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Haïti, le défi médiatique

Paul Cauchon   18 janvier 2010  Médias
La catastrophe en Haïti pose de véritables défis médiatiques. Défi de la pertinence, du respect, défi aussi de bien mettre en contexte les informations sans sombrer dans le voyeurisme.

C'est le genre de situation où les médias marchent sur la corde raide. D'autant plus qu'ils n'ont pas le choix de sortir de leur réserve, jouant aussi le rôle de courroie de transmission pour les demandes d'aide, les collectes de fonds, etc.

Cette épouvantable tragédie sera sûrement un des événements médiatiques des dernières années. La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Élisabeth Byrs, déclarait ce week-end que le séisme qui a ravagé Haïti est le pire désastre auquel l'ONU a été confrontée, ce qui n'est pas rien. Mme Byrs ajoutait que, contrairement au tsunami de 2004 en Asie, les structures locales qui pouvaient soutenir l'aide étrangère ont éclaté.

Mais déjà vendredi, sur notre site Internet, des lecteurs lançaient un débat: y a-t-il trop de journalistes à Haïti? Nuisent-ils à l'organisation des secours?

Il est indéniable que l'on a absolument besoin des médias sur place pour témoigner de la situation, et les journalistes qui y sont envoyés doivent travailler dans des conditions difficiles, alors qu'ils baignent vraiment dans l'horreur, avec tous ces morts sur les trottoirs, et ces blessés «stationnés» dans des parcs sans aucun médicament.

Évidemment, quand on voit la vedette de CNN, Anderson Cooper, braquer son micro sur les cris d'une jeune adolescente qui était ensevelie sous les décombres pendant que des secouristes tentaient de la sortir de là sans aucun outil, on a vraiment le goût de lui dire «lâche ton micro et va donc les aider à soulever le morceau de béton!» (la jeune femme a finalement été sauvée).

Pourtant, on doit accepter le fait que les médias se ruent en troupeau dans les rues de Port-au-Prince, parce que de toute façon le silence médiatique serait pire. Et le nombre de médias sur place est une garantie que l'organisation de l'aide sera surveillée. Peut-être pas une garantie à 100 %... mais croyez-vous vraiment que ce serait mieux si tous les médias partaient?

La présence de Radio-Canada, pour ne prendre que cet exemple, nous a fait prendre conscience samedi que le séisme avait fait d'énormes ravages à l'extérieur de Port-au-Prince, ce que l'on ne savait pas encore. Car Radio-Canada semble avoir été un des premiers médias à se rendre dans d'autres villes que la capitale, pour constater un degré d'horreur aussi élevé.

Tout est dans la façon de montrer les choses. Cette fin de semaine, TVA a diffusé un reportage de Richard Latendresse qui n'a vraiment pas fait honneur à la profession. Le journaliste a poursuivi un camion qui venait de ramasser des corps, se mettant lui-même en scène sans vergogne comme si l'on était dans un film («on va le suivre, on ne sait pas où il s'en va»), répétant sans cesse d'un ton mélodramatique que l'on était en train de voir des cadavres, filmant sans aucun problème le déversement de corps dans une décharge (ça peut se raconter à l'écran sans être obligé de le montrer!), terminant son reportage avec cette phrase insultante: «C'est n'importe quoi.»

Un lecteur du Devoir, Pierre Schneider, a suggéré sur notre site Internet que dans un tel événement on devrait plutôt créer un pool international de journalistes accrédités. Ceux-ci seraient les seuls à avoir accès au terrain, et ils alimenteraient les autres médias.

L'idée semble intéressante. Mais le journaliste du Journal de Montréal actuellement en lock-out, Fabrice De Pierrebourg, n'est pas d'accord. Intervenant lui aussi sur le site du Devoir, il fait valoir qu'il faut plutôt maintenir la diversité de l'information même dans la catastrophe. «Je ne crois pas que le journaliste de CNN va s'intéresser au sort des Québécois disparus par exemple», écrit-il.

«Le pire qu'il pourrait arriver aux Haïtiens et aux organismes humanitaires, ajoute-t-il, ce serait justement que les journalistes plient bagage. Sans images (dures), le reste du monde passera vite fait à autre chose.»

Point de vue similaire dans Le Monde d'hier. Un psychiatre français, qui travaille actuellement avec des ressortissants haïtiens, explique que, pour les Haïtiens, l'hypermédiatisation qui accompagne une telle catastrophe a un effet positif «dans le sens où elle signifie une solidarité vis-à-vis des victimes et de leurs familles».

Le revers, ajoute-t-il, c'est que les médias, après quelques jours ou quelques semaines, vont se désintéresser de l'événement. «Ce moment est toujours vécu comme une souffrance supplémentaire, comme un véritable abandon.» Question: dans un mois, est-ce que vous serez encore émus par le sort d'Haïti, alors que tout restera à reconstruire?

