Conflit au Journal de Montréal - Quebecor jette un peu de lest
L'ultimatum de 24 heures et la liste noire sont retirés de la proposition de règlement
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le lockout au Journal de Montréal dure depuis plus de deux ans. Il touchait 253 syndiqués au départ, des employés des bureaux et de la rédaction.
La partie patronale retire deux irritants de la proposition de règlement du conflit au Journal de Montréal qui sera discutée ce matin par les employés réunis en assemblée générale. D'abord, l'employeur renonce à sa liste noire d'employés bannis du retour au travail. Ensuite, toujours selon les informations obtenues par Le Devoir, le propriétaire Quebecor n'exige plus une réponse complète et définitive des syndiqués d'ici demain, dimanche, à minuit.
Les deux compromis paraissent liés. Le retrait de la liste des indésirables pointe vers l'élargissement de l'accès aux postes conservés au sein de la salle de rédaction. Du coup, il faut permettre à tous de prendre le temps d'examiner à fond les offres, d'où le délai supplémentaire accordé, au moins aux individus concernés.
Reste à savoir si l'assemblée se prononcera tout de même globalement sur l'offre ce matin. Quitte à repousser de quelques jours la négociation des détails de son application.
Le lockout dure depuis plus de deux ans. Il touchait 253 syndiqués au départ, des employés des bureaux et de la rédaction. L'assemblée générale doit débuter à 10h, au Palais des congrès de Montréal.
Les membres du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal se prononceront sur la recommandation faite par le médiateur. Le professionnel nommé par Québec considérerait ne pas pouvoir progresser davantage dans ce conflit, le plus long de l'histoire du pays dans le secteur de l'information.
La dernière offre patronale, rejetée à près de 90 % en octobre 2010, proposait de conserver 52 employés (dont 3 à temps partiel), soit 1 sur 5. Les bureaux en auraient compté 17 et la rédaction 32, dont 17 journalistes, 5 pupitreurs et 4 photographes. Selon cette hypothèse, l'ancienneté prévalait pour les postes à pourvoir, mais une liste noire aurait permis à l'employeur de refuser le retour d'un salarié, jugé impertinent ou incompétent par exemple.
Cette exigence serait donc tombée. Mais sur quelles bases se feront les départs et la réembauche? Logiquement, les congédiements seront accompagnés d'indemnités. La dernière offre prévoyait des dédommagements d'environ 20 millions à se partager à environ 200, pour une moyenne de 100 000 $ par employé.
Selon toute vraisemblance, la nouvelle proposition n'exigera plus de clause de non-concurrence. Selon cette idée atypique, les journalistes congédiés après le conflit ne pouvaient travailler pour Gesca-La Presse pendant un certain temps. La direction devrait aussi permettre le maintient de RueFrontenac, un site mis en place au début du conflit, maintenant aussi décliné en papier.
La volonté du patron de fermer le média syndical et de bloquer la recherche d'emploi des reporters avait en partie expliqué le rejet de l'offre en octobre. Pierre Karl Péladeau, propriétaire du Journal de Montréal, avait ensuite lui-même expliqué qu'il ne tenait plus à ces mesures draconiennes.
Les deux compromis paraissent liés. Le retrait de la liste des indésirables pointe vers l'élargissement de l'accès aux postes conservés au sein de la salle de rédaction. Du coup, il faut permettre à tous de prendre le temps d'examiner à fond les offres, d'où le délai supplémentaire accordé, au moins aux individus concernés.
Reste à savoir si l'assemblée se prononcera tout de même globalement sur l'offre ce matin. Quitte à repousser de quelques jours la négociation des détails de son application.
Le lockout dure depuis plus de deux ans. Il touchait 253 syndiqués au départ, des employés des bureaux et de la rédaction. L'assemblée générale doit débuter à 10h, au Palais des congrès de Montréal.
Les membres du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal se prononceront sur la recommandation faite par le médiateur. Le professionnel nommé par Québec considérerait ne pas pouvoir progresser davantage dans ce conflit, le plus long de l'histoire du pays dans le secteur de l'information.
La dernière offre patronale, rejetée à près de 90 % en octobre 2010, proposait de conserver 52 employés (dont 3 à temps partiel), soit 1 sur 5. Les bureaux en auraient compté 17 et la rédaction 32, dont 17 journalistes, 5 pupitreurs et 4 photographes. Selon cette hypothèse, l'ancienneté prévalait pour les postes à pourvoir, mais une liste noire aurait permis à l'employeur de refuser le retour d'un salarié, jugé impertinent ou incompétent par exemple.
Cette exigence serait donc tombée. Mais sur quelles bases se feront les départs et la réembauche? Logiquement, les congédiements seront accompagnés d'indemnités. La dernière offre prévoyait des dédommagements d'environ 20 millions à se partager à environ 200, pour une moyenne de 100 000 $ par employé.
Selon toute vraisemblance, la nouvelle proposition n'exigera plus de clause de non-concurrence. Selon cette idée atypique, les journalistes congédiés après le conflit ne pouvaient travailler pour Gesca-La Presse pendant un certain temps. La direction devrait aussi permettre le maintient de RueFrontenac, un site mis en place au début du conflit, maintenant aussi décliné en papier.
La volonté du patron de fermer le média syndical et de bloquer la recherche d'emploi des reporters avait en partie expliqué le rejet de l'offre en octobre. Pierre Karl Péladeau, propriétaire du Journal de Montréal, avait ensuite lui-même expliqué qu'il ne tenait plus à ces mesures draconiennes.
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