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Radio-Canada abolit son émission littéraire

Aucune autre formule laissant place au livre n'est prévue à la Première Chaîne

Stéphane Baillargeon   6 juin 2011  Médias
L'émission Vous m'en lirez tant de la Première Chaîne ne reprendra pas l'antenne à l'automne. La direction de la radio de Radio-Canada l'a annoncé vendredi à l'interne. L'émission animée par la femme de théâtre Lorraine Pintal était diffusée le dimanche de 14h à 16h.

Toujours selon les informations obtenues par Le Devoir, «pour l'instant», selon sa propre formule, la direction n'a rien de précis en tête pour parler livre et littérature à la Première Chaîne.

Les nouveaux dirigeants de la radio d'État, arrivés en poste au cours des derniers mois, rencontrent les journalistes ce matin pour dévoiler la grille estivale 2011. Radio-Canada propose une émission littéraire hebdomadaire diffusée sur tout son réseau (sauf l'été) depuis des années.

Les relations demeurent toutefois tendues avec certains cercles culturels et littéraires du pays, qui jugent sévèrement cette seule et unique place faite à la littérature sur les ondes d'État. L'ancienne chaîne culturelle (le 100,7 FM à Montréal) comptait plusieurs rendez-vous de débats autour des textes et des auteurs, mais sa programmation a été complètement revue pour se concentrer exclusivement sur la musique. À la télévision, c'est le désert. Il n'existe aucune proposition littéraire à la télévision généraliste. Même ARTV, la chaîne culturelle, ne relaie aucune émission d'actualité et de discussion liée aux imprimés.

Par contraste, à la radio publique française, on retrouve plusieurs émissions littéraires, dont À plus d'un titre diffusée quotidiennement sur France Culture. Le rendez-vous d'une heure est diffusé du lundi au vendredi de 16h à 17h, en pleine heure de pointe quoi. La dernière mouture, vendredi, offrait un bloc sur l'actualité de la bande dessinée, un autre sur les revues et des entretiens avec des auteurs. La grille de la chaîne spécialisée, souvent digne d'un contenu universitaire, compte plusieurs autres émissions du genre, dont une consacrée en partie à la littérature jeunesse.

Aux États-Unis, le réseau public NPR fait aussi la leçon à Radio-Canada avec des émissions de lecture de textes, des entretiens avec des auteurs, des séries complètes consacrées à des thèmes littéraires. Le site Internet npr.org diffuse une riche sélection de contenus en tous genres sur l'actualité et l'histoire littéraires, par exemple des suggestions de lectures de polars pour l'été.
 
 
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  • De St-Éloi
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 05h45
    Une lente décadence culturelle
    Le retrait de cette émission n'est que le signe d'une lente décadence culturelle, amorcé par Sylvain L'espérance. L'émission en question n'était pas très affriolante, mais elle avait le mérite d'exister. Elle tentait de se populariser, ce qui est une erreur en littérature. Un grand auteur est un grand auteur, et même nos petits auteurs peuvent être de grands auteurs. Il suffirait d'une émission d'entretien hebdomadaire, même diffusée à des heures pas possibles pour sauver la mise culturelle. Une entrevue en profondeur vaut mieux que plusieurs petites entrevues superficielles. Les journalistes et la direction de Radio-Cann peuvent bien chialer contre PKP mais il faut plus pour la littérature avec ses maisons d'édition et les pages littéraires du Journal que la défunte grande maison culturelle. ArtTV est d'une grande médiocrité, Vox fait mieux qu'elle pour ce qui est de la littérature. Réunir autour d'une table trois écrivains et un animateur ne coûte pas cher. Vaut mieux des décors chers, des émissions stupides à la Cloutier c'est
    ça de la culture. La culture ce est-ce que les gens regardent à Radio-Canada, nous faisons la culture, nous sommes le nombril culturel du Québec et du CF, et nous regardons notre nombril. Bravo Radio-Canada.

