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Et le coupable est...

Gil Courtemanche   5 mars 2011  Médias
La tentation est grande, après un conflit comme celui au Journal de Montréal, de tenter de trouver un coupable qui serait responsable de la déroute syndicale devant l'empire Péladeau. Voilà un premier point qu'il faut souligner: 250 syndiqués contre une machine à fabriquer du fric, contre des batteries d'avocats, des lois périmées et une indifférence collective qu'il faudra bien analyser. Le coupable n'est peut-être pas facile à trouver.

En théorie, un affrontement entre patron et employés s'organise légalement et pratiquement autour de ce qu'on appelle le «rapport de force»: la capacité de l'employeur de survivre à l'absence de ses travailleurs syndiqués d'une part et celle du syndicat à faire payer un prix économique à l'entreprise d'autre part. Dès le début, les jeux étaient faits. La masse globale d'informations produite par Quebecor permettait non seulement de produire le quotidien, mais aussi d'augmenter ses profits puisque le Journal maintenait ses ventes et économisait la masse salariale des employés syndiqués. Pour contrecarrer ce rapport de force faussé, le syndicat disposait de divers outils, dont le recours à l'opinion publique, les pressions sur les clients annonceurs ou sur les entreprises reliées au Journal.

Les manifestations, et en particulier les piquets de grève, font partie des outils syndicaux pour atteindre ces objectifs. Trois injonctions rapides en début de conflit ont réduit les droits de piqueter à leur portion la plus congrue, transformant cette arme de nuisance en manifestation symbolique et inutile. La courte et pacifique visite des syndiqués dans les locaux de la rédaction pour souligner six mois de lock-out s'est soldée par une centaine de condamnations pour outrage au tribunal, par des poursuites de l'employeur, des congédiements et des dizaines de suspensions. Ici, ce ne sont pas les juges qui ont un parti pris; ils appliquent la lettre et l'esprit du Code civil.

Nos lois civiles régissent, affirment et défendent le droit à la propriété privée, à son commerce et à sa jouissance pleine. Bon, dans ce cas, les tribunaux n'ont fait ni dans la dentelle, ni dans la compréhension des enjeux, mais ils appliquaient avec rigueur et (à mon avis) une sévérité suspecte des lois qui constituent l'esprit même du capitalisme.

Pour rééquilibrer légalement le rapport de force en faveur des syndiqués, restait la bataille de l'opinion publique, dont la forme efficace est le boycottage du produit, le refus d'acheter un journal fabriqué par des «scabs». Il existe des exemples de boycottage qui ont eu des effets positifs, comme dans les années 1970 celui des laitues et des raisins de la Californie. Mais voilà, on pouvait se rabattre sur des raisins du Chili ou des laitues du Mexique. Pour un lecteur fidèle, il n'existe pas de produit valable de substitution. Le quotidien, c'est comme la religion ou la politique. On est catholique, bleu ou Le Devoir, cela fait partie de l'ADN de chacun.

L'autre option consistait à priver le Journal de contenu en demandant à ceux qui font la nouvelle, artistes, politiciens, leaders de toutes sortes, de boycotter le Journal et ses journalistes. Plusieurs formations politiques et organismes l'ont fait, mais leurs déclarations et leurs gestes faisaient quand même les manchettes du quotidien, qui se fournissait dans le supermarché Quebecor de l'information pour produire sa feuille de chou. Le boycottage de l'empire médiatique lui-même, seule solution possible, n'a jamais pris forme car, pour une grande majorité d'acteurs de notre vie collective, le refus de collaborer avec l'empire équivaut à une forme de suicide médiatique. C'est faire un faux procès aux nombreux travailleurs syndiqués que de leur reprocher de lire le Journal, comme si le fait de voter pour le NPD, favorable à l'avortement, faisait de vous un catholique apostat.

Force est de constater que les raisons de la défaite syndicale ne résident pas seulement dans des choix stratégiques, soit du syndicat, soit de la CSN. Elles sont beaucoup plus profondes.

Le Québec, comme beaucoup de sociétés postmodernes, ne parvient plus à se lancer dans de larges mouvements de solidarité collective, sinon lorsqu'il est ému par des désastres humains comme à Haïti. Dans ces sociétés, on a évacué le politique, la vie collective, de presque tous les domaines d'activités qui relèvent dorénavant dans nos esprits du bonheur ou du malheur individuel. Or le conflit au Journal de Montréal était éminemment politique.

