Lettres - Mémoire des Canadiens français
À retenir
Cent ans. Il y a cent ans déjà que notre journal, Le Devoir, représente les intérêts des francophones partout au Canada. Bien qu'il soit un journal basé à Montréal, Le Devoir a toujours été à l'affût des nouvelles des francophones hors Québec. Il ne faut pas s'étonner que Le Devoir ait adopté cette formule: son fondateur, Henri Bourassa, a créé Le Devoir après que le premier ministre canadien, Wilfrid Laurier, eut donné son accord à la participation du Canada à la guerre des Boers de 1899. Il n'en fallait pas plus pour que le flamboyant Bourassa parte et fonde le journal que vous tenez entre vos mains. À l'époque, Henri Bourassa croyait que si le Canada s'engageait dans cette guerre, le Canada se sentirait obligé de participer aux autres conflits armés à venir. L'Histoire lui donnera raison, car, deux fois plus tôt qu'une, le Canada a suivi les alliés dans les deux guerres mondiales, des décisions farouchement décriées par les francophones, majoritairement au Québec.
Nationaliste francophone convaincu, Henri Bourassa prit position sur différents dossiers concernant la place des francophones et de la cause du français. Sa vision s'étendait au-delà du Québec, avec son intérêt pour les dossiers des Franco-Ontariens et Franco-Américains notamment. Une vision qui aujourd'hui malheureusement se perd de plus en plus.
Dans son premier éditorial, le 10 janvier 1910, Bourassa affiche clairement ses couleurs: «Le Devoir défendra les honnêtes et dénoncera les coquins». En effet, il ne faut qu'un survol historique du journal pour s'apercevoir que c'est exactement ce qu'il a fait.
Bref, aujourd'hui, Henri Bourassa serait surpris certes de voir ce qu'est devenu son journal. Dès ses débuts, certains avaient déjà annoncé sa mort. Un siècle plus tard, Le Devoir est bien ancré dans le milieu de la presse écrite et possède l'atout d'être le seul quotidien francophone au Canada à être encore indépendant.
Joyeux centième!
***
Diego Elizondo - Orléans, Ontario, le 10 janvier 2010
Nationaliste francophone convaincu, Henri Bourassa prit position sur différents dossiers concernant la place des francophones et de la cause du français. Sa vision s'étendait au-delà du Québec, avec son intérêt pour les dossiers des Franco-Ontariens et Franco-Américains notamment. Une vision qui aujourd'hui malheureusement se perd de plus en plus.
Dans son premier éditorial, le 10 janvier 1910, Bourassa affiche clairement ses couleurs: «Le Devoir défendra les honnêtes et dénoncera les coquins». En effet, il ne faut qu'un survol historique du journal pour s'apercevoir que c'est exactement ce qu'il a fait.
Bref, aujourd'hui, Henri Bourassa serait surpris certes de voir ce qu'est devenu son journal. Dès ses débuts, certains avaient déjà annoncé sa mort. Un siècle plus tard, Le Devoir est bien ancré dans le milieu de la presse écrite et possède l'atout d'être le seul quotidien francophone au Canada à être encore indépendant.
Joyeux centième!
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Diego Elizondo - Orléans, Ontario, le 10 janvier 2010
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