  • Dmarquis
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 06h31
    De toute manière avec internet on a accès à France culture
    RC n offre pas une programmation à vos attentes?France Culture avec son podcasting plus ėvoluė offre des émissions culturelles très stimulantes pour l intellect .. Daniel marquis

  • Gilles Delisle
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 06h34
    Lente descente aux enfers de Radio-Canada
    Monsieur de St-Eloi a parfaitement raison. Maintenant qu'il n'y a plus d'histoire enseignée dans nos écoles et collèges, on est en train de faire disparaître la culture de Radio-Canada, qui, il n'y a pas si longtemps etait un phare pour tout le Québec francais, pour la culture. Théâtre, émissions culturelles à la radio et à la télé, musique etc. la station radio-canadienne nous éduquait tout en nous faisant découvrir la culture d'ici et d'ailleurs. Aujourd'hui, on a fait sauté les émissions culturelles de la radio et de la télé de Radio-Canada, pour les remplacer par des émissions "people" à la manière des Cloutier, Lepage, McQuade et autres clowns du genre qui sont un copier coller des pires émissions des chaînes comme V ou TVA! Tout se tient, pour enfoncer le Québec de plus en plus dans une médiocrité culturelle dont nous ne sommes pas prêts d'émerger!

  • Anne Genest
    Abonnée
    lundi 6 juin 2011 06h36
    Je suis sans mots
    Si je veux m'informer, je fais quoi maintenant? Radio-Canada peut bien disparaître maintenant que la Société s'éloigne de son mandat initial : transmettre la culture.

  • Belanger Claude
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 06h40
    France culture
    Vous mentionnez que France Culture diffuse une émission sur la littérature. Vous devriez ajouter que c'est facilement accessible via internet.
    Fance Culture a également une programmation très riche en arts visuels, en musique, en philosophie, etc. J'écoute régulièrement l'émission Hors-champ de Laure Adler et, en tant qu'architecte, je ne manque jamais Les Jeudis de l'architecture.

    Pourquoi se passer de cette programmation culturelle incroyable? Et tout est payé par l'État français sans une minute de publicité.

  • Monsieur Pogo
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 06h41
    S'aracher les quenoeils
    Pourquoi lire, si on peut regarder la télévision ?

    La litérature sa fait lire, et lire sa donne malle à la tète.

    Donc, bravo à radio-canada pour cet mesure prophylactique.

  • Michel Lefebvre
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 06h44
    Vedettes
    Vous m’en lirez tant n’était pas une émission littéraire, c’était une autre émission de vedettes qui s’exprimaient sur les deux ou trois livres qu’elles avaient lus dans leur vie. Ou sur leurs intentions de lire le livre de la vedette qui était passée la semaine dernière à l’émission. Je suis un petit auteur d’ici (frustré? mais oui, évidemment...), qui n’aurait jamais été invité à Vous m'en lirez tant, à moins de créer une polémique impliquant une vedette néo-littéraire, Josélito Michaud et Lise Dion auraient été de bons sujets. Trop tard.

  • Christian Boutin
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 06h56
    De mal en pis
    Ce printemps nous apprenions la fin de l'émission Six dans la cité, maintenant c'est au tour de Vous m'en lirez tant de disparaître. Il y a quelques années on diffusait à Radio-Canade le dimanche après midi une émission exclusivement littéraire: Sous la couverture, une bonne émission de critique littéraire et elle aussi a passé par le couperet de Radio-Canada. Une société d'état se doit de donner l'exemple et s'élever au-dessus de la mêlé. Je me souviens des beaux dimanches où nous pouvions voir régulièrement des pièces de théâtre. Je ne peux pas dire que Radio-Canada s'améliore avec le temps.

    Réveillez-vous à Radio-Canada.

  • Christian Harvey
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 07h03
    Une émission décevante
    Pour être franc l'émission de Lorraine Pintal n'était pas susceptible de rejoindre grand monde : nombriliste, tournée vers un Montréal littéraire fermé, répétitive avec les même invités. Il faut une émission littéraire qui innoverait. Avec des jeunes ? Avoir une émission littéraire ne sert pas à grand chose si c'est pour donner un contrat aux mêmes chroniqueurs littéraires sans se soucier de rejoindre les gens...un peu...

  • Marc Lemieux
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 07h44
    Amanda Lang
    Il feraient mieux d'abolir Amanda Lang (présentatrice anglophone), ou quand le star system dans sa version cassante fait de la finance. Qu'ils la remplacent par une prof de l'Harvard Business school, ce sera autrement plus convainquant!

