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    Le Devoir des écrivains sur le Web (deuxième partie)

    21 novembre 2010 04h03 |Isabelle Paré | Médias
    Le Devoir des écrivains en préparation...<br />
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le Devoir des écrivains en préparation...
    Pour lire le compte-rendu du début de la journée: Le Devoir des écrivains sur le Web

    Depuis ce matin, une trentaine d’écrivains québécois ont pris le contrôle du Devoir! Car le journal prépare pour demain une édition exceptionnelle: Le Devoir des écrivains. Articles d’information, éditoriaux, chroniques: toutes les signatures habituelles seront remplacées par des écrivains invités, qui devront couvrir les informations du jour. Une initiative qui s’inscrit dans les célébrations du centenaire du Devoir, et qui veut marquer, demain, l’ouverture du Salon du livre de Montréal. Aujourd’hui, la journaliste Isabelle Paré rendra compte, sur notre site Web, du déroulement de la journée.





    21h45  Au moment de terminer les pages de cette édition unique, nous invitons tous nos lecteurs à ravir dès demain matin en kiosque, si ce n’est au pas de leur porte, une copie de ce Devoir unique, livré pour un jour à la folle plume des écrivains. Si certains ont pris des libertés avec la réalité pour nous servir la leur, fleurie d’images fantastiques, d’autres, plus cartésiens, ont sagement gardé l’actualité en laisse. Chose certaine, tous se sont investis à fond dans cette aventure d’un jour, pour l’amour du livre. Nous vous invitons à parcourir notre site Web où sont rassemblés témoignages et galerie photos de cette journée mémorable qui prendra, on s’en doute, une valeur historique dans le cadre des 100 ans du Devoir. Bonne lecture!


    21h15  Qui d’autre que Dany Laferrière pouvait mieux clore cette édition spéciale du Devoir, en soulignant l’importance du livre et du lecteur dans nos vies. Dans un éditorial intitulé «Éloge du lecteur», l’auteur salue cette merveille d’«objet rectangulaire», où sont consignés en 26 lettres tous les rêves, les idées, les folies et les souvenirs de l’humanité. Valorisons l’objet-livre, affirme Laferrière. Cet objet qui nous enivre et règle jusqu’aux gestes les plus intimes de notre quotidien. Du court trajet effectué dans l’autobus au mouvement esquissé vers la table de chevet, avant de sombrer dans le sommeil. Le livre et le lecteur s’élèvent comme des remparts contre la frénésie généralisée, conclut l’auteur de L’Énigme du retour. Un cadeau offert à vous tous, amis lecteurs du Devoir, et, on l’espère, amoureux des livres. 

     
    20h30  Notre mère indigne du jour, Caroline Allard (Chroniques d’une mère indigne), vient de regagner ses quartiers lavallois, quelque peu ébranlée par les allégations qui secouent son propre patelin, où règne sans partage Gilles Vaillancourt depuis 21 ans. La blogueuse signe notre manchette de la journée, consacrée aux allégations de corruption qui soufflent sur l’île Jésus, nouvel eldorado des entrepreneurs de tout acabit. Emportée par la furie du quotidien, Mère indigne n’a pas eu le temps de se demander si Père indigne avait bel et bien ramassé le petit à la garderie et sorti la lasagne du congélateur en prévision du souper. Ah! la vie trépidante de journaliste... 


    20h15  
    Micheline Lachance, vétérante de l’information comme de la fiction, vient d’être promue à la Une. Elle remballe ses carnets, son devoir fièrement accompli. Son histoire sur la discrimination des médecins étrangers qui gangrène le système de sélection, régi par les universités et le Collège des médecins, a séduit les troupes. Elle vous séduira aussi demain, dès la première heure.