PKP demandait à la population si elle acceptait qu'un employeur puissant, en position de quasi-monopole, muni des outils technologiques les plus performants, pouvait organiser la vie à sa manière au mépris de l'ensemble de ses employés, de leurs droits, de leur mérite et de leur dignité. Nous avons collectivement (politiciens en tête) répondu qu'un patron pouvait assassiner de sang-froid tout syndicat qui n'acceptait pas sa vision personnelle de la prospérité collective.

L'échec syndical démontre aussi les limites dramatiques de l'action syndicale traditionnelle devant des adversaires sans état d'âme. Il pose une question fondamentale: quelle réaction opposer à la violence légale? La défaite des syndiqués souligne aussi la faible capacité de mobilisation politique des centrales ou leur manque de volonté de le faire.

Cette défaite, c'est notre défaite, celle de la société québécoise et de ses valeurs de justice, d'équité et de progrès. Une sorte d'agenouillement collectif devant les thuriféraires de Céline Dion. Petit rappel: en 1971, vingt mille personnes participaient à une manifestation interdite pour appuyer les lockoutés de La Presse à qui Paul Desmarais voulait faire payer le prix des changements technologiques. Le conflit se régla dans la dignité.
 
 
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  • yannick.legault@sympatico.ca - Abonné
    5 mars 2011 02 h 28
    Et le coupable est... la société divisée
    C'est triste et ça semble sans issue, sans espoir. Cette province a cessé d'être souverainiste le jour où elle a compris que ça ne changerait rien au système, que le confort et l'indifférence, face à la chose politique, à notre société en devenir, avaient gagné et régnaient dans l'artifice de la consommation, profitant de notre division.

    Justement, n'y a-t-il pas des élections qui s'en viennent ?

    Yannick Legault, Trois-Rivières
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    5 mars 2011 05 h 01
    Boycotter l'essence
    Pour contrer les augmentations de l'essence, certains ont suggéré de boycotter Shell ou Petro-Canada. Pourtant l'idée était bonne mais le peuple n'a pas suivi. La solidarité est de l'utopie. J'écoutais Joseph Facal à Christiane Charrette qui essayait de défendre sa position mais plus il parlait plus il creusait sa tombe.

    Boycotter l'essence de ces deux compagnies serait une idée merveilleuse si nous savions être solidaires. Il est encore temps mais le peuple ne veut pas se donner la peine et alors, il paie et les pétrolières font de l'argent et se moquent de nous.

    Serait-ce trop demander d'agir comme des gens solidaires?
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  • Normand Carrier - Abonné
    5 mars 2011 06 h 45
    L'expérience doit servir ......
    Pourquoi les syndiqués du JdeM se sont embarqués dans ce conflit après la douleureuse expérience du JdeQuébec qui avait duré seize mois ? Le scénario était écrit a l'avance et l'employeur s'était préparé encore mieux pour affronter ce lock-out et les dés étaient pipés a l'avance ......C'est une erreur stratégique importante de la part des syndiqués du JdeM et de la CSN .......