    Marc Lemieux,
    B.A.A, Psychanalyste

  • Kris13104
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h05
    Radio-Canada? C'est une chaîne nationale, non?
    La suppression d'une chaîne littéraire n'a sans doute pas pu se faire sans l'agrément du gouvernement. Quelque part, c'est ridicule pour une chaîne qui se «tire dans le pied»: em Amérique du Nord, le fait français est suffisamment exceptionnel pour constituer un élément remarquable, donc valorisant, et s'en priver, est une absurdité en matière de gestion d'image.
    En revanche, il est certain qu'une telle émission se doit d'être de grande qualité, tant pas la compétence et le charisme des ses animateurs que par la pertinence de ses sujets, la diversité et l'intérêt suscités par ses invités, innovation dans les choix de ses thèmes. Elle doit aussi disposer d'un horaire accessible (les émissions de 1 heure du matin...).
    Et puis, ce n'est pas parce que de récentes études constatent une situation alarmante d'analphabétisme au Québec qu'il faut pénaliser la portion «lectrice» et pensante de la population.
    Alors, une telle émission générera un public et sera utile pour accroitres ce dernier.

  • Claude L
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h12
    Nivellement vers le bas
    On ne fera que rigoler ou faire du voyeurisme, sur des émissions telles que "Love Story".

    Apprendre, rêver, se cultiver et se réaliser. Pour améliorer notre sort et manifester envers la corruption et l'absurdité de nos gouvernements. Les gouvernements n'aiment pas ça, ils préfèrent que l'ont s'abrutissent.

    Tout ça au nom du capitalisme : toujours consommer des éléments sans valeur, pour que ceux qui tirent les ficelles nous manipulent facilement pour s'enrichir.

  • Lanaudoise
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h12
    Décevant
    Déjà que la TV prend de notre temps s'il faut qu'en plus la radio n'apporte plus d'informations et d'entretiens sur les livres, c'est d'une grande tristesse.

    Par contre je suis d'accord avec Christian Harvey, "Une émissions décevante" c'est un mauvais choix horaire et l'animatrice m'ennuie à mourir! Même à la radio il y a moyen d'être innovateur et dynamique avec la lecture.
    D'accord aussi avec Gilles Delisle, Lente descente... On nous présente à la TV de R.-C. de plus en plus d' émissions "PEOPLE" qui m'ennuient à périr.À peu près toujours les mêmes têtes et les mêmes invités.
    Il nous reste à aller vers la TV française où on a le plaisir d'entendre et de voir encore des émissions dites culturelles.

  • Pierre Marcotte
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h21
    Nivellement
    Ados-radio est coupé. 275-Allô est coupé. Vous m'en lirez tant est coupé. Le prochain à tomber ? Les lignes ouvertes qui ne traitent pas de sport.

    Radio-Cadenas va devenir un autre Radio-X.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 08h37
    Pas surprenant
    En devenant fossoyeur de la littérature, Radio-Canne-de-binnes est fidèle à son mandat de promotion d'Un Canada uni. En nous fondant dans la masse du ROC, on deviendra ainsi un peuple sans référence. Tel est le but de l'Opération, comme l'écrivait si bien un certain Durham.

  • Bidule
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h42
    Certains livres resemv
    Comme certains commentaires le signale, je trouve la culture sur internet en France et suis satisfait, faute de trouver l’équivalent de la culture québécoise. Il n’y a pas si longtemps un ami très âgé, sans descendance, voulait faire don de plus de quatre cent livres d’auteurs classiques, français ou étrangers a sa bibliothèque municipale, dont certains de la collection « la Pléiade » . Tout a été refusé, sous prétexte que ca n’intéressent pas les lecteurs, qui préfèrent la littérature plus légère ,(histoire d’amouuur). Je suis moi-même allé voir le genre de livres. Que des livres insignifiants dont les auteurs son surtout des femmes avec des histoires a l’eau de rose. Je comprends qu’Il n’y est qu’une Marguerite Yourcenar . Au risque de vous fâcher la littérature québécoise ne fait pas le poids. Normal pour un pays qui a si peu d’habitants, donc si peu de bon écrivains.

