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Réplique à Gil Courtemanche - Le mépris a ses limites

Lyne Robitaille - Présidente et éditrice du Journal de Montréal et vice-présidente exécutive exploitation (est du Canada) de la Corporation Sun Media  15 mai 2010  Médias
Samedi dernier, j'ai été choquée de lire la chronique de M. Gil Courtemanche dans Le Devoir, dans laquelle il ne mâchait pas ses mots pour nous faire connaître son opinion sur le contenu du Journal de Montréal et sur ses lecteurs.

Je n'ai pas l'intention de commenter les qualificatifs et les épithètes qu'il a utilisés, qui témoignent visiblement d'une hargne aveuglante. Je me contenterai de lui rappeler que Le Journal de Montréal ne veut pas être Le Devoir. Cela n'en fait pas pour autant un journal médiocre.

Le Journal de Montréal occupe un créneau qui lui est propre et il a sa place dans la société québécoise. Il répond très bien, avec un grand professionnalisme, aux besoins de ses nombreux lecteurs qui sont à la recherche d'une information complète et de qualité, traitée de façon plus populaire qu'au Devoir, j'en conviens. La population qui nous lit a droit elle aussi de se faire une opinion éclairée sur des sujets d'intérêt public.

Une limite

Comme tout citoyen, M. Courtemanche a droit à son opinion. Mais en l'exprimant comme il le fait sans ménagement dans sa chronique,il insulte plus de deux millions de Québécois qui lisent assidûment Le Journal de Montréal chaque semaine. On a beau se penser supérieur aux autres, il y a quand même une limite au mépris.

Par ailleurs, je tiens à préciser aussi que c'est un mythe que d'affirmer que Le Journal de Montréal est actuellement publié sans journalistes. Nos cadres sont eux-mêmes des professionnels de l'information qualifiés. Ils ont eu beaucoup de succès dans leur carrière journalistique. C'est décevant de voir un intellectuel comme M. Courtemanche utiliser des raccourcis manichéens comme celui de croire qu'un journaliste perd soudainement ses compétences en devenant cadre.

C'est aussi nier l'existence des nombreux textes que nous publions et qui proviennent de journalistes professionnels reconnus du Journal de Québec et d'autres médias de Quebecor.

Manque de nuance

C'est aussi faire abstraction de collaborateurs prestigieux, qui apportent une contribution exceptionnelle à notre quotidien. Parmi ceux qui pourraient très bien se retrouver aux côtés de la chronique de M. Courtemanche dans Le Devoir, je citerai Joseph Facal, Richard Martineau, Hubert Reeves, Sophie Durocher, Guy Fournier, Christopher Hall, les docteurs Richard Béliveau, Isabelle Huot et Ronald Denis ainsi que Jean-Marc Léger, pour ne nommer que ceux-ci.

Par son manque de nuance et de pondération, M. Courtemanche jette sans fondement le discrédit sur de nombreux confrères qui ne méritent pas de faire l'objet de son courroux et de son fiel.

Depuis sa première publication en 1964, Le Journal de Montréal a toujours eu à coeur de livrer quotidiennement à ses lecteurs une information de qualité. Bien que nous soyons attristés du fait que les employés du Journal de Montréal sont toujours en conflit de travail, nous sommes convaincus que notre quotidien continue de bien remplir sa mission d'informer une grande partie du public. La fidélité de nos nombreux lecteurs, comme M. Courtemanche a au moins eu le mérite de le reconnaître, nous le prouve tous les jours.

***

Lyne Robitaille - Présidente et éditrice du Journal de Montréal et vice-présidente exécutive exploitation (est du Canada) de la Corporation Sun Media
 
 
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  • Fabien Nadeau
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 07h42
    Hypocrisie
    Je regrette, Madame Robitaille... Je me serais attendu à une opinion plus équilibrée. Je ne m'attarderai pas à tous ces beaux qualificatifs: professionnalisme, information de qualité, etc.... Vous avez droit à votre opinion, évidemment, de même que M. Courtemanche, même si elle n'est pas plus nuancée.

