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Libre opinion - La madamisation de Radio-Canada

Dominique Charron - Fidèle auditrice de la Première Chaîne et responsable de la page Entendu à la radio publique sur Facebook  18 avril 2011  Médias
Disons-le: cette discussion des dernières semaines sur la «madamisation des médias» n'a fait que tourner autour du pot. On peut bien tenter de généraliser le débat, il est un endroit où la transformation est plus dérangeante et douloureuse qu'ailleurs: à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Chaque jour de la semaine, c'est six heures d'antenne qui sont confiées aux émissions Christiane Charette et L'après-midi porte conseil. La première traite tout sujet avec une agitation et une superficialité franchement irritantes. La deuxième, malgré ses moments de pertinence, semble en compétition avec elle-même pour trouver les sujets les plus mièvres qui soient: trouver l'âme soeur grâce à son chien, la cuisine des légumineuses, les meilleures adresses de poupounage pour des sorties mère-fille...

Radio-Canada consacre même les soirées aux reprises de ces deux émissions, comme si elles étaient des moments phares et incontournables de sa programmation. Vraiment, Radio-Canada? C'est le mieux que vous sachiez offrir?

Nommons Annie-Soleil Proteau, qui fait chaque matin étal de son manque de formation artistique et intellectuelle nécessaire à la chronique culturelle. Nommons Nancie Ferron et sa chronique hebdomadaire bien personnelle sur la «consommation», à C'est bien meilleur le matin. Nommons les points de vue souvent datés à Je l'ai vu à la radio. Nommons les choix de tribune faciles à Maisonneuve en direct.

Rappelons aussi le déplacement de case horaire du monument de la réflexion, Jacques Languirand, qui a laissé place à... une émission de télévision. Soulignons l'insipidité du Forum, ligne ouverte française complètement niaise, qu'on nous présente chaque nuit comme «parmi les meilleures émissions de la Radio suisse romande et de Radio France».

Ce qui devrait être notre rempart public de l'intellectuel, de l'analyse critique et de la culture s'amollit et se «matantifie» dangereusement.

Membres de la direction de programmation, vous écoutez ce qui se passe en ondes des fois?

En fait, j'ai bien peur que oui, et c'est ce qui m'inquiète. La Première Chaîne ne diffuse pas que ce type de radio, mais on semble y prendre un malin plaisir à donner des cases horaire impossibles aux émissions de réel contenu: La Semaine verte (samedi et dimanche à 6h du matin), Les Années lumières (dimanche à midi), Studio 12 (samedi à minuit), Le 21e (vendredi à 21h). Pourquoi ces émissions ne bénéficient-elles pas de la tribune qu'on accorde à Mmes Charette et Poirier? Suffirait d'une par jour, non?

Non. On préfère nous offrir:
  • de la fascination pour les événements jet set
  • de l'auto-promotion de plus en plus assumée
  • des entrevues complaisantes et pauvrement menées
  • des tables rondes sur les sacoches ou les cheveux gris
  • de la fascination pour le Paris faussement intellectuel et pour le New York branché
  • des chroniques «minous, pitous, relaxation et mise en plis»
  • de nombreux intervenants aux qualifications un peu floues, qui enseignent leurs opinions personnelles comme on le ferait pour des faits.
La question se pose: qui donc sont ces gens qui ont quotidiennement besoin d'un tel vide? À qui parle-t-on à la Première Chaîne ?

De plus en plus: à personne. Quoi qu'en disent les cotes d'écoute, Radio-Canada ne parle plus à ses auditeurs. Le diffuseur public s'entête à ne faire qu'une chose: éviter. Il évite de choquer l'un. Il évite de confronter l'autre.

À la Première Chaîne, on pratique l'art de s'adresser au plus grand dénominateur commun. On a choisi l'auditeur type: une personne mièvre et superficielle qui ne regarde le monde qu'à travers son maquillage, ses sensations et ses émotions. Oui, la fameuse «madame».

La cible est idéale. On ne choque personne avec des émotions personnelles. Au pire, on ennuie, mais on ne dérange pas. Et peu importe si ces «madames» existent ou pas: la radio leur parle tellement souvent, elles doivent être nombreuses, non?

Foutaise. On nous prend pour des cons.

Le fait est que la Première Chaîne est encore et toujours un service public. Elle est notre université, notre bibliothèque, notre salle de spectacle à tous. Elle se doit de faire oeuvre utile.

Notre radio joue son rôle quand elle donne un micro à des gens brillants, plus éclairés et plus articulés que la moyenne, quand elle provoque des réflexions, quand elle nous heurte, nous éduque ou nous élève.

Trêve de paresse et d'inculture: ne tolérons rien de moins de sa part.

***

Dominique Charron - Fidèle auditrice de la Première Chaîne et responsable de la page Entendu à la radio publique sur Facebook
 
 
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  • Paul Gagnon - Inscrit
    18 avril 2011 04 h 04
    100% d'accord
    Et vous avez oublié René H.-R., l'animateur compulsif qui n'écoute que lui-même.
    Depuis quelques années je zappe la radio de R.-C. plus souvent qu'autrement. En fait je la ferme complètement. La radio! Mieux vaut le silence. Ce poste est devenue insipide à quelques émissions près, comme celle de Le Bigot.
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  • johanne fontaine - Abonné
    18 avril 2011 04 h 37
    La nature du mandat confié au diffuseur public Radio-Canada
    Le viol du mandat confié aux hauts dirigeants de Radio-Canada (renseigner, éclairer et divertir) avec une pseudo-animation resassant une information déjà pré-formatée est devenu chose courrante.

    Avec un gouvernement conservateur au pouvoir, j'estime qu'on peut sans hésiter parler de conflit d'intérêt.

    L'inexécution de son contrat de la part du diffuseur public confère aux commettants que sont les auditeurs le droit de forcer la mise en oeuvre de son obligation contractuelle.

    La pertinence de Dominique Charron et de son combat pour réclamer une radio publique digne de son mandat est parfaitement légitime.

    Soutenons-là!


    Johanna Fontaine
    St-Cuthbert
    johannaf68@gmail.com

    P.S.: Sur ce sujet, l'entrevue donnée par le spécialiste des média Ignacio Ramonet à l'occasion de la sortie de son récent ouvrage, L'Explosion du journalisme, notamment sur l'actuelle condition journalistique, est fort éclairante:
    http://www.michelcollon.info/Ignacio-Ramonet-Le-ci
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    18 avril 2011 05 h 48
    Madame Charron...
    Votre analyse est d'une redoutable pertinence (je la partage à 100 %) et reflète ce que beaucoup de gens pensent mais ne disent pas, faute d'une tribune pour s'exprimer.
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  • Chantal Boucher - Abonné
    18 avril 2011 07 h 26
    Quelle condescendance!
    Je suis en total désaccord avec ce propos. Bien que des chroniques puissent être moins pertinentes pour certains, elles peuvent l'être pour d'autre, n'en déplaise... Il faut bien peu l'écouter pour en ressortir une analyse si crue de notre radio. J'écoute Madame Charrette en baladodiffusion, parce que les cases horaires, bien qu'il y en ait deux par jour, ne répondent pas à mon horaire et je vous dirais qu'au moins 80% du contenu vient éveiller mon intérêt. Et je ne crois pas être un individu de si peu d'intelligence, voire de "matante".
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  • Visionnaire - Inscrit
    18 avril 2011 07 h 47
    Toute une radio !
    Radio-Canada envoie de devenir une radio de "tite-filles" ou de "tite-madame"
    avec des entrevues-mièvreries complaisantes.
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  • Louis Langelier - Abonné
    18 avril 2011 07 h 51
    On s'ennuie de Bazzo...!
    Bravo Madame Charron.

    Nous sommes sans doute plusieurs à regretter le départ de Marie-France Bazzo et de son équipe!

    Par ailleurs, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain: les Désautel, Le Bigot, Languirand et brillants chroniqueurs comme Lise Bissonnette chez Lacombe nous font réfléchir et nous divertissent intelligemment!
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 avril 2011 07 h 59
    Un ingrédient essentiel
    Je crois que c'est injuste de dire que lorsque cette question a été soulevée, on n'a fait que "tourner autour du pot" et le journaliste Stéphane Baillargeon a le grand mérite de l'avoir amenée sur le tapis, sous l'inspiration de sa collègue féministe dont on ne sait pas le nom.

    Mais vous ajoutez ici un ingrédient essentiel: "Et peu importe si ces «madames» existent ou pas: la radio leur parle tellement souvent, elles doivent être nombreuses, non?". C'est ce qui est génial et qui manquait pour éviter de voir cette fois déraper le débat.
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  • Huguette Proulx - Abonné
    18 avril 2011 08 h 30
    Public-cible de Radio-Canada
    Bravo Madame Charron pour exprimer de façon aussi claire et percutante l'insatisfaction de tellement de gens qui ne s'y reconnaissent plus dans "leur" radio, antérieurement de qualité. Incidemment, j'ai conservé votre lettre à Madame Dominique Poirier - blog-note du 28 mars 2011 - Il est triste que Madame Poirier, antérieurement journaliste d'information et animatrice de haut calibre, ait été affectée à ce genre d'émissions.

    Eh oui, qui sont ces hauts dirigeants de Radio-Canada qui ont pris la décision de pervertir, depuis quelques années, ce qui constituait "notre rempart public de l'intellectuel, de l'analyse critique et de la culture" comme vous le décrivez si bien? Et qui est ce public-cible? Je n'en fais sûrement pas partie. Et je ne suis pas une exception.

