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Encore une tuile pour Radio-Canada

L'enveloppe d'aide à la production originale est réduite de 10 %

Stéphane Baillargeon   8 avril 2010  Médias
Ça va encore plus mal pour Radio-Canada/CBC. La société d'État voit réduite d'environ 10 % son enveloppe d'aide à la production originale du Fonds des médias du Canada.

La conséquence se fera sentir à l'antenne puisque la télévision publique devra supprimer de ses horaires anglais et français l'équivalent d'une cinquantaine d'heures de programmation. La perte pourrait comprendre une série dramatique complète, une vingtaine d'heures d'émissions jeunesse et une quinzaine d'heures de documentaires.

La Société Radio-Canada (SRC) a appris la semaine dernière (et dévoilé hier) que le financement versé en 2010-2011 par le Fonds des médias du Canada (FMC) serait réduit de 12,6 millions de dollars, pour passer à 96,5 millions, par rapport à ce que lui versaient les ancêtres du FMC, le Fonds canadien de télévision et le Fonds des nouveaux médias. Au total, le financement de Radio-Canada chute de 3,7 millions et celui de son pendant anglophone, la CBC, de 8,9 millions.

«Il y a plusieurs options possibles. On peut diminuer les coûts de nos productions, mais il y a une limite à le faire. On peut aussi passer plus de reprises», a déclaré le vice-président principal des services français, Sylvain Lafrance, en entrevue à La Presse canadienne. «Il y a beaucoup de stratégies de grille qu'on peut adopter. Mais l'impact le plus important dans le fond, d'un côté ou de l'autre, c'est que c'est de l'argent qui ne va plus dans le contenu canadien.»

Cette nouvelle tuile tombe sur une SRC déjà affaiblie par d'autres mauvaises nouvelles au cours des derniers mois. Des pertes de revenus ont forcé Radio-Canada/CBC à remercier 800 personnes (dont 335 au service français) en 2009. De plus, la télévision généraliste a appris le mois dernier qu'elle ne pourra pas entrer dans la possible ronde de négociations avec les distributeurs de signaux par câble ou par satellite pour l'obtention de redevances.

«Radio-Canada, que ce soit le réseau français ou anglais, demeure le diffuseur qui place à l'antenne le plus d'émissions originales canadiennes, avec une valeur culturelle assez importante. Si Radio-Canada ne peut pas en faire autant qu'avant, évidemment ce sera une perte en termes culturels, de contenu pour les jeunes, de sujets documentaires, etc.», commente Daniel Giroux, directeur du Centre d'études sur les médias de l'Université Laval. Cela dit, il n'a pas commenté le détail des informations concernant le FMC, les jugeant incomplètes. «La dernière perte s'ajoute à d'autres compressions. Déjà, on remarque plus de reprises qu'avant à Radio-Canada. Le contenu s'émousse, perd de sa qualité, parce que les ressources s'amenuisent.»

Au total, le Fonds des médias du Canada a 350 millions de dollars à distribuer à compter du 1er avril. Les enveloppes versées aux réseaux privés ne sont pas encore connues.

Radio-Canada et la CBC bénéficiaient auparavant d'une subvention protégée garantissant leur financement. Le gouvernement de Stephen Harper a souhaité mettre fin à ce privilège. Le FMC est administré par un conseil d'administration indépendant, formé de représentants nommés par le gouvernement. Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, n'était pas disponible hier pour commenter la réduction imposée à l'enveloppe radiocanadienne.

Faut-il même établir un lien entre le gouvernement conservateur et les déboires multiples de la SRC? Le directeur Giroux refuse les amalgames qui lieraient par exemple l'idéologie réputée antiradiocanadienne du gouvernement à la décision récente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) concernant les redevances.

«D'ailleurs, ce n'est pas demain que les télés généralistes privées vont commencer à toucher des redevances des câblos, dit-il. On s'en va devant la cour et on ira en Cour suprême. Radio-Canada a réagi à la décision, c'est normal, mais moi, je n'y ai rien vu de scandaleux.»

Dans un communiqué diffusé hier, le président-directeur général du conseil d'administration de Radio-Canada, Hubert Lacroix, se dit déçu de constater que le Fonds n'a pas suivi les règles qui, selon lui, avaient été établies. À son avis, le Fonds aurait mieux fait d'agir de façon à attirer davantage d'auditoires vers du contenu original produit au pays.

