Médias - Quebecor met en ligne Le Journal de Montréal
Sans tambour, ni trompette, Quebecor Media vient de mettre en ligne une version numérique de son célèbre quotidien Le Journal de Montréal (journaldemontreal.canoe.ca). Cette mise en ligne d'une grande partie du contenu du tabloïd intervient alors que les journalistes du quotidien sont toujours en lock-out, et ce, depuis près d'un an. Ils ont aussi, dans ce contexte, donné vie à leur propre journal Web, baptisé Rue Frontenac (ruefrontenac.com).
La version en ligne du Journal de Montréal a discrètement pris son envol au début de la semaine dans le cyberespace, et ce, sous la bannière Canoë, la branche numérique de l'empire Péladeau. Outre un accès au contenu habituel du quotidien, l'espace offre également un accès à des galeries de photos liées à l'actualité, à des vidéos, aux petites annonces ainsi qu'aux chroniques de ses collaborateurs vedettes, dont Richard Martineau, Jean-Marc Léger et Jean-Luc Mongrain font partie. Par ailleurs, cette vitrine numérique permet un accès à des contenus émanant d'autres médias de la planète Quebecor.
Tout en qualifiant de «très laid» l'habillage visuel de cette nouvelle vitrine numérique d'information, Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, en lock-out depuis le 24 janvier 2009, s'est dit étonné par la décision de Quebecor de donner aujourd'hui une existence virtuelle à ce quotidien.
Ironiquement, l'existence en ligne du Journal de Montréal est depuis plusieurs années au centre des discussions, mais également une source de tensions entre la direction du quotidien et les journalistes du Journal. À répétition, avant le déclenchement du conflit, Quebecor a refusé de donner une forme virtuelle à son quotidien, préférant distiller son contenu dans son environnement en ligne Canoë, où convergent également les informations en provenance de TVA, LCN et des magazines de l'empire médiatique.
La présence en ligne du Journal, sous son identité propre, indique donc un important changement de cap pour le tabloïd qui, du coup, se retrouve — dans le monde virtuel — en concurrence directe avec Rue Frontenac, la Web-publication des 253 employés en lock-out. «Si c'est ce que Quebecor a cherché à faire, c'est manqué, a souligné M. Leblanc. En terme de qualité de contenus, Rue Frontenac se démarque encore largement.»
À quelques jours du premier anniversaire de ce conflit de travail, le dialogue n'est toujours pas rétabli entre la direction de l'entreprise et ses employés sur le trottoir. Pire, en décembre dernier, Quebecor a durci le ton en exigeant de nouvelles concessions, dont des mises à pied à la rédaction et une plus grande utilisation des services de l'agence QMI dans le Journal. Demandes rejetées avec véhémence par les travailleurs. Et rien n'indique par ailleurs que les discussions pourraient reprendre «dans un avenir proche», a indiqué M. Leblanc.
Malgré nos appels, il n'a pas été possible de parler hier à un représentant de l'empire médiatique.
La version en ligne du Journal de Montréal a discrètement pris son envol au début de la semaine dans le cyberespace, et ce, sous la bannière Canoë, la branche numérique de l'empire Péladeau. Outre un accès au contenu habituel du quotidien, l'espace offre également un accès à des galeries de photos liées à l'actualité, à des vidéos, aux petites annonces ainsi qu'aux chroniques de ses collaborateurs vedettes, dont Richard Martineau, Jean-Marc Léger et Jean-Luc Mongrain font partie. Par ailleurs, cette vitrine numérique permet un accès à des contenus émanant d'autres médias de la planète Quebecor.
Tout en qualifiant de «très laid» l'habillage visuel de cette nouvelle vitrine numérique d'information, Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, en lock-out depuis le 24 janvier 2009, s'est dit étonné par la décision de Quebecor de donner aujourd'hui une existence virtuelle à ce quotidien.
Ironiquement, l'existence en ligne du Journal de Montréal est depuis plusieurs années au centre des discussions, mais également une source de tensions entre la direction du quotidien et les journalistes du Journal. À répétition, avant le déclenchement du conflit, Quebecor a refusé de donner une forme virtuelle à son quotidien, préférant distiller son contenu dans son environnement en ligne Canoë, où convergent également les informations en provenance de TVA, LCN et des magazines de l'empire médiatique.
La présence en ligne du Journal, sous son identité propre, indique donc un important changement de cap pour le tabloïd qui, du coup, se retrouve — dans le monde virtuel — en concurrence directe avec Rue Frontenac, la Web-publication des 253 employés en lock-out. «Si c'est ce que Quebecor a cherché à faire, c'est manqué, a souligné M. Leblanc. En terme de qualité de contenus, Rue Frontenac se démarque encore largement.»
À quelques jours du premier anniversaire de ce conflit de travail, le dialogue n'est toujours pas rétabli entre la direction de l'entreprise et ses employés sur le trottoir. Pire, en décembre dernier, Quebecor a durci le ton en exigeant de nouvelles concessions, dont des mises à pied à la rédaction et une plus grande utilisation des services de l'agence QMI dans le Journal. Demandes rejetées avec véhémence par les travailleurs. Et rien n'indique par ailleurs que les discussions pourraient reprendre «dans un avenir proche», a indiqué M. Leblanc.
Malgré nos appels, il n'a pas été possible de parler hier à un représentant de l'empire médiatique.
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