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Médias - Projecteur sur les médias en crise

Paul Cauchon   8 février 2010  Médias
V (l'ancien TQS) a diffusé ces deux dernières semaines un documentaire fort intéressant, On tue la une!, consacré à la crise des médias.
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  • Maco
    Abonné
    lundi 8 février 2010 09h15
    La crise facile!
    Nous avons la crise facile. Pendant que vous vous posez de grandes et profondes questions sur ce faux débat, les grands «bonzes» continuent à prendre de mauvaises décisions.

    Cette facilité d'accès à l'information n'est pas un «calvaire» que pour les journalistes. Cet épiphénomène est insupportable, effectivement, maintenant tout le monde connaît les lois de la physique et tout le monde sait comment ça marche!

    Demandez à un médecin comment l'internet «l'irrite». Est-ce un irritant que l'information se démocratise? Non! Bien sûr! Trop longtemps l'information fut la seule propriété de ceux qui possédé (ce n'est pas seulement l'apanage des médias), eux seuls pouvais savoir. Et l'imprimerie est arrivée ... Quelle révolution! Maintenant, le savoir pouvait être diffusé. Donc, rien de nouveau jusqu'ici! Quelque siècle plus tard, il y eut le téléphone! Encore plus d'échange. Encore rien de bien nouveau jusqu'ici!

    Mais comme toute nouvelle «bébelle», on cherche plein de façon de l'exploité, comme une nouvelle épice que l'on découvre, nous avons l'envie de la mettre dans tous nos plats ... on expérimente. Et ça ne fait pas de nous des chefs!

    Ne vous en faites pas, ce n'est qu'une mode, comme le Disco! Nous avions cru que cette mode ne partirait jamais. Et pourtant.

    Concentrez-vous sur les tours de passe-passe des grands «bonzes». Alimenter le débat c'est faire le jeu de ceux qui désirent détourner notre attention.

  • Khayman
    Abonné
    lundi 8 février 2010 11h09
    Web 2.0
    L'arrivée des nouveaux médias n'est pas une mode comme le disco. C'est une révolution semblable à celle de l'imprimerie et il va falloir faire avec.

    Les bouleversements sont partout. Dans le monde de l'enseignement, Wikipédia redéfinit l'accès au savoir et force les enseignants à revoir leurs méthodes et leur attitude. Finito le temps où des crétins, invoquant l'argument d'autorité, traitaient de crétins des étudiants qui soulevaient la possibilité que la forme du continent africain et sud-américain soient liées (allez voir « Une vérité qui dérange » d'Al Gore pour plus de détails). Aujourd'hui, l'information est tellement accessible que si vous n'êtes pas solide en classe, n'importe quel étudiant armé de son iPhone peut vous le remettre sur le nez en temps réel.

    Notre métier se transforme depuis plusieurs années d'une figure autoritaire détenant le savoir à celle d'un guide. Notre nouveau devoir est d'aider les étudiants à vérifier les sources des informations qu'ils croient détenir et de développer leur esprit critique en conséquence.

    Bref, journalistes, bienvenus dans notre monde !

  • Maco
    Abonné
    lundi 8 février 2010 18h59
    Mais si, une mode!
    Pas autre chose! La révolution dans les moyens de distribution de l'information vit le jour avec l'imprimerie! Le téléphone fut une plus grande révolution que l'internet! On pouvait faire parvenir le message «vocal» sur une très grande distance sans se déplacer. Un peu de sang-froid S.V.P.! Ce n'est pas parce que vous pouvez écrire (pas nouveau) et que le message se rend plus vite (encore là, pas nouveau). Se rend là ou la technologie se rend. Un papier, une enveloppe et un timbre c'est encore plus efficace qu'un «Twitter»! La vraie révolution n'est pas encore là. Celle qui remplacera le papier. C'est correct de chercher à faire mieux (qui est contre ça?), mais de prétendre qu'internet est LA révolution ... alors là, il faut prendre une bonne douche. Nous avons à notre disposition un nouvel outil (indéniable). Plus globalement, Internet n'est qu'un outil parmi une panoplie déjà existante qui nous permet de manipuler et de classifier l'information sous sa forme électronique. Il reste beaucoup de travail devant nous avant de croire qu'Internet sera la voie de l'avenir. Beaucoup de travail pour trouver un moyen de pérenniser l'information que nous avons déjà sous format électronique. Vos petits, petits enfants pourront-ils voir vos trois mille photos ou écouter vos mille pièces de musiques que vous avez achetées en ligne (pas de CD) dans quinze, vingt ou trente ans? Avez-vous bien fait votre copie de sauvegarde?

    En passant, regarder dehors! Que voyez-vous? Des fils dans des «poteaux» ... la vraie révolution n'a pas encore eu lieux!

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