    Mais vous êtes "attristés du fait que les employés du Journal de Montréal (soient) toujours en conflit de travail"... Oh, que j'aimerais voir cette "tristesse" développée sur une page...

  • Nicolas Milot
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 08h26
    de grâce!!!
    ... ne mettez pas le nom de Richard Martineau dans une liste de "collaborateurs prestigieux".

  • Michel Fontaine
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 09h15
    Richard Martineau
    Mme Robitaille, Je suis d'accord avec Nicolas Milot et j'espère que Le Devoir ne confiera jamais une chronique à votre "prestigieux " Richard Martineau, "fidèle serviteur" de l'empire Québécor, ni d'ailleurs à aucun de ceux et celles qui contribuent par leur collaboration à permettre la diffusion d'un journal en lock-out.

  • Claude Desjardins
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 09h22
    Hypocrisie
    Pourquoi ne pas avoir souligné le départ en fracas de Bernard Landry et Lise Payette du groupe des "collaborateurs prestigieux" ?

    Bien sûr, on de demandera pas à quelqu'un en mission commandé d'admettre que tout n'est pas rose dans l'empire de PKP.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 10h07
    Mise en forme de l'opinion et chiens écrasés
    @Nicolas Milot

    …N’y accolez pas non plus celui de Sophie Durocher…

    À l’évidence, l’éditeur du Journal de Montréal semble confondre les meneuses de claques d’avec le métier de reporteur, de la même façon qu’elle fait peu de cas de la nature des nouvelles que colportent son journal, lequel divertit le public à l’heure du café matinal avec des faits divers plutôt qu’il ne l’informe.

    De toute façon, dans la présente Mme Robitalle affirme, mais elle ne démontre rien ; elle nous fait part de son opinion, mais se garde bien d’illustrer son propos d’exemples qui soutiendraient l’idée que le Journal de Montréal est autre chose qu’une pitoyable feuille de chou.

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 10h38
    le mépris
    Vous aurez les millions de lecteurs que vous voudrez, cela ne m'empêche pas de vous mépriser. La considération n'est pas un droit et le mépris n'est pas un crime dans notre société. Il est peut-être impoli de l'écrire effectivement mais votre patron ne semble pas comprendre autrement.

  • Maryse Lafleur
    Abonnée
    samedi 15 mai 2010 10h48
    le concept de moyenne ...
    Je reconnais que la lecture du Devoir (et même celle de La Presse et du Soleil) m'apporte infiniment plus de satisfaction que celle du Journal de Montréal ou du Journal de Québec (que je lis au restaurant quand j'y suis seule et que j'ai oublié mon roman). Je suis cependant d'accord en partie avec madame Robitaille: il ne faut pas mépriser les lecteurs du Journal ... son contenu général répond aux besoins de la moyenne des gens et tous ont droit au respect tant de leur personne que de leurs besoins.

  • François Dugal
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 10h49
    Chien écrasé
    Le canadien gagne (ou perd), une comédienne a une peine d'amour, un chien est écrasé, c'est vrai. Mais, comme dirait l'autre, «qu'osse ça donne».
    Ça donne un journal sans journalistes; 90% de pub et 10% de fait divers.

  • Alain Sauve
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 12h08
    2 calimero dans la même boite?
    Ça semble être un syndrome récurant chez la direction de Québécor. C'est toujours de la faute des syndicats, des journalistes, de la conjoncture économique, des employés, etc. Jamais Québécor prend un blâme.
    Mme Robitaille, comment peut-on être attristée que les employés du Journal de Montréal soient sans emploi depuis janvier 2009 et en même temps se réjouir que ce même journal soit fait par des cadres et des scabs? Ce journal n'est plus ce que vous prétendez Mme Robitaille. Les erreurs s'accumulent à un rythme incroyable et la piètre qualité des reportages fait foi de l'absence du professionalisme des journalistes, photographes, et autres employés qui faisaient de ce journal le no 1 des quotidiens français d'Amérique.

