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Lettres - Et Power/Gesca dans tout ça?

Martin Lavallée - Montréal, le 6 novembre 2011  8 novembre 2011  Médias
C'était bien qu'Alain Gravel et son équipe de l'émission Enquête fassent une recherche sur l'empire Quebecor dans le cadre de leur émission. Cependant, mis à part le fait de nous avoir montré qu'il pouvait y avoir de la manipulation de sondages sur les personnalités culturelles dans les pages du Journal de Montréal et que les Péladeau étaient des nationalistes fiers de promouvoir la culture québécoise, cette émission ne possédait pas vraiment d'intérêt public, contrairement à la prétention de la SRC et d'Alain Gravel.

Par contre, il serait sans doute d'intérêt public d'enquêter sur l'empire Power Corporation et sur son influence sur la politique du Québec, surtout ces dernières années. Cet empire, dont la filiale Gesca possède La Presse, Le Soleil et cinq autres quotidiens régionaux du Québec, mériterait également et davantage que Quebecor qu'on enquête sur lui. D'autant plus que le propriétaire, Paul Desmarais, a avoué se servir de son journal La Presse pour promouvoir le fédéralisme canadien (Le Point, juin 2008). Ce groupe possède des intérêts économiques très importants comme dans les sables bitumineux, dans le gaz de schiste, dans le béton et dans les assurances privées.

Quels sont les liens entre ces intérêts privés et les politiques du gouvernement Charest comme le Plan Nord, la place du privé en santé ou son inaction dans le dossier des gaz de schiste? Comment les journaux de Gesca et les éditorialistes comme André Pratte et Alain Dubuc traitent-ils la nouvelle concernant ces dossiers et tout ce qui est susceptible de réveiller le nationalisme québécois comme l'anglicisation du Québec? Comment se fait-il également que la SRC, une chaîne publique, possède une entente avec Gesca depuis 2001 et que cette entente est restée cachée durant quelques années? Voilà un bon dossier pour l'équipe d'Enquête qui serait vraiment d'intérêt public et non simplement un pamphlet contre un concurrent gênant.

***

Martin Lavallée - Montréal, le 6 novembre 2011
 
 
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    8 novembre 2011 06 h 22
    La question est posée.
    Reste à Gesca-Power-Desmarais à y répondre de même que ses liens étroits avec la Société Radio-Canada avec qui elle copine beaucoup en télévision par exemple.Pour le reportage de Gravel sur l'empire Québécor et son immense influence sur la société québécoise,difficile de nier l'évidence.Nous sommes en otage de ces deux empires de communication et reste a savoir comment s'en sortir....
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  • Nunu - Inscrite
    8 novembre 2011 07 h 24
    D'accord,
    Très d'accord avec vous et ça fait même longtemps que je réclame cette enquête,j'ai même déjà écris à Mr Gravel,mais ne vous attendez à rien de la part de Radio-Canada sur le sujet.Je me demande qui serait assez honnête pour faire cette enquête?Ca prendrait quelqu'un de l'extérieur.Un VRAI journaliste d'enquêtes,mais qui? Je crois que ça prendrait quelqu'un de l'extérieur du Québec et qu'il soit fait fort.Ne compté pas sur les journalistes de Gesca,ils ne feront pas enquêtes sur leur patron mais si Péladeau engageait un enquêteur,un vrai ,il a les moyens ça serait très intéressant et concluant pour la population.On a droit de savoir qui joue avec les marionnetes du Québec et qui achève de tous acheter au Québec,avant qu'il ne soit trop tard et que ce soit irréparable.Merci pour votre article.je vous appuie à 100%Mr Lavallée.
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  • josephflavius - Inscrit
    8 novembre 2011 07 h 39
    Bien dit
    Très bon commentaire et très pertinent .L'association Radio.can-Gesca est très connue, mais peut-être pas assez, du public. Un gentil petit reportage, très facile sur un méchant connu car il s'agite beaucoup sur la place publique, n'est pas particulièrement important. L'empire Québécor est un puceron au coté de celui de Power. Le danger pour le Québec c'est Desmarais. Le surnom de Radio-Gesca ne vient pas de nul part.

    Que l'on se pose des question sur l'association Quebecor-Caisse de dépôt est une chose et cela est très façile, mais le vrais danger est Desmarais vs Québec.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    8 novembre 2011 08 h 03
    Intéressant!
    Je pense moi aussi qu'une recherche sur Gesca et ses liens pourrait être intéressante. Mais pour ça, comptez sur Quebecor!

    Quant à l'émission sur Quebecor, une émission peut difficilement être plus intéressante que son sujet. Je lis parfois le Journal de Montréal dans une salle d'attente et je le trouve toujours d'un ennui mortel...
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  • celljack - Inscrit
    8 novembre 2011 08 h 35
    Les oligarques
    Nombre de Premiers ministres et d'autres élus canadiens influents sont ou ont été financièrement à la charge de Desmarais, y compris le 20e premier ministre Jean Chrétien, qui a siégé au conseil d'administration de Power Corp.

    La famille Desmarais bénéficie de liens étroits avec des politiciens, du monde entier. Les critiques lui reprochent que les connexions politiques de la famille lui fournit des avantages injustes en affaires.