    On ne peut compter aujourd'hui sur le support de l'opinion publique comme durant le conflit a Radio-Canada et de La Presse comme en 1971 car la classe syndicale a perdu beaucoup de crédibilité ayant abusé de ses pouvoirs a l'occasion et en étant éminemment corporatiste ..... Oui , le code du travail doit être modernisé mais il le sera complètement et Dieu sait qui sera le gagnant ! Force est d'admettre que l'entente survenue a mi-chemin était meilleure que l'entente finale mais elle a été refusée par la CSN ..... Donc une entente négocìée au début aurait été meilleure que celle obtenue mais encore fallait-il la considérer au plan stratégique et évaluer correctement les rapports de force dès le premier jour .....
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  • Erwan Basque - Inscrit
    5 mars 2011 07 h 31
    Un Québec de droite.
    Bonjour,
    Et bien oui, nous avons un Québec profondément de droite sur la plupart des enjeux sociétaux et le pire, certains par ignorance crasse ou par déni ne le savent même pas ou bien ne veulent pas le savoir . N'est pas le très fugace Monsieur Michel Chossudowski qui dans sa chronique du Monde Diplomatique il y a quelques années affirmait : Que même les syndicats sont de droite au Québec, c'est peu dire.
    En effet, dans son passé d'ultra conservatisme et d'anti syndicalisme, le Québec connut une courte période libérale à ce niveau dans les années 1970, influencé en quelque sorte par l'arrivée de Monsieur Pierre Elliot Trudeau au pouvoir en 1968, cet homme de gauche venu des rangs du Nouveau Parti Démocratique. Toute la gauche militante et l'extrême gauche des années 1950 et 1960 était libérale et fédéraliste, étant comme il se doit contre l'affaiblissement du pouvoir central. Les syndicats, kossé ça donne hurlait Monsieur Yvon Deschamps dans cette période. Les québécois, tout comme dans le temps de l'Union Nationale étaient profondément anti-syndicaliste jusqu'au début des années 1970. Alors, afin de racoler une clientèle amorphe et réticente, les syndicats ont surfé sur une période plus à gauche de 1968 à 1976 du temps que comme le Bloc Québécois voué à l'opposition éternelle, le Parti Québécois utilisa la même stratégie du à gauche toute pour prendre le pouvoir en 1976. Sitôt au pouvoir, les masques ont tombés et nos amis les péquistes ont retrouvés leurs vieux gênes de droite tout en agitant la perception de temps en temps qu'ils avaient un préjugé favorable aux syndicats, ce qui n'était que poudre aux yeux. Mais dans l'inconscient collectif, cette fausse perception a collé dans le fond de la marmite nationaliste. En s'affichant nationaliste dans cette période, les syndicats ont pu se donner un aura sur les nationalistes en faisant une démonstration boiteuse que : ( Suite )
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  • Georges Paquet - Abonné
    5 mars 2011 07 h 34
    Attention...
    Attention, M. Courtemanche, vous n'allez pas vous faire de nouveaux amis. M. Paul Desmarais est un fédéraliste...
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  • Georges Paquet - Abonné
    5 mars 2011 07 h 37
    Et nos intellectuels...?
    Il aurait été intéressant que M. Courtemanche nous parle de nos intellectuels, chroniqueurs, qui ont continué, un certain temps, ou tout le temps, à produire leurs colonnes dans le JdeM.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    5 mars 2011 07 h 57
    Un Québec de droite. (Suite )
    On n'est pas au Québec seulement pour prélever des cotisations syndicales mais aussi pour la Cause Nationale tout en défendant les droits des travailleurs. Cette stratégie loufoque les accrédita pour un temps aux yeux du nationalisme car d'apparence, ils étaient des alliés.
    Par ailleurs, en coupant les salaires de la fonction publique de 20 % dès le début des années 1980, le Parti Québécois montra son vrai visage. Et le pire s'ensuivit en demandant qu'Ottawa ouvre la Charte des Banques pour permettre aux syndicats québécois de devenir des banquiers dans le capital de risques avec les FONDS DE SOLIDARITÉ qui permettaient aux syndicats de prêter en capital de risques à des compagnies en difficultés financières. Les syndicats étant devenus des banquiers donnaient quand même de bonnes tapes dans le dos des travailleurs en leur disant : Lâchez pas, on va les avoir !
    En outre, comment être assez naïf pour croire qu'un syndicat ayant 50 millions prêtés à une compagnie puisse être intéressé à ce que les salaires augmentent en se tirant dans le pied ? Bien non, il fallait que les salaires soient assez bas et la productivité augmentée pour avoir un haut taux de rendement sur le CAPITAL INVESTI.
    De plus, en revenant à ce cher Monsieur Michel Chossudowvki et son affirmation que : Même les syndicats sont de droite au Québec ! , la preuve étant qu'avec le plus haut de syndicalisation en Amérique du Nord, comment se fait-il que nous avons ici au Québec LES SALAIRES LES PLUS BAS ? Ce qui démontre la véracité des propos de Monsieur Michel Chossudovski que tu ne peux être de gauche comme syndicat tout en étant un banquier et surtout en s'affichant nationaliste pour ratisser plus large. Un syndicat qui se veut un prêteur dans le capital de risques est un banquier qui espère un fort taux de rendement sur le capital investi, que l'on se le dise. Les salaires d'ici sont les plus bas au Canada. ( Suite ).
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    5 mars 2011 08 h 25
    Y'a une exception à votre "théorie"
    L'environnement
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    5 mars 2011 08 h 36
    Le Journal de Montréal: un journal lu et aimé
    Le conflit de travail au Journal de Montréal m'a fait réfléchir. D'abord, je me suis demandé ce qui se serait passé sous l'empire du Code canadien du travail. Certes, il n'y a pas de dispositions antibriseurs de grève, mais le Conseil canadien des relations industrielles a quand même le pouvoir d'ordonner l'arbitrage obligatoire du contenu d'une convention collective s'il estime que l'une des parties négocie de mauvaise foi. Au Québec, la C.R.T. n'a pas ou n'exerce pas encore un tel pouvoir. Ensuite, je me suis demandé s'il était possible de démontrer la mauvaise foi patronale. Les journaux traditionnels, c'est-à-dire ceux engageant de nombreux journalistes, vivent énormément de difficultés financières. Il leur faut alléger leurs coûts pour continuer d'exister dans un contexte où la nouvelle peut être apprise instantanément et gratuitement. A-t-on encore besoin d'autant de journalistes ? Enfin, les gens aiment lire le Journal de Montréal. Ils veulent le conserver plus que tout autre journal. On le retrouve partout et grâce à lui, tous peuvent continuer de lire.
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    5 mars 2011 10 h 33
    D'accord !!!!
    D'accord avec votre analyse M. Courtemanche, un bien triste bilan. Comme le dirait Hervé Kempf dans son plus récent ouvrage, sous des apparences de démocratie , nous glissons depuis les années 1980 vers une oligarchie (collusion de l'argent et du politique) dont les appareils pour engourdir l'opinion (média du genre QUEBECOR) sont très puissants...Je ne sais si le combat est perdu d'avance mais, même si c'est le cas, il ne faut pas cesser de résister de toutes sortes de manières...comme vous le faites par vos écrits.
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  • Hélène Morin - Abonnée
    5 mars 2011 10 h 35
    Heureusement, il y aura le 12 mars