  • Merelle
    Inscrite
    samedi 15 mai 2010 12h54
    Madame Robitaille
    Quand vous réintègrerez vos employés en lock-out depuis plus de 14 mois, on recommencera à penser que le Journal de Montréal et de Québec a sa place.

    Pour le moment, vous qui dites respecter votre lectorat, permettez-moi de vous dire que ceux qui n'ont plus d'emploi grâce à PKP sont justement de la clientèle que vous dites respecter.

    Enfin, depuis que j,ai découvert le Devoir, je n'ai plus besoin que de ce journal et de RueFrontenac.

    A bon entendeur, salut.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 13h14
    Merci Gil Courtemanche...
    De dire tout au haut et au moyen de votre tribune, ce que nous pensons tous du geste de PKP envers les plus de 200 professionnels de l'information qu'il a lâchement jetés à la rue, de dire tout haut de ce que nous pensons du modèle d'affaire de PKP et de son empire... Le texte de madame Robitaille pue la commandite à plein nez et bien qu'on enseigne docilement aux officiers d'affaires publiques à écrire ce type de torchon, cela ne les rend pas plus sentis pour autant.

  • Julien Beauregard
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 16h16
    les 2 000 000 de lecteurs...
    Un journal qu'on donne à lire gratuitement dans les restos et qu'on distribue gratuitement dans les bouches de métro ou dans les Club Vidéotron, ce n'est pas un lectorat nécessairement quantifiable.

    La véritable insulte à l'intelligence, c'est lorsqu'on prétend qu'une poignée de cadres peut gérer le journal. Que dire de QMI et des «chroniqueurs chevronnés et indépendants», en nombre croissant depuis le lock-out, qui occupe l'espace des journalistes mis à la rue?

    Vivement une refonte de la loi anti-scab!

  • sco100
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 16h45
    Fausse unanimité et mauvaise foi
    @Steve Fortin

    Ce que nous pensons tous? Vous rêvez ou quoi?

    Nombreux sont ceux qui croient que les lock-outés, les journalistes en particulier, sont manipulés par la CSN dans cette histoire. Quebecor possède désormais près de 250 journaux. Il est parfaitement absurde qu'un syndicat résiste à la mise en place de plateformes administratives partagées dans un contexte où la possibilité d’économies d’échelle saute autant aux yeux.

    Il est illogique de conserver pour chacune de ces publications une équipe autonome de graphistes, de commis comptables, de techniciens en ressources humaines ou de préposés aux petites annonces.

    La sécurité d'emploi n'est tout simplement pas compatible avec une industrie en crise qui doit restructurer ses activités. PKP a bien raison de tenir son bout en ce qui a trait à la réduction de l'effectif et à l'instauration d'une plus grande souplesse opérationnelle.

    Quant à la commandite que vous flairez, ouvrez grand vos narines et sentez-la des deux côtés de la clôture. Il faut être pétri de mauvaise foi, ou alors bien naïf, pour prétendre que Courtemanche ne répondait pas lui-même à une commande de sa clique anti-capitaliste et ce, avec un sens du "timing" impeccable vu l'aura de vieux sage intouchable que lui confère pour quelques semaines encore son plus récent livre. Sans compter que cette controverse le sert drôlement bien sur le plan promotionnel, détail qui n'a pu lui échapper.

  • Gagne Frederic
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 19h47
    Lock-outés déçu de l'éditrice
    Chaque jours est un jours de trop à mon humble avis. Le syndicat est prêt à négocier. Je me sens délaissé par les propos de éditrice. Mettant sur un pied estale les chroniqueurs qui font notre travail. C'est comme si on existait pas!

    Désolé, on est encore en face de la rue sur le trottoir! Il faudrait le rappeler au gens, un conflit c'est dure psychologiquement et monétairement, alors M. Fortin, prenez note de ceci, un boss qui ne veut pas négocier vous dites quoi à ça. Je veux bien ouvrir mes narines, mais quand un patron ne veux pas s'asseoir à une table de négociation, je crois que c'est lui qui se ferme les yeux et s'en mets plein les poches.

