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Médias - La scoopite aiguë

Stéphane Baillargeon   4 octobre 2010  Médias
Au pire, le journaliste renifle en surface en suivant les consignes du haut de la laisse comme un gentil toutou dégriffé. Au mieux, le renifleur creuse des galeries profondes à la recherche de secrets enfouis. Sa truffe, sa pépite, son or, c'est le scoop, la nouvelle inédite et dérangeante.
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  • ysengrimus - Inscrit
    4 octobre 2010 07 h 12
    Au pire du pire
    Au pire du pire, les journalistes relaient servilement la culture de cyber-vindicte contemporaine. T’as dit ceci… t’as pensé cela…

    http://ysengrimus.wordpress.com/2010/06/01/le-synd

    Et eux, ben, ils te roulent dans l’ordure pour ça…
    Paul Laurendeau
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 octobre 2010 09 h 03
    Des truffes et lorgnettes
    Cela amuse peut-être journalistes et médias de renifler le sous-sol pour dégoter des truffes mais il me semble qu'ils peuvent déjà faire aussi amplement oeuvre utile, et certains le font, en effectuant "en surface" des liens éclairants entre ce qui grenouille en vase clos. Comme lectrice, je ne suis pas autant à l'affût des scoops tirés de vérités enfouies que d'une vision d'ensemble à laquelle s'ajoutent les événements de l'actualité et qui leur donne du sens. Mais pour ça, le bon chien-chien doit de temps en temps relever la tête.
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  • Jean-Sebastien Ricard - Abonné
    4 octobre 2010 12 h 41
    Le sophisme de l'exclusivité
    L'"appel à l'exclusivité" est un sophisme au même titre que l'appel à la popularité ou l'appel à la tradition. Ce n'est pas parce qu'une nouvelle est exclusive, qu'elle est nécessairement pertinente. Il s'agit tout simplement de marketing journalistique, une forme de marketing qui, comme toutes les formes de marketing, sert presque toujours d'abord et avant tout l'intérêt de celui qui veut vendre.

    De plus, s'il va de soi que n'importe quelle nouvelle a sa source qu'il faut nécessairement citer, l'application de la logique du droit d'auteur à l'information est tout à fait ridicule (bien que je trouve personnellement qu'elle l'est pour tout, des médicaments à la musique). Les nouvelles ne sont-elles pas en principe basées sur des "faits" faisant partie de la "réalité"? Ce stupide combat entre les journalistes et les médias sur la paternité de l'information qu'ils diffusent n'est-il pas une preuve du caractère fictif de la notion d'"objectivité journalistique" ?
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    4 octobre 2010 17 h 48
    France Marcotte a raison
    Madame Marcotte exprime ici ce que je pense et essaie de répandre depuis plusieurs décennies. Combien sont-ils, les journalistes habiles dans la réflexion apte à faire des liens ? Capables de réflexion et de synthèse sur une actualité qui demeure autrement bien peu nourrissante pour l'esprit des lecteurs ? Tout nous arrive en vrac, décousu et dépourvu de sens. Une auberge espagnole, quoi, dans laquelle il serait important de faire au moins un classement élémentaire ! Loin de s'améliorer, la situation se détériore d'année en année. Ce ne sont pas tous les lecteurs qui possèdent une formation en philosophie, en anthropologie, en histoire, en géographie ou en politique. Le journaliste, lui, devrait au moins faire ce premier boulot de déblaiement permettant au lecteur d'amorcer une réflexion sur le sens de tout ce bombardement !
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