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Médias - La madamisation, encore

Stéphane Baillargeon   28 mars 2011  Médias
On fait quoi maintenant? Eh bien, on continue dans la relation de l'allumette au baril de poudre...

La chronique de la semaine dernière sur la madamisation des médias ayant fait réagir, allons-y maintenant avec quelques précisions à partir de commentaires reçus.

D'abord, sur le phénomène lui-même. Surtout sur la perspective bourgeoise branchée, sentant l'Hermès et la mousse de nombril, qui entache fortement nos médias. Comme l'a écrit une «twitteuse», l'idée est moins de remettre en question une niche que d'observer sa mutation en palace occupant beaucoup de place.

Cette surabondance du même agace particulièrement sur les ondes d'État. L'axe Outremont-Plateau-Saint-Lambert traverse la noble maison. Une émission madamisante par jour, ce serait bien. Mais six heures quotidiennes sur treize, entre 9h et 22h (en comptant les reprises du soir) de magazine «life style» et surconsommation, à la Première Chaîne nationale, ça fait beaucoup. Et ça laisse peu de place pour tout le reste.

Évidemment, le contraire existe. Par exemple Désautels ou Dimanche magazine à la Première chaîne. La CBC ne madamise pas. Ni les excellentes radios publiques étrangères, américaine, française ou britannique. Alors, pourquoi madamiser autant ici?

Mononc'isation

Deuxième observation: Il n'y a pas que la madamisation, il y a la mononc'isation aussi. Voir a plutôt suggéré la notion de bonhommisation pour décrire cette tendance lourde des gars de base en ondes privées pour crier «Ca'adiens» et «libarté».

Allez-y, svp, ne vous gênez pas pour dénoncer le mâle béotien vociférant, toujours pragmatique, souvent vulgaire, qui sent l'Axe et l'ADQ et qui ne se peut plus de rage quand il est question de la clique du Plateau. D'ailleurs, idéologiquement, ceci semble cristalliser exactement l'envers de cela. On a des collets montés d'un côté et des cols roulés de l'autre. Christiane Charette ou Jeff Filion. Belle perspective... Le prout prout ma chère face au prout tout court.

Seulement (voici le troisième point), comme l'a laissé entendre l'animatrice Marie-France Bazzo, au fond, tout se tient, et c'est finalement l'insignifiance crasse et la frilosité frivole de certaines émissions qui désolent. Le nivellement par le bas. Le gnangnan, le ronron, le convenu, l'inculte et le facile, de la part de la madame ou du mononc.

C'est aussi étonnant de voir les défenseurs d'une nécessaire élévation culturelle de cette société réputée distincte s'offusquer de la simple dénonciation d'une forme de plus de l'abrutissement généralisé. Comme s'il ne fallait pas réclamer de meilleures écoles ou un meilleur aménagement urbain et, en même temps, de plus remarquables productions médiatiques. Comme si, au fond, tout ne s'engluait pas dans le noir chaudron de la bêtise.

Misogyne

Finalement, est-ce misogyne de dire tout ça? On pourrait trouver plus neutre. On pourrait proposer «estivalisation des médias», l'insoutenable légèreté estivale (voire festivalière... rebonjour Philippe Muray) semblant s'immiscer partout à longueur d'année.

Le mot importe moins que la chose. La meilleure réplique à cette accusation aussi injuste que grossière (une chroniqueuse a évoqué un «tireur fou»...) a été fournie par l'animateur Benoit Dutrizac du 98,5 FM. Au fond, c'est la madamisation elle-même qui donne dans la misogynie en laissant croire que les femmes (et les hommes) qui écoutent et regardent ces émissions trop peu stimulantes ne demandent pas mieux que d'entendre causer pot de crème pour les fesses et place du brocoli dans le frigo.

D'ailleurs, confidence pour confidence, si chacun et chacune a une madame et un mononc en dedans de lui, dans mon for intérieur, en un sens, une sorte de perspective madamisante l'emporte! Je ne m'intéresse pas au hockey et j'adore Vanity Fair. J'habite le Plateau, je me tiens au Pullman et j'en veux moi aussi des belles affaires comme à Copenhague.