    Il y a quelques années, avant ma retraite, je salivais à l'avance à l'idée de toutes ces émissions musicales, littéraires et intellectuelles que j'aurais dorénavant tout le loisir d'écouter...J'ai été cruellement déçue! Basta!

    Le nivellement pas le bas, dont notre société est dorénavant affligée, me désespère; cette désespérance, je la partage avec plusieurs de mes concitoyens.

    Merci Madame Charron. Votre témoignage fait du bien. Une percée dans la médiocrité ambiante.
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  • Marie-Soleil Martineau - Abonné
    18 avril 2011 08 h 30
    Merci!
    Merci de dénoncer enfin la dégradation de la première chaine. J'aurais ajouté une critique à René H.Roy qui ne laisse parler personne et s'énerve chaque matin avec une petite dose de démagogie. (Il interview souvent des gens pour les planter plutôt que comprendre leur point de vue). Vous oubliez aussi de mentionner Dimanche magasine avec ses excellents reportages et 975-Allô qui offre une place intéressante aux jeunes. Pour le reste 100% d'accord, mais pourquoi ne pas utiliser le terme "peoplelisation" plutôt que "madamisation" et autres termes liés aux matantes, qui sont sexistes, associant la niaiserie strictement à la gente féminine...
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  • Alysse - Abonné
    18 avril 2011 08 h 37
    Parfaitement d'accord
    Vous cristallisez avec le plus grand bonheur l'agacement que je ressens depuis un bon bout de temps au sujet de l'approche radio-canadienne en matière de programmation. De plus en plus de solutions de facilité telles les rediffusions. De plus en plus de contenus faciles et divertissants, probablement parce qu'ils se prêtent plus facilement à l'utilisation sur plusieurs plates-formes.

    Sans oublier le fonctionnement en circuit fermé qui fait que ce sont toujours les mêmes dont on nous sert les propos. Visiblement, les cercles d'amis sont bien implantés.
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  • François Dugal - Abonné
    18 avril 2011 08 h 47
    Les bulletins de nouvelles
    Madame Charron oublie, dans le désastre radio-canadien, l'effondrement du secteur de l'information. Les nouvelles sont réduites à l'état de clips de 10 secondes, sans égard à l'importance.
    Du génocide au chien écrasé, tout se vaut et est présenté dans le désordre.
    L'esprit critique est totalement évacué. Et le comble, c'est que le citoyen canadien paie pour une société d'état qui le prend pour un cave.
    Heureusement, il existe encore les utiles commutateurs: on/off et changement de fréquence.
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  • SusanK - Abonné
    18 avril 2011 08 h 48
    OUI, MME CHARRON
    J'ai été fidèle à R-C pendant une dizaine d'années. Je l'ai quitté il y a cinq ans.

    Ma raison principale était le manque d'impartialité du réseau. Cette chaîne nous présente les nouvelles et les commente selon le propre point de vue personnel de chacun de ses journalistes. Il me semble qu'aucune recherche n'est faite avant la présentation, et ce tant en anglais qu'en français.

    Cette chaîne, alors que je l'écoutais, empoisonnait mon esprit avec ses reportages à sens unique qui encourage les préjudices. Vous n'avez qu'à demander à leurs ombudmans le nombre de plaintes qu'ils auraient reçus depuis deux ans. Et leurs ombudmans ne sont pas mieux.

    Perso, il faut leur couper les subventions.
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  • Louis Simard - Abonné
    18 avril 2011 09 h 09
    Dehors l'insignifiance!
    Parfaitement d'accord.
    La radio publique doit se démarquer, nous amener ailleurs, nous élever. C'est pour cette raison qu'elle est publique, pous se donner les moyens d'être différente. Je me sens pris en otage par cette programmation mielleuse et de plus en plus insignifiante. Il faut faire un bon ménage et donner un sérieux bon coup de barre dans la programmation. Pour une radio intelligente, critique et créative, maintenant!
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  • Gilles Théberge - Abonné
    18 avril 2011 09 h 12
    Ah que ça fait du bien de vous entendre
    Ça fait du bien de savoir que l'on est pas seul au bord du «j'en peux pu» de l'insignifiance qui se dissémine de plus en plus sur cette chaîne. Et ça commence à se situer juste une petite coche au-dessus du fond du baril que représenta l'imbuvable et insignifiante radio commerciale. Et j'ai l'impression qu'avec le temps la caractéristique de la première chaîne, c'est de ne plus ressembler à rien d'autre que rien.

    Moi aussi j'en ai marre de la promotion continue dela culture nivelante américaine. C'est à croire que les chroniqueurs culturels n'en ont que pour les groupes pop rock et country américains qui débarquent à Montréal, et des mégas séries américaines dont je n'ai jamais entendu parler et auxquelles de toutes façon je n'ai pas accès. Et les entendre on est complètement out si on ne trippe pas dans leur univers.

    C'est sans compter superficialité et la complaisance de madame Charrette, brouillonne criarde qui se fait un devoir de présenter «live» le moindre artiste qui chante en anglais. Et on est à la chaîne française. Allo la culture.

    Moi aussi je m'ennuie de madame Bazzo. Moi aussi j'en ai marre des sujets insipides que présente monsieur Maisonneuve dont je me demande s'il ne devrait pas songer à accrocher son micro tellement il est en train de devenir caricatural.

    Bien entendu il reste quelques piliers. Mais qu'adviendra-t-il quand ils accrocheront leurs patins?

    Merci de votre texte madame Charron.
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 avril 2011 09 h 11
    Devenez cette madame et restez-le!
    Comme dit madame Charron, le type "madame" n'a pas besoin d'exister.
    Mais peut-être veut-on faire naître cette madame fantôme. Peut-être pousse-t-on indirectement les femmes à se cantonner dans certaines attitudes "mièvres et superficielles".

    La madamisation serait alors une forme particulièrement sournoise de sexisme.
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  • Lise Cyr - Inscrit
    18 avril 2011 09 h 12
    Critique fourre-tout
    Il semble que vous profitez du buz du moment pour choquer et provoquer avec votre titre qui n'a d'après moi aucun rapport avec votre critique. Que la grille horaire de la programmation de Radio-Canada ne vous convienne passe encore mais à mon avis il n'y a pas plus de "madamisation" ou de "matantisation" que de "monsieurtisation" ou de "mononcletisation" (tant qu'à aller dans l'absurdité)... Qu'il manque de contenu culturel ou intellectuel aux grandes heures d'écoute là encore je suis partiellement d'accord avec vous.
    Il n'y a pas si longtemps déjà, l'animation des émissions de radio et de télé étaient un fief presque strictement réservée à la gente masculine. Aujourd'hui, les femmes se sont taillées une place respectable gagnée difficilement pouce par pouce. Je ne peux concevoir ce genre de propos qui font preuve d'une condescendance incroyable. De plus, en utilisant un titre aussi péjoratif vous démontrez un très grand manque de respect envers les madames et les matantes qui se sont battues pour vous ouvrir la route.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    18 avril 2011 09 h 23
    L'air du temps.
    Bravo madame Charron, mais je pose la question: seulement à la Première Chaîne? Vous ne regardez pas la télévision?

    Vous savez bien que c'est dans l'air du temps, celui des recettes faciles, en cuisine, en bien-vivre, en mieux-vivre, en "ôtes-toi de là que je m'y mette" (ou comment réussir dans la vie), en "que pensez-vous des sujets que vous ne maîtrisez pas?" à TLMEP, en "pourquoi ces picotements aux jambes" (santé), en identité sexuelle (le dernier transgenre ou la dernière sortie du placard- très rentable, celle-là), et j'en passe.

    J'observais la semaine dernière, au dernier salon du Livre de Québec, que si les organisateurs retiraient un jour des kiosques les livres de recettes au sens large, il ne resterait plus grand chose à montrer et très peu de visiteurs. Pas surprenant qu'on s'intéresse aux tables tournantes, elles ont réponse à tout!

    Matantisation? Madamisation? Je dirais plutôt infantilisation. C'est comme le Reader's Digest: ne jamais écrire des phrases que ne pourraient pas lire des enfants de dix ans.
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  • Diane Leclerc - Abonnée
    18 avril 2011 09 h 24
    Les émissions quétaines
    Je ne voudrais pas lever le nez sur toutes les émissions de la première chaîne de R-C, car il y en a encore de très bonnes que j'écoute régulièrement : Desautels, Le Bigot, Lacombe, Maisonneuve et les Années-Lumière.

    En revanche, c'est vrai que les émissions comme celles de C. Charette et D. Poirier font dans le mièvre, le quétaine très souvent. Je ne les écoute presque plus. Sujets trop insipides, animatrice qui me tape sur les nerfs (Mme Charette) ou qui a perdu la classe qui la distinguait (Mme Poirier).

    Hélas, le même phénomène se produit à Espace musique, que je n'écoute presque plus, sauf pour le jazz à l'heure du souper. Le reste de la journée semble consacré à de la musique quétaine tout genre confondu. Navrant!