    Merci à tous pour vos encouragements cela va droit au coeur

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 21h43
    La Torture intellectuelle du Journal de Montréal
    Le Journal de Montréal ne relève pas le niveau intellectuel des Québécois. Le propriétaire d'un journal comme hier, Henri Bourassa tenterait d'augmenter le niveau de sensibilisation des citoyens envers les injustices, le travail des gouvernements et la responsabilisation des entreprises envers les populations qui ne sont pas synonymes que de main d'oeuvre et de consommateurs. En dehors de sa page centrale et de quelques commentateurs trop inscrits à droite, le Journal pire depuis qu'il est en lock out n'offre pas à ses lecteurs, l'information nuancée et complète qu'ils méritent. Le Journal n'incite pas à la découverte chez le lecteur à l'effort voulu pour l'amélioration de ses connaissances sur différents sujets. Le Journal est bourré d'articles courts anecdotiques provenant d'agences de presse internationale qui sont l'équivalent pour la presse que ce qu'est le fast food pour la nourriture.

    Pour la défense d'une nation minoritaire au Canada, le Québec, le Journal offre un support moyen ou faible dépendant des jours par sa position éditoriale absente et ses rares chroniqueurs. Le Journal profite aussi des limites du Devoir pour concurrencer La Presse. Nul doute qu'autrement si Le Devoir pouvait faire davantage, le Journal pourrait figurer troisième.
    Nul doute surtout en réfléchissant mieux que si nos carences scolaires étaient moins fortes au Québec, les Journal de Montréal et de Québec seraient certainement troisièmes en termes de lectorat dans nos deux villes principales.

    Qu'un chroniqueur spécifiquement comme R.Martineau puisse proliférer de la sorte dans le Journal des opinions qui tranchent sur tous les sujets au scalpel en dit long sur un genre de billet qui argumente autant par la dénonciation programmée que par l’élaboration d’un raisonnement. Polémiste, l’être n’est pas mauvais en soi, encore faut t-il pouvoir débattre entre réelles convictions personnelles et capacité de déduction articulée. Le Devoir n’engagera jamais R.Martineau tout simplement parce qu’il ferait fuir plusieurs de ses lecteurs sur papier comme sur le web. Le Devoir ne -mange pas de ce pain là-, celui des petites croisades creuses à deux sous qui ne valent pas un clou! Depuis le lock out toujours en cours, le Journal est non seulement encore plus mauvais mais plus effroyable encore, sa lecture obligatoire dans nos restaurants à Montréal est plus que jamais une torture pour nos esprits. À souhaiter que Le Devoir ose devenir un tabloid!

    En espérant que P.K.Péladeau prenne connaissance de ces réactions et cela de sa part tout au moins avec un minimum d’ouverture. Est t-il conscient que l’empire Québécor en tant que fournisseur du câble (Vidéotron) télé, internet ou de (Archambault) produits culturels, offre plus qu’en tant que producteur d’informations avec le Journal? C’est troublant.

    Sco 100, deux, trois mots sur votre commentaire, lire votre commentaire avec pseudo fait croire qu’un cadre du Journal en lock out s’est offert sur cette page une réplique pour appuyer le propos tout aussi téléguidé de madame Robitaille. Un abonné devrait pouvoir se présenter par son vrai prénom et nom, non?

  • Jean St-Onge
    Inscrit
    dimanche 16 mai 2010 08h15
    Et les sports ?
    Je constate en lisant la réplique de Madame l'éditrice au service de Quebecor qu'elle ne nomme aucun collaborateur "prestigieux" de la section sportive.

    Elle aurait probablement beaucoup de difficultés à en trouver parmi ces gens qui, selon elle, ont connu une "ont eu beaucoup de succès dans leur carrière journalistique".

    Des gens comme Serge Touchette, Pierre Durocher (contrairement à Sophie Durocher) et Bertrand Raymond ne se remplacent pas par des amateurs de sports qui s'adonnent au journalisme à l'occasion.