***

pcauchon@ledevoir.com
 
 
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  • biolanhar
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 06h28
    la conscience du monde
    je suis d'avis que tout doit être filmé, diffusé et connu du monde. C'est le rôle des journalistes et ils ne font que leur travail.
    Seules les prises de positions sans fondement doivent être réprimées.
    La souffrance humaine existe aussi dans les films, et les films sont une peinture de la réalité, pourquoi ne doit-on pas dire et voir la réalité telle qu'elle se présente.

  • Lapirog
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 07h17
    Les médias en Haiti et le comportement innapproprié de certains journalistes.
    Quand Richard Latendresse de TVA-LCN est arrivé à Port-au Prince, un de ses premiers reportages fut consacré au terminal aéroportuaire de PAP fortement endommagé comme d'autres l'avaient déja signalé avant lui . Le ton pompeux, le geste dramatique qu'il a de la difficulté à contrôler, le propos magistral on aurait dit un empereur Romain visitant ses centurions après une catastrophe. Le rôle du reporter en situation de crise ne serait-il pas plutôt d'employer un ton modéré et surtout d'éviter de jouer le petit Jos Connaissant en mission évangélique.
    Je puis comprendre que la compétition est forte entre tous ces trop nombreux médias qui aimeraient avoir l'histoire la plus croustillante possible.
    Curieusement, les médias Québécois n'ont pas relevés ( hier,dimanche) que les autorités étatsuniennes en charge des opérations de l'aéroport, avaient donnés priorité à leurs avions remplis de leurs ressortissants au lieu de donner priorité aux avions Français qui apportaient de l'aide médicale qui manque cruellement depuis les tous débuts du séisme. Le représentant Français à PAP a du logé une protestation aux autorités US de l'aéroport.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 07h20
    Le voyeurisme journalistique


    Devant l'ampleur de ce chaos indescriptible, ce qui risque de choquer dans le traitement médiatique du tremblement de terre de Haïti, ce ne sont pas seulement les images insoutenables que l'on voit, c'est surtout l'acharnement journalistique à nous montrer ce qu'il y a de plus scabreux dans cette hécatombe apocalyptique. Est-il nécessaire de nous montrer ces crânes brisés, ces joues balafrées, cette main qui sort des décombres et s'agite quelques instants avant de retomber, inerte. Est-il nécessaire de nous montrer ces amoncellements de cadavres, ces fosses communes, ces charniers, ces pelles mécaniques qui creusent d'immenses trous pour y recevoir ces milliers de cadavres pantelants et exsangues qui jonchent les rues? Est-il vraiment nécessaire, pour satisfaire aux exigences de l'information, d'ajouter à une telle vision d'horreur, toutes ces images insoutenables que les mots eux-mêmes ne peuvent traduire?

    Au fil des ans, le journalisme a bien changé et est en voie de perdre ses lettres de noblesse. Un certain redressement s'impose, mais d'où viendra-t-il en cette époque de la sur médiatisation à outrance. Ce type de journalisme que plusieurs qualifient déjà de « voyeurisme journalistique», doit être dénoncé avec véhémence et sans ménagement. C'est impensable que, pour bien accomplir son travail, un journaliste doive se rendre sur un tas de gravas et interrompre les fouilles pour poser des questions pas très pertinentes, alors que le temps est précieux, et que chaque seconde peut faire la différence entre sauver une vie ou la perdre. C'est impensable que le travail de journalisme en soit rendu à une telle parodie, à une course effrénée à l'information factuelle ou visuelle, à un marathon de l'image où le meilleur se méritera une couronne de laurier de son journal respectif.

    Je ne suis pas contre la liberté de presse, mais il me semble qu'il est toujours possible à un journaliste de faire son travail honnêtement, avec professionnalisme, sans sombrer dans une dérive où tout lui semble bon et correct. Ce que les journalistes nous offrent, au jour le jour, depuis leur arrivée en terre haïtienne, est un spectacle grossier de la misère humaine.

  • Pedicura
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 09h21
    Haïti, le défi médiatique
    Question: dans un mois, est-ce que vous serez encore émus par le sort d'Haïti, alors que tout restera à reconstruire?

    Réponse: Oui, je serai encore émue par le sort d'Haïti tout simplement parce que dans mon milieu de travail, j'ai le privilège de côtoyer au quotidien, depuis des années, de nombreux collègues d'origine haïtienne. Ces personnes m'apprennent beaucoup, ils et elles sont une source d'information et d'inspiration continues. Le séisme a de nouveau généré des orphelin(e)s parmi mes collègues; j'ai été confondue par ceux et celles qui continuaient de sourire et chanter. Je n'avais pas encore compris. Je me sens privilégiée de côtoyer ces gens et grâce à eux, d'avoir la possibilité de suivre à long terme le cours des évènements en Haïti.