    Quant au terme « madamisation », je le rendrais plutôt par « quétainisation », car le phénomène auquel il réfère n'est pas le lot des seules femmes, loin s'en faut!
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  • minuit - Inscrit
    18 avril 2011 09 h 33
    Perplexe
    Suite à cette lecture, je suis allée consulter votre page Facebook sur le sujet. Je dois admettre que je suis assez perplexe du temps que vous semblez consacrer à l'écoute de ces émissions que vous jugez tant. Même moi qui les apprécie, je n'ai pu écouter le quart de ce dont vous parlez! J'imagine que vous avez beaucoup de temps à perdre!
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  • Lanthier Claude - Inscrit
    18 avril 2011 09 h 43
    Radio-Quebec
    Voila une raison de plus pour que l’état Québécois se dote d'une radio publique de qualité.
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  • soprom - Abonnée
    18 avril 2011 09 h 48
    Bémol
    L'analyse est intéressante et je partage cette opinion que la radio soit devenue superficielle. Toutefois, la radio est souvent écoutée en arrière-plan et pendant une activité principale qui ne permet pas une écoute attentive.

    Est-ce à dire que R-C a évalué que surtout les femmes écoutent la radio en travaillant? La conclusion pointant les femmes superficielles m'apparaît tristement à côté de la plaque. Femmes occupées, oui. Superficielles, non.
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  • Michel Simard - Abonné
    18 avril 2011 09 h 49
    Tout à fait d'accord
    Je n'écoute à peu près plus la radio à Montréal, parfois le poste multiethnique parfois Radio-Classique et la 2e Chaîne, presque plus la 1re Chaîne (et toujours la fin de semaine à des heures impossibles, on semble vouloir cacher les meilleures émissions). C'est devenu insipide, comme toutes les chaînes commerciales de Montréal.

    Je vois que je ne suis pas seul à penser que Radio-Canada est devenu CKVL. Je ne sais pas qui écoute Homier-Roy Charrette Maisonneuve et Poirier. Tous ceux que je connais qui écoutait la 1re Chaîne sont passés à autre chose.

    Je suis également d'accord avec Pierre Lesage pour dire que c'est toujours les mêmes pseudo-analystes qui sont loin d'être des sommités dans le domaine qu'ils sont supposés connaître. Détérioration des analyses par tous les moyens possibles et grande tendance aux superficiel grandiloquent avec de faux accents, ça doit être notre complexe de Néo-français.
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    18 avril 2011 09 h 49
    Et dans le hors-Québec
    Situation similaire incidemment sinon pire dans le hors-Québec sans *aucune* compétition en français, un financement encore plus chancelant et un auditoire en voie d'acculturation/aliénation/assimilation. Un grand pourcentage de la programmation consiste de sports, de météos, de bavardages, de faits divers et de chroniques "internationales", comme si on en avait vraiment besoin. Et la présence web est quasi inexistante.

    Radio-Can bénéficierait certes d'une plus grande auto-critique en matière de malbouffe médiatique. Bravo incidemment au Devoir pour publier cette critique du diffuseur public!
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  • Sophie Loiselle - Abonné
    18 avril 2011 10 h 00
    Les contraintes des émission quotidiennes?
    Je n'aime pas trop l'emploi de l'expression "madamisation"...mais totalement en accord avec l'excès d'auto-promotion des émissions de Radio-Canada, à la radio comme à la télévision. La convergence ne concerne pas que "l'Empire Québécor".

    Et les invités et chroniqueurs abonnés des émissions de la Première chaîne qu'on invite peut importe la nature du sujet. Ça sent le "vite , il faut qu'on trouve quelqu'un pour parler de notre sujet même si la dite personne n'a aucune expertise dans le domaine ou n'a pas lu le livre dont on parle pourvu que ce soit un bon communicateur qui peut remplir nos minutes d'antenne".

    L'émission Club social, comme quelques autres, démontrait bien qu'il est possible de trouver des intervenants intéressants en dehors du cercle habituel des chroniqueurs et commentateurs.

    Le rythme des émissions quotidiennes en direct de la Première Chaîne impose probablement des contraintes aux équipes de recherche. Faut-il donc plus de ressources? De nouveaux formats d'émissions?
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  • Michel-Marcel - Abonné
    18 avril 2011 10 h 01
    On ne peut plus d'accord !
    Il y a un moment déjà que j'ai cessé d'écouter régulièrement l'émission du matin comme celle de l'après-midi où même les sujets les plus intéressants sont traités à travers la lunette ''People'' et le ''human interest''. Oui, que je m'ennuie de Bazzo ! Quelle tristesse que la radio d'état qui a tant contribué à nous éveiller à tous égards cherche maintenant à nous endormir. Outil d'éducation transformé en outil d'aliénation.

    Je demeure un fidèle de Dimanche Magazine et de Desautels qui nous offrent des reportages et des interviews qui permettent de mieux comprendre notre monde et les gens qui l'animent ! Mais pour combien de temps encore ??

    Et que dire de cet Espace Musique qui s'est substitué (remplacé n'est vraiment pas adéquat) à la Chaine culturelle qui, en matinée comme en après-midi, nous abreuve de "plugs" et de commentaires aussi inutiles que "jovialistes".
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  • SusanK - Abonné
    18 avril 2011 10 h 10
    @ MME LECLERC
    Si vous écoutez Desautels, vous êtes contaminée. Le nombre de plaintes contre cette personne depuis quelque temps confirme qu'il ne donne pas à ses auditeurs l'information juste.

    Écoutez les autres postes et vous serez surprise des mensonges que RC auraient pu vous passer.

    Il y a deux mois environ, aux États-Unis, il y a eu un 'sting' auprès de NPR (National public radio). Un réseau financé par les fonds publics. Les américains ont bien vu non seulement par les enregistrements téléphoniques mais aussi par vidéo filmé en cachette comment les administrateurs travaillaient pour manipuler l'opinion publique suite à des pots-de-vin de groupes radicaux.

    Je crois que c'est la même situation chez R-C.
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  • Cecile Sabourin - Abonnée
    18 avril 2011 10 h 34
    Inquiète pour l'avenir
    Je constate un glissement constant vers des contenus sans grande importance. Les cases horaires 9 à 11 et 1 à 3 de la Première chaîne sont particulièrement touchées. Et horreur, ces émissions sont reprises le soir. Pour ma part, j'apprécie grandement l'émission de Desautels.

    Assez de jet set et svp des informations et des débats animés par des personnes compétentes !
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  • Rémi Bourget - Inscrit
    18 avril 2011 10 h 36
    Merci!!!!
    Merci, merci et merci!

    Depuis des mois, je m'insurge en silence sur la dégradation de la programmation de la première chaine. L'émission de Homier-Roy est rendue d'une complaisance monumentale; les collaboratrices Annie-Soleil Michon et Nancie Ferron sont tout simplement insupportables.
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  • Marc Gagne - Inscrit
    18 avril 2011 10 h 33
    Multiculture ou culture?
    Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'exiger de Radio-Canada qu'il donne davantage dans la culture. Pour eux, ça n'existe pas, il n'y en a que pour la multiculture (écouter du Ali Farka Touré, ça, c'est culturel).

    Sur ce sujet, un chroniqueur du samedi pm, il y a quelques jours, disait qu'il souhaitait que l'on rapatrie 125 millions de Japonais ici, dans le cas d'un désastre nucléaire. Son argument était que l'on avait de la place et que, lui, il les aimait les Japonais, les trouvait charmants. Opinion et moralisme, voilà ce qu'est devenu RC.

    Émissions insipides et biais idéologique court-circuitant toujours la pensée.

    J'écoute la radio privée maintenant.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    18 avril 2011 10 h 55
    Condescendance ou... réalisme?
    Pour moi, le phénomène médiatique souligné ici sous le vocable "madamisation" n'a qu'un seul défaut, le vocable lui-même. Malheureusement, j'ai beau en chercher un autre, je n'y arrive pas: on ne peut tout de même pas dire la "féminisation" d'autant que les femmes veulent de moins en moins être des dames, des madames ou même de femmes. Elles se nomment souvent, et compte bien le rester, des filles, des "girls", ce que font les Américaines depuis longtemps.

    Indépendemment du nom qu'on donne à la chose, celle-ci n'est pas que le fait de la radio et de la télé mais de tous les médias, et même de la société en général. On n'a qu'à voir le nombre de pages des magazines féminins versus le nombre de sujets traités, qui sont très majoritairement de l'ordre de... et je reprends la liste absolument pas exhaustive de l'auteure "trouver l'âme soeur grâce à son chien, la cuisine des légumineuses, les meilleures adresses de poupounage pour des sorties mère-fille... ", mais aussi le nombre de publicités qui ne traitent que de beauté, sous une forme ou une autre. Un exemple léger de ce phénomène envahissant c'est la pub de Mme Lavallée sur les ondes ondes de la SRC, pour son émission "Les docteurs", et qui débute comme suit "Nous, ce qui nous fait vraiment chaud au coeur c'est quand on nous dit... "; ben oui quand on nous dit que l'émission a été faite sur mesure pour nous, que les médecins ne répondent pratiquement qu'à nos préoccupations. Autrement dit, il ne faut rien apprendre de neuf? C'est connu, les femmes s'intéressent beaucoup plus à leur santé que les hommes: quel bon filon! Du côté des mâles, il y a le sport, l'automobile, le bricolage. Mais, y a-t-il plus d'accros aux médias de sexe féminins ou masculins? Poser la question...

