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    Les amis du Devoir réunis autour du journal de combats

    Pas moins de 550 convives dont le premier ministre Jean Charest ont pris part à la fête

    11 janvier 2010 |Marco Bélair-Cirino | Médias
    Bernard Descôteaux reçoit du copropriétaire du Canadien de Montréal, Andrew Molson, un chandail du Tricolore arborant le numéro 100 pour les 100 ans du quotidien indépendant.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Bernard Descôteaux reçoit du copropriétaire du Canadien de Montréal, Andrew Molson, un chandail du Tricolore arborant le numéro 100 pour les 100 ans du quotidien indépendant.
    Galeries photos de la journée
    Le Devoir reçoit au Marché Bonsecours. 10 janvier 2010 Le Devoir reçoit au Marché Bonsecours
    Le centenaire du journal indépendant Le Devoir, fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910, a été célébré en grande pompe hier au Marché Bonsecours par sa grande famille.


    «Cent ans dans la vie d'un individu, c'est presque un exploit. Mais dans la vie d'un journal comme le nôtre, c'en est tout un», a lancé la présidente du Comité du 100e anniversaire du Devoir, Francine Bérubé, qui a donné le coup d'envoi à la cérémonie solennelle. Mme Bérubé, qui est aussi la présidente de l'Association des amis du Devoir — créée en 1914 à l'instigation de Henri Bourassa pour venir en aide à son «bouillant» journal — a dit souhaiter que «notre fringant et vieux journal puisse encore dans les années qui viennent questionner la société québécoise et surtout s'imposer comme le journal de la jeunesse, quel qu'en soit la forme».

    «La condition essentielle pour un journal pour pouvoir durer est d'être pertinent, de répondre à sa communauté», a poursuivi le directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, suivi du regard par ses prédécesseurs Lise Bissonnette, Benoît Lauzière et Jean-Louis Roy. Devant 550 personnes issues de tous les milieux, il a profité de son allocution pour rendre hommage aux artisans de ce journal de combats. «Nous sommes confiants dans l'avenir, mais pas aveuglément. Nous savons qu'il nous faudra travailler fort. Heureusement, Le Devoir a ses atouts.»

    Le premier ministre du Québec, Jean Charest, qui était le président d'honneur de la cérémonie, a aussi félicité les «dignes représentants» de M. Bourassa. «Le Devoir est un journal indépendant. C'est le fier représentant de la liberté de presse de notre démocratie. Le Devoir est grand, Le Devoir est dynamique, Le Devoir est nécessaire», a-t-il déclaré.

    Les principaux commanditaires et partenaires du 100e anniversaire se sont succédé sur la scène de la salle de la Commune du Marché Bonsecours et ont, chacun leur tour, rendu hommage au quotidien centenaire.

    Le président-directeur général de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, a qualifié Le Devoir de «référence en matière d'analyse politique fine» dans le paysage médiatique québécois et a expliqué la recette de son succès de cette façon: «le refus de la complaisance face à l'humeur du jour, le courage de dire les choses comme elles sont, [...] la résistance face à la dictature des sondages d'opinion».

    La présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, Monique Leroux, a fait valoir les valeurs communes au fondateur du Devoir et à celui des Caisses Desjardins, Alphonse Desjardins.

    Le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, a souhaité une «vie éternelle» au Devoir, en jetant un regard espiègle à Mgr Jean-Claude Turcotte. Son père, Pierre Péladeau, a joué un «rôle salvateur» au début des années 1990 à l'égard du Devoir. «Sa patience infinie permit au Devoir de traverser une crise financière qui lui aurait été fatale autrement», a rappelé Bernard Descôteaux. Aucun incident n'a émaillé le discours de Pierre-Karl Péladeau, à la tête du Journal de Montréal, dont les employés syndiqués se trouvent depuis plus d'un an en lock-out.

    Le vice-président principal des Services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, a quant à lui salué le travail de M. Descôteaux, qui a réussi, par l'entremise du comité organisateur du gala, le tour de force d'asseoir autour de la table d'honneur de la cérémonie les dirigeants de Quebecor, de Radio-Canada, le vice-président du conseil d'administration de Télé-Québec, des dirigeants politiques et le cardinal Turcotte. «Dans le fond, le vrai parrain de la convergence au Québec, Bernard, c'est vous», a lancé à la blague M. Lafrance, suscitant les rires et les applaudissements du public.

    Quelques lecteurs ont été étonnés hier de constater que le premier ministre du Québec, Jean Charest, ait été choisi pour assumer la présidence d'honneur du gala. «Encore aujourd'hui, les amis du Devoir viennent de tous les horizons: politique, économique, social et religieux. En témoigne bien cette assemblée de ce soir, qui réunit notamment des adversaires politiques et des concurrents d'affaires. Nous ne serons pas arbitre de leurs divergences, mais nous apprécions qu'ils fassent trêve pendant quelques heures pour nous», a affirmé M. Descôteaux.

    Par ailleurs, le directeur général pour l'Est du Canada de Postes Canada, Pierre Brien, a dévoilé l'enveloppe commémorative du centenaire du Devoir, conçue par le directeur artistique du Devoir, Christian Tiffet. L'enveloppe fait écho à un timbre émis en 1968, lors du 100e anniversaire de naissance d'Henri Bourassa — «ce grand journaliste qui eut cette idée folle de lancer un journal», a dit Bernard Descôteaux dans son discours — et arbore notamment le logo du centenaire. Cette pièce de collection est offerte dans des bureaux de poste aux quatre coins du Québec.
    Bernard Descôteaux reçoit du copropriétaire du Canadien de Montréal, Andrew Molson, un chandail du Tricolore arborant le numéro 100 pour les 100 ans du quotidien indépendant. Les invités de divers horizons se sont mêlés à foule. On reconnaît ici le premier ministre Jean Charest conversant avec le fondateur d'Équiterre, Steven Guilbault, tandis que la chef du Parti québécois, Pauline Marois échange avec la chef de l'opposition officielle de Montréal, Louise Harel.












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