L'éditeur de l'Ottawa Citizen quitte le groupe Asper
La démission hier de Russel Mills, l'éditeur du Ottawa Citizen, a suscité l'indignation des partis d'opposition à la Chambre des communes à Ottawa et elle alourdit encore l'atmosphère tendue entre le personnel des journaux CanWest Global et la direction de l'entreprise.
Annoncé sobrement en quelques lignes hier dans le journal le départ de l'éditeur serait en fait un licenciement, la direction de CanWest Global n'ayant pas apprécié les critiques de Mills envers le gouvernement de Jean Chrétien. Il semble également que M. Mills ait voulu soutenir l'indépendance de son journal par rapport aux nouvelles règles édictées par la famille Asper propriétaire de CanWest Global, qui a imposé depuis plusieurs mois aux journaux de la chaîne la publication d'un éditorial unique au moins une fois par semaine.
Russel Mills a lui-même déclaré hier à CBC, la radio anglaise de Radio-Canada, qu'il a été licencié après avoir rencontré dimanche David Asper, un des dirigeants de CanWest Global, propriétaire du Ottawa Citizen, de The Gazette et de plusieurs autres journaux anciennement de Southam.
Mills a déclaré que les dirigeants de CanWest avaient exigé qu'il soumette avant publication ses éditoriaux sur le comportement du gouvernement libéral.
Le Ottawa Citizen a publié plusieurs textes sur le «Shawinigate» et il avait demandé la démission du premier ministre Chrétien dans la foulée des scandales des derniers mois.
Ironiquement M. Mills recevait samedi un doctorat honorifique de l'Université Carleton pour son apport au journalisme et à cette occasion il prononçait un discours sur la liberté de presse et la liberté d'expression.
Âgé de 57 ans Russel Mills était entré au Citizen en 1971. Il en était devenu l'éditeur en 1986.
À la Chambre des communes tant le chef conservateur Joe Clark que la chef du NPD Alexa McDonough se sont étonnés hier de ce départ. Mme McDonough a rappelé que la famille Asper avait contribué depuis cinq ans pour 250 000 $ au Parti libéral. M. Clark a demandé au gouvernement s'il était vrai que Jean Chrétien avait rencontré Izzy Asper, grand patron de CanWest, à la suite d'un article du journal sur le Shawinigate.
En réponses aux questions des deux chefs de parti le nouveau ministre des Finances et vice-premier ministre John Manley a soutenu que le gouvernement n'avait rien à voir dans ce départ et que les décisions de CanWest Global regardaient uniquement l'entreprise.
CanWest a nommé hier un de ses cadres Gordon Fisher éditeur par intérim du Citizen.
Cette histoire vient encore une fois mettre sur la sellette l'empire CanWest Global, qui subit le feu de la critique depuis sa décision d'imposer le même éditorial au moins une fois par semaine à tous ses journaux, et qui demande aux journaux de ne pas publier d'éditoriaux allant à l'encontre de ce texte imposé. Un groupe de 40 anciens dirigeants de Southam achetait récemment une page de publicité dans différents journaux, dont le Globe and Mail, pour demander à CanWest de revoir cette politique, au nom de la liberté d'expression. Il y a quelques semaines ce sont 50 éminents canadiens qui demandaient au gouvernement de mettre sur pied un enquête indépendante sur la concentration de la presse au pays.
Annoncé sobrement en quelques lignes hier dans le journal le départ de l'éditeur serait en fait un licenciement, la direction de CanWest Global n'ayant pas apprécié les critiques de Mills envers le gouvernement de Jean Chrétien. Il semble également que M. Mills ait voulu soutenir l'indépendance de son journal par rapport aux nouvelles règles édictées par la famille Asper propriétaire de CanWest Global, qui a imposé depuis plusieurs mois aux journaux de la chaîne la publication d'un éditorial unique au moins une fois par semaine.
Russel Mills a lui-même déclaré hier à CBC, la radio anglaise de Radio-Canada, qu'il a été licencié après avoir rencontré dimanche David Asper, un des dirigeants de CanWest Global, propriétaire du Ottawa Citizen, de The Gazette et de plusieurs autres journaux anciennement de Southam.
Mills a déclaré que les dirigeants de CanWest avaient exigé qu'il soumette avant publication ses éditoriaux sur le comportement du gouvernement libéral.
Le Ottawa Citizen a publié plusieurs textes sur le «Shawinigate» et il avait demandé la démission du premier ministre Chrétien dans la foulée des scandales des derniers mois.
Ironiquement M. Mills recevait samedi un doctorat honorifique de l'Université Carleton pour son apport au journalisme et à cette occasion il prononçait un discours sur la liberté de presse et la liberté d'expression.
Âgé de 57 ans Russel Mills était entré au Citizen en 1971. Il en était devenu l'éditeur en 1986.
À la Chambre des communes tant le chef conservateur Joe Clark que la chef du NPD Alexa McDonough se sont étonnés hier de ce départ. Mme McDonough a rappelé que la famille Asper avait contribué depuis cinq ans pour 250 000 $ au Parti libéral. M. Clark a demandé au gouvernement s'il était vrai que Jean Chrétien avait rencontré Izzy Asper, grand patron de CanWest, à la suite d'un article du journal sur le Shawinigate.
En réponses aux questions des deux chefs de parti le nouveau ministre des Finances et vice-premier ministre John Manley a soutenu que le gouvernement n'avait rien à voir dans ce départ et que les décisions de CanWest Global regardaient uniquement l'entreprise.
CanWest a nommé hier un de ses cadres Gordon Fisher éditeur par intérim du Citizen.
Cette histoire vient encore une fois mettre sur la sellette l'empire CanWest Global, qui subit le feu de la critique depuis sa décision d'imposer le même éditorial au moins une fois par semaine à tous ses journaux, et qui demande aux journaux de ne pas publier d'éditoriaux allant à l'encontre de ce texte imposé. Un groupe de 40 anciens dirigeants de Southam achetait récemment une page de publicité dans différents journaux, dont le Globe and Mail, pour demander à CanWest de revoir cette politique, au nom de la liberté d'expression. Il y a quelques semaines ce sont 50 éminents canadiens qui demandaient au gouvernement de mettre sur pied un enquête indépendante sur la concentration de la presse au pays.
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