Daniel Giroux, de l'Université Laval, rappelle que le réseau public du Canada est moins financé par l'État que ses systèmes frères de plusieurs pays occidentaux. La cotisation par habitant s'élevait à 34 $ l'an dernier, soit moins de 10 cents par jour. En France, le versement a augmenté à 77 $ par habitant après la décision de retirer les publicités des ondes de France Télévision. La BBC, pour sa part, recevait 124 $ l'an dernier par citoyen britannique.

«En Europe, dans beaucoup de pays, on apporte un plus grand soin à soutenir les services publics, dit-il. Ici, on est dans un cadre nord-américain où les réseaux publics ne reçoivent pas beaucoup de soutien de l'État.»

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Pierre Schneider - Abonné
    8 avril 2010 05 h 20
    Une mission à redéfinir
    Au lieu de couper dans la création artistique, la Société Radio-Canada aurait intérêt à revoir sa façon de gérer les fonds publics. L'orgie de dépenses futiles réalisée lors des JO de Vancouver, où on a délégué des animateurs sans discernement, n'est qu'un exemple de la mauvaise gestion de la maison.
    Radio-Canada a carrément abandonné sa mission culturelle de jadis au profit de séries américaines, d'émission de jeux et d'une panoplie de programmes d'où toute création artistique est exclue.
    Il me semble que ses efforts devraient être davantage concentrés sur la diffusion de la culture d'ici plutôt que de tenter de concurrencer TVA sur son propre terrain.
    À quand le retour en force du théâtre, de l'opéra, de la littérature, de la danse sur nos ondes publiques ?
    C'est un secret de polichinelle que vers la fin de chaque année fiscale, le mot d'ordre est de dépenser coûte que coûte....de peur de voir ses budgets amputés.
    Artistes et créateurs devraient avoir leur mot à dire quant au contenu dont la qualité a été trop écorchée par les tout-puissants gestionnaires de l'honorable société qui se déshonore de plus en plus.
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  • Roland Berger - Abonné
    8 avril 2010 10 h 53
    Merci à Monsieur Schneider
    Merci à Monsieur Schneider pour sa vibrante analyse de la gestion de Radio-Canada.
    Roland Berger
    St. Thomas
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    8 avril 2010 11 h 01
    Compétition inacceptable
    Pour renchérir sur ce qu'écrit M. Schneider, avec qui je suis complètement d'accord, on peut dire que la baisse des subventions reflète justement le fait que la SRC / CBC joue de plus en plus dans les plate-bandes des réseaux privés en prenant le plus bas commun dénominateur comme gabarit de production, d'où des séries complètement insignifiantes. Il est donc inadmissible que nos taxes soient utilisées pour faire compétition à la télé privée et dans ce sens, la décision de baisser les contributions est logique et ces dernières devrait même tomber à zéro, car la SRC pige a pleine mains dans les revenus de la pub, en concurrence directe avec les réseaux privés.

    Mais cela équivaudrait à dire que la télé publique n'a pas sa place au Canada et c'est probablement ce que les Conservateurs visent. Par contre, dans l'intérêt public, il est certain qu'un réseau de télé publique a sa place s'il favorise le contenu canadien (qui sans aide pourrait difficilement survivre vue la clientèle restreinte) et vise à améliorer le niveau culturel des auditeurs. Sous bien des aspects la SRC d'autrefois essayait tant bien que mal de viser cet objectif mais cela s'est détérioré d'une manière très significative dans les dernières années et elle doit maintenant subir les conséquences de ce laxisme. Si nos taxes doivent continuer à alimenter la SRC/CBC, il faudrait que son mandat soit beaucoup plus circonscrit pour en faire une télé vraiment nationale, éducative, informative et culturelle. Sinon, on peut toujours aller voir ailleurs.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    8 avril 2010 11 h 09
    Ça se concoit bien....
    Avec tout le contenu diversifié que nous offre le WEB, qui a encore le temps et le goût de regarder la télévision....!
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  • pierre m de ruelle - Inscrit
    8 avril 2010 13 h 23
    payer plus pour avoir plus
    je serais pret a payer plus pour une tv genre BBC sans pauses publicitaires. plutot que me farcir des emissions a la noix genre verdic , la zone, tout le monde est .....et autres, sans compter les romans soap operas bidons pour baby boomers attardes avec tout le respect auxquels ils ont droit.
    La tv plus populaire , payante, sans etre elitiste, devrait avoir lieu de cite parmi nous, autant en Anglais qu'en Francais, maintenant heureusement qu'il y a Internet!
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  • Hellébore - Abonné
    8 avril 2010 14 h 15
    Soyons réalistes!
    Si Radio-Canada diffuse autant de séries américaines, c'est qu'avec le peu de ressources qu'elle reçoit de l'Etat, elle a besoin de revenus publicitaires pour continuer à fonctionner. Je doute fort que l'opéra, le ballet et le théâtre soient très vendeurs dans le monde de la pub. Radio-Canada DOIT concurrencer les autres stations pour pouvoir financer le peu de programmation culturelle qu'elle nous offre. La preuve c'est que dans les années où Radio-Canada était financée convenablement il y en avait pour tous les goûts du contenu culturel.
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  • Roland Berger - Abonné
    8 avril 2010 17 h 07
    Hellébore a raison
    Bien oui, les politiciens, conservateurs ou libéraux, n'aiment pas une télévision publique qui se permet de critiquer les décisions gouvernementales ou les partis qui les prennent. Les politiciens détestent la démocratie, comme l'Église d'ailleurs. Tiens, une affinité ! Qui l'aurait cru ?
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  • T. Julien - Inscrit
    8 avril 2010 18 h 59
    A abolir
    Il serait plus que temps que la télé gouvernementale soit abolit complètement - elle n'est qu'objet de propagande.

