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    Réplique de Quebecor - Le Journal de Montréal n'engage pas de briseurs de grève

    24 septembre 2010 |J. Serge Sasseville - Vice-président, Affaires corporatives et institutionnelles chez Quebecor Media inc. | Médias
    Dans son article du 23 septembre, Robert Dutrisac induit les lecteurs du Devoir en erreur lorsqu'il écrit que «l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion pour que le gouvernement étudie la possibilité de modifier le Code du travail afin d'empêcher des entreprises comme Quebecor d'engager des briseurs de grève qui travaillent à distance lors d'une grève ou d'un lockout».

    Je tiens à apporter les précisions élémentaires qui s'imposent pour corriger ce que certains syndicats et représentants de la profession journalistique qui ont tendance à vouloir réécrire l'histoire présentent comme étant un fait établi, c'est-à-dire la rumeur non fondée voulant qu'en cette période de conflit, Le Journal de Montréal puisse être alimenté par des briseurs de grève.

    Soyons clairs: en aucun cas Le Journal de Montréal ne fait appel à des journalistes ou photographes autres que ses propres cadres pour exécuter le travail de ses employés en conflit. Pour ce qui est du recours à des agences de presse durant un conflit de travail, non seulement est-il permis par la loi, mais il était également prévu dans la convention collective du Journal de Montréal.

    Le droit du Journal de Montréal de recourir aux services de l'Agence QMI a été reconnu par la Commission des relations de travail, par la Cour supérieure et encore une fois hier par la Cour d'appel du Québec qui a rejeté sur le banc la requête pour permission d'appeler qui avait été présentée par le syndicat. Toutes ces instances ont reconnu que l'Agence QMI est une véritable agence de presse qui agit comme tout autre agence de presse, en produisant et en offrant des textes que d'autres médias peuvent choisir ou non de reprendre dans leurs pages.

    Il est donc tout à fait faux d'affirmer que c'est tout simplement parce que le Code du travail n'est pas adapté à la réalité technologique des médias que les activités de l'Agence QMI ne contreviennent pas aux dispositions antibriseurs de grève. Quiconque fait une telle affirmation est soit mal intentionné, soit mal informé.

    Si Le Journal de Montréal continue encore chaque jour à publier une édition de qualité qui demeure le chef de file dans son marché, c'est avant tout grâce au travail infatigable de ses cadres, d'anciens journalistes qui mettent à contribution leur longue expérience pour publier des informations qui alimentent le débat public québécois. Aux reportages de ces cadres viennent s'ajouter des articles issus de plusieurs agences de presse, notamment ceux de l'Agence QMI.

    Les défis auxquels font face les médias imprimés sont tels que nous ne pouvons perdre notre temps sur de faux débats. Le recours à des agences de presse doit être vu et reconnu comme l'une des solutions qui nous permettront de passer au travers de la crise actuelle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Canwest (maintenant Postmedia) s'est aussi doté d'une telle agence, que Cogeco a dévoilé des plans en ce sens et que Gesca, Torstar et CTVglobemedia veulent se porter acquéreurs de la Presse canadienne. Il est pour le moins incongru dans les circonstances de reprocher au Journal de Montréal de recourir légalement à l'Agence QMI pour pouvoir publier dans ses pages les reportages provenant des centaines de médias de Quebecor Media à travers le Canada.

    Il n'y a pas de doute que, pour assurer leur pérennité, toutes les entreprises de presse devront être à la fois plus efficaces et plus flexibles. C'est là l'essence du conflit au Journal de Montréal et, malheureusement, l'incapacité du syndicat et de sa centrale, la CSN, de le comprendre. Toute proposition visant à ajouter de la rigidité et des restrictions à l'environnement médiatique actuel ne fera que davantage de tort à une industrie qui lutte pour sa survie et à l'ensemble des journalistes qui y oeuvrent.

    ***

    Réplique de Robert Dutrisac

    Ce sont les lockout au Journal de Québec et au Journal de Montréal qui sont à l'origine de la volonté des parlementaires de voir le gouvernement du Québec «étudier la possibilité de moderniser le Code du travail, particulièrement en ce qui concerne les dispositions antibriseurs de grève afin notamment de tenir compte de l'impact des nouvelles technologies», selon le libellé de la motion adoptée à l'unanimité, mercredi, par l'Assemblée nationale. En août dernier, c'était la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec qui adoptait une résolution allant dans le même sens.












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