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    Une radio qui grandit

    20 novembre 2010 |Pierre Vallée | Médias
    Jean-Guy Roy est le directeur général de Radio Ville-Marie.<br />
    Photo: SOURCE RADIO VILLE-MARIE Jean-Guy Roy est le directeur général de Radio Ville-Marie.
    «Il faut faire de la bonne radio pour que ceux qui nous écoutent choisissent de nous financer»En quinze ans d'existence, Radio Ville-Marie a su mettre en place une équipe solide, monter une programmation étoffée et forger un lien fidèle avec un auditoire qui ne cesse d'augmenter. Entrevue avec le directeur général, Jean-Guy Roy, sur l'état actuel de la station et sur ses projets d'avenir.

    «Selon un sondage de Léger Marketing, notre auditoire global par semaine en 2010 est de 506 300 auditeurs âgés de 18 ans ou plus, souligne Jean-Guy Roy, et, grâce à nos antennes régionales, nous sommes en mesure de rejoindre 70 % de la population du Québec.»

    Pour se faire une idée de ce qu'est devenue Radio Ville-Marie depuis sa fondation, voici quelques chiffres qui en brossent le portrait actuel. L'équipe permanente compte 32 personnes dont 20 sont salariées. En plus de cette équipe, Radio Ville-Marie peut compter sur environ 200 artisans bénévoles dont 115 animateurs et chroniqueurs. Elle est soutenue par une trentaine d'organismes et d'organisations qui agissent comme partenaires. En ondes 24 heures sur 24, Radio Ville-Marie propose 150 émissions par semaine. Le site Internet de la radio a reçu en 2010 plus de 425 000 visiteurs en provenance de 154 pays.

    Le budget annuel de Radio Ville-Marie avoisine 900 000 $. «Comme nous sommes une radio privée à but non lucratif et non pas une radio communautaire, nous n'avons pas droit aux subventions. Environ un tiers du budget provient de la publicité et le reste, soit 67 %, provient des dons de l'auditoire. Il faut donc faire de la bonne radio pour que ceux qui nous écoutent choisissent de nous financer.»

    Et de la bonne radio, c'est avant tout une bonne programmation. Bien que Radio Ville-Marie soit une radio à vocation religieuse et que certaines émissions inscrites à la grille horaire en soient la preuve, Radio Ville-Marie offre une programmation plutôt diversifiée. D'abord, la programmation est divisée également entre le contenu musical et le contenu verbal. De plus, la programmation fait une large part aux émissions culturelles et comprend de l'information locale comme internationale.

    «Quant aux émissions d'intérêt public, nous privilégions les émissions qui traitent des questions fondamentales qui préoccupent la société et qui touchent intimement la vie des gens. Nous cherchons aussi à donner la parole à ceux qui, dans notre société, sont trop souvent sans voix. Comme l'a dit Serge Bélair à notre sujet, nous offrons des contenus que les gens veulent et que les autres radios n'osent plus offrir.»

    Ce qui fait aussi la force de cette programmation, ce sont les partenariats mis en place par Radio Ville-Marie avec une trentaine d'organisations et organismes. «Ces partenariats viennent enrichir la programmation parce que chaque partenaire est responsable d'une émission. Par exemple, Jean-François Lisée, directeur du CÉRIUM, anime l'émission Planète-terre. Nous profitons de son professionnalisme et de ses connaissances, mais aussi de ceux de ses confrères au CÉRIUM. Ces partenariats représentent pour nous une banque de ressources inestimable.»

    Présence régionale

    En plus de son antenne montréalaise, par ailleurs l'une des plus puissantes dans la région métropolitaine, Radio Ville-Marie possède maintenant quatre antennes régionales, soit à Sherbrooke, Trois-Rivières, Victoriaville et Rimouski. Une cinquième à Gatineau doit entrer en ondes en janvier 2011.

    «Cette présence régionale n'est pas partie de nous, mais bien des régions, et ces antennes sont une réponse à leurs demandes. C'est la raison pour laquelle nous insistons pour que chaque antenne régionale soit bien ancrée dans sa région. L'antenne est gérée par une corporation autonome et chaque région doit produire deux heures d'émissions par semaine, qui sont ensuite intégrées à la programmation régulière. Et pas question de "montréaliser" les régions. Toutes nos émissions d'information font de l'actualité régionale et nous avons 22 chroniqueurs sur le terrain pour en assurer la couverture.» De plus, cette régionalisation est appelée à croître dans les prochaines années. «Nous avons présentement des demandes en provenance de cinq ou six régions, mais il est trop tôt pour dire lesquelles verront le jour et à quel moment.»

    Présence internationale


    Radio Ville-Marie a aussi tissé des liens internationaux avec d'autres radios à vocation religieuse. «Nous avons établi de solides liens avec le réseau RCF, soit celui des radios chrétiennes francophones, dont le siège social est à Lyon. Ce réseau diffuse en France et en Belgique. Nous avons aussi des liens privilégiés avec Radio Notre-Dame à Paris. Cela nous permet d'effectuer des échanges et des collaborations. Par exemple, nous tenons ici un radio-don pour la collecte de fonds. Nous avons collaboré avec Radio Notre-Dame afin d'implanter une activité semblable à Paris, ce qui lui a permis de recueillir 222 000 euros en dons.»

    Le prochain projet de collaboration internationale vise les pays de l'Afrique francophone. «Nous cherchons un moyen pour venir en aide aux radios africaines. Un des volets de cette aide pourrait être la mise en place d'une banque de programmes qu'on pourrait offrir aux radios africaines.»

    Un autre aspect de Radio Ville-Marie sur lequel la direction se penche est celui de sa présence dans Internet. Déjà, le site permet l'écoute en direct. «Notre prochain défi est de mieux synchroniser nos activités radiophoniques avec le site web, de façon à créer une meilleure synergie entre les deux. Il faut aussi être en mesure d'offrir notre contenu radiophonique sur de nouvelles plateformes et en permettre de nouveaux usages, comme la baladodiffusion.»

    Quant à la mission de Radio Ville-Marie, pourra-t-elle évoluer à l'avenir? «On ne peut pas prédire où sera rendue la question religieuse dans quelques années, et demain est toujours un risque. Mais, peu importe l'évolution de la société, notre mission de base restera ce qu'elle est, c'est-à-dire informer, divertir et éduquer.»

    ***

    Collaborateur du Devoir












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