    Ce conflit aura au moins permis de lire d'excellents textes dans et sur Rue Frontenac.
    Le 12 mars, il faut descendre dans la rue pour montrer que nous sommes nombreux, nombreuses à vouloir un autre monde. C'est une manifestation contre les politiques du gouvernement Charest mais aussi pour la solidarité.
    Voir www.nonauxhausses.org
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 mars 2011 11 h 31
    Mais votre drame, c'est que nous sommes toujours vivants
    Durs constats du journaliste et pas de lueur à l'horizon...or, nous sommes toujours vivants.
    C'est plus aisé de faire l'autopsie d'un cadavre que de tenter le ressusciter...mais ce cadavre-là, notre société, est toujours vivant, il a cet avantage indéniable sur celui qui est déjà enterré.
    M.Courtemanche nous raconte comme toujours une belle histoire bien lisse et qui se tient; mais c'est une histoire de morts-vivants et sans espoir. Quelqu'un qui veut vivre n'a pas le droit de s'y enliser: trop de boulot sur la planche. De toute façon il y a toujours un point de vue qui échappe, même aux grands clairvoyants: c'est un parti pris pour la vie, presque perdu d'avance peut-être mais... seulement presque.
    Il serait préférable qu'on se raconte des fables, qu'on y croit dur comme fer pour qu'elles deviennent réalité plutôt que d'abdiquer.
    Le mensonge est parfois préférable à l'objectivité...par compassion et parce qu'il y a une mince chance qu'on y arrive.
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  • Marco - Inscrit
    5 mars 2011 11 h 40
    Mea maxima culpa!!...
    « … L'échec syndical démontre aussi les limites dramatiques de l'action syndicale traditionnelle devant des adversaires sans état d'âme. Il pose une question fondamentale: quelle réaction opposer à la violence légale? La défaite des syndiqués souligne aussi la faible capacité de mobilisation politique des centrales ou leur manque de volonté de le faire. »

    Le syndicalisme est mort le jour où la véritable préoccupation des mouvements et des grandes organisations syndicales a été de bâtir des fonds de solidarité, de faire des placements et de faire des profits en faisant fructifier leurs actifs!!

    L’intérêt principal des grandes centrales n’est donc plus la défense de leurs membres et le souci des réalités du travail de ceux-ci, mais bien de s’assurer du rendement de leurs actifs.

    Toujours le même discours, le même plan de match, les mêmes stratégies éculées qui aboutissent à des renouvellements de conventions collectives souvent plus désavantageuses que la précédante…

    Et par la suite, une grève ou un lock out terminés, nous voyons les valets de service sortir les violons, les mouchoirs de sympathie pour les condoléances d’usage et mettre en place un véritable cirque médiatique qui n’a que pour seul but que de camoufler l’hypocrisie, le manque évident d’empathie à l’endroit des membres et de sauver la réputation de dirigeants aussi incompétents que corrompus… À qui la faute?…