    En fait, derrière la "madamisation" se profile plus largement la dépolitisation, la perte du sens social: alors on mise là dessus, et tous les charognards en profitent
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  • Geoffroi - Abonné
    18 avril 2011 11 h 21
    Je me regarde dans mon miroir
    J'écrirais plutôt que Radio-Canada a un public cible: il ressemble étrangement à la bourgeoisie colonisée branchée libérale postQuébec "internationale" d'Outremont et du Plateau à Montréal, de Sainte-Foy et de Sillery à Québec et aux bailieusards confortables en moyens...d'où provient une bonne partie des animateurs et animatrices cultivés et choyés les amis par Radio-Canada, Canada.

    Plate, insignifiant et nul.
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  • ulysseft - Abonné
    18 avril 2011 11 h 25
    Triste triste RC
    Je suis un fan de radio. Mais j'ai aussi de plus en plus de difficulté avec cette pseudo évolution de RC. En effet deux fois Charette, deux fois Porte chance...et j'en passe. Oui moi aussi je m'ennui de Bazzo, qui ne passe pas si bien à la TV de toute façon. Heureusement il y a l'intelligence et la finesse de Michel Desautels, Le Bigot (moins la Grimaldi svp!) et les autres Années Lumières. Jacques Bertrand qu'on a tassé bêtement de son Macadam, Languirand qui se fait toujours poussé à des horaires ingrats et qui garde son auditoire etc. La semaine c'est affligeant de bla bla et de potins. Oui il y a eu les coupures et les coupures. Mais tant qu'à remplir du temps avec le placotage, repassez-nous un Best of...y'a eu des perles dans l'histoire de la radio d'état.
    Je me suis de plus en plus redirigé vars la CBC ! Extraordinaire programation toute la journée ou presque. Q, Ideas (véritable monument de la radio) Jian Gomeshi qui n'a pas peur de tester sur tous les cotés...As it Happens...bref, comme je fuis les radios commerciales, je me suis éparpillé un peu plus. Espace musique, yess! Mais le choix de faire dans les shows de chaises à la Radio de RC est en train de détruire ce superbe outil! Somebody do something quick!
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  • Michel Bédard - Inscrit
    18 avril 2011 11 h 54
    D'accord à 100%.
    Pour paraphraser Dupont
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  • Richard Gauvreau - Abonné
    18 avril 2011 12 h 10
    Analyse pertinente
    Votre analyse est tout à fait pertinente.

    Nous voilà devant la quintessence du superficiel.

    Le travail d’aplanissement ayant été amorcé il y a déjà quelques années avec le passage à la chaîne Espace Musique, où l’on est obsédé par la diversité en diffusant n’importe quoi. Depuis l’avènement d’Espace Musique, l’espace réservé à la musique classique n’a cessé de diminuer. (Un seul espace. Toutes les musiques. Et de moins en moins d’espace pour la musique classique… )Cette chaîne est devenue le « Readers Digest » de la musique.

    La Première Chaîne et Espace Musique seraient-elles le reflet de la mainmise d’une gestion que l’on serait tenté de qualifier de « voyou »… devant un tel appauvrissement de la programmation.

    Et la télé de R-C qui met toutes ses énergies à concurrencer TVA.

    Un bonne part de ma culture générale et musicale est attribuable à la présence de la radio d’état dans mon quotidien.

    Si j’avais vingt ans aujourd’hui, je saurais sûrement quelle crème solaire me procurer grâce à toutes ces émissions pratico pratiques… Il est vrai que la couche d’ozone s’amincit au même rythme que la culture.

    Quelle tristesse ! Quelle vacuité ! Quelle déception !
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  • JFRENARD - Inscrit
    18 avril 2011 13 h 10
    De la fabulation !
    Je sais, ce n'est que pure fabulation, mais si j’étais fédéraliste à la tête d’un organisme fédéral qui a le pouvoir de faire en sorte qu’une culture dérangeante au sein de la fédération canadienne puisse être affaiblie, et si j’avais la possibilité de miner l’influence de gens issue de cette culture et dont la pensée est très articulée et qui ont un ascendant certain sur leurs compatriotes, je créerais à quelques exceptions près la programmation actuelle des deux chaînes francophones de notre radio d’état.

    Il s’agirait donc d’avantage d’empêcher la création, le développement et la mise en valeur de ce qui nous distingue vraiment, au profit de propos neutres, diffusés dans la langue de Molière mais qui pourraient tout aussi bien l’être dans n’importe quelle langue de n’importe quel état occidental pour peu qu’on les traduise. On « amuse » le bon peuple et on s’appuie sur la majorité silencieuse pour pouvoir accuser d’élitisme ceux et celles qui réclament une radio intelligente.

    Élimination de la Chaîne culturelle, contenu mièvre des deux chaînes actuelles, reprises ad nauseam de ce même contenu sans saveur, branchement en fin de soirée à des émissions étrangères toutes aussi pauvres dans leur substance, radiodiffusion de télévision privée (Avanti ciné-vidéo) sur la radio d’état le dimanche soir… Je sais, ce n'est que pure fabulation, mais comment ne pas penser qu’il y a un dessein politique machiavélique derrière tout ça ?
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  • Michel Simard - Abonné
    18 avril 2011 13 h 15
    Mais il y a les autres...
    Pour pallier au grand manque qui existe sur la radio de Radio-Canada, nous nous rabattons de plus en plus sur les médias étrangers, plus télévisuels mais également radio. Pendant que le Canada de regarde le nombril jovialement, les autres (US, FR, DE, GB, AU, etc.) continuent d'avancer et de faire de vraies choses.
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  • ECK - Inscrit
    18 avril 2011 13 h 25
    Oui et non
    Je suis partiellement d'accord; d'abords il est vrai que le contenu de la Première Chaîne est devenu un peu plus léger depuis quelques années. Est-ce que cela justifie cette hargne envers ses animateurs, je ne crois pas. Le bulletin de nouvelle reste formatté à la sauce R-C, les émissions d'affaires publiques sont restées assez rigoureuses et nous voyons tranquillement d'autres voix apparaître sur les ondes. Si le propos change, n'est-ce pas à cause de notre société qui semble s'en foutre un peu plus à chaque jour? Mme Charron, j'ai le regret de vous informé que R-C a un budget qui rétrécie comme n'importe quelles radios commerciales et on doit trouver des solutions pour pouvoir combler certaines plages horaires laissées vacantes dû aux coupures. C'est pourquoi d'ailleurs on a droit à cette ligne ouverte française. Pourquoi ne ramènent-ils pas plus de contenu intellectuel sur leurs ondes ? La réponse est très simple: ce qui est pertinent pour vous Mme Charron, ne l'est plus pour une grande majorité de notre population paresseuse. Si nous décidions, en tant que société, de participer de façon intélligente aux différents débats qui devraient nous animer; peut-être verrions-nous un changement de cap chez nos sociétés d'état. Parce qu'après tout, la Première Chaîne ne fait que refléter notre manque d'intéret.
    Vivement un retour à une programmation digne d'écoute, en effet; mais questionnons-nous d'abords sur notre propre implication en tant qu'auditeurs, mais aussi en tant que citoyens. Et lâchez-moi donc le terme "madamisation"; c'est une belle invention; mais d'un ennuie mortel lorsqu'on le lit ou l'entend après la première fois.
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  • camelot - Inscrit
    18 avril 2011 13 h 30
    La triste vérité
    La SRC se complaît dans le vague, l'inutile et le superficiel. Depuis le passage de Rabinovitch, commando anti-québécois expédié par J. Chrétien, trois générations d'acteurs, auteurs et artistes ont été sacrifiées. tout ce qui se rapporte à notre culture, à notre identité a été rasé. C'est l'époque des "madames", le règne du médiocre, de la futilité.
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  • Alain Corneau - Inscrit
    18 avril 2011 13 h 35
    des oreilles éclairées.
    Pourquoi autant de mots pour en dire si peu. Avons-nous perdu toute capacité de nous concentrer plus de dix minutes? Qui sont ces gens qui jugent des capacités du spectateur.