Seulement, comme bien du monde, je m'intéresse à plein d'autres trucs. À la philo et aux sciences sociales, aux arts, aux débats d'idées et à la critique sociopolitique, à l'architecture, au patrimoine, à l'histoire, à la géographie ou à l'éducation. Bref, à tout ce dont les médias parlent peu et mal quand ils madamisent trop.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 mars 2011 02 h 50
    Modifier le sens de mots pour se donner bonne conscience...
    Stéphane Baillargeon, pour se sortir du pétrin dans lequel il s'est fourré lui-même, nous demande d'accepter sa nouvelle définition de "madamisation", Comprenez que ça n'a plus rien à voir avec les femmes, ni avec le Magazine Madame. Il aurait fallu croire qu'il voulait dire "pipolisation" comme certaisn Français au parler pointu qui trouvent que certains de leurs media font trop dans le "people" (Prononcez pipol), et pas assez dans le cuturel.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    28 mars 2011 07 h 28
    La dérive
    Ce qui est triste, au fond, c'est la dérive de la radio publique qui fonctionne sans publicités. Elle se résume en un exemple: passer de Marie-France Bazzo à Christiane Charette.

    Quant à la télé, je renvoie M. Baillargeon à un article du Devoir du 9 octobre 2004, intitulé «Du boucan à la télé française». Le patron de TF1 s'explique sur le rôle de la télévision: « ... le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit.» Et comment? «Pour que le message soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.»

    Voilà, tout est dit. Les matantes et les mononc' ont encore de beaux jours devant eux. La solution? Lâchez la télé et allez sur internet voir le monde.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • Thérèse Yaccarini - Abonnée
    28 mars 2011 08 h 45
    Frustration
    Vous avez oublié de parler des deux insupportables heures de sport de 22 heures à minuit. Curieusement, c'est la nuit que Radio-Canada nous présente des émissions de grandes qualités: émissions provenant de la Radio Suisse Romande: entretiens sur des écrivains, entretiens avec des voyageurs partout dans le monde; questionnement sur des faits sociaux, etc. Ces émissions sont tellement intéressantes que je les mets sur balado diffusion et les écoute dans la journée.
    La fin de semaine, par contre, la première chaine se rattrape. Tout est excellent et très jouissif.
    Thérèse Yaccarini
    Québec
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  • Martin Dufresne - Abonné
    28 mars 2011 09 h 23
    Peu convaincant
    M. Baillargeon ne convainc pas en affirmant que dans son pénible néologisme, il fallait plutôt lire quelque chose comme "l'insoutenable légèreté estivale". En fait, il aggrave son cas en assimilant les femmes à cet insoutenable manque d'une gravité qu'il continue étrangement à associer au masculin, alors même qu'il persifle à raison les outrances d'un Jeff Filion.
    Ce qui ne l'empêche pas de chercher dans le phénomène qu'il baptise la raison de son attaque primaire. Ce ne serait pas lui qui pècherait par misogynie mais ces émissions elles-même de l'avoir amené à dire pareille chose. On reconnaît la figure obligée du blâme de la victime.
    Bref, tentative de triple axel avec vrille et saut carpé d'inversion réthorique... pour terminer en bon vieux "belly flop".
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  • Nathalie Mazur - Abonné
    28 mars 2011 10 h 06
    Du support moral près du baril de poudre
    Je suis une femme, j'habite le Plateau et je suis 10 fois tante. Pourtant, je n'ai ressenti aucune mysoginie à la lecture de votre premier texte sur la madamisation. Vous aviez parfaitement raison. La télé et la radio d'état sont trop souvent gnangnan. Et quand on lâche les magazines "life style", on nous bombarde de quiz ou d'émissions de variétés remplis des mêmes vedettes. Les bonnes émissions sont souvent programmées à des heures impossibles. Et encore, il reste tant de sujets oubliés, ou pire, abordés rapidement de façon trop superficielle. Les citoyens valent mieux que ça!
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  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    28 mars 2011 10 h 14
    @Martin Dufresne
    L'auteur ne convainc pas de quoi au juste? Que son propos n'est pas misogyne, qu'il ne l'est pas lui-même? Son néologisme serait «pénible» en quel sens? Je ne vais pas proposer de réponses rhétoriques, je suis curieux de vous lire.

