Lettres - Et Power/Gesca dans tout ça?
C'était bien qu'Alain Gravel et son équipe de l'émission Enquête fassent une recherche sur l'empire Quebecor dans le cadre de leur émission. Cependant, mis à part le fait de nous avoir montré qu'il pouvait y avoir de la manipulation de sondages sur les personnalités culturelles dans les pages du Journal de Montréal et que les Péladeau étaient des nationalistes fiers de promouvoir la culture québécoise, cette émission ne possédait pas vraiment d'intérêt public, contrairement à la prétention de la SRC et d'Alain Gravel.
Par contre, il serait sans doute d'intérêt public d'enquêter sur l'empire Power Corporation et sur son influence sur la politique du Québec, surtout ces dernières années. Cet empire, dont la filiale Gesca possède La Presse, Le Soleil et cinq autres quotidiens régionaux du Québec, mériterait également et davantage que Quebecor qu'on enquête sur lui. D'autant plus que le propriétaire, Paul Desmarais, a avoué se servir de son journal La Presse pour promouvoir le fédéralisme canadien (Le Point, juin 2008). Ce groupe possède des intérêts économiques très importants comme dans les sables bitumineux, dans le gaz de schiste, dans le béton et dans les assurances privées.
Quels sont les liens entre ces intérêts privés et les politiques du gouvernement Charest comme le Plan Nord, la place du privé en santé ou son inaction dans le dossier des gaz de schiste? Comment les journaux de Gesca et les éditorialistes comme André Pratte et Alain Dubuc traitent-ils la nouvelle concernant ces dossiers et tout ce qui est susceptible de réveiller le nationalisme québécois comme l'anglicisation du Québec? Comment se fait-il également que la SRC, une chaîne publique, possède une entente avec Gesca depuis 2001 et que cette entente est restée cachée durant quelques années? Voilà un bon dossier pour l'équipe d'Enquête qui serait vraiment d'intérêt public et non simplement un pamphlet contre un concurrent gênant.
***
Martin Lavallée - Montréal, le 6 novembre 2011
Par contre, il serait sans doute d'intérêt public d'enquêter sur l'empire Power Corporation et sur son influence sur la politique du Québec, surtout ces dernières années. Cet empire, dont la filiale Gesca possède La Presse, Le Soleil et cinq autres quotidiens régionaux du Québec, mériterait également et davantage que Quebecor qu'on enquête sur lui. D'autant plus que le propriétaire, Paul Desmarais, a avoué se servir de son journal La Presse pour promouvoir le fédéralisme canadien (Le Point, juin 2008). Ce groupe possède des intérêts économiques très importants comme dans les sables bitumineux, dans le gaz de schiste, dans le béton et dans les assurances privées.
Quels sont les liens entre ces intérêts privés et les politiques du gouvernement Charest comme le Plan Nord, la place du privé en santé ou son inaction dans le dossier des gaz de schiste? Comment les journaux de Gesca et les éditorialistes comme André Pratte et Alain Dubuc traitent-ils la nouvelle concernant ces dossiers et tout ce qui est susceptible de réveiller le nationalisme québécois comme l'anglicisation du Québec? Comment se fait-il également que la SRC, une chaîne publique, possède une entente avec Gesca depuis 2001 et que cette entente est restée cachée durant quelques années? Voilà un bon dossier pour l'équipe d'Enquête qui serait vraiment d'intérêt public et non simplement un pamphlet contre un concurrent gênant.
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Martin Lavallée - Montréal, le 6 novembre 2011
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