  • Gagne Frederic
    Inscrit
    dimanche 16 mai 2010 13h22
    Qui se cache derrière un pseudonyme boîteux...
    Je veux m'excuser auprès de M. Fortin, mon commentaire s'adressait plutôt à M. sco100.

    Cette personne qui n'est pas capable de se dévoiler. Vous écrivez sous un pseudonyme, avez vous peur de vous faire reprocher quelques choses, moi non. Je m'appelle Frédéric Gagné, infographiste au Journal de Montréal en lock-out. Cela faisait 8 ans que je travaillais à titre d'infographiste. Avant de me faire jeter à la rue.

    J'aime mon travail et je n'ai pas peur de mes opinions, et je sais qu'un jour je vais retourner travailler la tête haute.

    Vous écrivez aussi des commentaires sur RueFrontenac.com. On a jamais censuré les pseudonymes, mais on se doute fortement que c'est quelqu'un de l'autre côté.

    Alors la prochaine fois si vous voulez, dite votre nom, vos commentaires seront peut-être plus pertinent.

  • sco100
    Abonné
    dimanche 16 mai 2010 18h43
    Message et messager
    @Frédéric Gagné

    J'aime bien comment vous tentez de discréditer le messager plutôt que de réagir à son message avec des contre arguments rationnels. Selon vous, quiconque émet une opinion discordante est forcément à la solde de l'employeur. C'est un peu court, non?

    Le clin d'oeil racoleur au débat du voile serait presque habile s'il n'était pas aussi énorme. Me dévoiler? Chez le notaire ou devant le scrutateur, oui, forcément, mais dans un forum de discussion sur le Web? Je fais ce que je veux, dans le respect des autres. Mon identité n'ajoute ni ne soustrait quelque pertinence que ce soit à mes commentaires. Si je me prétendais expert ou sommité, oui, peut-être, mais pas quand je commente comme tout le monde, sans personnaliser la chose ou recourir à une supposée autorité morale.

    C'est assez classique, votre tactique de diversion : on tente de miner la crédibilité du commentateur quand son commentaire nous dessert ou nous déplaît. C'est malheureusement un peu grotesque aussi, par contre.

    Je lis Rue Frontenac et j'y publie en effet des commentaires, sur une foule de sujets par ailleurs. Je le lis non pas parce que j'appuie votre cause mais plutôt parce que j'apprécie assez vos plumes et vos scoops (sauf quand vous ne vous faites que le porte-voix de la CSN, ce qui arrive encore trop souvent). J'y utilise le même pseudo, tout comme sur la Clique du plateau. En fait, j'utilise ce même pseudo depuis 12 ans dans la plupart des forums de discussion.

    Là-bas comme ici, j'essaie d'étayer mes raisonnements de façon rationnelle sans me soucier du pedigree de mes co-commentateurs. Je vous rappelle que les commentaires sont destinés à nourrir la réflexion ou à faire s'entrechoquer les idées et les réactions des participants plutôt que leurs CV ou leurs certificats de l'État civil. Je comprendrais votre réaction si je profitais de l'anonymat pour vous crier des noms, mais je ne fais guère qu'exposer une opinion, la mienne, opinion dont le plus grand défaut, si je comprends bien, est de ne pas s'accorder parfaitement à la vôtre.

    Vous utiliseriez "cojones78" comme pseudo que je m'en tiendrais tout de même pour ma part à réagir à votre commentaire plutôt qu'à votre choix d'identifiant. C'est peut-être une simple question de tempérament, ou d'habitude.

    Il me semble pour le moins futile de vouloir vous lancer dans une chasse aux sorcières dès qu'un commentaire s'éloigne de la ligne de parti de la CSN ou ne traite pas systématiquement PKP comme le dernier des salauds. Regardons toutefois les choses en face : si tout le monde vous appuyait et chantait vraiment le même hymne syndical passéiste que le STIJM, le lock-out serait fini depuis longtemps. Le drame, et je l'ai déjà mentionné sur Rue Frontenac, c'est que l'intersection entre les lecteurs du Journal et votre base de supporters n'est pas exactement significative. C'est aussi ce constat que faisait Courtemanche, entre deux volées de bois vert, la semaine dernière.