    En attendant, pour ce que j'ose en comprendre, la critique ne s'adresse pas au sexe mais au genre, à la définition culturelle qu'on prête aux termes « madame » et « mononcle ». Le conditionnement social fonctionne à plusieurs niveaux, mais comment juger de l'obsession pas si récente mais toujours croissante des publicitaires envers la «madame», celle qui aurait une grande influence sur les dépenses du «ménage», qui serait constamment confrontée à des exigences sociales élevés par rapport à son apparence, à sa carrière, à son rôle de mère, et qui ne se consolerait que dans la surconsommation futile?

    Pour ma part, je trouve cette marchandisation de la valorisation tout simplement débile et aliénante. Il y aurait certes matière à écrire beaucoup sur le sujet, mais une chronique ne peut par définition présenter l'ensemble du contexte. Faut-il pour autant cesser d'en parler, de peur de passer sous silence certains aspects du problème? Les journaux n'auraient plus de raison d'exister, non?

    Respectueusement

    Alexis Lamy-Théberge
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  • Nasboum - Abonné
    28 mars 2011 11 h 30
    @paquet et dufresne
    Il n'y avait rien de misogyne dans le précédent article de SB. Je vois surtout de la malhonnêteté intellectuelle de votre part. Cette prise 2 vient clarifier ce qui était un peu flou la première fois. La madamisation des médias, c'est tout simplement l'anesthésie mentale de tous ceux qui s'abrutissent devent le petit écran ou ceux qui, comme moi, se demandent quand Radio Canada va mettre la hache dans les différentes émissions à la Charette. C'est une honte, le niveau intellectuel de plusieurs de ces émissions. Lecture à conseiller: George Steiner avec son In Bluebird's Castle.
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  • Serge Bouchard - Abonné
    28 mars 2011 12 h 45
    J'oserais dire...
    que c'est là, la madamisation, une entreprise politique s'inscrivant dans la foulée de la transformation de la Chaine culturelle en Espace musique. Décapiter les lieux de réflexion pour les remplacer par des plages tranquilles et de lieux de babillage. Sans parler de complot, disons qu'en haut lieu on croit probablement que pour le Canada-français c'est mieux ainsi.
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  • Tube - Inscrit
    28 mars 2011 14 h 09
    Madame, Mononc et Ti-coune
    Si nous n'aimons pas le reflet que nous renvoie le miroir, changeons de miroir!
    La programmation des médias reflète les goûts du public. C'est aussi simple que ça. La popularité est ce qui compte avant tout. Gare à celui ou celle qui tiendra des propos impopulaires!
    En fait, ce qui nous dérange c'est que nous avons tous l'impression de participer à cette société de la foutaise (bullshit, chez les anglophones). La vérité n'a plus aucune importance, pas plus que le mensonge. Ce qui compte c'est d'avoir du succès, de bien paraître, de se faire valoir, de s'enrichir Comment s'étonner que les émissions qui proposent le bien-paraître soient si populaires?
    Bien paraître ça veut dire avoir l'air au courant, en santé, en moyens, savoir ce qui est bon, ce qui est à la mode. La société est de plus en plus dure envers ceux qui ne cadrent pas dans ce tableau, les pauvres, les gros, les laids, les vieux, les pas-vites, les chômeurs, les pas débrouillards et, Dieu nous en préserve, ceux qui ne sentent pas bon.
    Sous des dehors de tolérance et d'ouverture, nous le devenons de moins en moins.
    Nous pensions, moi le premier, que d'avoir accès à l'information, d'être ouverts sur le monde, nous rendrait plus intelligents et plus compatissants. Par un curieux phénomène de rétroaction, c'est le contraire qui se produit, et chacun semble y trouver son compte. Même les chroniqueurs qui dénoncent la bêtise et qui, ce faisant, font vendre de la gazette!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    28 mars 2011 14 h 29
    Et les rides de Kadhafi?
    On apprend ce matin que Kadhafi "craignait apparemment moins l'usure du pouvoir que l'outrage du temps. Un chirurgien esthétique brésilien affirme aujourd'hui que le guide libyen s'est offert ses services il y a seize ans pour se rafraîchir un peu: un coup de bistouri, en pleine nuit, au fond d'un bunker de Tripoli, avec une pause au milieu de l'opération, le temps que le patient avale un hamburger.»