    Une jour viendra, à l’instar de l’écoeurement des peuples arabes, où un ménage devra être fait (et sera fait!!) de la base… afin d’indiquer la porte de sortie à cette version nord-américaine de tyrans profiteurs, installés dans un confort relatif et une indifférence crasse. Ce n’est qu’à ce moment que nous pourrons parler des débuts d’un véritable renouvellement du mouvement syndical, ici et comme ailleurs.
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  • Venne,Stéphane - Abonné
    5 mars 2011 11 h 45
    Voter avec ses yeux
    Il y avait deux parties ayant chacune ses intérêts et sa vision, chacune cherchant à élever ses intérêts particuliers au rang d'intérêts collectifs et sa vision au rang de vertu. À moins de décréter que l'une ou l'autre partie est d’emblée bonne et l'autre d’emblée mauvaise (ce qu'ont fait les idéologues des deux côtés), le lock-out était ultimement une sorte de référendum. La population a voté avec ses yeux en continuant de lire le journal (et je ne pense pas que les chroniques - fussent-elles écrites par des "célébrités" - sont l'aliment décisif des lecteurs du JdeMtl; c'est bien davantage l'ADN du journal: faits divers, sport et showbizz) et PKP a gagné. J'aurais aimé que Courtemanche analyse le score tel qu'il est et non comme il aurait souhaité qu'il soit. Exemple: pourquoi l'enjeu des lockoutés n'a pas été "acheté" par le public? La réponse est binaire: soit que l'enjeu était intellectuellement mal formulé, soit qu'il n'existe pas. Le "procès" a quand même duré deux ans, plus que nécessaire pour "faire son point" et apprendre à le formuler! Mon instinct me dit que la "cause" des lockoutés était mal formulée, trop axée sur les aspects techniques (et même monétaires) plutôt que sur des intérêts véritablement partagés par le public, et sur la base desquels une alliance aurait pu se faire en clair. En revanche, la partie patronale refaisait chaque matin son alliance avec le public, en clair, sans avoir à rationaliser quoi que ce soit, juste en l'incarnant chaque matin. Il faut partir de cette réalité. Cesser de la nier et de lancer des anathèmes. La vie collective continue. Il y aura d'autres confrontations d'enjeux dans d'autres situations et sous d'autres éclairages. Il est impérieux de mieux les définir. On peut bien dire que le public s'est trompé (ça lui arrive), mais ça ne change rien au fait que le public est le juge ultime et qu'il constitue - lui, pas le syndicat, pas l'entreprise - le site
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  • Adario - Abonné
    5 mars 2011 12 h 13
    Financement d'un journal alternatif - suggestion solidaire
    Si le coupable c'est l'ignorance et l'indifférence ou encore la désinformation et la division, pourquoi n'y aurait-il pas un financement par des citoyens sensibles à la justice sociale afin de distribuer gratuitement un journal alternatif, en particulier dans les régions les plus défavorisées au niveau de la diversité de l'information.

    En fait, on pourrait donner quelques exemplaires, par exemple du Devoir, dans les Cégeps et les Universités plus éloignées. Cela se fait d'ailleurs déjà par les médias de droite (en France depuis plusieurs longtemps via le Figaro et ici via Le Soleil, par exemple). Ainsi, l'idée n'est pas nouvelle, mais l'intelligence du citoyen pourrait grandir d'avoir un plus grand accès à différentes sources d'information qui atténuerait quelque peu la concentration des médias que subit le Québec présentement.
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  • Andre Jacques - Abonné
    5 mars 2011 12 h 41
    J'ai retrouvé la vue...
    Erwan Basque
    Inscrit

    Un Québec de droite. ( Ma réponse ) :


    Merci pour votre franchise et votre honnêté, qui m'ont jeté en bas de ma chaise littéralement parlant.

    André Jacques
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  • Georges Paquet - Abonné
    5 mars 2011 14 h 26
    Stéphane Venne et l'enjeu intellectuel.
    Stéphane Venne écrit: "Soit que l'enjeu était intellectuellement mal formulé, soit il n'existait pas."

    Dites-moi, quand vous êtes subitement congédiés, même avec une prime de congédiement qui vous permet de durer quelques mois, vous ne seriez pas un peu sonnés. Quand vos idoles, Lyse Payette, Bernard Landry, Joseph Facal et bien d'autres plus ou moins bien connus, continuent de soumettre leurs textes à votre employeur. comme si de rien n'était, vous avez du mal à formuler intellectuellement l'aspect ignoble de l'enjeu. Vous savez que le progrès technologique ne s'est pas réalisé de façon aussi subite que votre congédiement. Vous savez aussi que vos concitoyens intellectuels et chroniqueurs ne le comprennent pas et ne vous supportent pas, vous savez qu'il vous faudra tout votre coura«ge pour ne pas plier l'échine et endurer votre sort. Mais quand la population vous indique qu'elle vous a totalement oublié, vous vous dites que si vous voulez arrachez quelquechose à celui qui vous a congédié, il vous faudra à vous seuls, tout le courage qui a manqué à vos concitoyens et amis. Heureusement le monde syndical ne laisse pas tomber ses membres, mais il doit vivre avec et parmi le monde qui l'entoure. Il n'est pas encore en mesure de faire des miracles.

