dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 12h20
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Revue de Presse - De fuite en victoire

Manon Cornellier   4 décembre 2010  Médias
Un nouveau joueur a fait son apparition dans l'arène de l'information politique canadienne, le site Internet iPolitics.ca. En plus d'offrir des nouvelles de son cru et de diffuser des textes d'agences, iPolitics publie des commentaires, dont ceux de son fondateur, James Baxter. Dans le flot de commentaires sur les fuites de WikiLeaks, ce dernier s'est démarqué en dénonçant sans détour la réaction de Tom Flanagan, l'ancien conseiller de Stephen Harper.

Vétéran de la tribune parlementaire d'Ottawa, Baxter a été particulièrement choqué d'entendre sur les ondes de la CBC Flanagan souhaiter l'assassinat par les Américains du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Quand l'animateur a fait remarquer à Flanagan qu'il y allait fort, celui-ci ne s'est pas rétracté. Il a simplement dit qu'il se sentait macho ce jour-là. Ce n'est que plus tard qu'il a exprimé quelques regrets. Baxter rappelle que les Américains ont une longue histoire de respect de la liberté de la presse et qu'aucun gouvernement n'a songé à s'en prendre à ceux qui ont révélé le massacre de My Lai ou les abus à Abou Ghraïb. Ce que Flanagan a suggéré est de tuer, sans autre forme de procès, un être humain sous prétexte que les fuites qu'il a permises pourraient théoriquement mettre la vie de certaines personnes en danger. Ce qu'Assange met en péril, dit Baxter, est «le monopole sur l'information qu'ont les gouvernements et par conséquent le pouvoir qu'ils en retirent». «Ce qui est le plus ahurissant et choquant dans ce qu'a dit Flanagan, poursuit Baxter, c'est qu'il ne suggère pas qu'Assange soit tué pour avoir répandu des mensonges, mais parce qu'il révèle la vérité. Des vérités gênantes, peut-être embarrassantes, mais des vérités à l'état le plus brut.» WikiLeaks a un effet déstabilisant sur bien des dirigeants et Flanagan n'est pas le seul à souhaiter sa disparition. Le plus étonnant est qu'Assange sévisse toujours. Peut-être est-ce parce que certains ont compris qu'il serait futile de le museler ou dangereux de le transformer en martyr. «Mais quand un politologue éminent et ancien conseiller du premier ministre suggère qu'un journaliste non conformiste soit assassiné par le plus puissant gouvernement du monde, nous devrions tous avoir peur, très peur, peu importe la désinvolture du commentaire», conclut Baxter.

Nouvelle donne?


Les élections partielles tenues lundi dans trois circonscriptions fédérales ont fait beaucoup jaser, en particulier la victoire du candidat conservateur Julian Fantino dans le château fort libéral de Vaughan, au nord de Toronto. L'Ottawa Citizen s'est attardé à l'impact qu'aurait l'arrivée de Fantino à Ottawa, en particulier au sein du caucus conservateur. Le quotidien rappelle que les militants conservateurs sont divisés en deux camps en matière de justice. Il y a les libertariens, qui insistent sur la liberté individuelle et un gouvernement de taille réduite, et il y a les partisans de la ligne dure, sans égard au coût. L'ancien chef de police Fantino appartient à ce dernier groupe. Sa victoire ne veut pas dire pour autant, précise le Citizen, que la population appuie la politique actuelle du gouvernement Harper en matière de justice. Après tout, les élections partielles ont moins d'importance que ne le disent les médias et ce n'est pas tant le programme du gouvernement que la notoriété de Fantino qui l'a fait gagner. Son arrivée, par contre, fera pencher la balance dans le caucus et il pourra d'autant plus le faire qu'on s'attend à ce qu'il soit nommé au cabinet. «C'est une mauvaise nouvelle pour quiconque croit que l'élaboration de la politique en matière de justice doit s'appuyer sur les faits. Les conservateurs continuent d'imposer des sentences minimales malgré l'absence de preuves de leur efficacité et malgré ces cas connus et troublants [...] démontrant la nécessité de faire preuve de flexibilité en matière de sentence.» Le Citizen craint que l'élection de Fantino incite le gouvernement à continuer à nourrir la division et à «créer des politiques coûteuses et sans fondement en matière de lutte contre la criminalité».

Le Calgary Herald comprend que les conservateurs salivent, mais il les incite à la prudence. Après tout, Stéphane Dion a amélioré sa position au Québec en 2008, un an seulement après avoir perdu Outremont. Comme le Citizen, le quotidien albertain pense qu'il ne faut pas tirer trop de conclusions d'élections partielles fortement influencées par des facteurs locaux.

Le Halifax Chronicle-Herald refuse lui aussi de voir dans ces élections une répétition de l'élection générale à venir. Il note néanmoins que, contrairement à la coutume, le parti au pouvoir, celui de Harper, a pris l'habitude de gagner des partielles, alors que Michael Ignatieff en a perdu plus qu'il n'en a gagné jusqu'à présent. Le recul du Nouveau Parti démocratique et des verts a toutefois permis au chef libéral d'affirmer, comme les libéraux se plaisent souvent à le faire, que la prochaine élection sera un choix clair entre seulement deux options. Le Herald note par ailleurs que la victoire serrée de Fantino dans Vaughan permet aux libéraux d'espérer reprendre ce siège. Mais cela risque aussi d'inciter Harper à nommer son nouveau député au cabinet pour faciliter sa réélection

***

mcornellier@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012