    Ca rentre dans quoi? Madamisation ou Information internationale?
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  • Paul Dawson - Inscrit
    28 mars 2011 14 h 44
    Le vide enfin partagé.
    La confiante madame qui s'affirme, en voie d'être l'égale de l'homme.

    La caisse ?

    Au fond à droite.
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  • Marie Labelle - Abonné
    28 mars 2011 16 h 26
    Des projecteurs braqués sur des plateaux de MOI, MOI MOI!!!
    Insupportables émissions qui se veulent cool et qui carburent au narcissisme, plusisurs animateurs aimant bien tout ramener à leur petit nombril. Voilà ou nous en sommes rendus. Alors, oui, la madamisation se regarde, la mononc'lisation s'admire... et nous les écoutons, ces égocentrés plutôt insignifiants, sans trop d'esprit critique.
    Ils nous sont imposés.
    Soyons plus exigeants. NOUS méritons mieux.

    Merci Monsieur Baillargeon! ; - )
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  • Claude Gélinas - Abonné
    28 mars 2011 17 h 52
    Tirez vers le haut, que c'est difficile !
    Très juste analyse de la pauvreté intellectuelle d'un grand nombre d'émissions axées davantage sur les codes d'écoute que sur la confrontation des idées susceptibles d'élever la qualité des débats. On préfère très souvent le placotage,plus facile et moins exigeant et, lorsque rarement, on présente des émissions de qualité on est incapable et surtout à la télévision d'État de ne pas interrompre les pauses publicitaires. Par contre avec TV5, Planète et TF1 St-Pierre et Miquelon et TFO , les soirées seraient longues.
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 mars 2011 20 h 36
    S'automadamiser?
    Quel dommage. Le journaliste n'a pas supporté longtemps la pression que lui a causé son audace, son incursion en terrain inconnu.
    Son premier article sur le sujet était pétillant, effronté et savoureux et le voilà qui rentre dans le rang en s'excusant presque.
    Il ne lui a pas suffi que plusieurs femmes l'approuvent pour rejeter du revers de la main ces soupçons de misogynie?
    Non, il a préféré retenir le verdict de ceux qui le rabrouaient, prêtant particulièrement l'oreille à ces condisciples mâles.
    Et voilà que tout est récupéré dans un embrouillamini indigeste, triste, fané.
    Du souffle frais qui a failli souffler, il ne reste pas la trace, tout a été gommé...comme une ride disgracieuse.
    Finalement, un synonyme à ce terme qui a vite rentré dans sa coquille et que je répéterai pas ici, ce pourrait bien être quelque chose comme "censure".
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    28 mars 2011 21 h 03
    La mémèrisation du quotidien...
    Mémère Bouchard est contente d'écouter ce qui est important pour madame Chose d'Outremont. Elle se dit qu'elle ne mourra pas idiote.
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  • De St-Éloi - Abonné
    29 mars 2011 05 h 38
    Un sympotome du milieu médiatique
    Hors des généralisations ridicules comme celle de la «madamisation» ou de la pop sociologie cheap à la Bazzo (que l'on pourrait qualifier de matante qui discute avec un jeune mononcle au 98,5( si l'on acceptait les catégories du Baillargeon)), il y a un véritable travail de critique des médias et en particulier de Rado-Canada à faire. Par exemple : la disparition de plus en plus prononcée de la sphère culturelle à la Première chaine. Rappelons-nous les promesses de Radio-Canadas quand la 100,7 est devenue une chaîne musicale.
    On pourrait parler aussi de la sur-médiaition des évènements, de l'encadrement trop présent à Radio-Canada et de son maillage avec Gesca. On pourrait exposer comment Désautels prèfère parler des énergies durables avec des auteurs français ou des luttes citoyennes en Tunésie, plutôt que de parler des luttes réelles avec des acteurs réels qui se produisent à 10 km de la tour ( de schiste) . On pourrait parler de montée de la droite à la radio et en particulier à Radio-Canada. Il faudrait sortir des statistiques et des faits, faire des comparaisons, de véritables analyse. En fait la chronique de Baillargeon et les réactions médiatiques ( le pseudo débat qui a suivi) sont symptomatiques du milieu des médias, qui carbure aux grosses images cheap (Baillargeon) , aux clichés de droite assénés comme des arguments ex-cathédra (Dutrizac) aux généralisations de pop sociologie primaire (Bazzo ) au détachement intellectualisant à la Désautels sous prétexte d'objectivité, à l'auto-constitution d'un discours auto-élitiste et pseudo branché ( Charette), à la transformation d'une chaine culturelle et d'information en une chaine de services (Radio-Canada) qui prétend représenter l'élite culturelle en supprimant de plus en plus les contenus culturels. Et je ne parle pas de la télévision.
    À quand une véritable critique des médias fondé sur un véritable esprit journalistique d'enquête. Pas au Devoi
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  • Persephone - Inscrit
    29 mars 2011 08 h 52
    Et l'effort personnel ?
    Votre propos, monsieur Baillargeon, quoique intéressant, est superficiel. Aujourd'hui, rien de plus facile que d'accéder à de l'information de qualité (pour peu que l'on sache où chercher ). Il y a de bonnes salles de nouvelles au Québec, mais nous avons tendance à oublier que nous ne sommes que 8 millions... La France, les États-Unis, l'Allemagne sont des pays qui sont beaucoup plus peuplés, donc qui possèdent une plus grande offre médiatique. De toute façon, nous avons toujours l'impression que la pelouse est plus verte chez le voisin. D'ailleurs, la télévision française est, selon mon humble opinion, l'une des plus "madamisées" au monde !