    Or, on peut blâmer l'ignorance et la désinformation jusqu'à plus soif, mais la possibilité que la vaste majorité des lecteurs du Journal et de la population n'appuient tout simplement pas votre cause doit tout de même être envisagée sérieusement, sans mépris.

  • Kornovska
    Inscrit
    dimanche 16 mai 2010 23h56
    L'incohérence ne tue pas...
    La réplique de madame Robitaille me semble incohérente, voire hypocrite, voire carrément démagogique. Mon opinion sur le sujet :

    « il ne mâchait pas ses mots pour nous faire connaître son opinion sur le contenu du Journal de Montréal et sur ses lecteurs. »

    Ah oui, sur les lecteurs? Où en parle-t-il de ces lecteurs? En quoi il les « méprise »? Il me semble qu’il désirait au contraire souhaiter leur offrir une information de qualité, avec le sang, le sexe… en moins. Est-ce vraiment du mépris madame Robitaille?

    « Le Journal de Montréal ne veut pas être Le Devoir. Cela n'en fait pas pour autant un journal médiocre. »

    C’est logiquement vrai. Néanmoins, logiquement parlant, l’inverse est aussi vrai (ie : le Journal de Montréal peut QUAND MÊME être médiocre!). Il faut juste le démontrer autrement (ou l’infirmer) pour s’en assurer.

    « Il répond très bien, avec un grand professionnalisme »

    Il faudrait définir le « professionnalisme » selon moi. Tout dépendamment de la définition, il me semble évident qu’on pourrait considérer cette phrase comme étant tout à fait fausse et infondée.

    « On a beau se penser supérieur aux autres, il y a quand même une limite au mépris. »

    Encore une fois vous ne dîtes pas en quoi il mépriserait ces personnes : c’est de l’argument par la répétition (un sophisme). En plus, on semble s’attaquer ici, frauduleusement, à la réputation de monsieur Courtemanche : on laisse sous-entendre à répétition qu’il méprise les gens sans le démontrer. C’est très peu honorable.

    La seule phrase de Courtemanche qui pourrait être interprétée comme étant du mépris est celle-ci, selon moi : « Malgré la scandaleuse médiocrité du quotidien, ses lecteurs lui demeurent fidèles, les annonceurs continuent d'annoncer. Cela indique tristement qu'une très grande partie de la population ne se soucie absolument pas de la qualité de l'information qu'elle consomme, mais qu'elle la consomme un peu comme on se nourrit de fast-food ou comme on recherche un divertissement léger. »

    Par contre, ce n’est qu’une interprétation. En voici une autre : a) Courtemanche démontre clairement la médiocrité du JM, b) il explique ensuite que les lecteurs continuent de lire ce journal, puis c) il affirme que c’est symptomatique d’un problème dans notre société. Il a raison? Il a tord? Si le JM est véritablement médiocre, puis que les gens continuent quand même de le lire, alors Courtemanche a raison et c’est un ÉNORME problème auquel vous devriez vous y attaquer vous aussi madame Robitaille (notamment en démissionnant et en rejoignant les membres de Rue Frontenac dans leur lutte).

    « C'est aussi nier l'existence des nombreux textes que nous publions et qui proviennent de journalistes professionnels reconnus du Journal de Québec et d'autres médias de Quebecor. »

    N’est-ce pas symptomatique, justement, de la convergence des médias, de la monopolisation constante de ces derniers? C’est un problème. Il me semble hypocrite de le présenter comme un argument contre Courtemanche…


