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    Huitième Journée du livre politique - Lise Bissonnette pourfend gazouillis et placotages

    Les journalistes politiques se dispersent «sur de multiples plateformes», croit l'ex-directrice du Devoir

    7 avril 2010 |Antoine Robitaille | Médias
    L’ancienne p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bissonnette, croit que les technologies ont permis aux journalistes de gagner du temps, mais que Twitter, Facebook et autres blogues grugent beaucoup de leur énergie.
    Photo: Clément Allard - Le Devoir L’ancienne p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bissonnette, croit que les technologies ont permis aux journalistes de gagner du temps, mais que Twitter, Facebook et autres blogues grugent beaucoup de leur énergie.
    Québec — «Public gazouillant», «communauté de placoteux»: c'est une réelle charge contre l'effet blogue, Facebook et Twitter que Lise Bissonnette a menée hier, lors d'une conférence à la bibliothèque de l'Assemblée nationale. L'ancienne directrice du Devoir et ancienne p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) prenait la parole dans le cadre de la huitième Journée du livre politique, placée sous le signe du 100e anniversaire du Devoir.

    Mme Bissonnette a rappelé dans quel environnement matériel elle avait travaillé, au milieu des années 70, époque où elle fut correspondante politique pour Le Devoir, brièvement à Québec, puis à Ottawa: machines à écrire manuelles, bélinographes peu performants, textes dictés par téléphone. «La révolution des outils en 30 ans a sûrement été une des plus heureuses que le journalisme ait connues: télédiffusion des débats parlementaires, transmission électronique des textes.» Les journalistes politiques ont gagné en temps, juge-t-elle. Quand il est utilisé de manière intelligente, il va à l'enquête. Et nous vivons, selon elle, un «âge d'or» en la matière.

    Mais la plupart du temps, déplore-t-elle, les reporters se dispersent «sur de multiples plateformes»: participation à des émissions de radio et de télé, ou alors entretien d'une «page Facebook», d'une «ligne Twitter», quand ils ne rédigent pas des blogues! Elle doute que cette «frénésie d'hyperactivité Web» contribue à faire progresser le journalisme politique. Au contraire, les énergies des meilleurs journalistes sont alors «dispersées» et «la communauté de placoteux» qui commente au bas des textes et autres entrées forme un «public gazouillant» qu'on prend à tort pour l'expression de l'opinion publique.

    Éric Bédard primé

    Dans le cadre de la Journée du livre politique, l'historien Éric Bédard, de la Téluq, a reçu hier le 1er prix pour son essai Les Réformistes. Une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle (Boréal). Les deux autres ouvrages primés sont Le Parlement du Québec de 1867 à aujourd'hui (PUL), de Louis Massicotte, et Histoire de la caricature au Québec (VLB éditeur), de Robert Aird et Mira Falardeau. La présidence a aussi primé deux thèses de doctorat et deux mémoires de maîtrise. Le premier prix est allé à l'étudiant de l'Université Laval Olivier Turbide pour sa thèse consacrée à «la performance médiatique des chefs politiques» lors de la campagne électorale de 2003 au Québec.
     
     
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