    Le débat se situe, selon moi, sur ce que Radio Canada devrait offrir comme contenu, et ça, c'est un choix de société... Ultimement, on se retrouve devant 2 école de pensée... Soit elle diffuse un contenu plus élitiste, quitte à subir une baisse d'audience, soit elle tente d'être compétitive face aux autres stations en présentant ce que la "madame" ou le "mononc'" veut voir...
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  • Michel Simard - Abonné
    29 mars 2011 16 h 48
    L'essence du message...
    Heureusement, la plupart des commentaires se rangent derrière la perception de Stéphane Baillargeon, à savoir que la radio et la télévision québécoises, et particulièrement montréalaise, est matante mononcle guimauve gnagna superficielle abêtissante aliénante etc. etc. Et j'ajouterais qu'elle le devient de plus en plus.

    Ce phénomène n'est pas particulier aux femmes, d'aucuns confondant l'exemple du Madame au foyer à une analyse sexiste. Qu'importe que les chaînes gnagna existent, ce qui est plutôt inquiétant est le détournement de Radio-Canada vers la matantisaiton ou guimauvisation, mais cela n'est pas nouveau non plus. Osons simplement espérer que nos "élites" qui nous "gouvernent" sauront avoir plus de jugement dans les dix prochaines années que dans les dix dernières.

    Quant à la position de MM. ou Mmes de Saint-Éloi et Persephone, bien sûr l'écrit de Stéphane Baillargeon est sa perception non vérifiée scientifiquement. Mais pour développer une argumentation scientifique, encore faut-il préalablement une intuition et une hypothèse de travail. Que quelqu'un dise enfin que les médias québécois sont d'une piètre qualité et que du bavardage de clowns, c'est nécessaire.