  • cardinal
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 09h44
    Effectivement, trop c'est trop, et là on frise l'obscénité du prurit journalistique!
    Non seulement y-a-t-il trop d'horreur malsaine qui semble encourager le culte de l'horreur dans les rapports des journalistes, mais il y a aussi trop de journalistes.
    Il y en a au moins 6 pour Radio-Canada (radio télé), et davantage pour la CBC.
    Si on rajoute les photographes, et les cameraman, les journalistes des autres média, La Presse, le Globe, le Star etc, on arrive à un chiffre presque monstrueux seulement pour le Canada de gens qui disent tous la même chose et qui sont là pour faire le même travail. En plus, ils nous le répètent " ad nauseam"!
    Et il y a aussi tous les autres des autres agences de presse du monde entier, ce qui fait non seulement autant de bouches à nourrir, mais ce qui crée une source additionnelle de frustration et de rage pour les malheureux qui quêtent qui du pain, qui de l'eau, alors que les journalistes sont eux, et elles, bien attifés et bien nourris.
    La suggestion de M Schneider est extrêmement sensée de n'avoir qu'un faible nombre de personnes que l'on pourrait voir accompagner et aider les sauveteurs et non leur faire perdre leur temps pour des entrevues profondément inutiles tant elles sont répétitives.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 12h53
    Les besoins en information...
    Faudrait savoir si les gens désirent tant d'informations...

    Pour ma part, NON...

  • Marco
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 15h42
    De la décence avant toute chose!!
    C'est à nous, simples observateurs, soucieux d'une information de qualité, mais souvent impuissants à pouvoir apporter toute l'aide que l'on voudrait, de faire la différence!

    A-t-on besoin d'avoir la mesure précise de l'ouverture des plaies béantes ainsi que le nombre exact des points de suture appliqués aux gens déjà soignés, d'entendre les cris de douleur et de détresse, de ressentir l'odeur des cadavres, de vérifier et de tester la détresse des gens qui ont perdu des êtres chers et de tous ceux et celles qui espèrent retrouver un des leurs qui manque toujours à l'appel afin de se faire une idée juste de la gravité de la situation? Me semble que c'est clair...

    En ce qui me concerne, il m'mporte simplement que les journalistes touchent à l'essentiel: bilan officiel, opérations en cours sur le terrain, mesures prise et à prendre afin d'améliorer la situation, indications précises et ponctuelles sur les besoins à combler et sur l'aide à apporter, un maximun d'encouragement dans les propos abordés et surtout, un accompagnement de tous les instants pour les humains qui souffrent et qui attendent de l'aide... bref, toutes ces petites choses au quotidien qui contribuent à entretenir l'espoir!!

    Un énorme travail, en effet, que je considère excessivement difficile à effectuer!!...

    Je demeure conscient que les journalistes sont de toute nationalité et de toute appartenance et pourvoient avant tout aux intérêts et aux attentes des chaînes qu'ils déservent. Mais je demeure convaincu également que le Pulitzer journalistique ne devrait pas être en jeu dans les circonstances... Du souci de la vérité, du respect et de la décence!

    Voilà!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 15h47
    L'info basée sur l'intelligence
    C'est triste à dire mais certains journalistes ont tombé dans la dérive la plus complète. Qui a besoin de suivre un camion rempli de cadavres qui se dirige vers une fosse commune? J'avais l'impression de revoir de mauvaises images en provenance de Bosnie, au plus fort de la guerre dans les Balkans.

  • Fabrice De Pierrebourg
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 20h41
    Sur quelle base ?
    Pour conclure sur le sujet, sur quelles bases choisirions-nous les médias autorisés à couvrir le sujet ? L'audience ? Le tirage ? La sensibilité politique ? Qui choisirait «ses» journalistes ? Et si l'on veut pousser le raisonnement au bout, pensez-vous que le lecteur du Devoir accepterait de lire un papier d'un journaliste du JDM seul accrédité sur place ou vice-versa ? Est-ce que l'angle de couverture choisi par La Presse satisferait les lecteurs du JDM ? Pas si certain que ça. Les lecteurs sortiraient-ils gagnants de cette uniformisation de l'information ? Pas vraiment.
    D'un point de vue plus terre à terre, je tenais à rassurer les gérants d'estrades de la blogosphère médiatique qui croient que Port-au-Prince étouffe sous cet afflux journalistique. Pour connaître un peu cette mégapole tentaculaire, il y a assez de place pour tout le monde. Et certains quartiers sinistré, certaines villes même des alentours de la capitale, n'ont encore vu ni sauveteurs, ni journalistes. Quel scandale !