    Il serait préférable d'avoir une télé publique du genre PBS qui offrirait des émissions culturelles au goût du publique qui lui, paierait par des donations et des abonnements annuels.
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  • Mario Gauthier - Inscrit
    9 avril 2010 01 h 32
    Abolir quoi?
    En réponse à m. ou mme Julien, tout les médias possèdent, peu ou prou, un coté propagandiste en ceci qu'ils sont tous des transmetteurs d'idéologies. PBS, comme les autres, reflète une certaine vision de la culture qui est, en fait, celle de la société à laquelle elle appartient, laquelle n'est pas encore la nôtre (du moins, je j'espère!).

    Je crois qu'il est absurde d'abolir une société d'État dont le rôle culturel et social fut aussi longtemps un véritable froment culturel. Ce qui doit être questionné, en sus du financement (mais les deux aspects sont intimement liés) ce n'est pas son existence, mais son mandat. On peut rétorquer que, du fait de la prolifération de "l'offre télévisuelle spécialisée et des paletformes", ce mandat - qui faisait la belle part au volet culturel et éducatif - peut sembler caduque, mais quand on examine attentivement en quoi consiste les dites "offre spécialisée", on peut aisément se rendre compte que de larges béances existent et que Radio-Canada pourrait, avec l'expertise qui est encore sienne quant elle s'en donne la peine, les combler aisément.

    Si le gouvernement cessait de saigner à blanc Radio-Canada, budget après budget et que de son coté, la SRC cessait de vouloir calquer les autres en jouant à la roulette russe de l'audimat, la télévision (et la radio culturelle, a qui l'on a fait subir un "face lift" plutôt désastreux il y a quelques années) auraient encore une influence et un poids culturel non négligeables.

    M. Schneider a bien raison: "Artistes et créateurs devraient avoir leur mot à dire quant au contenu dont la qualité a été trop écorchée par les tout-puissants gestionnaires de l'honorable société qui se déshonore de plus en plus."

    Mais pour cela, encore faut-il, en tant que société, le souhaiter, i.e. être conscient que derrière ce sous-financement chronique se cachent des enjeux politiques, idéologiques et culturels majeurs et vouloir que cela change. En appauvrissant la SRC, c'est ultimement notre culture qu'on appauvrit. Quand on coupe les budgets de la SRC, ce sont, en bout de course, les citoyens qui en payent le prix.

    La vraie question n'est donc pas : que faire de Radio-Canada? Mais plutôt : que faire pour qu'elle demeure un vecteur identitaire, une référence, un lieu médiatique différent au contenu signifiant?

    On peut aussi, d'une façon plus générale, se demander quoi penser d'un gouvernements qui, année après année, charcute à qui mieux mieux dans tout ce qui touche de près ou de loin le monde de la culture?