    Il fût une époque où la principale préoccupation des gens de R.C. était d'élever la moyenne générale: on peut interroger sérieusement sur la stratégie actuelle. À cet égard Mme Charron je partage votre opinion et vous félicite pour sa pertinence
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  • Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal Line Desjardins - Abonnée
    18 avril 2011 13 h 58
    En partie raison
    Je partage en grande partie les critiques énoncées par Mme Charron. C'est cependant oublier que notre radio publique a été victime de restrictrions budgétaires importantes. Ce qui s'est traduit par le retrait d'émissions intéressantes. Dommage que les critiques les plus négatives de Mme Charron visent des femmes, parce qu'encore, en 2011, les sujets comme la culture, les magazines, la famille, les aînés, etc. sont confiés à des femmes alors que l'émission du matin et celle du retour à la maison sont attribuées à des hommes (qui font un travail remarquable, là n'est pas la question). Pour l'égalité entre les hommes et les femmes (salarial et autre), on repassera. Notre radio publique est à l'image du reste de notre société et ne fait pas preuve, sur cet aspect, de figure de proue.
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 avril 2011 14 h 01
    @JFRENARD
    Hélas, je crois que vous ne fabulez pas.
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  • AMeloche - Inscrit
    18 avril 2011 14 h 11
    Les Chaînes de la bêtise.
    La Première Chaîne et Espace musique peuvent se comparer facilement à tout ce qui se fait de plus nihiliste dans l’art d’abrutir les gens.
    Il y a quelques années, l’émission Passages de Jean Larose nous amenait dans un espace étranger (psychanalyse, littérature, sociologie, politique) et nous incitait à penser le monde et non pas à l’ingurgiter après qu’il eut été prédigéré. Mais on a bouté dehors un penseur de la trempe de Larose et on l’a remplacé par ces masturbateurs nihilistes pour branchés acéphales.
    La Chaîne culturelle est alors devenue « Espace cynique ». Quant à la Première Chaîne, elle asservit plus qu’elle ne libère quiconque s’y attache!
    Aujourd’hui, on abrutit les gens avec des amuseurs publics et des jeux de mots tous les plus sots les uns que les autres. Que l’on pense simplement à l’émission Le « sportnographe » (sic). Ces « Madames » dont vous parlez représentent effroyablement bien la nouvelle société québécoise. Alors, pourquoi s’offusquer de la massification de la culture. Theodor Adorno nous avait prévenus que cela allait arriver, que l’écrasement intellectuel était en marche et que le vingt-et-unième siècle n’aurait rien à envier au vingtième en ce qui concerne la barbarie et la logorrhée de ces amuseurs publics. Vous pouvez joindre les podcasts de France Culture (http://www.franceculture.com/podcasts) pour découvrir un autre monde, celui de la pensée. Tant d’intellectuels, de philosophes, de sociologues, d’écrivains, de psychanalystes y incitent l’auditeur à la pensée et à la recherche, à l’expérience humaine des idées éprouvées, celles qui font vivre.
    Radio-Canada est à l’image de ce pays : Université des indigents de l’intelligence, bibliothèque pour arlequinades littéraires sans même Arlequin, et salle de spectacle (ça oui!) pour narcissiques masturbateurs (comme l’est René Homier-Roy).
    J’ai changé de « chaînes » depuis l
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  •  
  • Sophie Cloutier - Abonnée
    18 avril 2011 14 h 17
    Cela ne date pas d'hier...
    J'ai malheureusement assisté à l'effondrement progressif de la curiosité intellectuelle et à l'appauvrissement du français (structure de phrase, grammaire, vocabulaire...) d'auditeurs de la Première Chaîne sur une période de dix ans. La qualité de la programmation des chaînes de télécommunication a une influence certaine sur la culture d'une société.
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  • Catherine Leblanc - Inscrit
    18 avril 2011 14 h 39
    Enfin
    Merci, merci, merci à Mme Charron de dire tout haut ce que nous sommes nombreux à penser tout bas!
    J'ai été longtemps une fidèle et très fière auditrice de la Première chaîne et depuis quelques mois, je ne l'écoute tout simplement plus - à l'exception de quelques émissions que je télécharge en podcasts.
    Je ne comprendrai jamais ce que Christiane Charette fait à RC. Rarement a-t-on vu une animatrice aussi peu pertinente. Elle est incapable d'aligner une phrase complète sans s'enfarger, saute du coq à l'âne, est essouflée pour un rien, ne connaît aucun de ses dossiers. C'est une honte qu'elle ait une tribune aussi importante depuis si longtemps.
    J'espère que cette lettre et le groupe FB de Mme Charron obtiendront assez de commentaires et de support pour que RC accepte de réfléchir à la question.
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  • Luc Le Blanc - Abonné
    18 avril 2011 15 h 27
    Tout à fait d'accord!
    Malheureusement, Radio-Canada ne sréalise pas qu'une bonne part de ses cotes d'écoute est due à l'absence de pub. Ajoutez de la pub et j'irai ailleurs tant j'en ai souvent marre de ce verbiage de matante. Oui pourquoi pas les Années Lumière en soirée? Et le retour de Macadam Tribu au lieu de Guy A?
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  • zerg zerg - Abonné
    18 avril 2011 15 h 47
    Bis
    Le virage "people" et auto-promotionnel est franchement énervant, mais ne concerne que deux émissions en particulier (qui prennent trop de temps d'antenne, soit). Donnons tout de même crédit aux émissions intelligentes: C'est bien meilleur le matin, Desautels, Le Spornographe, Par 4 chemins, Samedi et rien d'autre, Dimanche magasine, Ouvert le samedi, Les années lumières, 275-Allo, la Semaine verte, et j'en passe.
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  • G. Lavoie - Inscrit
    18 avril 2011 16 h 23
    ... et demain?
    Toute cette évolution est effectivement navrante. Et pas de quoi se réjouir pour l'avenir il me semble. Est-ce le propre d'une radio vieillissante, qui n'ose plus, ne prend plus de risques? Qui se souvient des soirées impertinentes et rebelles de Macadam Tribus au tournant des années 2000? Et où sont les Desaultels et LeBigot de demain?
    On verra bien ce que nous réservera la saison d'automne. 275-allô qu'on fait sauter pour faire de la place à quoi? Du contenu ou encore plus de madame?
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  •  
  • cpoulin - Inscrit
    18 avril 2011 16 h 25
    Écoutez pour voir
    Quelle belle unanimité! Rien à ajouter de plus. L'essentiel est dit! Points de vue juste et parfaitement fondés que devraient entendre ceux et celles qui qui sont responsables de la programmation de cette chaîne mais aussi de l'ensemble du réseau qui, faut-il le rappeler, est une institution publique, donc qui existe grâce aux frais des payeurs de taxes. Écoutez pour voir! Claude Poulin Québec
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  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    18 avril 2011 16 h 32
    La pointe de l'asperge...
    En plus, il faudrait s'interroger sur la convergence entre La Presse et Radio-Canada, le phénomène des petits amis (la chasse gardée), la rémunération de ces animateurs et animatrices qui gagnent des sommes faramineuses pour abrutir l'auditeur et l'auditrice (comment! je fais dans les cent mille dollars et je devrais me remettre en question! Ben voyons donc!) et surtout s'interroger sur ceux et celles qui programment ces émissions. On est pas sorti de l'auberge!
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  • François Beaulé - Abonné
    18 avril 2011 17 h 16
    Et la télévision alors?
    Votre critique de la radio publique est bien sévère... quoique en bonne partie justifiée. Même si elle ne vous plait pas, bien que vous vous définnissez comme un fidèle auditrice, la radio de Radio-Canada est bien meilleure que la radio privée. Tous les citoyens-contribuables-auditeurs ne sont pas des intellectuels. La radio qui vous plairait ferait fuir beaucoup de gens. Il faudrait que Radio-Canada réduise les budgets des émissions d'avant-midi et d'après-midi pour avoir les moyens d'une émission du soir plus intellectuelle.

    Parlons TV. La seule télé que j'aime est celle de Télé-Québec. De septembre à mars, elle nous a offert des émissions de grande qualité même si son budget est minime comparé à celui de Radio-Canada. Hélas bien peu de gens regardent et écoutent Télé-Québec. Le public est-il aliéné ou épais?

    La télévision de Radio-Canada en est essentiellement une de divertissement et de spectacle. Les rares documentaires sont envahis par une musique (musac) agaçante et des plans qui sautent constamment --chaque plan ne dure que quelques secondes. Tout pour divertir, très peu pour faire réfléchir. Les téléromans sont peuplés de personnages qui courrent après leur queue. Et l'information-spectacle n'approfondit rien.

    TVA est pire. «Le Banquier» en est le symbole, celui de l'aliénation capitaliste. Et V est encore pire. Une télé-poubelle. Mario Dumont et Jef Mercier se valent quoique Dumont se prend au sérieux. Attachez-le quelqu'un!
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  • Jean Lachance - Abonné
    18 avril 2011 17 h 28
    Tout à fait d'accord, idem pour Espace Musique
    Merci de partager votre opinion, cela fait du bien de lire ce que je pense depuis quelques années.
    Radio-Canada, particulièrement la Première chaîne, est devenue tellement insipide et insignifiante, que c'en est exaspérant. Pourtant, Radio-Canada a les talents pour faire mieux, beaucoup mieux.
    Espace musique est devenu une espèce de pot-pourri musical de seul divertissement.
    Navrant.
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  •  
  • L'ex-Canard - Inscrit
    18 avril 2011 18 h 07
    Une invitation à CC
    Faudrait bien que Mme Charron se fasse inviter pour "la revue des médias"
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  •  
  • Jean-Guy Aubé - Abonné
    18 avril 2011 19 h 32
    drôle de débat
    Que la radio de Radio Canada ait des émissions dirigées envers un auditoire féminin le matin à 9h am alors que l'auditoire es composé majoritairement de femmes qui restent à la maison, cela n'as rien d'extraordinaire ou d'outrancier. Qu'on fasse un débat sur la qualité de l'animatrice Christiane Charette, c'est un autre débat. Il est certain qu'elle a une approche plus émotive que Marie France Bazzo qui avait une formation de sociologue et qui tout en faisant une émission en direction de l'auditoire féminin, avait une approche plus rationnelle, plus savante, plus intellectuelle que Mme Charette.
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  • Paul-André Bouchard - Inscrit
    18 avril 2011 19 h 53
    HORREUR !!! moi aussi
    Mme Charon m'a fait réaliser que moi-même, jadis ardent défenseur de l'information "intélligente" s'est fait avoir. Lorsque Christiane Charest a perdu son émission... il y a 15 ans ? et tété remplacée par les soeurs Paillette, je me suis plaint des sujets des "deux soeurs" comme... comment on se sentais à 10 ans quand on avait un ange collé dans notre cahier de devoir"... pendant une heure ...
    Bien que j'aime l'émission qui "Porte Conseil" elle est définitivement destinée aux femmes qui ne sont plus à la maison... juste aux vieux des centres d"hébergement (ou je serai bienôt client).
    Et quand on entre dans une boutique on est surprix d'entendre des postes anglos... qui eux ne sont absolument pas intellos.
    Quoi faire ?
    Travailler jusqu'à 80 ?
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  •  
  • Jacques Roussel - Abonné
    18 avril 2011 20 h 37
    Rien de neuf à l'est d'Ottawa
    Il faut lire Carnets d'une désobéissante de Geneviève St-Germain, notamment le chapitre "La boite aux grimaces" qui fait largement état des coulisses de la bêtise médiatique. Univers de copinage, de recherchistes qui s'échangent leurs carnets d'adresses et des sempiternels retours d'encenseurs. Un monde de titzamis qui se tiennent par la barbichette. Entrevues mal préparées, guerriers d'un combat qui n'ont pas lu les livres qu'ils critiquent etc. De la radio punch-crunch jetable après usage. Radio à laquelle échappent heureusement Désautels et quelques autres.