    En conclusion, quelle serait la meilleure solution? Selon moi, dans le meilleur des monde (c’est-à-dire l’idéal que nous devons garder à l’esprit), il faudrait que le JM ferme ses porte en laissant les employés reprendre l’entreprise sous la forme d’une coopérative auto-gérée. Pourquoi? Pour que les employés conservent leur job. Qu’ils puissent ainsi déterminer eux-mêmes leurs conditions de travail. Et qu’ils puissent enfin démontrer leurs compétences journalistiques, sans être limités par la ligne éditoriale de Québécor qui les force à la médiocrité intellectuelle. Cette médiocrité obligée est aussi, au passage, un grand mépris pour les lecteurs de ce quotidien…

  • sco100
    Abonné
    lundi 17 mai 2010 20h58
    La médiocité est inévitable
    @Kornovska

    La médiocrité est le propre majoritaire et incontournable des grands ensembles dans la mesure où elle caractérise le point milieu et ce qui l'entoure. Il y a toujours, qu'on le veuille ou non, un point milieu. La médiocrté est la composante abstraite et incontournable de n'importe quel système étendu.

    Une certaine domination élitiste a pu un temps faire de la médiocrité une tare, mais, la vérité, c'est que "médiocre", dans un contexte démocratique, n'est en fait, ni plus ni moins, que l'équivalent de "normal" ou "ordinaire".

    @F. Gagné

    Tous mes hommages pour votre réaction rapide et avisée, rapportée aujourd'hui en marge de l'incident de la rue Frontenac. Je vous lève humblement mon chapeau. La chose sera notée à votre dossier (BLAGUE!!!!! Je ne suis PAS un cadre du Journal...).

    À très bientôt. La ville est si petite et je vous connais alors que vous ne me connaissez pas (RE-BLAGUE!!!! - je suis fort facile à trouver, mais il faut encore chercher à la bonne place).

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 06h16
    Madame Robitaille
    Parlant de mépris, question désinformation, je ne sais pas jusqu'à quel point votre journal n'est pas le reflet d'un certain mépris envers la population qui vous lit. Mépris dans ce sens que vous donnez souvent l'impression d'entretenir les préjugés crasses de ceux qui vous lisent.

    Par contre, c'est tout autre chose quand on parle de rentabilité. Il semble que votre journal soitt passé maître dans l'art de faire de l'argent. Si c'est ça être professionnel, alors je conviens avec vous que vous l'êtes, avec la plupart de vos collègues qui pensent comme vous, jusqu'au bout des ongles.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 07h19
    Concernant Richard Martineau
    Pour ceux qui ont une haine viscérale contre M.Martineau je vous ferai remarquer que j'ai beaucoup plus d'estime pour le gros bon sens de ce journaliste que pour les élucubrations des journalistes gauchistes qui nous râbachent les mêmes sornettes de jour en jour.

  • André Loiselet
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 10h08
    Les chiens écrasés
    Pourquoi ce mépris des chiens écrasés ou du sport exalté? Rien de plus triste qu'un chien effoiré et rien de plus joyeux, chargé d'espoir et d'intelligence qu'un sport machiste observé au salon. Les chiens écrasés devraient être à la Une du journal de nos compétents scabs.
    Les travailleurs dans la rue, "y a rien là".

  • Philippe Landry
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 14h22
    Un des seuls journaux démocratiques au Québec
    Je voudrais signaler à M. Courtemanche qu'avec le devoir, le journal de Montréal est l'un des seuls média démocratique au Québec. En effet, le JdM doit vendre suffisamment de copies pour faire ses frais et dégager des profits ce qui en fait un organe d'information privé démocratique puisque comme chacun le sait, acheter c'est voter.

    Ce n'est bien évidemment pas le cas des CBC-SRC-GESCA et autres Chorus qui forment plutôt des médias de propagande public-privés et qui peuvent se permettre de perdre des centaines de millions de dollars par année, le but de pareilles entreprise étant non d'informer mais d'orienter l'opinion publique en fonction des intérêts qui les contrôlent.

    Vive le journal

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 20 mai 2010 00h17
    @ M. Landry: Le J de M, un journal de fait divers.
    La nouvelle du J de M est mastiquée au point de perdre toute valeur en soi. On ne juge pas du crédit d'un journal au nombre de copies vendues.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 21 mai 2010 06h46
    Les X débarquent !!!!!!!!!!!!!!!!
    À lire certaines réactions en défense à l'Empire Péladeau Ex: le plateau, les gauchistes, les syndicats,...Les X semblent sorti de leur sommeil.