    20h  
    Robert Soulières vient de quitter la salle de rédaction, fier comme un paon. Mission accomplie: trois textes au programme et un nouvel écusson au tableau des médailles. L’auteur d’Un cadavre au dessert s’est farci, dans la journée, une conférence de presse, une visite d’exposition et les suggestions télé de la section culturelle. Grâce à l’entrevue réalisée avec Olivier Martin, illustrateur du fameux jeu vidéo, Assassin’s Creed n’a plus de secret pour notre reporter, qui trace un parallèle intéressant entre le monde corrompu de la Renaissance que doit combattre Ezio, le maître assassin virtuel, et le clan Rizzuto. L'histoire sera publiée en Une du Devoir de demain. Et pour savoir ce que regardera Robert Soulières pour se remettre de ses émotions, jetez un coup d’oeil sur ses choix télé!


    19h  
    Parlant de corruption: à lire sans faute demain, le texte d’Yves Beauchemin en page Idées du Devoir, sur la «mort» de Jean Charest. L’auteur du Matou n’y va pas de main morte et prédit à Jean Charest une espérance de vie écourtée sur la scène publique. Avec les histoires de corruption qui s’accumulent et la pétition qui «fait sauter le serveur de l’Assemblée nationale», l’auteur annonce la mort imminente du politicien qui, dit-il, multiplie les rebuffades. Cette chronique d’une mort annoncée ne s’est pas faite sans douleur, a confié Beauchemin à notre collègue éditoraliste, Marie-Andrée Chouinard. «Je n’ai jamais écrit aussi vite! J’en ai les os qui craquent», a-t-il confié à la responsable de la page Idées. 


    18h45  
    La journée tire à sa fin et, franchement, nos journalistes d’un jour, plongés en plein scandale à Québec et à Laval, ont été rapides sur la gâchette. En réunion de production, le directeur de l’information, Roland-Yves Carignan, s’extasie devant la capacité de nos écrivains à respecter le deadline pile poil. Un genre de message subliminal envoyé à nous tous, journalistes. Les pupitreurs ont d’ailleurs décerné un premier prix à David Homel, chroniqueur politique du jour, qui nous a fignolé en moins de temps qu’il n’en faut pour crier «enveloppe», un texte de 758 mots (la commande était de 750 mots) sur la politique à l’heure de la corruption. Gilles Vaillancourt n’avait pas encore ouvert la bouche à Laval que son texte était déjà ficelé. Du grand art!


    18h 
    Jean-Pierre Charbonneau, ex-journaliste au Devoir, victime d’un attentat par la mafia en pleine salle de rédaction en 1973, nous révèlera demain des faits troublants sur la véritable identité de son agresseur. L’assassinat du chef présumé du clan Rizzutto, la semaine dernière, a ramené à l’attention des médias les noms de plusieurs mafieux liés au clan silicien. Tony Mucci, identifié à l’époque comme l’auteur de l’attentat perpétré au Devoir, est-il l’homme qui a vraiment tiré sur le journaliste? Charbonneau lève le voile.


    17h30 
    Jean-Claude Germain, auteur, écrivain et scénariste, se penche sur cet ouvrage du futur déjà «dépassé», composé à l’imparfait, qu’est le projet de nouvel échangeur Turcot. L’hilarant chroniqueur, affecté aux affaires municipales, nous rappelle le temps pas si lointain où il était fortement recommandé aux passagers de tout véhicule s’apprêtant à passer sous un pont de baisser la tête le temps que le dangereux ouvrage d’ingénierie soit derrière. Pourquoi prolonger la torture en revampant les vieux spaghettis de béton? Jean-Claude Germain fait un exposé sur l’ingénierie autoroutière concoctée dans les officines à Québec et s’étonne du «goût immodéré» pour le béton qui règne dans la Vieille capitale. Savez-vous quelle est la ville qui compte le plus de kilomètres de béton par habitant? La réponse, dans nos pages demain.


    17h 
    Monique Proulx, auteure des Aurores montréales et du Sexe des étoiles, nous entretiendra demain du colloque qui s’amorce demain à l’Université Concordia, joliment intitulé «La Démocratie dévoilée». Angoissée par le deadline ce matin, l’écrivaine a rapidement surmonté son stress pour pondre un texte ciselé sur cet événement qui cherche à saisir les enjeux soulevés par le projet de loi 94 sur les accomodements raisonnables.