    Le deuxième volet de la réflexion de Stéphane Venne c'est que l'enjeu n'existe pas. Il faut bien avouer que pour la grande majorité des citoyens et des intellectuels, c'est de celà qu'ils étaient convaincus. La perte d'emploi de 250 ou de 170 de leurs concitoyens, confrères ou amis ne les dérange en rien. Voilà pour l'avenir de l'action collective et de la solidarité...
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  • Daniel Vézina - Abonné
    5 mars 2011 15 h 29
    Votre texte est sublime M. Basque
    Je ne saurais mieux décrire toute l'ignorance crasse du "peuple" Québécois qui préfère s'abreuver de "StarAcadémie", "Jounal de Mouréal", "TVRAT" et tout autre navet de cet empire, plutôt que de se politiser et de s'éduquer pour s'élever en temps que société.

    On a qu'a regarder les participants au Banquier (autre belle copie 'Etats-Unienne') pour voir qu'on recule en tant que société...
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    5 mars 2011 17 h 18
    Un clou de plus dans le cercueil
    Les puissants nient la crise, mais ils n'y échapperont pas.

    Si la population avait un peu plus de solidarité, elle pourrait faire face à la crise. Mais voilà, elle préfère lire le Journal de Montréal qui la maintient dans l'ignorance. Alors elle non plus n'échappera pas à la crise.

    C'est dommage, un monde meilleur aurait été possible...

    Serge Grenier
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    5 mars 2011 18 h 11
    La Culture encyclopédique encore en manque au Québec
    La raison objective pouvant expliquer l'issue du conflit se trouve dans le niveau d'éducation et de connaissance culturelle du peuple québécois.

    La révolution tranquille a réussi à augmenter le niveau d'éducation de la population sans toutefois franchir un seuil supérieur permettant d'empêcher à l'intérieur même des règles du marché, l'existence commerciale du contenu de divertissement présent dans les chaînes générales de télé comme Canal V, TVA et y compris Radio Canada. Un propos de snob, prétentieux?

    Pas vraiment, la culture générale riche de connaissances n'est pas à son sommet au Québec, société qui comme ailleurs est partagé entre les régions et deux grosses villes qui concentrent l'essentiel de l'activité culturelle. Le Québec souffre aussi au Canada du caractère minoritaire de sa culture francophone qui le rend dépendant de la grande culture commerciale américaine traduite ou non et au mieux envers une culture française classique et d'aujourd'hui qui en dehors de la similitude linguistique est très éloigné de l'expérience historique québécoise en terre nordique. Le Journal conçu pour être lu entre deux sandwichs c'est une façon facile de faire de l'argent avec de l'info rapide chez une nation francophone qui n'a pu surmonter encore sa condition d'isolement culturel sur le continent. À ce titre, P.K.Péladeau nourrit son empire en profitant d'un certain niveau d'ignorance dans le peuple. Et maintenant, son empire média est prêt à investir directement dans l'organisation de spectacles et dans la gestion d'un club de hockey, façon de nous faire croire que le Québec trouvera sa réalisation dans le pur divertissement et que c'est la fin de l'histoire. C'est faux!
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  • Claude Saint-Jarre - Inscrit
    5 mars 2011 22 h 00
    Manif La Presse, 1971
    Pouriez-vous raconter cette manif de 1971? Qui y était, combien, combien de temps la manif, les slogans, le nombre de policiers et d'incidents.
    Y -a-t-il eu un acte de reconnaissance de la part des employés de la Presse envers les manifestants? ( qui offraient leur tête comme punching bag).
    Il y avait à l'époque des motos sur les trottoirs pour nuire aux piétons qui y étaient.
    Par ailleurs. la mondialisation et l'Aléna ( qu'on s'apprète à renforcir avec l'accord commercial Canada Europe) ont fait beaucoup plus de torts qu'escompté. Par exemple, le journal la rue Frontenac rapporte qu'en Abitibi, le maire de Val-d'Or dit des contestataire écolos. qui se plaignent contre la mine d'or, faitde la ville un trou gigantesque: " s'ils ne sont pas contents, qu'ils déménagent câlisse",
    Les maires que je connaissais à Val-d'Or, avant cette époque étaient courtois, gentils. La mondialisation déshumanise en sirop de blé d'Inde!!
    Mais je pense que le déclin des ressources pétrolières va nuire aux mines et ce n'est pas triste, sauf qu'il faudra recycler les mineurs en travailleurs d'énergies renouvelables.
    Il faudra alors que les Abitibiens adoptent la ferme visionnaire qui fonctionne sans hydrocabures et exporte de l'énergie. De plus, il faudrait qu'elle adopte et soit réipiendaire du monorail inventé par Pierre Couture et publicisé par le physicien Pierre Langlois dans son livre Rouler sans pétrole,mû par des moteurs-roues. Bonne chance! Installons des éoliennes dans des régions nordiques non habitées ainsi que des panneaux photovoltaiques car nous sommes riches en énergies alernatives avec lesquelles compléter l'Hydroélectricité actuelle. Ce journal disait en 2006 que nous sommes l'Arabie Saoudite de l'énergie verte. Cessons donc de gaspiller 15 milliards de dollars en pétrole à chaque année.!!!, comme le dise le réseau des ingénieurs du québec qui souhaitent réduire la consommation de celui-ci d
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  • HADDAD 555 - Inscrit
    5 mars 2011 22 h 31
    journal de Montréal
    Le jour ou les employés compendront que la machine syndicale, ne peut que pour les fonctionnaires qui tiennent la population en otage ...!! ce jour la ces mêmes arrêteront de s'affilier a ces organismes qui ont perdu leur raison d'être,,,, et surtout ces syndicats ont conduits dans beaucoup de cas le départ de grosses compagnies a cause de leur exigence souvent EXAGÉRÉES...... sans le financement du privé l'industrie est morte ou alors inexistante,,,,,,, Il est nil part inscrit qu'un patron doit investir pour perdre, comme il est nul part aussi inscrit que le syndicat doit entraîner les ouvriers dans la tourmente juste pour se faire prévaloir,,,,,,,,de par le monde la presse écrite a de sérieux problèmes, alors il faut s'adapter même 20 ou 30 ans d'ancienneté ne suffise pas, et ne peuvent pas tout expliquer ....
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    6 mars 2011 02 h 31
    Ben voyons donc!
    @ Jean-Pierre Bouchard
    " Le Journal conçu pour être lu entre deux sandwichs c'est une façon facile de faire de l'argent avec de l'info rapide chez une nation francophone qui n'a pu surmonter encore sa condition d'isolement culturel sur le continent. "

