Lettre - Journal de Montréal
À la suite du règlement du conflit de travail au Journal de Montréal, nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Au moment du déclenchement du conflit, il y avait 253 postes syndiqués.
Or, dorénavant, il n'y aura que 62 postes syndiqués. C'est incroyable. La technologie disponible sur le marché n'a pas changé tant que ça en deux ans. Il y a sûrement d'autres raisons, lesquelles? Force est de constater que le syndicat a totalement surévalué son rapport de force. Cela devrait faire réfléchir les employés des autres organisations qui pourraient faire face à des demandes analogues de leur employeur au cours des prochaines années. Le réalisme économique commence-t-il enfin à s'implanter au Québec? Par ailleurs, il est possible que Rue Frontenac poursuive ses activités. Il sera intéressant de connaître les conditions de travail de leurs employés. Il n'est pas impossible que nous nous retrouvions avec un journal populiste plutôt de droite, Le Journal de Montréal, dont les employés syndiqués auront encore de belles conditions de travail grâce à la CSN et un autre média, Rue Frontenac, véhiculant des idées plus à gauche, mais dont les employés auront des conditions de travail moins généreuses, et ce, afin de permettre la rentabilité de la nouvelle entreprise. Quel paradoxe!
***
Pierre Tremblay - Montréal, le 27 février 2011
Or, dorénavant, il n'y aura que 62 postes syndiqués. C'est incroyable. La technologie disponible sur le marché n'a pas changé tant que ça en deux ans. Il y a sûrement d'autres raisons, lesquelles? Force est de constater que le syndicat a totalement surévalué son rapport de force. Cela devrait faire réfléchir les employés des autres organisations qui pourraient faire face à des demandes analogues de leur employeur au cours des prochaines années. Le réalisme économique commence-t-il enfin à s'implanter au Québec? Par ailleurs, il est possible que Rue Frontenac poursuive ses activités. Il sera intéressant de connaître les conditions de travail de leurs employés. Il n'est pas impossible que nous nous retrouvions avec un journal populiste plutôt de droite, Le Journal de Montréal, dont les employés syndiqués auront encore de belles conditions de travail grâce à la CSN et un autre média, Rue Frontenac, véhiculant des idées plus à gauche, mais dont les employés auront des conditions de travail moins généreuses, et ce, afin de permettre la rentabilité de la nouvelle entreprise. Quel paradoxe!
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Pierre Tremblay - Montréal, le 27 février 2011
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