    Jacques Roussel
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  • Jean Menetrier - Abonné
    18 avril 2011 22 h 20
    200% d'accord et plus si on ajoute la télé
    À part quelques animateurs des plus intéressants, il faut aussi ajouter en plus du phénomène des "madames" la convergence entre la télé du dimanche soir et la radio du lundi, les nouvelles du jour réchauffées de l'avant-veile, les fausses prévisions météo annoncées pour chaque village, les vedettes du fou-rire permanent et de l'humour insignifiant, etc., etc.. Vivement la 31e vie de cette banalité dans un vrai club des Ex beautés désespérées dont tout le monde ne parlerait plus, sénateurs sportifs inclus!
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  •  
  • Chloé Baril - Inscrite
    18 avril 2011 22 h 47
    Sans devoir de réserve
    Je suis une auditrice de Radio-Canada depuis la naissance, j'y ai travaillé 10 ans comme recherchiste, avec passion. Mais entre mon entrée dans la Maison, en 1996, et mon départ, s'est imposée une vision réductrice qui m'a décidée à quitter le métier. Je voyais la place accordée aux émissions de contenu et au contenu dans les émissions diminuer inexorablement.
    Je suis d'accord avec tout ce qui est dit dans cette lettre (et dans les réactions qu'elle suscite) sur la vacuité de plus en plus présente, sur l'obligée autopromotion, sur l'absence de regard critique.
    Vrai aussi que les budgets ont été affreusement coupés, qu'une équipe, avec 2 recherchistes, fait souvent des miracles là où il devrait y en avoir 4. Que pour arriver à faire les émissions avec si peu, on va vers la facilité, un invité habituel qui saura quoi dire, une petite chronique parce que c'est moins de travail de préparation, etc.
    Mais l'excuse budgétaire ne tient qu'à moitié puisque, prenons l'exemple d'Espace Musique, on a remplacé nombre d'animateurs maison ou à contrat (les Georges Nicholson, Carole Trahan, Dan Behrman, Hélène Prévost, Stéphane Lépine - vous vous souvenez de la qualité de ce qu'ils nous transmettaient?) par des vedettes (qui ne sont pas - oh tellement pas - des animateurs) dont le cachet dépasse très certainement le minimum syndical.

    Dans l'abondance des réactions à cette lettre, je note que plusieurs vont vers les balladodiffusions européennes, parce qu'on y trouve (encore) des émissions intelligentes ET accessibles, des émissions thématiques (sur le cinéma, par ex., qui n'est quand même pas un art élitiste!) comme on en fait plus depuis longtemps à RC.

    Ce n'est pas la première lettre d'opinion publiée en ces pages qui critique la radio publique, mais combien faudra-t-il de réactions pour que la direction nous écoute enfin: si vos cotes sont encore bonnes, c'est qu'on vous écoute par défaut, mais vous êtes en train de nou
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  • Pixelle - Abonnée
    18 avril 2011 22 h 50
    Ouf! Enfin quelqu'un qui parle en mon nom.
    J'en ai marre de la dictature d'un petit nombre de bien-pensants. Que de médiocrité élevée au titre de culture.


    Pixelle
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  • Michel Simard - Abonné
    18 avril 2011 23 h 31
    La loi normale
    "Tous les citoyens-contribuables-auditeurs ne sont pas des intellectuels. La radio qui vous plairait ferait fuir beaucoup de gens. Il faudrait que Radio-Canada réduise les budgets des émissions d'avant-midi et d'après-midi pour avoir les moyens d'une émission du soir plus intellectuelle. (...) La seule télé que j'aime est celle de Télé-Québec. De septembre à mars, elle nous a offert des émissions de grande qualité même si son budget est minime comparé à celui de Radio-Canada. Hélas bien peu de gens regardent et écoutent Télé-Québec. Le public est-il aliéné ou épais?" (F. Beaulé)

    Oui, il est exact que plus une émission radiophonique ou télévisuelle nous comble, plus il semble que nous sommes dans le cinquième écart-type, loin de la médiane de la masse. Celle-ci semble, si l'on se fie aux cotes d'écoute, apprécier surtout le divertissement très facile et, j'ajouterais, abrutissant. Toutes les chaines que nous apprécions se retrouvent dans les bas-fonds de palmarès.

    Une radio et une télévision de qualité n'ont pas à être écoutées par le plus grand nombre pour se justifier. Les archives se souviendront bien plus de Par quatre chemins que d'Occupation double.
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  • Marine A. - Inscrit
    19 avril 2011 07 h 42
    La radio ne s'improvise pas
    Merci de poser clairement le problème de cette radio qui a oublié sa mission et s'est laissée influencer par la médiocrité de la télé-réalité et la petite fascination pour les petites vedettes.

    Communiquer à la radio est un art et ne s'improvise pas. Ça s'apprend, se perfectionne, Programmer une émission aussi. Et pourtant Radio Canada, sur la Première chaîne comme sur Espace Musique, opte de plus en plus souvent pour des émissions mal construites présentées par des gens ne connaissant pas leur sujet.

    C'est encourageant de voir que nous sommes nombreux à le penser et à le regretter. Vous trouverez dans le groupe Facebook "Groupe de support à Dan Behrman" 800 et quelques adeptes de la bonne radio qui se battent pour le retour de Dan Behrman, congédié sous de mauvais prétextes il y a près d'un an et "remplacé" par la désolante France Castel qui n'est ni une femme de radio, ni une femme de blues,,,
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  • lintendant - Abonné
    19 avril 2011 08 h 07
    Désolé mais je ne suis pas d'accord
    Je suis un auditeur de la Première Chaîne et , pour ma part, je suis plutôt satisfait de la qualité des émissions, quoique je n'en écoute pas énormément. Pour ce qui est de Christiane Charette, je la trouve très bonne. Son émission est tantôt sérieuse, tantôt divertissante mais elle anime toujours avec pertinence et compétence. Par exemple dans l'affaire Cantat récemment.

    Par contre, je n'aime pas particulièrement Dominique Poirier qui manque ,à mon avis, de légèreté tout comme Michel Lacombe le samedi. Par contre, le dimanche, nous avons Dimanche Magazine qui est très bien et qui aborde tous les sujets socio-politiques à fond avec grande compétence.

    Non vraiment, il n'y a pas de quoi faire un drame. SAns doute peut-on encore améliorer cette Première Chaîne mais elle est déjà de bonne qualité.
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  • vartan - Inscrit
    19 avril 2011 09 h 28
    sexiste
    J'ai du mal avec ce débat parce qu'il fait honte à l'intelligence des femmes. On parle de "madamisation" pour dénoncer la superficialité de l'information. Soit, elle existe, mais pourquoi ne serait-elle causée que par les femmes, un peu plus âgées de surcroït puisqu'on se plait également à dénoncer la «matantisation» des ondes. Est-ce que monsieur qui regarde le hockey et s'abreuve des tribunes sportives à la radio est beaucoup plus intellectuel? N'y a-t-il pas beaucoup d'émissions consacrées au divertissements sportifs, même des chaînes télévisées, et quand était-ce donc la dernière fois que vous avez entendu parler de «mononcisation» de l'information? Monsieur a droit à ses loisirs, madame est une greluche si elle s'intéresse au maquillage. Ah ben, tiens donc!
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  • benoitethier - Inscrit
    19 avril 2011 12 h 42
    Radio-Canada est à l'image de la scène politique
    L'horizon est vide !
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  • Magda Sayad - Abonné
    19 avril 2011 14 h 27
    Abêtissement collectif
    Entièrement d'accord avec vous sur tous les points! Et c'est presque pareil avec la chaîne dite culturelle, où les émissions de musique classique sont presque inexistantes! Ce n'est même pas la peine de mentionner toutes celles qui ont disparu des ondes! Pour écouter (en différé) des émissions passionnantes, je me suis tournée vers France Culture et abonné à des podcasts !
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  • delamare rob - Inscrit
    19 avril 2011 16 h 09
    RC1 : réfléchir 0, se divertir 1
    Arrivé il y a un an au Québec, j'ai d'abord été séduit par le ton sérieux de RC1. Puis rapidement frustré : toujours les mêmes "experts" pour parler de sujets "internationaux" et de pays où ils n'ont jamais mis les pieds, de problèmes que rien ne les légitime à traiter sinon les copinages locaux, l'habitude, la paresse, donnant un niveau zéro à la réflexion.
    Même les plus larges créneaux (Joanne Arcand, Maisonneuve) à l'ambition la plus sérieuse, sont découpés en micro-séquences empêchant toute profondeur de traitement.
    L'émission humoristique du samedi matin me fait parfois sourire, jamais rire, mais je me dis au moins qu'elle me familiarise avec l'humour québecois. Ce que je ne comprend pas est que les magazines français parisiens sont systématiquement cités dans les revues de presse, je n'écoute pas RC1 pour savoir chaque jour ce qu'écrivent le nouvel observateur, l'express ou le point en France !
    Pour me cultiver et réfléchir, je dois donc avec regret écouter les émissions de France culture en ballado-diffusion. Pour me divertir et me familiariser vaguement avec le Québec, me reste RC1.
    Attention cependant, l'émission de Christiane Charette n'est pas une heure de grande écoute pour tous, la plupart des gens travaillent à 11 heures !
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    19 avril 2011 18 h 25
    100% d'accord Madame Charron!
    Que ça fait du bien.