  • MJD
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h43
    Writers and company
    Depuis la disparition de la chaîne culturelle, je boude radio et télé radio-canadiennes. Plusieurs personnes ont signalé l'offre très diversifiée de France Culture à laquelle il faudrait ajouter France Inter. Littérature, cinéma, philosophie, architecture, tous les délaissés de l'inculture québécoise y trouveront leur compte, sauf pour la culture d'ici, évidemment. Personne n'a par contre mentionné l'excellente émission de la journaliste littéraire Eleanor Wachtel, Writers and company, diffusée à la radio de CBC et accessible sous forme de baladodiffusion. Pour entendre une heure d'entrevue avec Michel Tremblay, rendez-vous donc sur la chaîne anglaise de Radio-Canada. On rêve du jour où Danielle Laurin pourrait animer pareille émission, mais cela ne risque pas d'arriver...

  • Pierre Samuel
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 08h46
    Ce qui se vend par ceux qu'on connaît...
    Les médias traditionnels publics ou privés étant majoritairement à la remorque du «marketing», rien de bien neuf dans cette décision puisque la littérature est de plus en plus considérée «parent pauvre» (sauf au Devoir).

    Qui plus est, on élimine de plus en plus l'animation de ce type d'émissions culturelles à de «véritables connaisseurs» à quelques exceptions près.

    Après l'abolition de leur chaîne culturelle radiophonique, la SRC a chassé cavalièrement au cours des dernières années les Gilles Dupuis, Georges Nicholson, Francine Moreau, Stéphane Lépine, Dan Berman et combien d'autres pour les remplacer par des «dilettantes» aux «noms connus»...

    A titre d'exemple, sans vouloir remettre en cause l'expérience et les connaissances journalistiques de Simon Durivage et de son omniprésence quotidienne à RDI, que diable vient-il faire, en plus, à l'animation d'une émission dédiée à la musique classique à Espace Musique le samedi matin?

    Sans mentionner les «émissions de divertissement» aux cliques indélogeables depuis des lustres: les Brathwaite, Lécuyer, Cloutier...

    Combien de membres inscrits à l'Union des artistes déjà?

  • Claude Daigneault
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 08h52
    Un mal pour un bien ?
    Le "montréalisme" effréné de ce genre d'émissions est peut-être à l'origine de la décision. Combien fois en une semaine peut-on entendre une interview de Dany Laferrière ou de Marie Laberge ? Il se publie environ 6500 livres par année au Québec (tous genres confondus). Pourquoi seul un petit groupe d'amis forme-t-il la cohorte des invités ? Pourquoi les envois de parutions récentes à ces émissions restent-ils lettre morte ? Heureusement, les médias sociaux réussissent à agir là où Radio-Canada se sclérose de plus en plus. Hors de l'église culturelle de Montréal point de salut ? C'est un non sens.

  • François Dugal
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 08h59
    Le Titanic
    Radio-Canada, qui a trahi sa mission, coule à pic et sera perdue corps et biens: bon débarras.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 09h15
    Puis-je faire une petite suggestion?
    Il pourrait faire une ou des émissions sur les livres, mais seulement sur les livres qui parlent d'économie. Après tout, à se fier sur ce qu'on peut souvent entendre, on dirait qu'il n'y en a que pour l'économie et que rien d'autres n'existent.

  • Leroy K. May
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 09h37
    Je suis atterré
    Je viens d'apprendre que l'émission ne reviendra pas. Or, j'étais un des invités de cette semaine...

    Je rejoins plusieurs personnes dans les commentaires, c'est-à-dire:

    - nivellement par le bas
    - disparition de l'enfant pauvre des arts (on ne parlera pas de la poésie)

    Par contre, le fait qu'on veuille se référer à France Culture ou Inter pour découvrir la littérature... Certes, ces émissions donnent accès à la culture française, mais qu'en est-il de la nôtre? Comment peut-on faire la promotion d'oeuvres littéraires québécoises s'il n'y a pas de médium grand public?

    La littérature en arrache. Elle est confrontée à des médias plus dynamiques, plus modernes, et traîne de la patte si on veut parler en termes d'offre et de demande. Mais si les émissions où l'on discute de littérature disparaissent, si les chroniques littéraires des journaux disparaissent (Le Devoir semble le dernier rempart, le Voir dans une certaine mesure)... À quand remonte une émission littéraire à la télé? Exclusivement littéraire?

    Il faut repenser la transmission de la littérature car il est clair que les propriétaires de ces médias traditionnels ne voient pas la rentabilité associée à la promotion de la littérature (c'est sûr, il n'y en pas).

    Les médias sociaux sont peut-être la planche de salut pour la littérature. En tout cas, en ce qui me concerne, c'est à travers mon blogue, Twitter et Facebook que j'ai fait ma promotion, avec un certain succès.