    *******************
    Le JdeM n'a absolument rien inventé. Les journaux du genre pullulent au Royaume-Uni, en France et en Italie, pour ne nommer que ceux-là, et leur public-cible n'est en rien une minorité isolée sur une terre nordique. Le niveau d'ignorance des Québécois qui lisent le JdeM facile et regardent des émissions de télé débiles n'est pas plus élevé que dans ces pays à la culture millénaire.
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  • Georges Paquet - Abonné
    6 mars 2011 06 h 06
    Un constat...
    Cette `"Affaire" aura au moins démontré que certains patrons, qu'ils soient francophones ou anglophones, demeurent des patrons, sans état d'âme.
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  • Georges Paquet - Abonné
    6 mars 2011 06 h 08
    Un autre constat...
    Si on peut dire que l'argent n'a pas d'odeur, on peut aussi dire que l'argent n'a pas de langue.
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    6 mars 2011 07 h 07
    Contentons-nous ...
    en spectateurs consommateurs de regarder passer la parade, le dernier des chars allégoriques sera celui qui nous passera sur le corps. Heureusement les peuples arabes nous font la leçon chaque jour. Faudra peut-être attendre d'en être rendus aux mêmes extrémités pour réagir.
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  • De St-Éloi - Abonné
    6 mars 2011 07 h 20
    Les m
    Au sujet de cette affirmation que les syndicats sont de droite. La droite québécoise ne serait pas d'accord avec cette affirmation, elle qui affirme que les syndicats contrôlent tout au Québec. À moins de considérer que la droite s'insurge en fait contre les solutions de droite avancées par les syndicats. En somme les syndicats de droite entreraient en conflit avec la droite de droite qui contesteraient leur pouvoir de droite.
    Pour ce qui est de ceux qui se servent du fait qu'une partie des québécois francophones lisent le journal de Montréal pour les désigner comme incultes. Rappelons que ce type de journaux populiste existent partout et qu'ils sont mêmes plus prépondérants ailleurs. Pour ce qui est de Star Academy c'est la cpoie d'une émission français plus ou moins calquée sur une émission américaine.
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    6 mars 2011 11 h 20
    Solidarité sociale: vous vous trompez de cible, M. Courtemanche.
    Ainsi la société québécoise est en manque de justice, d'équité sociale et de progrès...

    Petits rappels:

    le gouvernement s'apprête à piger un demi-milliard de $ dans les poches de tous les contribuables pour renflouer des caisses de retraites déficitaires des employés de la ville de Montréal et de Québec.