    @ P. Lafrance R.Martineau n'est pas un journaliste, surtout pas. Martineau est un amuseur public polémiste et populiste «qui vit intellectuellement au dessus de ses moyens et bientôt il fera faillite».
    Dany Lafferrière

    Comment peut-on avoir une once de compassion pour les travailleurs et appuyer un patron d'entreprises qui a utilisé tous les stratagèmes inimaginables pour empêcher les employés de ses imprimeries aux États-Unis de se syndiquer. Péladeau c'est le retour des patrons du temps de Germinal de Victor Hugo.

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    vendredi 21 mai 2010 14h04
    BIEN ÉCRIT MADAME LA PRÉSIDENTE.
    Ce conflit qui perdure au Journal de Montréal vous fait du tort, lequel, vous serez à même de ressentir éventuellement.

    Jean Rousseau, B. Ps
    consultant en ressources humaines
    courriel: jeanrousseau@live.ca

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    mercredi 26 mai 2010 21h35
    Critique à l'intellectuel
    C'est dommage que M. Courtemanche, pas plus que bien des chroniqueurs du Journal de Montréal, ne reconnaisse rien de bon à ceux qui n'entrent pas dans le moule nationaliste et/ou social-démocrate corporatiste.

    Un «intellectuel» qui, comme la majorité dans tout régime, se contente de blâmer et d'accuser les gens trop libres, ceux qui n'adhèrent pas à l'idéologie officielle du système, pour les erreurs de ce même système.

    Le «libre penseur» qui irait le premier lapidé un Soljenitsyne pour son manque de convictions envers une utopie collectiviste qui, dans les faits, ouvre grande la porte à la corruption, au patronage, au favoritisme puisque le gros État centralisé qu'il recherche et qui doit occuper tous les espaces possibles. (C'est donc vers l'État que les profiteurs vont.)

    Combien de fois peut-on lire, de cet auteur ou d'un autre de cette feuille de chou nationalo-étatiste (je reprends les termes de Martin Masse du Québécois Libre), des termes péjoratifs (et démontrant une grande méconnaissance des autres idées) comme «néo-libéraux» ou «capitalistes sauvages».

    Nos grands biens-pensants nationalo-étatistes sont probablement incapables de vous nommer quelques intellectuels contemporains hors du champ connu - puisque ce champ est le seul enseigné par le système - variant entre Marx (extrême gauche; communisme), Keynes (partisan de l'intervention massive des États; de la stimulation artificielle des marchés) et Rawls (gauche; social-démocrate; corporatiste).

  • Emmanuel
    Inscrit
    mercredi 26 mai 2010 21h59
    Comment perdre son temps...
    C'est un peu ironique de retrouver un article pro-JdM dans le devoir! Faut vraiment avoir du temps à perdre qu'essayer de convaincre les lecteurs du Devoir. Les convraince que le JdM est un journal de qualité!

    Mme Robitaille, cesser donc de perdre votre temps, au lieu de faire la propagande médiocre, vous auriez p-e plus à gagner côté popularité en réglant votre cause du lock-out.

    Je ne mâcherai pas mes mots, selon moi, le JdM c'est un déchet.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 29 mai 2010 17h31
    Madame Robitaille !
    Je "lis" votre journal le matin, au restaurant.

    Laissez-moi vous dire qu'à l'état actuel, ce n'est ni plus ni moins qu'un torchon. Du remplissage de feuilles à l'exception de 2 ou 3 personnes maximum qui y écrivent.

    Martineau, c'est une vraie honte que de donner tant de place à un esprit aussi étriqué. Les scabs Facal et Hall radotent continuellement les memes sornettes.

    Madame, votre journal je ne l'utiliserais pas comme litière pour mon chat. Il entretien le peuple québécois dans l'ignorance et les préjugés.

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