    Il serait ridicule de s'accrocher au passé et d'exiger que la littérature fasse partie de la grille horaire de la société d'État, ou de tout autre société qui diffuse la culture.

    L'avenir de la littérature serait-il électronique ou ne serait-il pas?

    Leroy K. May
    http://lkm696.blogspot.com

  • Caroline Moreno
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 09h46
    Parole en doute
    Une image vaut mille mots. Milles mots valent une image. Écrire exige de la patience, de la constance, de la discipline, de la persévérance. Un écrivain peut mettre plus de deux ans à ciseler une œuvre dont le résultat, contrairement à une sculpture ou une chorégraphie, ne saute pas aux yeux. Pour apprécier une histoire à sa juste valeur, il faut la lire.

    L’écrivain confie son manuscrit à une maison d’édition laquelle le soumet à un comité de lecteurs. Si l’auteur reçoit le feu vert de l’éditeur, il devra composer avec le distributeur, les libraires, les critiques et le public. Un ouvrage peut aisément passer inaperçu car la faveur populaire va de façon générale aux auteurs connus et aux vedettes.

    Un manuscrit refusé a sur son auteur l’effet d’une peine d’amour. Il le renvoie à sa solitude et aux doutes qui l’assaillent. La tentation de tout abandonner au profit d’un vrai métier sera grande. Mais aussi bien empêcher un oiseau de voler… L’écrivain est un artiste, un artisan. Il tisse son ouvrage à l’aide de mots, de phrases choisis avec tant de soin et d’amour qu’il voudra les offrir en partage. Combien auront cette chance ?

    Faisons connaître nos écrivains !

  • Matulu Tremblay
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 09h46
    Suis d'accord avec....
    .... Christian Harvey, Michel Lefebvre, Claude Daigneault.
    Cette émission au parler de (je m'écoute donc je suis, trop fréquente à RC) me piquait un sérieux cafard qui, si je l'avais écoutée, m'aurait détournée de la littérature.

    Serge Bouchard, l'anthropologue, fait de la littérature, comme on fait de la prose sans le savoir. Idem pour Languirand.

    "Six dans la cité" faisait pitié à voir. Un party raté avec juste des invités qui n'ont aucune écoute, aucune connivence, sinon celle de vouloir se mettre en valeur à n'importe lequel prix.

    C'est Véronique, ou une autre pareille, une fois qui a dit comme ça, sans en connaître les conséquences: "ce qui est plaisant à Radio-Canada, c'est qu'une fois que tu y es, on t'es fidèle" autrement dit, tu fais partie de la clique.

    Tant mieux pour la clique, tant pis pour les payeurs de taxe qui leur paient un job assuré, sans en avoir pour leur argent.

    Ça me revient: c'est Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Pas eu besoin de "Vous m'en lirez tant" (quel titre de ma tante!) pour savoir ça, une bonne 8 i ème année d'une autre époque nous le montrait.

  • Matulu Tremblay
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 09h49
    D'accord aussi ....
    .... avec Pierre Samuel.
    Puis les ex de Durivage, Lisa, là, puis les 2 autres, est-ce seulement moi qui n'en peux plus, n'ai jamais pu?

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 10h23
    La fin du nombrilisme de la grande tour?
    Christiane Charette and Lauraine Pintal animaient des émissions de contenus beaucoup trop orientés sur la production culturelle montréalaise, et selon les commentaires à l'article, une petite clique "people" associée à cette production. Espérons que Radio-Can se reprendra avec une meilleure mise d'émission littéraire moins portée sur la clique et le format "people" malbouffe. Mais cela dit, Hubert T. est-il en train de présider à l'enterrement en douce du diffuseur public, en tant qu'agent bien payé par le pouvoir Harper

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 10h35
    Le demi-civilisés
    Lisez le texte de Iab Murchison dans Le Devoir de ce matin. Vous y reconnaitrez, dans ces demi-civilisés, les futurs dirigeants de nos grandes instituions telles Radio-Canada, Hydro-Québec, etc.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 10h38
    Le mentor de la SRC
    Hé oui, on l'aura compris, c'est le majoritaire PM Harper qui aime tellement la lecture! La SRC reflète l'image du gouvernement majoritaire qui a été élu il y a quelques semaines et on peut s'attendre à encore mieux! Pauvre Yann Martel, il a encore pas mal de pain sur la planche.