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 18 janvier 2010 20h53
    Scoop mediatique
    Il n’y a pas que les journalistes, tout le monde subit ce changement radical et devient hypnotisé par les nouvelles normes de la super médiatisation sans se rendre compte qu’il est entrain de participer à la dégradation de la situation des milliers de personnes chaque jour par la mauvaise propagande et la super ghettoïsation, et …... Voulez-vous me dire que ce qui se passe aujourd’hui à Haïti est différent??? Alors que cette misère envahissait ce pays depuis toujours. Ce tremblement de terre a dévoilé le désastre vécu par ce peuple depuis des décennies sans que personne n'ose en parler, même pas les medias qui sont toujours intéressés par les nouveautés plus que par les réalités.…
    Le travail du journaliste ne devrait pas se limiter à la couverture de cette catastrophe mais aux conditions historiques, politiques et sociales qui ont aggravées la situation par l’hypocrisie et l‘égoïsme humain.
    La machine médiatique a complètement changé et elle est plus structurée sur un titre scoop, une image scoop, une sorte d'industrie qui rapporte plus.

  • Denis Beaulé
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 23h32
    Et les Haïtiens ou autres, eux, là-dedans ? !
    M. Cauchon a raison pour samedi soir dernier. Car que peuvent ressentir, croyez-vous, des Haïtiens montréalais (ou de leurs proches ou encore d'autres Québécois), par exemple, tout anxieux à propos de la survie ou non d'êtres chers, dont ils sont encore sans nouvelles, lorsqu'ils voient de tels (types de) transports ou déversements crus de corps, comme si c'était du sable ou quelque autre substance semblable? La façon dont a été effectué ce compte rendu s'avérait à tel point dépourvue d'élémentaire sensibilité - requise en pareille circonstance, que le journaliste devrait être suspendu et son employeur passible d'amende.

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 19 janvier 2010 07h53
    Liberté (pouvoir/oser tout montrer), oui, mais en temps opportun
    Rien n'empêche, certes, de filmer tout ou rien. C'est de le présenter inconsidérément, intempestivement, incongrument, brutalement au monde, à contretemps, qui est malséant (pour employer un euphémisme) ou «contreproductif». Les images montrées samedi soir eussent dues sensément - humainement - n'être montrées, le cas échéant, que longtemps après. Question de ne pas effrayer ou décourager. Indûment justement. Leur présentation immédiate était aussi impertinente que non pertinente, pour employer encore des euphémismes, i.e. pour faire preuve envers le diffuseur de mesure et retenue ou de 'tact' et d'humanité, de compréhension dont celui-ci semble résolument incapable. Bref, en un mot, si vous avez regardécouté les nouvelles sur Haïti à R.-C. ce même soir-là, vous aurez pu constater qu'entre les deux approches, c'était le jour et la nuit. À R.-C. se trouvait en effet incommensurablement plus de sensibilité voire de beauté! eu égard à ce qui se passe en Haïti. On en ressortait touché, apaisé. Non écoeuré... Voilà la différence entre une approche transcendante basée sur l'entendement ou le sentiment plutôt que sur des pulsions ou instincts des plus primaires.

  • Nicole-Patricia Roy
    Abonnée
    mardi 19 janvier 2010 15h35
    LA QUANTITÉ EN JEU NON PAS LA PERTINENCE
    La pertinence de la présence de journalistes en Haiti n'est pas remise en cause,non plus que la liberté de presse évidemment. Ce qui est ici en cause est plutôt la quantité de journalistes et de tout le personnel qui les accompagne (caméramans, photographes, réalisateurs, etc.) dont il faut s'occuper pour assurer leurs conditions de vie sur place alors que celles des Haitiens n'est pas assurée. Le comble a été franchi avec la présence en Haiti de Céline Galipeau, chef d'antenne du TJ à Radio-Canada. Que fait-elle là-bas alors qu'il y a plusieurs journalistes de RC déjà sur place qui sont en mesure de nous rapporter les informations en temps réel? Je suis d'accord avec la suggestion de M. Schneider d'avoir un nombre restreint de journalistes dans de telles situations. Pour répondre à M. De Pierrebourg sur quelle base on choisirait les médias, il ne s'agit pas de choisir les médias mais bien de choisir le nombre de journalistes par média. C'est très simple, dans chaque média, il y a des cadres qui ont pour fonction de faire l'affectation des journalistes, un seul journaliste par média serait suffisant, surtout qu'ils rapportent les mêmes faits, donc, répétition de l'information. On entend que les médias sont tous dans des situations financières fragiles actuellement, surtout dans le cas de Radio-Canada, notre diffuseur public,qui a dû faire des compressions budgétaires et des mises à pied au cours de l'année 2009. Pourquoi alors affecter autant de journalistes en Haiti? Cela m'apparait un non-sens et le public n'en demande pas autant.

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