    «On aime imaginer que le niqab va incessamment déferler sur la société québécoise et nous replonger dans la Grande Noirceur, celui qu’on retrouve sur la tête de trente citoyennes tout au plus, qui doivent raser les murs en ce moment», soulève l’écrivaine. Plutôt que de transformer le débat en séance de pugilat pour extrémistes, les organisateurs du colloque réuniront autour de la même table des «esprits fins», nous annonce Monique Proulx, qui salue la modération prônée par les organisateurs. Entre la tolérance paternaliste et l’opprobre réservée à «ce voile qu’on ne saurait voir» en Europe, où loge le Québec? Plus de détails, sous la signature de Monique Proulx, demain.


    16h30 
    À l’économie, on se joue des fuseaux horaires. Jean-Jacques Pelletier, auteur de la série Gestionnaires de l'Apocalypse composée notamment de L’Argent du monde, et de La Faim de la Terre, vient de nous faire parvenir d’Italie sa vision personnelle du dernier G20, un sommet économique fondamentalement «cosmétique», dit-il, puisque tous les pays continueront en coulisses à fomenter des mesures protectionnistes.

    Le dépisteur de complots planétaires s'interroge par ailleurs sur l’apparente schizophrénie du consommateur canadien moyen qui, sondé hier par la maison Deloitte, affirme candidement s’attendre, dans une proportion de 85%, à ce que la situation économique «soit identique ou s’améliore». Du même élan, 44% des répondants prévoient dépenser moins pendant les Fêtes, et 75% pensent rembourser leurs dettes... Bref, qui a dit qu’on pouvait faire dire n’importe quoi aux chiffres?


    16h15 
    Notre caricaturiste du jour, Jacques Goldstyn, qui signe sous le nom de Boris, vient de pondre son croquis, piloté par notre caricaturiste-maison, Garnotte. Voyez demain en page éditoriale pourquoi Jean Charest n’a cure des conseils de l’écrivain Yann Martel, qui bombarde depuis trois ans Stephen Harper de bouquins. Savoureux.


    15h45 
    Pendant que les rumeurs de scandales secouent le monde politique au Québec, trois écrivains sont sur la touche sur la Colline parlementaire à Ottawa. Parraîné par le journaliste Guillaume Bourgault-Côté, Edem Awumey, auteur de Port-Malo et de Les Pieds sales, sélectionné au Goncourt en 2009, nous fera rapport demain de la conférence donnée ce matin par les ministres Cannon, Oda et McKay, concernant la décision canadienne de prolonger le mandat des troupes en Afghanistan.

    Charles Bolduc, auteur des Perruches sont cuites, a de son côté couvert un comité parlementaire sur la procréation assistée, en compagnie d’Hélène Buzetti. «Nous nous sommes rendus à un premier comité sur le recensement où nous avons vite vu que ça tournait à vide, puis un deuxième sur les travaux de rénovation du parlement, aussi peu inspirant. Bredouilles, nous sommes allés à ce comité sur la procréation assistée où il a été question des problèmes de gouvernance de l’agence chargée de gérer la procréation assistée au Canada», explique la courriériste parlementaire.

    En chronique politique, on aura d'ailleurs droit demain à la prose de Christian Nadeau, professeur au département de philosophie de l’Université de Montréal, qui dissertera de la politique étrangère du gouvernement Harper, et formulera au premier ministre quelques suggestions de livres, histoire d'inspirer ses actions internationales futures.

    Pour lire le compte-rendu du début de la journée: Le Devoir des écrivains sur le Web

    Le Devoir des écrivains en préparation...<br />
Dany Laferrière s'est transformé en éditorialiste d'un jour..<br />
Il est 17h: on discute de la mise en pages du journal.<br />
Jean-François Nadeau, Jacques Goldstyn, Garnotte et Josée Boileau admirent le travail de notre caricaturiste invité.<br />
David Homel fait lire son texte à Michel David<br />
Serge Truffaut, Stanley Péan et Christian Tiffet, le directeur artistique du Devoir, concoctent Le Devoir des écrivains.<br />












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