    En attendant, oui, on peut aller sur le net pour consulter les sites français ou on peut aller à notre bibliothèque locale et consulter la ou le bibliothécaire ou encore fureter pour trouver des bons livres à lire. Quant à la SRC, elle représente de plus en plus un gaspillage de nos taxes.

  • Chloé Baril
    Inscrite
    lundi 6 juin 2011 10h40
    Aller chercher le public
    La direction de Radio-Canada martèle qu'elle cherche à garder, élargir son public, en développer de nouveaux.

    Comment peut-elle ne pas voir que son public, elle l'a perdu. Je note six mentions des offres des autres radios publiques, française, anglo-canadienne, américaine, anglaise, dans les commentaires. Je m'ajoute au lot.
    Nous sommes votre public, des auditeurs de radio publique, avant tout, et vous ignorez nos envies, nos besoins, vous ne répondez pas à nos critiques, au contraire, vous vous enfoncez toujours davantage dans une voie à l'opposé de ce que l'on aime.


  • Abonné
    lundi 6 juin 2011 10h47
    Une page sur Facebook : Pour une émission littéraire sur ARTV
    Une page sur Facebook a été créée : Pour une émission littéraire sur ARTV.

    Joignez-vous à cette page et partagez avec vos amis et connaissances.

    Faisons pression sur Radio-Canada pour que la société respecte son mandat.

    https://www.facebook.com/pages/Pour-une-émission-littéraire-sur-ARTV/179646152090106

  • Thibaud
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h25
    Moins de pain, plus de cirque
    On peut débattre de la qualité des émissions littéraires. C'est certain qu'après Pivot, il est difficile de plaire. Mais le déni de culture, l'oubli de la lecture ne peuvent certainement pas améliorer les choses, ni les gens. Je trouve regrettable que toutes les télévisions s'alignent sur le plus grand commun diviseur. À force de niveler par la base, que restera-t-il comme public ? Quelle influence aura ce medium s'il s'aliène tout ce qui sait lire et n'a pas peur de réfléchir ? La télévision publique déçoit d'autant plus qu'elle a la prétention, contrairement aux autres, d'avoir une certaine mission.

    Que verrons-nous ensuite ?
    Un "Banquier" ou un "Dumont" à la sauce Radio-Canadienne ? À moins que ce ne soit une copie de la nouvelle Fox-Sun TV ?

    En fait, j'ai tort d'être déçu.

    J'aurais dû le voir venir.

  • camelot
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h37
    Mandat culturel
    La SRC a été fondée pour promouvoir la culture francophone. Or, on a beau gratter, la culture est complètement évacuée de sa grille horaire. Rabinovitch a saboté ses bases et jeté aux ordures tous ceux qui avaient une opinion, des idées, de la culture quoi ! Trois générations d'acteurs, de créateurs, d'artistes. Ils sont remplacés par des nuls sans idée, sans cultures, sans colonne vertébrale. Des mollusques.

  • Cennini
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h38
    Après les jeunes, la lecture...
    Depuis 2 ans, je suis sans télé. Cela me laisse plus de temps pour lire et réfléchir.
    Pour ce qui est de de l'univers littéraire, les sources d'infos demeurent nombreuses: via le web par la retransmission d'émissions européennes, la presse internationale et plus près de nous, LE DEVOIR. Attendons-nous donc à voir son cahier littéraire prendre du volume.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h53
    Place à l'innovation...
    Moi qui suis un passionné tous azimuts de la chose littéraire, je dois bien avouer que je n'ai jamais été accro. Je seconde le sentiment de M. Harvey à propos de l'émission: «... nombriliste, tournée vers un Montréal littéraire fermé, répétitive avec les même invités.»

  • Jacques Roussel
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 16h24
    Dommage!
    Grand dommage pour Georges Laraque et Patrick Lagacé qui ne pourront poursuivre leur brillante carrière de critiques littéraire (gomme baloune) amorcée au combat des livres. Une perte pour les cotes d'écoutes mais un grand pas pour l'humanité!