    Je me croyais blasée. Moi qui est branchée sur Radio-Can, pas un hasard ce diminutif de Radio-Can...., depuis qu'on me berçait pour m'endormir.

    En plus, les reprises le soir. Puis Tout le Monde en parle, ......, à la radio. Y a du vrai, on veut nous garder dans la médiocrité pour mieux nous manipuler.

    Un bémol: Maisonneuve, on touche pas. Monsieur "de"Maisonneuve comme plusieurs l'appellent. Me semble que le "de" lui revient. Quelqu'un a dû l'échapper dans son arbre.

    Je me suis souvent consolée en me disant qu'au moins, en région, (je parle de Chicoutimi) le virus de la "madamisation" n'a pas traversé le Parc, Dieu merci.
    Nous avons de la vraie radio-canadienne, comme elle devrait être au niveau national, tant au niveau des journalistes, des animateurs (pas d'imbu(e)s d'eux, d'elles-mêmes), de leurs collaborateurs, etc......

    Ça fait vraiment du biende ne pas se sentir tout seul sur ce point-là. Non, je n'exagère même pas.
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  • Lucie Pouliot - Abonné
    19 avril 2011 18 h 50
    Tout à fait juste
    Merci Mme Charron d'exprimer tout haut ce que je pense. J'ai même déjà écrit à Radio-Canada à ce sujet. Effectivement, le soir, nous sommes confinés à réécouter ces «madames»; à Tout le monde en parle le dimanche..

    Je me rappelle avoir entendu Mme Poirier annoncer son sujet du lendemain: «Comment choisir sa brosse à dents électrique». On se croirait à TVA.

    Je déplore qu'on ait déplacé «D'un soleil à l'autre» par l'émission "classe économique" avec Gérald Filion et son chiffre du jour.

    Je sens que La Première Chaîne et la télé sont indissociables. Même RDI qui nous présente des reportages sans profondeur et que dire, de 24 heures en 60 minutes.

    Et attendez, cet été, Catherine Perrin remplacera Le Bigot, on aura droit à du jet-set.

    Originaire d'un milieu modeste et ayant découvert la radio de Radio-Canada, il y a environ 20 ans, je me sentais intelligente à son écoute. J'avais accès à la culture avec un grand C.

    Pour l'instant, il me reste, Desautels, Edgar Fruitier, Alain Lefèvre, Sylvia L'Écuyer, Michael Keable, Lavoie est libre et quelques autres.

    CBC Radio One respecte l'intelligence des auditeurs et je me fais l'oreille à l'anglais.

    Pathétique.....
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  • Jean Chrystophe - Inscrit
    19 avril 2011 19 h 45
    Radio-Bêtises
    Bravo Mme Charron pour ce commentaire on ne peut plus pertinent. Assez de ces émissions de bas niveau qui fuient le véritable débat et que ne font avancer personne!

    Je n'oublierai pas de sitôt le sort réservé à Mme Djemila Benhabib par quelques bouffons incultes lors du dernier Combat des livres, alors qu'elle fut la seule avec Mme Goldwater à mener une discussion véritablement informée. Assez de cet humour obligé et bébête souhaité par les Frosi de ce monde. Assez des Laraques pour commenter une émission qui se prétendait littéraire. Assez de bêtises à Blablabla-Canada!

    Nous méritons mieux en tant que peuple.
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  • johanne fontaine - Abonné
    19 avril 2011 21 h 51
    En quelques heures à peine: ampleur et quasi unanimité de la réaction populaire spontanée
    L'ampleur et la quasi unanimité de la présente réaction populaire spontanée montre à quel point, nous, le peuple, refusons d'être spoliés de nos droits fondamentaux, notamment ceux à une information pleine et entière ainsi qu'à une culture humaniste digne de ce nom et non l'inverse, venant de la Société Radio-Canada.

    Il va de soi, de réclamer de ceux qui détiennent les leviers de décision qu'ils se plient à nos demandes, qu'ils répondent à nos sollicitations de changement, de transparence, qu'ils exécutent ce que les citoyens exigent et leur signifient.

    Finalement, dans un esprit de démocratie, j'encourage et exhorte tous et chacun de faire sienne la présente requête auprès de la société Radio-Canada, afin que nos souhaits ne demeurent pas lettre morte.

    Johanna Fontaine
    St-Cuthbert
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  • johanne fontaine - Abonné
    19 avril 2011 22 h 06
    Puisqu'on parle de Robert Frosi; je m'insurge contre sa nomination au poste d'animateur; pour indignité.
    Après sa sortie publique contre Djemila Benhabib au récent Combat des Livres, je récuse la nomination, annoncée ce jour même, de Robert Frosi au poste d'animateur d'été de l'émission matinale de la Première Chaîne, pour indignité et requiers la SRC, sans délai, de rescinder sa décision.

    Johanna Fontaine
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  • hugues2 hugues2 - Inscrit
    20 avril 2011 00 h 01
    Moi aussi j'étouffe, ça sent beaucoup trop le parfum cheap !
    Certains trouveront dans ce coup de gueule de la condescendance, mais je n'y vois que du vrai, les bonzes de Radio-Canada nous prennent pour des cons !

    Oui, la radio de la première chaîne s’est madamisée, on a qu'à penser à Charette, je me pince le nez avant de l’écouter, je n'arrive souvent pas à rester plus de cinq minutes à tolérer la surexcitation de cette animatrice devant des invités et des sujets inintéressants. Je me souviendrai toujours du passage de Clémence Desrocher qui, si ma mémoire est bonne, la trouvait un peu trop énervante. Bazzo me manque tellement !

    Quant à L'après-midi porte-conseil, bon p'tit divertissement, on peut même faire autre chose et complètement oublier l’émission et n’avoir aucun regret.

    Au fait, moi aussi je me questionne sur les reprises de ces deux émissions le soir, je me souviens d’une époque pas si lointaine où on offrait du contenu original et très intéressant le soir, on pouvait facilement se passer de la télé !
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  • Ariane RD - Inscrit
    20 avril 2011 13 h 21
    Vivement Bazzo!
    Invitée à l'émission de Franco Nuovo, Bazzo disait "C'est la job de boss que je veux!" en parlant d'un retour éventuel à la radio de Radio-Canada. Voici comment elle qualifiait cette radio, opinion que je partage d'ailleurs : "Tranquille... Vieillissante, très vieillissante... L'information est dispersée... " Vivement le retour d'une radio critique, d'informations variées et plus encore! Vivement Bazzo à la Direction de la radio de Radio-Can!
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  • Francois Laforest - Abonné
    21 avril 2011 00 h 57
    Du PPP officieux d'une Société qui dérange aux enchères de la moulinette !
    L'évolution du financement de la SRC (même vs CBC) est proportionnel au poids démographique et politique du Québec au sein du Canada.
    En quittant son poste d'animateur et journaliste, M. Bernard Derome, a vu clair en prophétisant également la transformation de la SRC en outil de propagande. Aussi, longtemps pointé du doigt comme nid de "séparatisses" par les PM Trudeau et Chrétien et maintenant dans la dérive de l'actuel gouvernement d'extrême droite du 24 Sussex dr. pas étonnant qu'elle agonise aux gémonies...avant de la jeter dans le canal Rideau.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    21 avril 2011 05 h 52
    Nomination politique ?

    Toute cette dilution du mandat culturel de Radio-Canada ne correspond-elle pas avec la nomination de Sylvain Lafrance, venu de Sherbrooke,mettre de l'orde dans la maison ?
    Depuis l'arrivée de ce bien branché politique, on assiste d'année en année au démantèlement du mandat culturel.

    Dernière étape pour détruire l'âme de tout un peuple. Ce qui n'est pas un hasard,mais une volonté politique visant à neutraliser les penseurs trop souvent indépendantistes au goût d'Ottawa.