    J'ose une autre hypothèse : la qualité n'est pas seulement question de nombre, elle est également question de volonté d'une société de se donner des médias de qualité. Actuellement, chez nous, nous n'écoutons jamais à peu près aucune chaîne d'ici, jamais de la télévision de SRC, TVA, V ou accolytes, rarement de Télé-Québec, parfois la Première Chaîne exclusivement en fin de semaine (les enfilades Homier-Roy-Charrette-etc. pus capable). On se rabat beaucoup sur l'Internet (on écoute entre autres la radio de Toronto, beaucoup plus diversifiée qu'à Montréal) et le câble étranger, américain ou européen, les chaînes à 0,001 % de cotes d'écoute quoi.

    Voilà, c'est dit : pour se ressourcer et écouter de la bonne radio ou télévision, on
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  • Julie Poirier - Abonnée
    29 mars 2011 19 h 49
    L'importance du titre
    D'emblée, je suis tout à fait d'accord avec Monsieur Baillargeon. On peut évoquer la maladresse, le raccourci, l'hyper syntétisation... qu'importe, il est impératif de conserver un sens critique, voire auto critique et ne pas craindre de se poser des questions à voix haute.
    Pour ajouter à la confusion et au débat, on pourrait maintenant se demander (à défaut de s'attaquer au fond de ce qui est soulevé) Est-ce qu'il n'y aurait pas une instrumentalisation de l'Yvettisation des médias?
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  • Gilberte Boivin - Abonnée
    30 mars 2011 07 h 19
    madamisation ou estivalisation? La différence est grande!
    Effectivement, le propos aurait été tout à fait différent si vous aviez parlé d'estivalisation puisque vous n'auriez pas attaqué les femmes - pour ensuite vous reprendre en attaquant les hommes également... Pas fort!

    Par ailleurs, la question que l'on peut se demander est: écoutez-vous vraiment le contenu de ces émissions (Christiane Charette, l'après-midi porte conseil, etc.?) Il y a énormément d'infos qui passent, entre autres sur le quotidien mais également sur le monde, c'est loin d'être banal, ce qui se discute là, malgré votre critique un peu snobinette de l'absence de culture, à proprement dit... Les deux émissions sus-nommés ont le grand avantage de vulgariser diverses questions et d'ouvrir les esprits (je pense entre autres à la disparition des abeilles et aux inventions de demain - l'après-midi porte conseil), ce qui porte les gens à prêter davantage attention, lorsque ces propos reviennent... Commençons par diminuer de moitié les émissions de sport (il en restera toujours bien assez) et la promotion de la culture anglophone à Radio-Canada: on aura bien assez de place pour toute la culture (avec un grand C) que vous voulez... Encore faut-il s'entendre sur la promotion de quelle culture: celle de l'impérialisme de France ou Celine?
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    30 mars 2011 12 h 50
    RIDICULE...
    À ceux qui aiment les jeux sémantiques, je me demande si vous avez saisi l'idée sous-jacente au texte. Il me semble que le thème est assez intéressant et actuel pour pouvoir en discuter, plutôt que cette "madamisation" (sisi) ne se préoccupant que de la forme, des grosses boules ou gros muscles, des mots employés plutôt que des phrases qui donnent un sens aux mots. Ce dernier point on s'en fiche semble-t-il, un autre jeux consistant à vouloir imposer une autre histoire, peu importe ce que dit l'auteur en ce sens (alors que c'est pourtant LUI qui l'écrit)!