    Doit-on supposer que c'est "pour le bien collectif"?
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    9 avril 2010 10 h 53
    Oui T. Julien télévision de vraie propagande de canada anglais
    Radio-canada petit télévision de propagande fédéraliste du canada anglais ou les torchons rouges sont des mises continuellement, comparable à une enchère en n’en plus finir, cela plusieurs fois l’heure de cette télévision plus que minable. Entre autre l’insignifiant Guay A Lepage avec son sourire et son rire plus que basaa de l’émission tout le monde en parle le dimanche soir! Avec son salaire faramineux pour payé ce vraie bouffon, ce vraie clown, cette émission devrait et doit s’appeler ‘’ Restant de beau dimanche’’ tellement radio canada nous prend pour de véritables cons. Guay A Lepage met une affiche lumineuse en haut et à deux pieds de ta tête ou serait écrit applaudissez à ton auditoire pour s’surenchérir ton imbécilité et ta cote d’écoute! S’espère un jour la faillite de cette télévision ou l’on voit au nouvelle entre autre Céline Galipeau déballer son perpétuelle ‘’ mot’’ le canada ou les canadians plusieurs fois à l’heure, mais quoi c’est vraie, a-t-elle vraiment honte de dire un ou les Québécois comme si notre peuple ou notre race française serait une brebis galeuse ou ayant la lèpre en parlant de nous. Elle c’est certain ses patrons anglo-saxons d’Ottawa ne sont pas prête à lui donnée son 4 %! Aussi Céline ton petit veston rouge colonialisme de va tellement bien, surtout quand tu le porte en période électoral!
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    9 avril 2010 11 h 10
    L'information à radio canada n'est ombre d'elle même!
    Ou sont passés les vraies journalistes ayant liberté de presse, de leur vraie conscience, de leurs vraies convictions de radio canada après le premier référendum ou il a eu un véritable lessivage, une véritable purge de ces hommes et femmes, ou la nouvelle était une véritable nouvelle et non que mensonges et nouvelles biaisées de ce canada anglais; ou sont rendues tous ces vraies journalistes, de ces vraies monuments de l’information d’autrefois! Aujourd’hui ce qui reste de la nouvelle de radio canada pour ne pas dire de radio petit canada n’est qu’ombres de la propagande fédéraliste d’Ottawa! Quand vous dites salle de nouvelle à RDI ou radio canada vous devriez avoir honte les désinformateurs dans vos salles tout chromé!
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac
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  • T. Julien - Inscrit
    9 avril 2010 19 h 01
    Financement Étatique = propagande

    M.Gauthier... Tant et aussi longtemps que radio-canada recevra des argents d'Ottawa, il est certains qu'il y aura contenu propagandiste canadien c'est normal.

    Une télé publique (Québécoise) indépendante, aurait l'avantage de recevoir des fonds de gens intéressés à la culture Québécois à priori ie.: nos artistes, nos intérêts etc.

    Il est certains que PBS, présente "sa vision" de ce qu'est la culture ça va de soit. Alors au Qc on présenterait "notre vision" de ce qu'est la culture puisque ce serait l'auditoire PAR ses abonnements, qui déciderait du contenu des sujets présentés... Que ce soit des documentaires, des spectacles musicaux, du théâtre etc.

    La question est, à mon avis: "Y aurait-il suffisamment d'intéressés au Qc pour aider à financer un tel projet ?"
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  • Mario Gauthier - Inscrit
    15 avril 2010 11 h 01
    Télé...Québec?
    M. Julien...Vous avez raison. Mais je crois quand même qu'il reste possible pour un média d'être bien davantage qu'une simple courroie de transmission propagandiste (sociale et culturelle) et que cette "obligation" puisse être très "prétextuelle". Tout dépend de l'attitude des bailleurs de fonds. Et aussi, de la liberté de pensée que se donnent et donnent les dirigeants aux artisans.

    Mais effectivement, cela soulève la question à savoir si le Québec souhaite se doter d'une telle institution? Car en fait, il la possède déjà mais ne s'en sert pas. Cette entité existe (vivote et erre parfois) sous le nom de Télé-Québec. Et elle possède en sus une potentielle juridiction (sauf erreur de ma part) dans le domaine radiophonique (de par le mandat initial de Radio-Québec).

    La grande question n'est donc pas : que faire de Radio-Canada? Mais en sus de " y aurait-il suffisamment d'intéressés au QC pour aider à faire un tel projet?" ...Souhaite-t-on, en tant que collectivité (j'hésite toujours à écrire le mot "peuple") qu'un tel un lieu médiatique existe? Et si oui, sera-t-elle, elle aussi livrée, pieds et poings liées, aux politiques du moment?

    La réponse ne va pas du tout de soi, il me semble...
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