  • Pierre Gauthier
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h59
    Manque de vision
    Radio-Canada a détruit la chaîne culturelle au moment même où l'utilisation accrue d'internet conférait la plus grande valeur au type de contenu produit par les émissions abolies. Les grandes entrevues avec des artistes, créateurs et penseurs par exemple n'ont pas de date de péremption. La production de la chaîne culturelle aurait permis de faire rayonner la vie intellectuelle d'ici à l'échelle de la francophonie. La planète Québec étant petite, les médias se sont gardés de dénoncer trop vertement ce que je considère être un scandale.

  • Mathieu Arsenault
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 23h24
    L'alternative, on la trouvera en ligne désormais
    On commence à trouver en marge des médias de masse une alternative
    dans ce créneau. Des sites québécois comme Radio Spirale, Voix d'ici ou Salon double présentent des entrevues de fonds avec des écrivains reconnus et des intellectuels notoires, de même que des lectures de poésie en direct. Pour ma part en tout cas, il n'y a pas d'hésitation entre dix minutes superficielles avec Dany Lafferière à Radio Canada et une heure en ligne où il parle de ses origines, de son rapport à l'écriture, de la vie et de la mort.

  • Marianne Kugler
    Abonnée
    mardi 7 juin 2011 14h02
    Faut-il toujours coupé ce qui n'est pas «rentable»?
    Triste

  • Rosalie Lavoie
    Inscrit
    mardi 7 juin 2011 21h29
    Faites vous entendre
    Écrivez à auditoire@radio-canada.ca pour exprimer votre désaccord!

    Pour ma part, voilà ce que je leur ai envoyé:

    Madame, Monsieur,

    La décision d'abolir l'émission "Vous m'en lirez tant" de la Première Chaîne est d'une tristesse à faire pleurer. Certes, l'émission n'était pas d'une grande valeur intellectuelle, mais, à tout le moins, elle existait! L'espace sera désormais consacré à la musique... Or, si la musique compose une grande part de la culture, la culture, néanmoins, ne se restreint pas à la musique et si la musique enrichit nos existences de manière incontestable, elle ne permet cependant pas de penser le monde comme le fait la littérature. La littérature pose des questions essentielles sur la société dans laquelle nous vivons, sur nous. Elle est une voie/voix pouvant mener à la philosophie, elle est un dialogue avec l'autre. La culture d'un peuple se mesure à sa littérature et la place qu'on lui accorde dans la société... Cette décision révèle beaucoup de ce que nous devenons et se fait par là le symptôme de la maladie dégénérescente qui frappe de jour en jour plus gravement notre société. Radio-canada contribue, de la même manière que Québécor et autres marchands de camelote, à cette dégénérescence généralisée, à l'appauvrissement de la culture, de la langue et, en dernière instance, de la pensée.

    Merci pour votre engagement sans pareil,

    Rosalie Lavoie

  • Normande Poirier
    Abonnée
    mardi 7 juin 2011 22h09
    Coupures budgétaires
    Cette abolition d'une émission littéraire à Radio-Canada me laisse plutôt indifférente, car il y a longtemps que j'ai cessé de compter sur la télévision d'État pour la promotion et la diffusion d'émissions culturelles ou littéraires: depuis la disparition de la Chaîne culturelle en fait que je n'ai jamais cessé de regretter!

    Je suis maintenant une fidèle auditrice de France Culture qui diffuse des émissions culturelles variées: des historiens, des écrivains, des philosophes, des maîtres de conférence, des artistes de toutes sortes, etc., nous font partager leurs réflexions, il y en a pour tous les goûts. Sans parler qu'il est doux à l'oreille d'entendre des gens qui s'expriment parfaitement en français...À force de baigner dans le charabia télévisuel et autre qui nous entoure, on en vient à oublier la richesse et la précision de notre langue. Mais cela est une autre histoire...

  • Poetik
    Inscrit
    dimanche 12 juin 2011 22h45
    Littérature... un pilier culturel aussi important que les autres!
    La littérature est un pilier culturel aussi important que la chanson, l'humour, le cinéma ou tout autre forme d'art. Abolir une émission littéraire signifie se délaisser soi-même et oublier que nous sommes aussi nés pour exercer notre si belle langue maternelle, le français. Soyons fiers de publier nos écrivains québécois en ne pensant pas toujours au potentiel commercial de l’œuvre proposée. La beauté d'un texte donne un souffle de vie aux lecteurs et transporte l'oxygène de l'esprit de l'auteur dans la nacelle de la créativité ouverte d'esprit.