    Pardonnez-moi pour cet écart (car j'entre en "terre religieuse" avec ce qui suit) : je ne me force pas à la conformité académique du marketing voulant dicter à nos esprits que "le canal ou la forme EST le message". C'est trop élitiste : faire en sorte que la forme transcende le message n'est donné qu'à des artistes de haute voltige, genre des impressionnistes (et ils ne sont pas tous bons). La grave conséquence, c'est que pour vous et moi, ce genre de diktat nous force à un moule de convenances et de codes duquel on ne peut sortir, bien limitatif en soit : un mot ne trouve plus son sens au sein d'une phrase, il devient l'unité idéologique, par évocation. c'est ainsi qu'une génération "passe-partout" ait pu se faire "madamiser" par ces médias n'étant là que pour vendre, et DONC pour niveler/uniformiser les sens, les goûts, les perceptions des mots qui ne sont plus que symboles évoquant des idées. Or notre langue n'est pas asiatique, transformer les mots en idéogrammes est la pire chose à faire pour non seulement notre culture, mais aussi (et surtout) notre intelligence. C'est là tout l'aspect pernmicieux de la "madamisation", poussant des individus fondamentalement censés à dévier de leur libre-arbitre, par exemple en traitant quelqu'un de misogyne alors qu'il ne l'est pas. Trouvez un autre mot si celui-ci ne convient pas, mais ne venez pas nous achaler avec vos diktats séma
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  • johanne fontaine - Abonné
    30 mars 2011 20 h 03
    Avec Anne-Marie Dussault, ce soir sur RDI (24 heures en direct)
    Pas le moindre topo sur ce fait saillant de la journée de la scène électorale canadienne et extrêmement symptomatique de la nouvelle condition de la femme au Canada: l'exclusion de la chef Elisabeth May (Parti Vert) du débat des chefs par le consortium des media.

    Décidément, la madamisation de notre pays est plus grave qu'il n'y paraît...

    Johanna Fontaine
    St-Cuthbert
    johannaf68@gmail.com
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  • johanne fontaine - Abonné
    30 mars 2011 20 h 27
    Pour éviter une plus grande madamisation; affirmer la Laïcité
    Tiré du récent avis du Conseil du Statut de la femme
    intitulé Affirmer la Laïcité:
    "Ainsi, la France, terre d‘asile depuis nombre d‘années pour les musulmans, a interdit, au nom de la laïcité, le port du voile pour les élèves qui fréquentent l‘école publique3. Elle proscrit depuis peu le voile intégral dans tout l‘espace public4, une mesure prise afin de
    préserver l‘ordre public5, et qui est aussi envisagée en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie et en Suisse. Même la très libérale Grande-Bretagne a discuté de l‘opportunité de cette interdiction en 2010, lorsque Philip Hollobone, un député du parti au pouvoir, a déposé un projet de loi en ce sens6. Aux États-Unis, l‘annonce de la
    construction d‘une mosquée à côté du lieu des attentats du 11 septembre a nécessité la réaffirmation par le président de la liberté de culte7."

    Johanna Fontaine
    St-Cuthbert
    johannaf68@gmail.com
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  • Gaétan Laprise - Abonné
    1 avril 2011 09 h 09
    Pétition
    Si on démarrait une pétition, pensez-vous qu'on pourrait gagner que Charette retourne à la télé et libère nos ondes radio ?

    L'émission d'après-midi est excellente et suffit à combler le versant "madame" de mon Ford intérieur.

    Gaétan Laprise
    Anticosti.
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  • benoitethier - Inscrit
    3 avril 2011 23 h 17
    D'accord avec vous M. Laprise
    En fait, depuis le premier article, le sous-texte essayait de dire : À quand la fin de CC ? Elle a déjà été pertinente mais cette époque est révolue. Tout est y édulcoré y compris ce qui a été récupéré de Bazzo. Quand j'entends les annonces incessantes du Combat des livres, j'ai envie de hurler.
    Les matinées radio-canadiennes sont vraiment à repenser. Du 180 degrés ! Désautels ça va encore mais les soirées sont terribles. On a pourtant déjà eu - trop peu longtemps ! - Masbourian en soirée dans un concept nouveau et bien sûr les beaux jours de Macadam tribus. Mais les reprises actuelles suivies de Culture physique pendant 2 HEURES, cela donne vraiment envie d'éteindre !!!
    Heureusement, il nous reste le vendredi soir : Je n'aime pas du tout les tribunes de sport et pourtant Le sportnographe a piqué ma curiosité et a sur me retenir !
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