    Monsieur Lafrance recevra sûrement l'Ordre du Canada, que dis-je, de l'Empire britannique, pour services rendus, soit l'abrutissement collectif d'une société qui ne se distingue presque plus.
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  • Sonia Grenon - Inscrit
    21 avril 2011 06 h 49
    Mauvais titre, bonne analyse.
    Cet article est très pertinent et décrit un phénomène généralisé. Par contre, je déteste ce titre sexiste et qui associe dangereusement la superficialité aux femmes. N'oublions pas cette belle époque ou Marie-France Bazzo nous offrait des entrevue bien préparée et posait des questions pertinentes.
    Nos matins ne sont plus les mêmes depuis qu'elle a quitté RC.
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  • johanne fontaine - Abonné
    21 avril 2011 07 h 03
    Estivale nomination de l'analyste sportif R.Frosi à la barre de l'émission des Aurores ou les nouveaux habits de la SRC
    En conclusion
    du Combat des livres,
    au jour cinq
    d'une émission fort médiatisée,
    le propos caricatural et disqualifiant
    de Robert Frosi
    à l'endroit de Djemila Benhabib
    tombe comme pavé dans la mare
    éclaboussant l'auteur de
    Ma vie à Contre-Coran
    d'une immonde salissure.

    Le tout,
    sur fond de légèreté,
    de joie
    et de bonne humeur.

    Comme si de rien n'était...

    Voilà de quoi sont faits
    les nouveaux habits
    de la Société Radio-Canada...

    Johanna Fontaine
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  • Intel7 - Inscrit
    21 avril 2011 10 h 26
    Radiophile
    N'en déplaise aux nouvelles générations, l'âge d'or de la radio de Radio-Canada, fut la décennie 70. Depuis, çà se dégrade… Avec l'éclatement médiatique, "who cares".
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  • SusanK - Abonné
    21 avril 2011 22 h 46
    @ M. ROUSSEL
    ' Radio à laquelle échappent heureusement Désautels et quelques autres.'

    Croyez-moi, M. Roussel, avec tout le respect qui vous est dû, Desautels n'est pas mieux. Probablement un des pires sans que vous le sachiez. Il présente ses sujets selon ses propres opinions et il omet intentionnellement l'autre côté de la médaille pour mieux vous endoctriner.
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  • johanne fontaine - Abonné
    22 avril 2011 12 h 01
    Endoctrinement à la SRC et ce cas, celui de Robert Frosi, qui me fait particulièrement tiquer...
    De la part de la SRC, muter R. Frosi du rang d'analyste sportif à celui d'animateur de C'est bien meilleur le matin, relève, à mon sens de la tentative d'endoctrinement. Et je m'explique:

    Lors du spint final, jour 5 du Combat des livres 2011, après que Robert Frosi, en qualité d'analyste invité, eut sournoisement et pour de futiles motifs dénigré la performance d'une militante de l'émancipation des femmes de l'envergure de Djemila Benhabib -, après qu'il eut tenté, à ce qu'il me semble, de la baillonner, quelque chose de l'ordre de la confiance s'est brisé pour bien des auditeurs.

    A mes yeux, le commentaire de Robert Frosi s'illustre comme émanant de celui qui se présente dorénavant comme une sorte de mercenaire de la cause anti-intellectuelle.

    Or il est notoirement connu que l'anti-intellectualisme, sous la formidable impulsion des faiseurs d'opinion que sont les gens des media, jouit de la faveur populaire, ici et partout.


    Ici, je ne résiste pas à la tentation de m'approprier un vocable qui n'en est pas un: si on le cherche, on ne le retrouve pas dans les dictionnaires de langue française. Malgré cela, il est utilisé dans le jargon hospitalier, et notamment dans cette excroissance de la médecine qu'on appelle la "santé mentale".

    Il s'agit du mot "compliant". De l'anglais "to comply": obéir.

    L'attitude "compliante", m'a expliqué une travailleuse sociale en milieu hospitalier, à qui je posais la question, c'est l'attitude de celui ou celle qui se soumet; on parle, en l'espèce, de "patients compliants" ainsi que de parents "non-compliants"!

    Lorsque je me remémore le commentaire (mars 2011) et l'attitude de Robert Frosi dirigé contre Djemila Benhabib, bien qu'il s'agisse d'un anglicisme, c'est ce mot de "compliant" qui me vient à l'esprit. Pourrait-on, dès lors, parler non seulement de patient ou de parent "compliants" mais aussi de journaliste "compliant"? Je pose la question.


    Johanna Fontaine
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  • Jacques Roussel - Abonné
    22 avril 2011 14 h 28
    '@susanK
    En ce qui concerne mon endoctrinement, je suis capable d'y voir moi-même et Désautels suffisamment grand pour se défendre tout seul. Il est question ici de la banalisation et de la "déculturisation" des contenus auquels à mon avis échappe cet animateur qui prend la peine de documenter ses entrevues et de lire les livres des auteurs qu'il reçoit. A titre d'exemple, il suffit simplement de se rappeler la couverture qu'il a fait le soir de l'élection de Obama.

    Il y a banalisation des contenus et "tisamisation" des animateurs. Après sa job de bras, Frosi cadre tout à fait dans cet univers. Quant à l'endoctrinement, si on suit bien votre logique l'Autoroute 20 est elle aussi endoctriné!
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  • Dany Leblanc - Abonné
    23 avril 2011 12 h 44
    Chu frustré moi aussi
    Je suis en train de lire le livre « LE REMÈDE IMAGINAIRE ». Aucun rapport avec le sujet mais j'ai trouvé les auteurs ont fait un travail bien documenté et bien réfléchi. Ce livre nous parle de l'immigration au Québec et ailleurs, de ses effets et de ses mythes. La semaine dernière, je suis tombé frustrer de ne pas avoir le même niveau d'information dans les nouvelles, donc celle de la radio Radio-Canada.

    Une radio, un journal ou la télévision, ce sont un peu la continuité de l'école pour les adultes. Or, ces médias ne font pas ce rôle, si ce n'est pas de nous abrutir.

    Actuellement, on choisit son journal, son poste de radio ou de télévision et on les endure. Avec l'internet, j'aimerais tellement choisir à la carte et non une trousse de clin clin que je n'ai rien en foutre.

    À bien meilleure le matin, j'aurais choisir les chroniques de Marc Laurendeau et ignoré les invités comme André Pratte.

    Certains intellectuels auraient une clientèle si la plateforme médiatique leur permettait de diffuser leurs réflexions. Pourtant, l'internet pourrait fournir cette possibilité ce média est encore trop sclérosé.
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  •  
  • Andréanne Joly - Abonnée
    25 avril 2011 12 h 23
    Et dans le hors-Québec?
    On écrit notamment que la situation est pire dans le hors-Québec... Est-ce parce que la « madamisation » se double d'une montréalisation, consciente ou non?!

    À force de vouloir se rapprocher de son auditoire, on semble oublier que Radio-Canada a un mandat qui déborde 500 km2, ou dans les centres de diffusions régionaux, Montréal incluse.

    Bref, je suis d'accord : Radio-Canada tente de s'adapter au marché, mais très maladroitement. Il n'est pas trop tard pour que la société d'État se rapproche de son mandat...
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  •  
  • Benoit Roy - Inscrit
    26 avril 2011 08 h 35
    « Cuculture »
    Oui, oui, « cuculture » comme dans cucul. Voilà ou en est rendu la conception de la culture dans nos médias. On a qu'à regarder l'info « culturelle » à RC pour constater le peu de d'intérêt qu'a RC pour la culture. Il en est de même pour la pensée. Ta pensée, il faut surtout l'exprimer en 15 secondes et il faut saussi qu'on « rize » en t'écoutant. Bref, amuse-nous, on ne peut comprendre que ce qui est enrobé de « humour », de grivoiserie, de lieux communs, le tout bien enrobé dans la pensée unique. C'est l'ère de la cucultre; cucultivons-nous.
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  •  
  • Michel Décarie - Abonné
    29 avril 2011 07 h 29
    Retour sur terre!!!!
    D'accord avec l'ensemble des commentaires soulevés par la "madamisaton" de RC, mais on rappelle souvent le passage de Francine Bazzo pour souligner la "superficialité"de Mne Charette, son ignorance "crasse" de tout ce qui est politique économie société. La répétition des invités aux mêmes opinions politiques ou culturels.
    Homier Roy le matin a fait son temps. On le sent impatient, trop occupé ailleurs sans doutes? Mais le salaire du matin garanti son train de vie?? Les fréquents remplaçant nous donnent espoir d'un éventuel changement. Douche froide la nomination de R Froisy cet été tient du délire....Les deux commentatricea sont pour le moins irritantes. Malheureusement on sent la fin d'une époque.... André Laurendeau et Guy Quenneville ont senti à temps la soupe chaude... S'il n'y avait pas de publicité chez Arcand? Mêmes commentaires pour Maisonneuve, l'émission est excellente lorsqu'il est absent.... Quelle régression pour Dominique Poirier, cependant travail honnête. Desautel, fidéle à lui-même, de la grande radio... Espace-musique, vive CBC radio2...
    Un questionnement. Pourquoi ne peut-on connaître les salaires ou honoraires versés à tout ces employés de l'Etat au Québec alors que partout, dans toutes les sphères de la société que ce soit au Québec ou au Canada et encore plus aux USA et en Europe ces chiffres sont de notoriétés publiques? Pudeur ou risque de révolution???
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  •  
  • johanne fontaine - Abonné
    30 avril 2011 09 h 26
    @Michel Décarie
    Sans l'ombre d'un doute:
    risque d'insurrection générale!

    Johanna Fontaine
    St-Cuthbert
    johannaf68@gmail.com
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