    Des travailleurs autonomes NON SYNDIQUÉS et n'ayant AUCUN régime de retraite à part leurs maigres épargnes personnelles se verront presser comme des citrons avec des taxes supplémentaires pour remplir les coffres des caisses de retraites des travailleurs SYNDIQUÉS. Toute cet argent prélevé pour financer ces caisses de retraites se fera au détriment de leurs épargnes personnelles. C'est la misère qu'attend ces travailleurs.

    En effet, il serait grand temps que les grandes centrales syndicales fassent preuve de solidarité sociale envers TOUS les travailleurs.

    D'ailleurs, n'y avait-il pas eu en avril dernier une marche à Québec (marche des cols rouges) pour exprimer le ras-le-bol des augmentations de dépenses dans les budgets du gouvernement du Québec? Cette marche avait mobilisé 50 000 personnes. Plus du double que vos 20 000 personnes de 1971.

    Amorphes les québécois? ÉCOEURÉS, plutôt.
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    6 mars 2011 13 h 03
    biaisé et trop pro syndical
    Curieux article très biaisé côté syndical, aucune mention des conditions salariales défendues , aucune référence aux nombreuses fermetures de journaux quotidiens depuis quelques années partout en Amérique. Un ramassis de dénonciations du manque de solidarité des Québécois.

    Puisque M. Péladeau possède d'autres entreprises profitables, au nom de la solidarité sociale il serait obligé de perdre de l'argent avec le J de Mtl ? Sévérité suspecte pro-capitaliste, dit-il sans se rendre compte qu'il y a une bonne raison pourquoi le peuple ne se sent pas solidaire avec des gens qui gagnent beaucoup mieux leur vie que lui.

    Le corporatisme syndical, M. Courtemanche connaît pas, il ne connaît pas plus que les Québécois n'ont pas évacué la politique, ils ont plutôt évacué le discours autrefois unanime de gauche et de fausse solidarité. Il a droit à son opinion mais son analyse manque de perspective.
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  • Simard Francis - Inscrit
    6 mars 2011 14 h 10
    Vos sources svp Mme Robillard ?
    Sur ce point en particulier:
    "le gouvernement s'apprête à piger un demi-milliard de $ dans les poches de tous les contribuables pour renflouer des caisses de retraites déficitaires des employés de la ville de Montréal et de Québec."

    Vous mettez ça comme un cheveu sur la soupe sans plus d'explications. Vous ne feriez sans doute pas une bonne journaliste, même amateure.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    6 mars 2011 17 h 16
    Mme Bertrand
    Mme Bertrand, des Français installés au Québec en prenant connaissance du Journal de Montréal ont prétendus qu'en France, ils n'ont jamais trouvés de journaux quotidiens connaissant un tel niveau de médiocrité comparable au Journal de la famille Péladeau. C'est à considérer.
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  • Robert Dufresne - Abonné
    6 mars 2011 21 h 26
    Le droit
    Une autre situation ou on peut dire sans se tromper ;
    Le code criminel empêche les pauvres de voler les riches
    Le code civil permet aux riches de voler les pauvres...
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    7 mars 2011 13 h 36
    @ Simard Francis, le donneur de leçons
    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontr

    Comme quoi, contrairement à ce qu'affirment certains commentateurs bornés, il n'y a pas juste des pages de sport dans le Journal de Montréal.

    Vous devriez varier vos lectures. Ça ouvre l'esprit.
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  • Simard Francis - Inscrit
    7 mars 2011 14 h 12
    Vous n'avez rien compris Mme Robillard
    Merci pour la source (pas très objective en passant)
    Mais il y a une phrase que vous n'avez pas souligné dans l'article:

    "Fortement touchés par la crise financière de 2008, les régimes ont fondu de plus de 2 milliards $. Le manque à gagner est énorme."

    Et c'est la raison principale de ce déficit.
    La CDPQ a perdu 40 milliards dans cette crise. Normal que les régimes de retraite des villes écopent.
    C'est donc vers le capitalisme sauvage qui a causé cette crise financière qu'il faut s'attaquer et non pas aux syndicats qui en ont été les victimes, tout comme les futurs retraités.

    La droite cultive bien l'art de se tirer dans le pied.
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  • Isabelle Robillard - Inscrite
    7 mars 2011 16 h 47
    @ Simard Francis
    On parlait déjà des problèmes de caisses de retraite de GM, bien avant 2008:

    http://www.ledevoir.com/economie/79098/vos-finance

    Cette source provient...du Devoir! Cela vous convient-il?

    Cette idée du capitalisme sauvage qui est responsable de tous les maux sert bien les propagandistes émanant d'une certaine gauche radicale . Malheureusement, le problème est un peu plus complexe que cela.
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