    Nous avons tous besoin du français et de son art sous toutes ses formes pour se forger des racines solides et ainsi renouveler éventuellement le sujet des cours de littérature québécoise à travers le temps pour ne pas rester bloqué à Émile Nélligan ou à Beaudelaire dans 50-75 ans. Qu'on en revienne à la source, les mots, pour ne pas souffrir de maux culturels identitaires historiques dans 100 ans! Ce serait triste de lire : la culture québécoise cède sa place à la culture américaine; la qualité du français écrit est en déclin; les livres ont été jetés dans les feux de joie à la St-Jean Baptiste commerciale en clamant le iBook comme unique dieu des lettres en l'an 2075 dans les livres d'histoire du Québec et du Canada au secondaire.


    Poétik Ju
    http://poetikju.voila.net

  • Poetik
    Inscrit
    dimanche 12 juin 2011 23h02
    Il est temps de l'avénement d'une nouvelle émission littéraire
    Il faut des gens de Lettres pour roséifier le ton d'une humeur alcaline et ainsi apaiser la rage des hommes qui pilaient sur la culture en tapissant leur nid d'émissions à effet de serre au goût acre story double académie. Qui prendra la relève d'une émission tant attendue? Qui soulagera l'inquiétude de l'UNEQ? Qui aura le désir de rechercher cette culture littéraire et innover pour laisser place aux poètes ou autres vrais artistes qui ne sont pas des vedettes prémâchées? Qui aura la passion des mots pour faire renaître ce bassin de culture littéraire? Les têtards doivent évoluer grenouilles pour dégager les marécages des émissions avariés d'originalité qui polluent comme des plantes parasites nos esprits avant que le micro-onde nous fasse tous exploser de ramollissement cérébral.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 13 juin 2011 19h14
    Mémoire courte?
    Bien que je sois d'accord avec plupart des constats et opinions qu'on peut lire sur ce forum, il me semble qu'on ne peut faire fi des importantes coupures dans les budgets consacré à la culture promises par le gouvernement Harper en 2008, et effectuées par la suite.

    En plus de l'appauvrissement du contenu de la radio et de la télé de la chaîne publique, tel qu'annoncé par les spécialistes des médias ces coupures, principalement à la télévision d'état, ont affecté d'autres réseaux, au niveau des co-productions et autres collaborations par exemple, de sorte que TVA passe de plus en plus de reprises et de films, et que ARTV est à peine reconnaissable...

    Et voilà que nous nous retrouvons pour 4 ou 5 ans avec un gouvernement conservateur qui a pour ainsi dire la culture en horreur, et la québécoise est celle qui continuera à écopper le plus, bien sûr...

    Finalement, comme quelques autres je trouve que c'est bien beau France culture mais ce n'est pas ça qui va faire connaître ni encourager la culture québécoise, quand à l'Internet, je ne suis pas certaine que ça puisse tout remplacer non plus...

  • Frédéric Jeanbart
    Inscrit
    dimanche 19 juin 2011 05h28
    Séparons-nous
    Je croyais que l'on avait fini de vouloir niveler tout le monde vers le bas tellement les limites semblaient atteintes. Je me suis trompé, Harper est au pouvoir. N'êtes-vous pas tannés de vivre telle en une colonie de régime monarchique? Même pas pour vos enfants?

  • Gaétan Bénic
    Inscrit
    lundi 20 juin 2011 14h01
    Dons de livres
    Certains disent que les dons de livres sont refusés dans les bibliothèques soit disant parce que ces livres ne sont pas lus, pas assez populaires, etc.
    Deux fois j'ai voulu donner des livres; à la Biblio de St-Lambert et à celle de St-Jérôme. C'étaient de beaux et bons livres te albums.
    Dons refusés.
    Une raison m'a été donnée par la bibliothécaire de St-Lambert.
    Les subventions d'une année pourraient être diminuées si l'inventaire de livres a augmenté autrement que par l'achat de livres avec ces mêmes subventions.
    En fait, cela veut dire que si on te donne des livres alors tu as besoin de moins d'argent.
    Les biblios refusent les livres pour ne pas perdre l'argent avec lequel elles vont acheter les livres qu'elles veulent.
    En est-il ainsi pour toutes les bibliothèques je ne sais pas. Peut être des lecteurs qui s'y connaissent pourraient répondre.

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