    La relative obscurité de Desmarais à l'extérieur du Canada a été utilisée pour masquer un nombre incalculable de relations politiques de sa famille et son influence dans les affaires.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    8 novembre 2011 09 h 14
    Le nationalisme, badge d'authenticité et de vertu?
    Bien oui, les Péladeau sont nationalistes, ils sont par conséquent méritants. Les Desmarais étant fédéralistes, il faut a priori s'en méfier.
    Le nationalisme à la Péladeau c'est, Monsieur, ce qui permet de s'accorder une clientèle captive, préférablement unilingue. C'est un nationalisme de convenance. On sert à l'ethnie barricadée derrière sa langue, sans coup férir, des reprises d'émissions étrangères, des traductions américaines, des dépêches de l'American Press ou de l'UPI, des recettes populistes, on vise le plus commun dénominateur avec deux ou trois commentateurs et le tour est joué. En guise de gratification pour l'influence que tout cela procure au royaume Laurentien, on se voit offrir un amphithéâtre gratuit qui nous permettra d'en remettre et d'élargir le cercle de son écurie parlotante et chantante. Même le révolutionnaire François Legault a fait sa génuflexion à Québec, invoquant un argument éminemment économique comme le "buzz" pour justifier la grande patinoire à Régis et à Karl, c'est tout dire!
    Au moins, avec Gesca, comme avec Radio-Canada ou Le Devoir, nous avons accès à une diversité d'opinions. Chez nos nationalistes de Québecor, médaillés et couronnés par la Caisse de dépôt, c'est l'embrigadement qui tient lieu de raison d'agir et d'être. Vous êtes pour, ou vous êtes contre et vous en payez le prix devant l'Opinion. Beau concept pour un Québec libre!
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    8 novembre 2011 10 h 02
    La destruction
    Bien sûr, il faut détruire Québecor. Bay Street et les Orangistes de Toronto n'y sont pas parvenus du temps de Péladeau, père. Et la SRC, Gesca et leurs journalistes s'entendent comme larrons en foire pour commettre cet destruction.

    Je portais quelque respect à Alain Gravel, mais là, c'est terminé. Il manque d'objectivité. Comment pourrons-nous le croire dorénavant...??? Il n'est qu'une estafette de la SRC.
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  • celljack - Inscrit
    8 novembre 2011 10 h 35
    @Jacques Saint-Cyr
    Réalisez-vous que vous êtes en train de mettre des efforts à défendre un oligarque par rapport à un autre oligarque?

    Faites donc un pas de recul. Peut-être pourrions-nous défendre autre chose qu'une oligarchie.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    8 novembre 2011 11 h 05
    Gesca et Quebecor, du pareil au même
    L'empire Gesca montre un peu plus de "classe" que celui de Quebecor, L'un est un peu plus "police montée" et l'autre un peu plus "ceinture flécjhée". Mais dans les deux cas, le but est le même. Plus de convergence pour faire plus de fric et mieux endormir le peuple.
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  • camelot - Inscrit
    8 novembre 2011 11 h 40
    Pertinent
    Voilà une belle lettre qui souligne le manque d'impartialité de la SRC. Une enquête journalistique sur Gesca/LaPresse serait la bienvenue.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    8 novembre 2011 14 h 20
    @celljack: oligarchie qualifiée
    Une oligarchie existe au Québec c'est sûr, comme partout ailleurs. Mais ailleurs, justement, de nombreux membres de l'aristocratie d'affaires recherchent l'excellence, la qualité, et entraînent leur pays ou leur province derrière eux, vers de plus larges horizons. Certains de nos oligarques le font aussi, comme chez Power-Gesca, CGI, Bombardier, Exfo, CAE. D'autres oligarques au petit pied, à la manière russe, préfèrent toutefois maximiser leurs profits en cultivant l'esprit de clocher et leurs relations avec des coqs de village.
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  • Nelson - Inscrit
    8 novembre 2011 14 h 50
    Pour quand un journal vraiment indépendant de tout groupe d'intérêt, sauf les gens ordinaires ???
    Le 99% de nous que souffre le pouvoir et les abus du 1% des milliardaires, devrions avoir un journal à nous, financé juste par nous,

    en faisant enquête et surveillant toutes les groupes privés que cherchent le profit...

    pour s'assurer de garder le plus bas possible les niveaux de corruption, de collusion, de spéculation, de concentration économique, de trafique d'influences avec le politique,

    des justes redevances sur nos ressources naturels et énergétiques,

    le maintien de nos services publiques,

    etc.

    Pour contrer le fait que les groupes économiques dominantes dans le monde entier, dominent aussi les médias, les universités et les idéologies dominantes.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    10 novembre 2011 08 h 58
    Ici c'est une démocratie
    alors chacun est libre de promouvoir son option politique par quelque moyen que ce soit: journaux, télé, publicité, Maisons de sondages...
    à Cuba il n'y a qu'un seul journal celui de l'État
    en Corée du Nord il n'y a pas de liberté de la presse, car il n'y a pas de presse...le CHEUF contrôle tout, manipule tout, maîrise tout....

    il revient à chaque québécois d'exercer son esprit critque
    envers la presse, d'être capable d'impartialité
    vis-à-vis le foissonnmeent d'informations souvent partisanes
    et tordues...une tâche colossale pour un citoyen RESPONSABLE...
    Vive le Québec li...................bre!
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