société. Il faut comprendre, comme disent les Chinois, que quand on se promène dans sa belle minoune, on ne la voit pas la pauvreté. La pauvreté, comme disent les Chinois, c'est une affaire qui ne regarde que les pauvres. Pis, nous croyons que les Chinois ne seront pas contents de votre article.

    P.-S. Pis nous sommes tannés de nous faire dire ce que disent les Chinois.... En fait, nous écoutons cette radio, parce que le reste du temps, les autres animateurs ne sont pas condescendants. Il s'agit ici que quelques douloureuses minutes par jours.
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  • André Goyette - Abonné
    28 novembre 2011 11 h 20
    Bravo
    Voir l'hypocrisie crasse dénoncée est toujours un beaume. Mais parfois on se demande s'il s'agit d'hyprocrisie ou tout simplement d'imbécilité primaire. Enfin, tant qu'il y aura des gens pour dénoncer le tout, tout n'est pas perdu.
    Merci à M. Baillargeon et au Devoir.
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  • Paul Doyon - Abonné
    28 novembre 2011 12 h 37
    Bravo et m... au spécialiste du parler chinois.
    J'ai entendu Homier-Roy commenter votre chronique avant de la lire. Habituellement je trouve ses commentaires et réactions assez justes, disons de gauche modérée, parfois un peu trop. Son propos m'avait paru un peu court mais bon, je n'avais pas lu et il vous reprochait une erreur de fait sur les fruits passés de cette grande guignolée. En vous lisant, j'ai compris qu'il a été d'une grande mesquinerie, vous mettant prétendument dans votre tort sur un détail sans portée, mais sans rien dire du contenu très pertinent de votre analyse. Il s'est servi de sa tribune pour écraser la critique et la discréditer. Conflit d'intérêts? Il dirait sans doute qu'il défend celui des bénéficiaires de la guignolée et non le sien. On ne pouvait certes pas s'attendre à ce qu'il mettent la clef dans la boutique mais il aurait pu, il aurait dû, faire part de vos questions et dire qu'elles méritent d'être posées et qu'on y réfléchissent.
    Paul Doyon
    Montreal
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    28 novembre 2011 15 h 19
    BRAVO! ENFIN!


    Il y a trente ans, Sol écrivait dans un monologue les organismes aux abus lucratifs comme il avait raison et c'est depuis, de pire en pire.
    Le rôle des médias et journalistes qui agissent en guidounes rien de moins. Aucun contrôle des organismes voir même publicité gratos dans les médias et croyez-moi si vous n'êtes pas dans le moule des médias vos communiqués ne passeront pas.
    Que ce soit sous le couvert de la pauvreté, la santé l'environnement même stratagème. Ce sont les décideurs désormais, sans légitimité autant sur le plan démocratique que sur la compétence. Des puissants lobbys que les médias et journalistes déroulent le tapis rouge. Ces fondations ou organismes hypocrites qui gèrent les politiciens aider de journalistes aveugles et paresseux qui défendent qui exactement? Les intérêts de qui? Savent t’ils ou va l’argent? Pourquoi prendre la place de l’État quand nos taxes ont déjà assez élevées?
    Bravo aussi à Benoit Dutrisac qui vous a reçu pour parler de votre article.
    On parle de taxe ce temps-ci pourquoi mon hôpital paye des taxes l’École et non l’église et les maisons appartenant aux religions? Un autre fléau ou l’abus règne.
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  • Patricia Rousseau - Abonné
    28 novembre 2011 17 h 48
    Vous visez juste
    Je suis d'accord avec Stéphene Baillargeon mais est-ce que les journalistes sollicités par leur patron ont vraiment le choix de ne pas «endosser la cause». Surtout ceux qui sont les plus connus et qui emmèneront un bon magot à cette activité. C'est en effet un jeu d'entreprises davantage que d'individus qui, pour certains, font le jeu par obligation professionnelle.
    robert corbeil
    trois-rivères
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